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Ebola : à la défense du sacrifice ultime
Souleymane Etienne Samedi, 25 Octobre 2014 18:09
Contexte global
Avant tout, pour mieux comprendre cet article, il est important d’analyser la peur comme phénomène biologique. La peur est une émotion que nous éprouvons suite à la libération de certains produits chimiques dans certaines parties du cerveau. La peur, comme toutes les autres émotions et comportements qui émanent des activités chimiques du cerveau, est soumise aux règles de la variation des animaux et plantes. C’est-à -dire que la peur n’est pas éprouvée de la même façon ou au même degré entre différents individus, qu’ils soient de la même espèce ou pas. Et cette variation naturelle explique pourquoi face au même problème, différent individus choisissent différentes solutions, selon la perception de l’individu du bénéfice et coût associés avec chaque solution.
Tandis que le bénéfice d’une solution nous encourage à la poursuivre (courage), le risque nous décourage (peur). La solution choisie devant tout problème dépend de la valeur que nous portons sur le bénéfice et risque potentiels d’une action. C’est pourquoi par exemple, certains individus prennent le risque de vendre la drogue malgré le risque d’emprisonnement de plusieurs décennies pendant que beaucoup d’autres personnes, pourtant soumis aux mêmes conditions de précarité (pauvreté), évitent cette solution potentielle par peur de finir en prison. Parmi ces individus qui prennent le risque, certains échappent et ne payent aucun coût pour leurs actes (pas de prison) tout en récoltant le bénéfice (amasse des fortunes).
Donc on peut attribuer la réussite de chaque individu à la perception que se forme cet individu du bénéfice et risque potentiels que l’on court en performant un acte qui fait partir de la solution potentielle à un problème existant.
Contexte guinéen
Et alors ? Je mentionne tout ceci pour expliquer pourquoi, à mon avis, les Guinéens n’ont toujours pas fait la guerre à leurs dirigeants. L’autre explication serait de dire que la majorité des Guinéens sont ignorants des actes néfastes posés par leurs dirigeants. Cependant, celui qui va en Guinée aujourd’hui, comme je l’ai fait ces vacances passés, se rend compte que les médias privés, tels que les radios, donnent souvent des informations fiables sur les détournements et autres pratiques néfastes qui empêchent le pays de se développer. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi des émissions de radio telles que « Les grandes gueules » ou « La ronde des journalistes » sont très populaires au sein de la population et sont écoutés partout : à la maison, au marché, dans les taxis et magbanas.
D’ailleurs même, j’ai plusieurs fois observé en Guinée des policiers et gendarmes, déployés en haute banlieue, en train d’écouter des émissions de radio telles que « Les grandes gueules » où des sujets d’intérêt national sont débattus ouvertement. Souvent, cette question me venait dans la tête : ce policier qui reçoit la même information que moi, interprète-t-il cette information de la même façon que moi ? Probablement pas, sinon, il aurait déjà pris son AK47 pour se rendre à la source du problème : chez la classe dirigeante !
Néanmoins, si on peut douter que ces policiers et gendarmes aient la même perception que moi des évènements politiques du pays, on ne peut douter quand même qu’une frange importante de la population partage mon interprétation. C’est-à -dire que beaucoup de Guinéens ne sont plus à convaincre que l’élite dirigeante empêche le pays de se développer. Ceci explique d’ailleurs pourquoi la politique est devenue le sport favori du commun Guinéen qui se rend compte de son importance et pourquoi également l’opposition, avec peu d’efforts, est capable de mobiliser autant de monde durant ces différentes marches politiques.
Par conséquence, on peut donc dire, sans se tromper, qu’assez de Guinéens connaissent assez sur le lien qui existe entre leurs conditions de vie déplorables et les comportements autant déplorables de leurs dirigeants politiques.
Devant cette réalité, quelles solutions les Guinéens ont-t-ils préférées de 1958 jusqu’à nos jours ? Sur cette question, je dirais que les Guinéens ont préféré la soumission. C’est-à -dire que, bien qu’il y ait eu dans le passé des manifestations politiques où un grand nombre de Guinéens ont marché pour demander un changement de comportement de ces dirigeants politiques, cela n’a pas abouti à un changement positif, mais plutôt négatif (ex : 28 sept 2009 et arrivée d’Alpha Condé au pouvoir).
Enfin, les marches politiques sont certes des solutions potentielles au problème que nous pose la classe dirigeante, mais elles ne sont pas à la hauteur du problème qu’elles essaient de résoudre dans le contexte guinéen. Par contre, une révolution est beaucoup plus appropriée dans le contexte guinéen. La différence entre une marche (politique) et une révolution est comme la différence qui existe entre demander quelque chose et exiger quelque chose, c’est-à -dire les deux actions diffèrent sur le degré du risque et bénéfice associé avec chacune des deux, selon la perception des décideurs (guinéens). Ainsi, on peut dire que les Guinéens n’ont pas encore combattu leurs dirigeants car ils ne sont pas encore convaincus que le bénéfice d’une telle action à long terme (bonne gouvernance) est plus important que le risque immédiat posé sur soi (meurtre, blessures, emprisonnement).
Conclusion
Généralement, tout problème particulier demande une solution particulière. Malheureusement, la solution que choisit un individu face à un problème dépend souvent de la perception individuelle du bénéfice (gain) et cout (risque) associé avec chacune des solutions potentielles. C’est pourquoi, face à des problèmes similaires, d’autres peuples ont choisis des solutions différentes que celles adoptées par les Guinéens (voir sur Google la liste des révolutions passés et présentes).
Nul doute qu’il y ait plusieurs facteurs environnementaux et biologiques qui expliquent ce choix guinéen et je ne pourrai pas changer cela à travers mes articles. Cependant, mon objectif c’est de montrer qu’il existe bel et bien d’autres solutions et que d’autres peuples s’en sont servis pour obtenir des résultats souhaitables à des problèmes similaires (abus du gouvernement). En plus, en expliquant le bénéfice et coût de chaque solution potentielle, j’espère influencer cette perception que se forme le Guinéen sur le risque et avantage associés avec chacune des solutions potentielles. Vu le rôle de cette perception dans nos prises de décision, j’espère influencer la solution finale adoptée pour résoudre ce problème récurrent que nous pose notre classe dirigeante.
Pour conclure, je vais finir cet article en citant ce grand philosophe et économiste allemand, Karl Marx, qui disait : « Laissez les classes dirigeantes trembler devant une révolution communiste. Les prolétaires n'ont rien à perdre sauf leurs chaînes. Ils ont tout un monde à gagner. Travailleurs de tous les pays, unissez-vous !»
Pour mieux adapter ce brillant message au contexte guinéen, je vais reformuler ce passage en disant ceci aux Guinéens : « Laissez les classes dirigeantes trembler devant une révolution guinéenne. Les Guinéens n'ont rien à perdre sauf leurs chaînes. Ils ont tout un monde à gagner. Guinéens de tous les pays, unissez-vous ! »
Si les Guinéens pensent qu’ils ont quelque chose à perdre en se révoltant contre leurs dirigeants, ils n’ont qu’à penser à Ebola !
Souleymane Etienne
Connu sous le pseudo SE
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Commentaires
Un peu déçu cher Etienne. En effet, je n'arrive pas à trouver de liens entre le titre et le contenu de votre article (peut être j'ai mal lu ? ou mal compris ?). Dans tous les cas, je vous ai connu plus profond et plus consistant dans vos contributions. Je suis sincère.
Si ces émissions sont très populaires, c'est par ce que l'information est traitée superficiellement et on n'est surtout dans le spectacle journalistique. Prenez votre temps d'écouter AUTREMENT "GG" à la sauce guinéenne vous comprendriez mieux le concept d'une telle émission. Et Guirassy a tout compris (Chapeau l'artiste) et en bon PDG, il connait très bien le profil de ses auditeurs sans parler des contraintes liées "timing" dans le métier. Il n'a jamais donné l'occasion à ses journalistes d'aller loin dans les explications sur les sujets qu'ils débattent en direct par ce que l'auditeur ne va rien comprendre et surtout qu'il est beaucoup pressé d'entendre des révélations sans leurs mises "en perspective", il (auditeur) n'est pas outillé intellectuellement parlant pour s'attarder sur les nuances et autres subtilités sur les sujets débattus. En ce qui concerne "les pratiques néfastes qui empéchent le pays de se développer", la radio Espace Guinée pour ne pas la citer n'a pas de leçons à donner; je me rappelle encore de leur litige avec l'EDG révélé (des fausses lignes installées pour contourner le compteur) par une de ses consœurs la radio Nostalgie. Et le hic dans cette histoire, notre grand PDG s'était offusqué que l'affaire soit mise sur la place publique et d'accuser l'EDF de diffamation tout en reconnaissant qu'il a "payé" la facture plus de 6 000 000 F.G (si ma mémoire est bonne).
Les GG peuvent etre assimiler a un conglomerat de jeunes intellectuellement et journalistique ment limites et comme ce pays recèle de gens peu au faits des choses il va bien s'en dire que les auditeurs en manques de repères vont affluer.
Pas un seul sujet n'a été debatu dans cette émission avec un minimum de d'intelligence .
On peut dire sans risque aucun que ce sont des INCULTES>
Citer :
…La peur est une émotion que nous éprouvons suite à la libération de certains produits chimiques dans certaines parties du cerveau.
Pour des lecteurs non avertis comme moi, le terme "produits chimiques" renvoi à quelques choses de toxique; simple une remarque.
Citer :
… Je mentionne tout ceci pour expliquer pourquoi, à mon avis, les Guinéens n’ont toujours pas fait la guerre à leurs dirigeants. L’autre explication serait de dire que la majorité des Guinéens sont ignorants des actes néfastes posés par leurs dirigeants. Cependant, celui qui va en Guinée aujourd’hui, comme je l’ai fait ces vacances passés, se rend compte que les médias privés, tels que les radios, donnent souvent des informations fiables sur les détournements et autres pratiques néfastes qui empêchent le pays de se développer. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi des émissions de radio telles que « Les grandes gueules » ou « La ronde des journalistes » sont très populaires au sein de la population et sont écoutés partout : à la maison, au marché, dans les taxis et magbanas.
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Si ces émissions sont très populaires, c'est par ce que l'information est traitée superficiellement et on n'est surtout dans le spectacle journalistique. Prenez votre temps d'écouter AUTREMENT "GG" à la sauce guinéenne vous comprendriez mieux le concept d'une telle émission. Et Guirassy a tout compris (Chapeau l'artiste) et en bon PDG, il connait très bien le profil de ses auditeurs sans parler des contraintes liées "timing" dans le métier. Il n'a jamais donné l'occasion à ses journalistes d'aller loin dans les explications sur les sujets qu'ils débattent en direct par ce que l'auditeur ne va rien comprendre et surtout qu'il est beaucoup pressé d'entendre des révélations sans leurs mises "en perspective", il (auditeur) n'est pas outillé intellectuellement parlant pour s'attarder sur les nuances et autres subtilités sur les sujets débattus. En ce qui concerne "les pratiques néfastes qui empéchent le pays de se développer", la radio Espace Guinée pour ne pas la citer n'a pas de leçons à donner; je me rappelle encore de leur litige avec l'EDG révélé (des fausses lignes installées pour contourner le compteur) par une de ses consœurs la radio Nostalgie. Et le hic dans cette histoire, notre grand PDG s'était offusqué que l'affaire soit mise sur la place publique et d'accuser l'EDF de diffamation tout en reconnaissant qu'il a "payé" la facture plus de 6 000 000 F.G (si ma mémoire est bonne).
Maintenant,dès que les Thailandais approchent de l'hotel welcome qui est le quartier general des africains,ils se bouchent le nez pour ne pas attrapper ebola disent-ils!!!!








