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Les enjeux et défis de la problématique d’Ebola
Oumar Wann Jeudi, 16 Octobre 2014 21:01
L’apparition et la propagation du virus Ebola en Guinée et dans la sous-région sont devenues une préoccupation majeure qui ne saurait épargner personne eu égard aux multiples conséquences (sociales, économiques et politiques) engendrées. Les quatre régions naturelles du pays et tous les secteurs clés de développement (commerce, transport, agriculture, tourisme, etc.) sont touchés. Cette situation est à la fois triste et alarmante.
Si des divergences ont été constatées relatives à l’approche pour adresser l’épidémie, force est de reconnaitre que l’unanimité se dégage au niveau de toutes les composantes de la nation sur l’impérieuse nécessité de juguler le plus rapidement possible cette pandémie. Cet état de fait mériterait d’être capitalisé en mettant l’accent sur les avantages comparatifs de l’implication de chaque entité dans la lutte contre l’Ebola.
Grâce à l’appui des partenaires techniques de la Guinée, un suivi systématique est opéré dans les zones couvertes. Ainsi, selon le coordonnateur Dr Sakoba Keita, 1441 cas sont enregistrés, 831 décès et 145 personnes hospitalisées dans les trois centres de traitement, dont 91 cas confirmés et 54 autres en attente de leurs résultats d’examen en date du 13 octobre 2014. C’est le lieu de relever une faible diffusion des mesures d’appréciation relatives à la stratégie de riposte menée afin de cerner l’efficacité, l’efficience et l’impact des interventions réalisées. Au regard de la problématique, quelle approche en termes de stratégies devons-nous privilégier ?
Se fondant sur les différentes aides apportées et promises, il nous parait pertinent d’agir sur quatre leviers essentiels, à savoir : i) la communication ; ii) les infrastructures et équipements ; iii) le personnel ; et iv) le relèvement des zones et secteurs touchés.
1- La communication
Il est urgent de renforcer les mesures préventives de l’épidémie d’Ebola. La communication est un moyen par excellence de prévention. Elle doit être judicieusement préparée afin qu’elle puisse mieux impacter auprès des cibles. Pour réussir le pari d’une bonne communication sur l’Ebola, une vision holistique centrée sur les types de messages à véhiculer, les canaux de communication à utiliser, les porteurs des messages et les spécificités de chaque cible, doit être au cœur du dispositif de la stratégie de riposte.
Les types de messages à véhiculer doivent être préparés par des équipes pluridisciplinaires composés de spécialistes en matière de santé et de sensibilisation/animation. La méthode GRAP (Groupe de réflexion et d’apprentissage pédagogique) pourrait être bien adaptée comme outil de sensibilisation envers les couches qui ne savent pas lire et écrire en Français. La pédagogie de sensibilisation devrait porter sur la connaissance de l’épidémie d’Ebola, les causes, les manifestations, le mode de contamination et les solutions à mettre en œuvre. Des figurines doivent être conçues en vue d’illustrer chaque présentation. Le GRAP est une méthode qui aide les cibles à prendre conscience sur les méfaits de l’épidémie et les solutions idoines à privilégier.
La communication de masse à travers les radios et les télévisions doit être intensifiée afin de toucher un grand audimat. Les porteurs des messages doivent être suffisamment crédibles aux yeux des cibles, afin que celles-ci puissent accorder une attention positive et soutenue aux messages livrés. La production de supports de communication (audio et vidéo) adaptés aux besoins de la cause devrait être encouragée.
En résumé, l’arrimage entre la connaissance des cibles, les messages pertinents, les canaux de communication appropriés et les porteurs crédibles, pourrait permettre de produire les effets et impacts escomptés.
2- Les infrastructures et équipements
Il est primordial de préparer l’accès aux populations touchées en leur apportant des soins de qualité. Cela devrait commencer logiquement par la construction des infrastructures sanitaires et leur équipement selon les normes et standards internationaux, en nombre suffisant, sur des sites appropriés en établissant une cartographie objective à cet effet. C’est un indicateur visible d’appréciation de la volonté politique.
3- Le personnel
L’Etat se doit d’affecter du personnel suffisant, bien formé et motivé pour intervenir dans les centres d’accueils des patients. Nous devons mettre à profit l’expertise internationale pour développer les compétences locales de façon à préparer une relève susceptible de prendre en charge à moins et long termes une telle épidémie. L’Etat devrait se concerter avec le personnel local sur les mesures incitatives de performances afin qu’il puisse prendre en compte leurs préoccupations en privilégiant la démarche participative. Une telle approche aurait l’avantage d’engager et de mieux responsabiliser le personnel dans la fourniture de l’offre de service de qualité attendue.
4- Le relèvement des zones et secteurs touchés
Les conséquences socio-économiques d’Ebola constituent un défi réel à relever, qui exigent des réponses durables. D’où la nécessité de s’engager dans la formulation ainsi que la mise en œuvre des projets/programmes de développements en faveur des zones et secteurs clés touchés. Dans la phase de conception, il est souhaitable de privilégier l’implication des bénéficiaires des futures interventions dans le choix des types d’appuis à leur apporter.
Les dirigeants actuels auraient plus à gagner en prônant sans tabou le dialogue et la concertation avec les acteurs politiques guinéens pour s’accorder sur l’agenda et les contours relatifs à l’organisation des élections locales et présidentielles de 2015 afin de créer un climat apaisé, gage d’un environnement propice au relèvement du pays. Ainsi, toute la classe politique y gagnerait en crédibilité. Les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs seront mieux motivés à se tourner vers notre pays pour nous accompagner à relever les défis de développement tant rêvé par le peuple.
Oumar Wann
Consultant en gouvernance et consolidation de la paix
Maryland-USA
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Commentaires
Selon une étude publiée dans le "New England journal of Medecine", Le patient zero a été identifié en Guinée. Le reste de vos salades n'est que le fruit de vos mensonges et mauvaise foi. Apprenez au moins à lire et à comprendre les articles que vous citez. La remarque est également valable pour vos élucubrations relatives à la mort de Dr Cheikh Humar Khan. En réalité la source de ces âneries n'est rien d'autre qu'un obscur site internet italian (Appunti italiani) à 2 balles. Vous auriez dû remarqué qu'aucun jounal serieux n'a repris cette information.
Bien évidemment l'évolution exponentielle du nombre de victimes ILLUSTREE par le graphique dans cet article http://www.liberation.fr/monde/2014/10/18/ebola-le-nombre-de-malades-double-tous-les-mois_1124028 ne vous interpellera jamais à cause de votre anti Alpha Condé primaire qui frôle une sorte de haine envers son propre pays. Apprenez aussi à ne pas gober tout ce que les « journaux sérieux » qui ne sont en réalité des nervis des grands groupes industriels notamment pharmaceutiques par exemple. Renseignez-vous sur les actionnaires de ces « journaux sérieux » aux USA, en France, en Angleterre etc…pour « mesurer » leurs sérieux ou connaitre le degré de sérieux de ces journaux sur des dossiers hautement sensibles.
Par ailleurs pour votre information l'OMS ne "VOUS" dit pas tout dans cette affaire..
Selon une étude publiée dans le "New England journal of Medecine", Le patient zero a été identifié en Guinée. Le reste de vos salades n'est que le fruit de vos mensonges et mauvaise foi. Apprenez au moins à lire et à comprendre les articles que vous citez. La remarque est également valable pour vos élucubrations relatives à la mort de Dr Cheikh Humar Khan. En réalité la source de ces âneries n'est rien d'autre qu'un obscur site internet italian (Appunti italiani) à 2 balles. Vous auriez dû remarqué qu'aucun jounal serieux n'a repris cette information.
Concernant la chronologie des évènements, votre mauvaise foi légendaire ne nous étonne pas. A vous entendre c'est le Liberia qui est responsable d'ébola en Guinée. Il fallait oser. Africain l'a fait, évidemment... .
Non, c'est le journal "jeuneafrique" ou le site internet du dit journal qui l'a osé et qui l'a fait si j'en crois à cet article : "Ebola : la Guinée malade de ses voisins" http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2804p026.xml0/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+jeune_afrique_science_sante+%28Jeune+Afrique+Science+et+Sant%C3%A9%29.
Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Quant aux chiffres, il y a peut être une explication : la Guinée ment sur le nombre de morts véritables pour les raisons que l'on sait. Les pays anglophones multiplient le nombre de tués pour bénéficier d'aides substantielles. Cela peut-être aussi simple que cela.
Vous allez finir par contester les chiffres de MSF et de l'OMS voir même par nier l'existence de cette épidémie. La propagande politique a ses limites mon cher Monsieur Gandhi.
Par ailleurs pour votre information l'OMS ne "VOUS" dit pas tout dans cette affaire. Elle a l'outrecuidance de pointer du doigt ses experts et autres directeurs régionaux en Afrique dans son rapport dit confidentiel ou interne (un secret de polichinelle en réalité) sans pour autant dire la vérité sur le projet de recherche en Sierra Leone d'un de ses experts en virologie (Sida et Ebola) décédé dans l'accident d'avion survenu dans le ciel ukrainien cette année.
Autre chose, toujours pour votre information : Le feu Dr Cheikh Humar Khan qui travaillait à l'hôpital Kenema en Sierra Leone que la presse occidentale ou plus précisément les nervis occidentaux dans le monde de la communication s'empressaient de nous présenter comme le héros médecin victime de l'Ebola qu'il combattait dirigeait en fait un centre de recherche sur Ebola dans un laboratoire de cet hôpital qui a un partenariat avec l’Université Tulane à la Nouvelle-Orléans (USA) spécialisé dans la recherche sur les maladies tropicales et la recherche sur l’Ebola. Ce même hôpital de Kenema collabore aussi avec l’Institut de recherche médicale de l’Us Army, ou plus précisément avec le département qui est en charge des maladies infectieuses. Et "cerise sur le gâteau", le 23 juillet 2014 avant que le monde n'apprenne qu'Ebola sévit aussi en Sierra Leone et dangereusement, c'est le ministère de la santé de ce pays qui ordonne la fermeture du laboratoire et l’hôpital Kenema et le transfèrement de tous les malades ou patients au centre de traitement Kailahun. Ce même ministère a aussi ordonné à l’Université de Tulane citée plus haut de cesser les tests sur le virus Ebola. Quel test? Et ce n'est pas fini, le pouvoir sierra leonais sous la houlette du Président Ernest Bai Koroma a demandé non seulement au Center for Disease Control aux États-Unis, de lui "envoyer officiellement les conclusions et recommandations de l’évaluation du laboratoire de Kenema" et aussi des éclaircissements au sujet des recherches menées dans ce laboratoire.
Bien à vous.
Etrangement cher Monsieur, nous avons été le premier à reconnaitre l'existence de cette maladie quand elle tuait en catimini chez nos voisins. Les statistiques sont là pour le prouver. Autre bizarrerie, nos voisins enregistrent plus que le double des victimes par rapport à la Guinée en dépit des fanfares médiatiques de la Présidente du Libéria et l'annulation de son voyage aux Etats Unis. Vous ne voyez pas qu'il y a ici comme quelque chose qui ne va pas là -bas aussi: La Guinée est plus grande ou vaste que ces pays et la Guinée est plus peuplée que ces pays, mais ces derniers enregistrent tout de même plus de victimes que la Guinée et cela à un temps record.
Concernant la chronologie des évènements, votre mauvaise foi légendaire ne nous étonne pas. A vous entendre c'est le Liberia qui est responsable d'ébola en Guinée. Il fallait oser. Africain l'a fait, évidemment...
Quant aux chiffres, il y a peut être une explication : la Guinée ment sur le nombre de morts véritables pour les raisons que l'on sait. Les pays anglophones multiplient le nombre de tués pour bénéficier d'aides substantielles. Cela peut-être aussi simple que cela.
Bien que ce soit notre pays qui est le premier touché par ce mortel virus, l’approche des nôtres est totalement différente de celle des autres pays touchés. D’abord, il n’y a que tout récemment que les nôtres ont commencé a admettre officiellement son existence. ....
Etrangement cher Monsieur, nous avons été le premier à reconnaitre l'existence de cette maladie quand elle tuait en catimini chez nos voisins. Les statistiques sont là pour le prouver. Autre bizarrerie, nos voisins enregistrent plus que le double des victimes par rapport à la Guinée en dépit des fanfares médiatiques de la Présidente du Libéria et l'annulation de son voyage aux Etats Unis. Vous ne voyez pas qu'il y a ici comme quelque chose qui ne va pas là -bas aussi: La Guinée est plus grande ou vaste que ces pays et la Guinée est plus peuplée que ces pays, mais ces derniers enregistrent tout de même plus de victimes que la Guinée et cela à un temps record. Juste pour vous dire comparaison n'est pas raison.
Il est vrai que le gouvernement a tardé à agir
C'est bien ce qu'on dit, et qui explique cette explosion de l'épidémie. Aujourd'hui AC a tourné casaque car Bolloré lui a dit qu'il perdait de l'argent et l'entourage d'AC a compris également qu'il bénéficierait davantage de dons, si le nombre de décès était important, ce qui explique l'augmentation spectaculaire de ceux-ci au niveau des statistiques (cette fois on comptabilise tous les décès).
Bien que ce soit notre pays qui est le premier touché par ce mortel virus, l’approche des nôtres est totalement différente de celle des autres pays touchés. D’abord, il n’y a que tout récemment que les nôtres ont commencé a admettre officiellement son existence. Ensuite ils sont plus préoccupés par les retombées financières de cette dévastatrice épidémie que des mesures appropriées pour essayer d’arrêter sa propagation. Venez en Guinée, vous serez surpris, même à Conakry il y en a qui n’en croient pas encore. Part contre, j’ai suivi un ministre léonais qui se faisait interviewer, il y a seulement une semaine. Voila ce qu’il laissa entendre lorsque le journaliste lui a demandé approximativement combien il (nlr le gouvernement) avait besoin pour lutter efficacement contre cette épidémie ? « Nous n’avons pas besoin d’argent. Nous avons besoin de spécialistes, de volontaires, de matériel, de centres de traitement, de médicaments efficaces, tout autre moyen permettant d’arrêter cette débordante épidémie…. » Si vous suivez attentivement les nôtres ils sont plus tournés vers les fonds que vers les solutions. Ils parlent plus de dons, de déficits, de réduction drastique de recettes cette année, en un mot d’impact économique. Alors comment voulez-vous que l’on maitrise cette épidémie ? Dans les deux pays voisins, grâce à la bonne volonté des autorités qui ont mené une parfaite campagne de sensibilisation, tous les citoyens ont pris au sérieux les menaces de l’épidémie. Pendant que chez nous même à Conakry certains continuent de nier son existence. Depuis les malheureux incidents de Womey, la campagne de sensibilisation a drastiquement baissée d’intensité.
Excellent point Amadoudialamba!








