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La Guinée face à l’épidémie d’Ebola (2e partie)
Thierno Sadou Diallo Mercredi, 15 Octobre 2014 18:07
Quelle stratégie de riposte face à Ebola ?
Très tôt, nous avons essayé de convaincre le président Alpha Condé et son gouvernement de prendre des mesures fortes pour éradiquer le virus Ebola en Guinée. Mais nos appels, apparemment, sont tombés dans de sourdes oreilles. Et si, par désespoir, nous avons essayé de le dissuader de venir au sommet des chefs d’Etat Afrique-US qui se tenait à Washington au mois d’aout, c’est parce que nous avions bien peur, au vu du laxisme dont notre gouvernement faisait preuve, que la Guinée soit isolée et que le pays tout entier soit mis en quarantaine.
Déjà au mois de juillet, trois mois après que les tests se furent révélés positifs à l’Institut Pasteur, le bilan s’était alourdi et la Guinée enregistrait 412 cas (toutes formes confondues) dont 305 décès (194 cas confirmés, 94 cas probables et 17 cas suspects). Le Libéria avait 115 cas (toutes formes confondues) avec 75 décès (38 cas confirmés, 22 cas probables et 15 cas suspects). La Sierra Leone quant à elle comptait 252 cas (toutes formes confondues) avec 101 décès (67 cas confirmés, 29 cas probables et 5 cas suspects). Le total pour les 3 pays touchés s’élevait donc à 779 cas (toutes formes confondues) avec 481 décès. Il était clair qu’après tous ces long mois d’hésitation et d’indécision de la part des autorités, le virus avait gagné du terrain et se propageait de façon exponentielle. Le 28 juillet 2014, le Libéria annonce la fermeture partielle de ses frontières pour tenter d’enrayer la propagation de l’épidémie. La présidente Ellen Johnson Sirleaf annonce également le renforcement du dispositif de surveillance sanitaire dans le pays. En outre, toutes les écoles et tous les marchés dans les zones frontalières sont fermés. Mme Sirleaf annonce aussi la mise en quarantaine de certaines localités « dont l’accès serait limité aux personnels des services de santé ». Elle met également « tout le personnel non essentiel » du secteur public en congé obligatoire de 30 jours. En Sierra-Leone, devenue en fin juillet le nouvel épicentre de l’épidémie avec 525 cas dont 224 mortels, le président Ernest Bai Kromah décrète l’état d’urgence et prend une série de dispositions sanitaires parmi lesquelles le placement en quarantaine des foyers d’Ebola, l’escorte des travailleurs sanitaires par les forces de sécurité, et des perquisitions pour récupérer des malades présumés. Le chef de l’Etat sierra-léonais suspend également toutes les réunions publiques sauf celles consacrées à l’épidémie et renvoie aussi le Parlement. Et pour indiquer clairement leur engagement à s’impliquer personnellement dans la lutte contre Ebola, les deux présidents Ernest Bai Kromah de la Sierra Leone et Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, renoncent à se rendre au sommet Etats-Unis-Afrique devant se tenir à Washington au début du mois d’Aout.
Les faits, en somme, parlaient d’eux-mêmes, et le contraste avec ce qui se passait en Guinée était saisissant. Là -bas, on a plutôt mis l’accent sur la sensibilisation, la prise en charge clinique et les tests en laboratoire. On a également mis en place des dispositifs de contrôle sanitaire aux points de départ des citoyens et aux ports d’entrée. La riposte reposant donc en grande partie sur la sensibilisation et la mise en place d’un système de surveillance sanitaire, qui on le verra, étaient loin d’être infaillibles.
Du 4 au 6 aout 2014, le président Alpha Condé assiste donc au Sommet Afrique-Etats-Unis. Toutes les délégations, y compris celle du président guinéen, quitteront Washington le vendredi 8 aout. Et ce qui s’est passé après leur retour au pays est révélateur à plus d’un titre du sentiment de malaise qui prévalait à Washington et de l’inquiétude grandissante des uns et des autres vis-à -vis du manque de résultats dans la stratégie adoptée pour endiguer l’épidémie d’Ebola. Jugez-en !
Le 12 aout 2014, seulement 4 jours après la fin du sommet, la Guinée-Bissau décide de fermer ses frontières avec la Guinée. C’est le premier ministre bissau-guinéen qui l’annonce en ces termes : « A la lumière des informations fournies par le ministre de la Santé, après une série de concertations, le gouvernement de Guinée-Bissau décide de fermer jusqu’à nouvel ordre ses frontières sud et est avec la Guinée-Conakry ».
Le samedi 16 aout, le gouvernement kenyan annonce l’interdiction d’entrer sur son territoire à partir du mercredi 20 Aout, pour les voyageurs venant de Guinée, Sierra Leone et Libéria. La déclaration est faite en ces termes : « Il n’y a aucun cas référencé d’Ebola au Kenya. Mais dans un souci de santé publique, le gouvernement a décidé de suspendre temporairement l’entrée au Kenya de passagers venant de ou étant passés par les trois pays africains touchés par Ebola : la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. »
Le 18 aout, le Cameroun ferme toutes ses frontières avec le Nigéria pour prévenir la propagation de la fièvre Ebola. Le porte-parole du gouvernement s’exprime en ces termes : « Notre logique est qu’il est préférable de prévenir plutôt que de guérir. Le gouvernement a aussi décidé de restreindre la circulation avec les autres pays infectés pour une période de 40 jours. »
Le jeudi 21 aout, le Sénégal ferme ses frontières avec la Guinée en raison de l’épidémie d’Ebola, plus de trois mois après les avoir rouvertes. Cette mesure s’étend également aux avions et aux bateaux en provenance d’autres pays affectés par l’épidémie, c’est-à -dire la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.
Le même jour du 21 aout, l’Afrique du Sud à son tour annonce qu’elle va fermer ses frontières aux voyageurs venant de trois pays à haut risque touchés par le virus Ebola ‒ Guinée, Sierra Leone, Libéria ‒ sauf si le voyage est considéré comme absolument essentiel. Les Sud-Africains sont priés de retarder les déplacements vers ces trois pays, tandis que les citoyens sud-africains qui voudraient en revenir devront remplir un questionnaire médical et éventuellement être soumis à un examen complet…
Le 22 aout, le gouvernement ivoirien annonce la fermeture de ses frontières terrestres avec ses deux pays voisins, le Libéria et la Guinée, durement touchés par la fièvre hémorragique à virus Ebola. Une semaine avant, le gouvernement ivoirien avait décidé l’interdiction des vols de la compagnie Air Côte d’Ivoire à destination et en provenance des pays affectés par la maladie, et l’interdiction à toutes les compagnies aériennes de transporter des passagers en provenance des pays touchés par le virus Ebola à destination de la Côte d’Ivoire, en plus de la suspension de l’organisation sur le territoire du pays de toutes les compétitions sportives à caractère international.
Bref à quelques jours de la fin du Sommet USA-Afrique, les fermetures de frontières se multiplient en Afrique de l’Ouest. A tel point que le Togo va jusqu’à demander la délocalisation du match Guinée-Togo (initialement prévu le 5 septembre à Conakry) pour les phases de qualification à la CAN 2015. La Fédération togolaise avait adressé un courrier à la CAF souhaitant que ce match soit disputé dans un autre pays, en raison du virus Ebola qui sévit en Guinée.
C’est dire donc que si le président Alpha Condé a tenu à assister en personne au Sommet de Washington, il n’a pas réussi du tout à convaincre ses collègues de faire preuve de solidarité et d’entraide envers les pays touchés par Ebola. Presque tous ces présidents africains s’empresseront de retourner dans leurs capitales respectives pour prendre des décisions mettant à l’abri leurs populations.
Curieusement, avec cette cascade de fermeture des frontières, c’est avec le Sénégal seulement que le ton va monter avec les autorités guinéennes avant que le président Alpha Condé, se rendant compte de l’erreur, téléphone à son homologue sénégalais Macky Sall pour calmer les esprits. Cette tension fut entretenue et exacerbée par le fait que le Sénégal venait d’enregistrer son premier cas Ebola, importé de Guinée par un jeune étudiant en vacances à Dakar. Il sera pris en charge, traité et soigné par les autorités sénégalaises mais à Conakry, certains s’offusqueront d’une déclaration faite par Macky Sall, sous le coup de la colère, faisant allusion à d’éventuelles poursuites judiciaires contre le jeune étudiant. La saisie à Dakar d’une cargaison de fonds en devises étrangères en provenance de Conakry, a contribué à alimenter la tension. Heureusement que les esprits sereins ont prévalu car face à Ebola, la Guinée n’avait pas du tout besoin d’une guerre de mots.
A Conakry, on fait face maintenant à deux problèmes très graves : comment arrêter la propagation du virus Ebola et comment éviter un isolement complet du pays ? Au début du mois de septembre, seules trois compagnies aériennes desservaient encore la Guinée : Air France, Royal Air Maroc et SN Brussels. Chaque Guinéen a dû se sentir très concerné par cette situation de fait car le sort de la Guinée ne dépendait en fait que des actions d’une seule compagnie aérienne. Si Air France avait arrêté ses vols, il est certain que SN Brussels et Royal Air Maroc auraient suivi et la Guinée aurait été abandonnée à elle-même face à un virus Ebola très mortel. On l’a échappé belle, car malgré la grève des équipages d’Air France, les vols vers Conakry ont continué !
Mais il faut reconnaitre que si nous sommes arrivés à ce point, c’est parce que nous avons laissé passer plusieurs opportunités de prendre en main la gestion de cette épidémie. C’est parce que nous n’avions pas dès le début isolé la localité de Méliandou où le patient zéro a contracté le virus que les autres villages ont été infectés. C’est parce que nous avons failli de mettre Guéckédou en quarantaine que Macenta et les villages frontaliers de Koindu et Kenema en Sierra Leone ont été contaminés. C’est parce que nous avons laissé les gens circuler librement que le virus Ebola a atteint Conakry. C’est parce que nous avons refusé de fermer nos frontières que le virus Ebola s’est propagé jusqu'à Freetown et Monrovia. Et c’est parce que nous avons refusé de fermer nos frontières, que les autres pays africains ont décidé eux de mettre leurs populations à l’abri en fermant les leurs.
C’est parce que le Sénégal a rouvert ses frontières que le jeune étudiant guinéen a pu se rendre jusqu’à Dakar par la route et devenant ainsi le seul cas Ebola enregistré dans ce pays. Il sera difficile de les convaincre de rouvrir les frontières quand on sait que l’économie du Sénégal repose en grande partie sur le tourisme. Il suffit d’avoir un seul cas pour qu’on soit inclus sur la liste des pays à haut risque.
Idem pour le Nigéria qui a été touché par l’arrivée sur son sol d’un citoyen libérien en provenance de Monrovia et qui s’est écroulé à l’aéroport de Lagos. Tous des cas importés.
Alors, j’ai vraiment du mal à comprendre qu’on nous dise, pince sans rire, qu’il faut laisser les frontières ouvertes et laisser les gens circuler à leur guise quand une épidémie comme Ebola fait rage dans un pays !!! Surtout quand on sait par expérience que les épidémies se sont toujours propagées de manière exponentielle le long des routes empruntées par les transporteurs. La pandémie du sida qui a failli décimer la population sud-africaine était beaucoup plus virulente le long des routes empruntées par les transporteurs venant du Zimbabwe, du Congo, du Malawi et du Mozambique. Cette réalité était si connue que le pays, à la fin, enregistrait de nombreuses violences contre les étrangers venant des pays voisins. On sait aussi que la peste bubonique s’est répandue de l’Asie Centrale vers l’Europe par les hordes de Mongols qui déferlaient sur les vastes plaines eurasiatiques et par les autres voyageurs qui empruntaient les routes le long des foyers de contamination.
Alors c’est pourquoi je dis qu’il fallait dès le début de cette épidémie Ebola mettre les zones touchées en quarantaine pour éviter la propagation du virus. Il fallait prendre des mesures drastiques en fermant les frontières et en réduisant les déplacements de populations pour une période d’au moins trois mois. Généralement ce temps est suffisant pour venir à bout d’une épidémie d’Ebola si des mesures draconiennes sont prises à temps. On a vu que cela a marché au Zaïre (RDC), au Soudan, en Ouganda et au Gabon.
Malheureusement, les autorités guinéennes ont préféré écouter les conseils de certains experts qui leur parlaient en ces termes : « Dans cette partie du monde, les frontières sont poreuses. Souvent les populations les traversent de manière indétectable. Fermer les frontières a donc peu de chances d’endiguer la propagation du virus… Nous recommandons de poursuivre le suivi de l’ensemble des personnes qui ont été en contact avec des cas suspects, de continuer la sensibilisation, la prise en charge clinique et les tests en laboratoire. » Et voilà , le gouvernement guinéen en a fait son argument principal sans même en débattre avec les acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre Ebola.
Mais ceux qui donnent ces conseils oublient deux ou trois choses. D’abord la fermeture des frontières ne vise pas à arrêter complètement le déplacement des populations. C’est une mesure dissuasive et sélective qui contribue à réduire considérablement les mouvements de populations. Bien sûr que certains vont prendre les sentiers de brousse pour passer clandestinement mais ce qui est sûr aussi, seuls les plus vigoureux et ceux qui sont en bonne santé tenteront de le faire. Quand on a le virus Ebola dans le corps, on ne peut marcher à pied les distances requises pour se retrouver de l’autre côté de la frontière, sans s’écrouler en cours de route par exhaustion, déshydratation et faible résistance du système immunitaire. Il y a bien longtemps, j’ai fait ces distances à pied et je sais ce que ça demande comme effort, énergie et vigueur. Et c’est pourquoi je dis haut et fort qu’un malade infecté par le virus Ebola n’est pas en mesure de le faire.
Ensuite, si tout le monde est d’accord que le suivi des contacts est l’une des mesures les plus efficaces pour arrêter la propagation du virus, comment peut-on l’appliquer rigoureusement dans des pays comme la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, où les gens n’ont pas d’adresse, les rues et les maisons ne sont pas numérotées, et où l’administration est totalement absente. Comment est-ce possible ? Or il suffit d’omettre un seul contact pour que celui-ci continue la chaine de propagation du virus et que de nouveaux contacts puissent à leur tour en infecter d’autres. La surveillance sanitaire dans ce cas devient extrêmement difficile !
Finalement on a vu que même dans un pays avancé et aussi bien organisé que les Etats-Unis, il y a eu des failles dans le dispositif sanitaire mis en place pour contrer la propagation du virus. Et c’est ce qui a permis au libérien Thomas Eric Duncan de passer les lignes de contrôle jusqu’à sa destination au Texas. Son hospitalisation suivie quelques jours plus tard de son décès a suscité une vive polémique ici autour de la question concernant l’entrée des voyageurs en provenance des pays touchés par Ebola. N’eurent été les rapports rassurants du Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) sur son état de préparation et la résilience de l’administration Obama, tous les vols en provenance des pays touchés auraient été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Un compromis a quand même été trouvé pour mettre en place des tests de dépistage au niveau de tous les aéroports où débarquent les voyageurs en provenance des pays de la région ouest-africaine, plus particulièrement ceux touchés par Ebola, à savoir la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Désormais pour les citoyens de cette partie de l’Afrique, il faudra non seulement passer le contrôle à l’immigration, à la douane mais aussi le contrôle sanitaire. Une première aux Etats-Unis qui, je le crains, risque d’être appliquée de façon permanente !
Alors comment peut-on demander à nos pays si fragiles de se contenter uniquement de faire le suivi des contacts, la sensibilisation et la prise en charge clinique sans mettre les zones touchées en quarantaine ? Allez y comprendre quelque chose !
Les autorités guinéennes doivent enfin comprendre une chose : personne, ni aucune agence ou ONG médicale n’a été auparavant confronté à une épidémie d’Ebola d’une telle ampleur et d’une telle virulence. Ni les Américains, ni les Européens et ni les Asiatiques ! Personne dis-je bien ! Toutes les propositions qui sont faites, et tous les conseils qui sont donnés doivent être pris en tant que tels ! Il faut juste se référer à la situation sur le terrain et se fier aux résultats empiriques, c’est-à -dire à ce qui est entrain de marcher et ce qui a marché dans le passé. Et jusqu’à preuve du contraire, c’est la mise en quarantaine pour un temps déterminé des localités touchées par le virus. Cela parce que c’est la seule mesure qui tient compte effectivement de la période d’incubation de 21 jours associée à cette fièvre hémorragique à virus Ebola. Le fait d’avoir laissé les gens circuler librement, sans tenir compte du temps d’incubation, a été une erreur monumentale qui a sérieusement compliqué la lutte contre Ebola.
Mais aujourd’hui c’est bien trop tard pour recommander une telle mesure ! A cause justement de la distribution géographique du virus. Il y a trop de zones touchées pour que la mise en quarantaine puisse être une solution efficace. Il faut une réponse à une plus grande échelle. Il faut rouvrir les frontières et permettre l’accès du personnel de santé et des équipements sanitaires. Il faut faciliter la tâche au contingent militaire qui va se déployer au Libéria, et aux équipes médicales qui se mettent en place en Sierra Leone. Et il faut que la France donne une aide médicale d’envergure à la Guinée qui doit se débarrasser de son ombrageux nationalisme. Il faut renforcer les capacités et multiplier les centres de traitement. Et surtout aussi mener une campagne de sensibilisation plus effective en améliorant la communication.
A suivre…
Diallo Thierno Sadou
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Commentaires
Merci Monsieur Diallo pour ce rappel de l'évolution d’Ebola dans notre pays, la Guinée. Le constat est que le Gouvernement a été incapable et incompétent dans la Gestion du virus. On parlera du manque d'expérience? Mais dans tous les cas, il y a des spécialistes de l'Institut pasteur de Kindia (Pastoria) qui vivent en Guinée qui n'ont pas été consultés? Deux anciens de cet Institut Pr Boiro et Dr Mamadou Cellou Baldé ont fait l’état des lieux depuis 982, ce sont des personnes ressources dont les connaissances sont indispensables à la maîtrise et à l’arrêt de l’évolution du virus en Guinée. Solution nationale : La réquisition de l’Institut Pasteur de Kindia et son personnel (anciens et présents actifs), la réquisition tous les médecins et agents de santé des 40 dernières des promotions de la Faculté de Médecine et de Biochimie de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et des écoles de santé (pour trouver au moins un effectif de 2000 agents de santé publique), leur enrôlement dans l’armée guinéenne et la gestion confiée au Chef d’Etat Major Général de l’armée guinéenne. Une consultation restreinte entre les cadres de l’Institut Pasteur de Guinée, les spécialistes Médecins guinéens et l’Intendance militaire et l’Etat Major Général de l’armée, en vue de délimiter les zones à risque et leur mise en quarantaine dans les meilleurs délais, le traitement et l’éradication de la maladie à travers l’utilisation de sérums et autres produits de traitement usités. Une évaluation de l’ensemble des besoins doit être effectuée et l’opérationnalisation confiée à l’armée guinéenne. Les civils enrôlés pourraient être dotés d’un statut spécial dans les différents corps de l’armée et les grades octroyés en fonction de la hiérarchie actuelle de chacun. Le coût de l’opération avoisinerait les 40 millions USD que le Gouvernement pourrait lever sur les taxes annuelles de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) sur une prévision annuelle de 120 millions USD. L’appui logistique de l’armée marocaine serait souhaitable en vue de la réussite de cette opération. Vive la République de Guinée.
Ces propositions sont très pertinentes!
Merci Monsieur Diallo pour ce rappel de l'évolution d’Ebola dans notre pays, la Guinée. Le constat est que le Gouvernement a été incapable et incompétent dans la Gestion du virus. On parlera du manque d'expérience? mais dans tous les cas, il y a des spécialistes de l'Institut pasteur de Kindia (Pastoria) qui vivent en Guinée qui n'ont pas été consultés? Deux anciens de cet Institut Pr Boiro et Dr Mamadou Cellou Baldé ont fait l’état des lieux depuis 982, ce sont des personnes ressources dont les connaissances sont indispensables à la maîtrise et à l’arrêt de l’évolution du virus en Guinée. Solution nationales : La réquisition de l’Institut Pasteur de Kindia et son personnel (anciens et présents actifs), la réquisition tous les médecins et agents de santé des 40 dernières des promotions de la Faculté de Médecines de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et des écoles de santé (pour trouver au moins un effectif de 2000 agents de santé publique), leur enrôlement dans l’armée guinéenne et la gestion confiée au Chef d’Etat Major Général de l’armée guinéenne. Une consultation restreinte entre les cadres de l’Institut Pasteur de Guinée, les spécialistes Médecins guinéens et l’Intendance militaire et l’Etat Major Général de l’armée, en vue de délimiter les zones à risque et leur mise en quarantaine dans les meilleurs délais, le traitement et l’éradication de la maladie à travers l’utilisation de sérums et autres produits de traitement usités. Une évaluation de l’ensemble des besoins doit être effectuée et l’opérationnalisation confiée à l’armée guinéenne. Les civils enrôlés pourraient être dotés d’un statut spécial dans les différents corps de l’armée et les grades octroyés en fonction de la hiérarchie actuelle de chacun. Le coût de l’opération avoisinerait les 40 millions USD que le Gouvernement pourrait lever sur les taxes annuelles de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) sur une prévision annuelle de 120 millions USD. L’appui logistique de l’armée marocaine serait souhaitable en vue de la réussite de cette opération. Vive la République de Guinée.
Justement alseny camara
Dans une situation pareille on ne s'asseoit pas chez soi pour demander qu'on vous appelle.
Le Pr Boiro vous tres bien dit qu'apres la mort de SEKOU pastoria a ete reduit en cendre par les patriotes.Et les decouvertes de virus hemoragique d'alors n'ont jamais confirmer EBOLA chez nous.
Voyez vous que ce virus soit connu depuis 1982 est une premiere qui n'a ete publier que dans la tete de ceux qui pensent encore que PASTORIA de 1984 est toujours la ,ce qui n'est pas le cas en realite.
L'inconnu se gere par tatonnement et surtout les populations doivent etre receptives aux consignes mais si par malheur nous avons une certaine"elite" qui trouve stigmatisant le fait qu'une partie infime de leurs nourritures est en cause v,vous comprendrez que la partie sera difficile avec un gouvernement faible voir très faible.
Il y en a qui trouvent du plaisir a voir les morts chez eux d'ou l'encouragement des populations pour ne pas croire aux mesures édictées par ceux qui ne sont pas guinéens.
@ THIERNO SADOU
Tous les voisins ont fermees leurs frontières"excepte le mali,mais c'est le senegal qui en a fait un fond de commerce et pas un seul officiel n'a élevé la voix ,mais certains n'ont pas hésité a crée un autre complot et heureusement que nous n'avons pas un besoin VITAL depuis le senegal.
Marie COLE SECK enorgueillie meme de la fermeture de ses frontières et ca ne derrange pas un moineau du fouta ou est donc le problème.








