Ebola : maladie par manque d’hygiène, le summum du sous-développement

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DIAKITE_Bakary_01La fièvre hémorragique à virus Ebola, éminemment contagieuse et mortelle, qui fait des ravages dans les trois pays du bec de perroquet, est un problème essentiellement de manque d’hygiène publique, de propreté, mais aussi de grande précarité et de pauvreté de l’immense majorité des populations.

Voici ce qu’en dit le professeur Jean-Jacques Muyembe, grand spécialiste du virus Ebola ; le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale en RDC : « La seule façon de lutter contre Ebola, c’est la propreté, rompre la chaîne de transmission, détecter rapidement les malades et les isoler. Â»

La pauvreté et la précarité sont tellement impliquées dans la propagation de l’infection que les trois pays les plus violemment touchés font partie des 5 à 10 derniers au monde du point de vue du revenu annuel par habitant.

Voici le revenu annuel par habitant en 2011 :

  • Guinée : 1100$ ;
  • Sierra Leone : 800$ ;
  • Libéria : 400$.

Ces trois pays, du bec de perroquet, sont classés dans les 5 à 10 derniers pays les pauvres du monde.

En comparaison voici le revenu des pays limitrophes :

  • Sénégal : 1900$ ;
  • Côte-d’Ivoire : 1600$ ;
  • Mali : 1300$ ;
  • Gambie : 2000 $ ;
  • Guinée-Bissau : 1200$.

Je ne parlerai que de la Guinée que je connais. La gestion de la fièvre hémorragique à virus Ebola est à l’image de la gestion actuelle du pays : improvisation, démagogie, désinformation, propagande populiste… sur fond de politique sectaire et clientéliste.

Le drame de la Guinée réside dans l’absence du service public, pas d’employés municipaux, pas d’employés du gouvernement, ce qui a pour conséquence : le manque total d’hygiène publique et de propreté. Il faut ajouter à cela la quasi-inexistence des infrastructures de base : eau - électricité - routes.

L’épidémie de fièvre hémorragique qui sévit depuis dix mois en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone, n’est ni une fatalité, ni un hasard ! Toutes les conditions ont été réunies en Guinée pour qu’une telle catastrophe sanitaire arrive ; le lit du virus est le sous-développement socioéconomique. Ebola est la fine fleur de ce sous-développement et de la précarité.

Il est temps que nous autres Guinéens voyions la réalité de notre pays, qui est un des pays les plus sous-développés du monde. Je prends trois exemples :

Premièrement : les hôpitaux publics. Sur toute l’étendue du territoire nous n’avons pas un hôpital public digne de ce nom, c’est-à-dire qui réponde aux normes internationales ! Depuis 56 ans l’Etat guinéen n’a pas construit un Centre hospitalo-universitaire, où la médecine est enseignée et pratiquée « dans les règles de l’art Â».

Les deux Centres hospitalo-universitaires, CHU de Donka et CHU d’Ignace Deen sont de vieux hôpitaux coloniaux qui sont rafistolés de toutes parts et qui ne répondent en rien à l’appellation de C.H.U. La Guinée est un désert médical ! La médecine commence par la propreté, c’est-à-dire l’hygiène corporelle. Il n’y a d’hôpital sans eau potable 24 heures sur 24 heures !

Nos hôpitaux à l’intérieur du pays manquent cruellement de personnels qualifiés et de moyens techniques. La plupart d’entre eux n’ont ni laboratoire performant, ni service de radiologie, ce qui suscite une véritable défiance des populations vis-à-vis de ces hôpitaux.

Deuxièmement : une capitale, sans lieu de rassemblement, ni d’espace vert ! Conakry n’a aucune salle de rassemblement ou de spectacle. Mis à part l’incontournable Palais du peuple, qui sert à tout : siège de l’Assemblée nationale, salle de levée de corps des Â« illustres disparus Â» dans les bonnes grâces du régime, salle de meeting, salle de concert, salle de spectacles et de réception…

Troisièmement : l’absence totale de service public. L’hygiène publique qui n’existe malheureusement pas en Guinée devrait concerner le nettoyage pluriquotidien des structures de soins (centres de santé, hôpitaux publics et privés, cliniques...), le ramassage régulier et le traitement des ordures ménagères des villes et campagnes.

La carence dans la gestion du nettoiement des rues de la capitale par ces femmes et ces jeunes dans la poussière ou dans la boue sans gants ni bavettes est purement et simplement scandaleuse.


La réalité sur le terrain, nous la connaissons tous :

  1. Manque d’infrastructures de base : adduction d’eau potable, électrification, réseaux routiers. Il est inutile d’insister. 
      
  2. Absence totale d’hygiène sur la voie publique et dans les lieux publics : marchés, mosquées. Regardons un peu les marchés des quartiers de Conakry où les denrées alimentaires se battent dans les immondices à même le sol trempé par les interminables pluies de la capitale en juillet-août !
      
  3. Démagogie, incompétence et mal-gouvernance. Depuis 1958 les différents gouvernants en République de Guinée nous racontent des histoires et trompent les populations, ce qui a entrainé l’effondrement de l’Etat et du pouvoir public. Les populations n’ont aucune confiance dans l’institution judiciaire, car l’impunité, l’injustice sont les règles en Guinée. Les tueries de Womey, de Zogota, l’assassinat de la directrice du Trésor public, Madame Aïssatou Boiro en novembre 2012, montrent le niveau d’insécurité jamais inégalé en Guinée. Ce sont quelques exemples parmi tant d’autres.
      
  4. A cela il faut ajouter la pauvreté, l’incrédulité et l’analphabétisme de l’immense majorité de nos populations manipulées par toute sorte d’institutions, politiques, ethniques, religieuses. Les incantations, les prières, et je ne sais quelle lecture du saint coran, n’arrêteront jamais la chaine de transmission de la fièvre Ebola. 

Comme dit le Pr J.J. Muyembe : « Pour le moment. Il n’y a pas de vaccin et pas de médicament. Donc la seule façon de lutter contre Ebola, c’est vraiment la propreté. Il faut aussi rompre la chaîne de transmission. Isoler le malade, détecter rapidement les malades et les isoler. Et puis ça s’arrête tout seul, le virus rentre dans la forêt comme il était venu. »

Notre pays est confronté à un grand défi pour sa survie, l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola touche tous les secteurs de la vie quotidienne des guinéens : les services de santé sont paralysés, les entreprises ferment, les hôtels sont vides, le commerce import-export est frappé de plein fouet, le maigre pouvoir d’achat du guinéen moyen est durement touché, bref, il y a un vrai risque d’effondrement de notre économie nationale.

Nous sommes face à une réelle menace de mort pour chacun et pour tous. Ebola est une cause nationale, au-delà et au- dessus des partis politiques, des ethnies, des régions. Ce virus ne fait de différences entre nos ethnies et nos régions.

Aujourd’hui, voyons comme les Guinéens sont indexés, stigmatisés, voire rejetés, de vrais pestiférés dans des temps modernes ! Cela est insupportable et inadmissible. Tout Guinéen est atteint dans son honneur, dans sa dignité, nous qui sommes si fiers, et si jaloux de notre dignité.

Le président Alpha Condé a la responsabilité historique désormais de rassembler tout le peuple de Guinée sans exception autour d’une table pour « mettre des mots sur les maux du pays Â» et pour envisager les réformes structurelles, afin de sortir le pays de l’impasse. Notre salut passe inéluctablement par l’unité et la cohésion nationale. Aucun pouvoir ne pourra aller à l’encontre de cette donnée.

Vive la Paix

Vive la Guinée


Dr. B. Diakité


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Commentaires  

 
+2 #22 amadudialamba 16-10-2014 05:18

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Mais justement Amadou masque il n'est plus possible que la Guinée ait " un système de gouvernance qui respectera strictement les critères de choix édictés par nos textes " si nous ne faisons pas une lecture sérieuse et commune des 54 années précédentes qui ont justement mis en place un système gouvernance pourri et qui ne vit que pour se renouveler. - .................justice égale pour tous. ..................
Montrez-moi une autre option logique pour avoir une chance d'un reboot avec une chance de succès d'un tel pays et je l’étudierais avec plaisir...

« MONTREZ-MOI UNE AUTRE OPTION LOGIQUE POUR AVOIR UNE CHANCE D'UN REBOOT AVEC UNE CHANCE DE SUCCES D'UN TEL PAYS ET JE L’ETUDIERAIS AVEC PLAISIR... » A.O.T., à défaut de cette conférence nationale qui tarde à venir, je ne sais pour quelle raison et cette longue transition qui ne dit pas son nom, je me permets de balancer ce que j’appellerais ici première mouture ou première option pour le projet dudit reboot du pays (ordinaire et très légère mais elle vaut mieux que rien). Car elle peut susciter d’autres qui sont plus muries par des vrais professionnels. Donc pour commencer, je propose la création d’une instance nationale qui sera assistée d’une supranationale pour le lancement d’un processus dit de consensus ou dit de n’importe quel nom qu’on l’attribuerait. Aujourd’hui, au niveau de chacune de nos différentes communautés, il y a des hommes et des femmes bien instruits, honnêtes, capables de jeter une quelconque base solide pour le démarrage d’un processus pouvant remettre la Guinée sur les rails. Peut-être ils chercheront, à une certaine étape, à se faire aider par des experts étrangers ayant plus d’expériences et qui ont fait leurs preuves sur d’autres terrains semblables au nôtre. Ces experts pourront alors nous guider dans ledit processus. COMME IL N’EST PAS INTERDIT DE REVER, REVONS !). Avec Alpha c’est de la simple bla-bla non ?
1. La Première démarche que je propose consiste à faire accepter le principe d’une telle démarche par les décideurs à travers n’importe quelle procédée (obligation ou autre voies). Avant tout, c’est la chose la plus coriace
2. Deuxième démarche : Procéder au choix des hommes et des femmes devant piloter ladite instance. Définir la voie de sa mise sur place de ses membres et de son fonctionnement
3. Troisième démarche : finaliser sa mise en place
4. Quatrième démarche : Doter l’instance de tous les pouvoirs et de tous les moyens nécessaires à sa réussite.
- Designer les meilleurs parmi les meilleurs pour l’unique contrôle du déroulement du processus.
- Tout prétendant membre de ladite instance doit obligatoirement démissionner de tout autre poste de responsabilité et doit abandonner toutes autres prérogatives parallèles
5. Cinquième démarche : Déterminer le cadre
6. Sixième démarche : Définir les grandes lignes
7. Septième démarche : Mettre en place une batterie de mesures disciplinaires très contraignantes pour les agents devant piloter les travaux, ainsi que pour tous ses autres acteurs ; des mesures disciplinaires assorties de sanctions exemplaires en cas de manquement à un devoir par les cadres concernés.
8. Huitième : Mettre en place un comité restreint chargé des inspections périodiques de tous les compartiments de gestion (avec obligation de publier chaque compte rendu)
• Pour procéder à la présélection desdits membres, il faudra mettre en place un système de présélection très fiable, rigoureux et irréprochable, en vue de ne prendre que ceux jugés aptes, intègres et efficaces. pour être définitivement recrutés, les présélectionnés devront tous franchir deux ou plusieurs rigoureuses barrières de test.
• La première cellule de pilotage devra être recrutée parmi des cadres très connus des guinéens à travers leur intégrité et leur capacité.
9. Elever le niveau du choix et des débats. Déterminer la durée etc., etc., etc.
Pour procéder au choix des premiers membres, il ne faudra épargner aucun structure de la société guinéenne (Ministères, Communes, Préfectures, sous-préfectures, comités villageois, mosquées, églises, surtout tous les niveaux de l’enseignement, diaspora, Ambassades, médias, agents actifs, retraités…
Ensuite choisir au sein des medias tous les grands talents guinéens, qui se sont toujours bien illustrés dans des analyses politiques, économiques, sociales, juridiques etc. CONTINUONS A REVER, ALPHA EST ENCORE VIVANT et bien implanté.
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+3 #21 Diakite 15-10-2014 08:24

Bonjour A.O.T. Diallo. Merci Mr Diaalo de cette mise au point sur la nécessité pour nous Guinéens de regarder un peu dans le rétroviseur " si nous ne faisons pas une lecture sérieuse et commune des 54 années précédentes qui ont justement mis en place un système gouvernance pourri et qui ne vit que pour se renouveler." Merci
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+1 #20 A.O.T. Diallo 14-10-2014 23:50

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Prions pour qu’un jour nous ayons un système de gouvernance qui respectera strictement les critères de choix édictés pas nos textes. Vous verrez que tout le reste rentrera en ordre sans que personne ne se rende compte, même sans aucune conférence nationale.

Mais justement Amadou masque il n'est plus possible que la Guinée ait " un système de gouvernance qui respectera strictement les critères de choix édictés par nos textes " si nous ne faisons pas une lecture sérieuse et commune des 54 années précédentes qui ont justement mis en place un système gouvernance pourri et qui ne vit que pour se renouveler. - Pour rebattre les cartes et avoir une chance de redémarrer plus proprement il faut lire ensemble la page avant de la tourner, avec toutes ses vérités sur la table et un minimum de justice égale pour tous.
- Moi par exemple après cela je n'oublierai jamais et je serais toujours sur mes gardes mais je tendrais la main a tous, mêmes aux repentants, pour reconstruire notre pays. Sinon je n'accepterai jamais de travailler avec tous pour bâtir ensemble la maison commune.
- Tout le monde pense et dit que la maison Guinée est une catastrophe car elle a toujours eu un mauvais toit. Mais le pire ce sont ses fondations en sables mouvants et même si on construit enfin un "bon toit", ce qui sera en fait impossible, la maison s’écroulera des la construction du 2e étage, comme l’église pentecôtiste de Lagos le mois dernier...
Montrez-moi une autre option logique pour avoir une chance d'un reboot avec une chance de succès d'un tel pays et je l’étudierais avec plaisir...
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+1 #19 J. Koly 14-10-2014 15:18

Dr. Diakité
Vos analyses de la situation et les remedes proposes me vont droit au CEOUR,franchement.
Puisse Dieu vous accorder longevite afin de voir vos reves devenir une realite.
Amen!
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+4 #18 Diakité 14-10-2014 09:34

Bonjou Amadudialamba.
Je suis d'accord avec vous sur le fait que pur que nous puissions organiser ces Assises Nationales, l'idéal est que le pouvoir l'accepte. Mais je fais remarquer que nous: le Peuple souverain de Guinée, devons l'amener à l'accepter. Sous Wade les Sénégalaies ont organisé des Assises Nationales, en marge du pouvoir. C'st ce qui a amené l'opposition sénégalaise à soutenir en bloc le candidat le mieux placé au 2eme tour. Imaginons que toute l'Opposition Républicaine adopte cette ligne stratégique, le pouvoir d'A.C. serait sérieusement mis à malet serait balayé au 2eme tour. A bientôt.
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+2 #17 Diakité 14-10-2014 09:07

Bonjour Madina.
Tous les pays qui ont organisé la conférence nationale qui l'ont "ratée" sont peut-être revedenus pires qu'eux-mêmes, mais tous mieux que la Guinée. Aujourd'hui à part une guerre civile, l'état de notre pays ne peut pas être pire! La Guinée n'a rien à perdre en organisant une conférence nationale de réconciliation, au contraire elle a tout y gagner pour tourner cette longue et interminable page funeste de notre histoire. Merci
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+2 #16 amadudialamba 14-10-2014 03:49

Cher Diakité, merci d’avoir accordé de l’attention à mon petit commentaire. Les assises nationales dont vous avez toujours soutenues peuvent peut-être demeurer un des passages pour le processus de normalisation de la Guinée. Au cas où nous nous en tiendrons qu’à elle, il faudrait d’abord que son principe soit accepté par tous. Surtout par ceux qui nous commandent. Ensuite pour ne pas que la montagne accouche d’une sourie, comme ça a toujours été le cas dans plusieurs fora africains, il faudra préalablement bien définir les grandes lignes de la rencontre. Il ne faut pas que cette rencontre soit une simple retrouvaille de fils du pays. Ou un déplacement des gens à des milliers de kilomètres pour faire juste du tourisme nostalgique. La Guinée a besoin d’une sérieuse remise en question de toutes ses filles et fils. Nous avons un devoir même sacré de rompre avec les anciennes pratiques. Nous devons cesser de blaguer avec nous-mêmes et nous prendre plus au sérieux. Organisons plusieurs assises genres conférence nationale, si les règles et principes de choix des hommes et femmes qui doivent nous diriger ne sont pas respectés, rien au monde ne pourra nous sortir de l’ornière. Comme l’a si bien fait remarquer Mme MADINA, ces conférences nationales, même réussies, n’ont pas toujours produit les effets escomptés, surtout au long terme. Donc parallèlement à cette belle idée, essayons d‘être plus exigeant envers nos dirigeant. Tout ce que nous vivons aujourd’hui est le résultat de la banalisation du choix de nos responsables. Aucun pays normal ne blague avec le choix de ses dirigeants, surtout son premier responsable. Mais depuis notre indépendance, cette pratique est plus que courante à tous les niveaux. Prions pour qu’un jour nous ayons un système de gouvernance qui respectera strictement les critères de choix édictés pas nos textes. Vous verrez que tout le reste rentrera en ordre sans que personne ne se rende compte, même sans aucune conférence nationale.
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+6 #15 Ansoumane Doré 14-10-2014 00:43

C'est une bonne contribution que Dr B. Diakité offre par ce texte. Les aspects sociaux, sanitaires et économiques de l'épidémie Ebola sont examinés pour aboutir à cet aspect inquiétant de la trop grande stigmatisation des trois pays: Guinée-Sierra Leone- Liberia. Certes, il est tout à fait compréhensible que des pays prennent des précautions pour la sauve-garde de leur territoire contre l'épidémie, sans tomber dans la psychose médiatique. Mais montrer du doigt, comme on est prêt à le faire, les citoyens guinéens,sierra- leonais et liberiens, est indigne dans de grands pays. C'est ainsi qu'un des titres du journal local de Dijon, Le Bien Public,daté du Lundi 13 octobre 2014, est: "Santé. Un car garé sur le parking du CHU de Dijon sème le doute , la préfecture écarte la thèse d'Ebola":récit d'une fausse alerte. Ce car Eurolines venant de Venise pour Paris, a fait une halte à la gare de Dijon (dimanche 12 octobre à 06 heures) d'où il a été escorté jusqu'au CHU par les services de la direction départementale de la sécurité publique.Le car est resté stationné au moins trois heures sur le parking. "A l'intérieur du car, sur les 33 passagers, 3 étaient en situation irrégulière et l'un des 3, d'origine guinéenne (un pays à risque), nécessitait une prise en charge médicale étant donné qu'il présentait ... des symptômes de fièvre sans que l'on sache s'il s'agissait du virus Ebola. Ces 3 passagers ne sont pas remontés dans le car". L'enquête du journal n'est pas arrivée à mettre au clair cette affaire.On voit à cet exemple local la psychose médiatique soulevé par Ebola. C'est en cela que des Guinéens, à l'exemple de Dr Diakité , doivent parler beaucoup d'Ebola et surtout agir contre ce fléau.
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+8 #14 madina 13-10-2014 23:15

Citation en provenance du commentaire précédent de Diakite:
Aujourd'hui pour sortir la Guinée de ce drame la voie royale est de convoquer une conférence. nationale.Depuis plusieurs décennies la Guinée est confrontée aux difficultés du système de la mal-gouvernance, particulièrement à l'absence d'Etat de droit donc de Justice, avec comme conséquence la corruption, l'impunité, l'insécurité
Le véritable enjeu aujourd'hui reste et demeure une concertation nationale
" Des forces vives du pays pour dresser un état crédible des lieux, s'entendre sur le diagnostic, le bilan, les projets, les idées et les personnes; s'entendre sur la nature les caractéristiques et la durée de l'effort et des sacrifices raisonnables à demander au pays."
La Guinée ne peut pas faire l’impasse sur ces Assises Nationales qui nous permettrons de poser les bases de l’Etat de droit seul gage de Justice, de Démocratie et du développement socio-économique.
Ces Assises Nationales seront l’occasion d’un dialogue national indispensable à l’amorce d’une réconciliation nationale. Merci

Docteur Diakité!Que pensez vous de ces pays qui ont bien organisé des conférences nationales(en leur printemps)mais qui sont redevenus pires que ce qu'ils étaient avant?
Le Zaire,le Benin,le Niger....
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+2 #13 Diakite 13-10-2014 18:48

Rebonjour Moussa.
C'est difficile, mais il faut reconnaître que notre pays a un gros problème de ressources humaines compétentes et conscientes des vrais enjeux nationaux. Ce sont les démagogues,les populistes qui gouvernent depuis 1958 dans la mamaya, la confusion, le népotisme et le clientélisme! La première première de l'Humain est la matière grise. On peut avoir tout du monde, toute la beauxite de la terre , sans une bonne conscience pour bien gérer dans l'intérêt général, on arrive à Rien! c'est le cas de la Guinée.Merci
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+2 #12 Moussa 13-10-2014 16:46

Bonjour Diakite
La reponse a ma question semble etre tres simple. Mais j'ai des inquietudes du fait qu'aucun guineen ne se sent responsable de quoique ce soit dans l'etat actuel de la nation guineenne. Depuis l'independance de la jusqu'a ce jour le guineen n'a jamais eu le soucie d'entretenir les acquis du pays. Comparer la guinee au pays comme le senegal qui n'a ni diamant ni bauxite ni de court d'eau ni de terre fertile, mais qui est devant nous dans tout est difficile a comprendre. Les cadres guineens ne sont pas incapables mais mechants. Le probleme est de savoir qui va sauver ce pays? Alpha a echoue' parcequ'il a recycle les memes, Ceux la qui veulent le remplaces sont les memes. Les memes les memes les memes.....Qui va nous sauve'?
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+3 #11 Diakite 13-10-2014 12:10

Bonjour,Amadudialmba.
Comme je je l'ai dit Ebola est une maladie d'hygiène, de la pauvreté, de la précarité, donc du sous développement socioéconomique. Ebola doit être une causale, et doit être traité comme par le président et son gouvernement.Ils doivent associer toutes les les Forces vives du pays à la gestion de cette catastrophe sanitaire.
Aujourd'hui pour sortir la Guinée de ce drame la voie royale est de convoquer une conférence. nationale.Depuis plusieurs décennies la Guinée est confrontée aux difficultés du système de la mal-gouvernance, particulièrement à l'absence d'Etat de droit donc de Justice, avec comme conséquence la corruption, l'impunité, l'insécurité.
Les échecs économiques successifs de ce système ont engendré une pauvreté généralisée et la misère des populations les rendant impuissantes, totalement dépendantes et tributaires du système.
Pour se pérenniser le système clanique et clientéliste attise les rivalités ethniques et régionales, à telle enseigne que le pays connaît aujourd'hui une partition ethno-régionale avec une menace réelle pour l'unité nationale.
Le véritable enjeu aujourd'hui reste et demeure une concertation nationale
" Des forces vives du pays pour dresser un état crédible des lieux, s'entendre sur le diagnostic, le bilan, les projets, les idées et les personnes; s'entendre sur la nature les caractéristiques et la durée de l'effort et des sacrifices raisonnables à demander au pays."
La Guinée ne peut pas faire l’impasse sur ces Assises Nationales qui nous permettrons de poser les bases de l’Etat de droit seul gage de Justice, de Démocratie et du développement socio-économique.
Ces Assises Nationales seront l’occasion d’un dialogue national indispensable à l’amorce d’une réconciliation nationale. Merci
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+4 #10 Diakite 13-10-2014 11:56

Bonjour Moussa. La réponse à votre question est simple: c'est la Mal-gouvernance de 56 ans qui est l'unique responsable du nauvrage actuel de notre pays!A bientôt
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+4 #9 amadudialamba 13-10-2014 02:40

C’est très bien de diagnostiquer et de rappeler les devoirs. Mais je crois qu’il est venu le tant réfléchir en vue de trouver des voies et moyens concrets pour sortir notre pays de cette incontrôlable situation. Essayons les propositions de solutions avant que ça ne soit plus tard que ça. Revisitons tous nos articles et commentaires, il n’y a que des rétrospectives. Tournons-nous maintenant vers les prospectives, avec des clés d’aboutissement à l’appui. En tout cas moi je suis prêt à participer activement, à toute action qui aidera à sortir la Guinée de cette stagnation. Car cet arrêt peut aboutir à tout moment au mal comme au pire.
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+6 #8 Diakite 12-10-2014 23:22

Bonjour Mamadou. Merci pour cette contribution. Nous avons besoin d'une refonte complète de la gouvernance en Guinée, que le pouvoir actuel ne veut et/ou ne peut pas engager.Ce sont les mêmes hommes, les mêmes méthodes , la même idéologie, les mêmes baratins,on nous fait toujours croire que c'est la faute de ceux qui étaient là avant! Sékou Touré et le PDG nous ont expliqué que tous nos malheurs venaient des Blancs et la colonisation. Conté et le PUP nous ont expliqué que tous nos problèmes viennent du régime précédent, cad du PDG e!Aujourd'hui Alpha Condé et le RPG nous disent que c'est la faute du PUP et des militaires! Si vous remarquez, c'est toujours le mêmes hommes de Conté qui conseillent A.C. et c'est toujours les mêmes sauces que les différents régimes nous servent, il est temps que ça s'arrête!Nous avons besoin d'un changement de mentalité, de méthode de gouvernance. Nous devons intégrer une fois pour toutes que c'est la mal-gouvernance qui constitue la cause principale de nos problèmes. Merci
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-3 #7 Moussa 12-10-2014 23:06

Un diagnostique des annees d'independance de la guinee. Qui est responsable?
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+7 #6 Mamadou 12-10-2014 21:44

Face a ce fleau chacun doit jouer sa partition. L'Etat demande au citoyen de se laver constammt les mains mais qd le pauvre ouvre son robinet il n a meme pas une goutte d eau. On lui demande de balayer sa maison mais il n y a ni depots d ordures ni collectes d ordures menageres ds le quartier. Il lui est recommande d aller a l hospital en cas de fievre mais il y a insuffisance de place et de personnel traitant qualifie. On conseille aux communautes de ne pas toucher aux cadavres. Cpdt il n y a pas de services de pompes funebres ds nombre de communes. La semaine derniere la presse a montre un corps sans vie que la Croix rouge a refuse d enlever. Qd on eu l opportunite de vivre ds des pays developpes on est sidere par le degre de legerete a ts les niveaux de la societe. Ebola ne peut etre vaincu sans changemts majeurs ds nos habitudes. Ns continuons de manger en groupe ds le meme plat comme si de rien n etait. Ds un pays normal toutes les villes auraient ete dotees de centres de quarantaine, ts les ecoliers auraient des bouteilles de desinfectants ds lr sac, le pain serait emballe...On n a pas besoin d une retraite du gouvernemt ds la foret sacree pr prendre ces mesures evidentes et peu couteuses. Le plus gd probleme de l africain c est la legerete ds ts les domaines y compris le foot. On ns a vu ns battre pr des primes au Brezil qd les tres meticuleux Allemands pensaient aux strategies de jeux. Ouf!
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+7 #5 Diakite 12-10-2014 12:18

Bonjour à Tous.
Si nous sommes d'accord sur ce diagnostique, ce qui nous reste, c'est d'unir nos forces pour changer le système en place. A bientôt.
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+9 #4 Tut 12-10-2014 01:06

Sans eau et sans electricite, il n y a pas de vie, voila pourquoi les Guinees meurent a grand nombres a cause du palu, cholera, Ebola, meningite, etc... Quelle honte de voir que nos ancetres du Moyen Age vivaient mieux que nous qui vivons au 21 eme siècle. A leur temps, ils metrisaient déjà le feu. Nous on a du mal a metriser l'eau qui, pourtant nous ceinture, d'ou le nom: chateau d'eau de l'afrique Occidentale. La Guinee est plutot le chateau des maladies, de la misere, et de l'arrogance. L'hygiene commence par l'eau et l'electricite.
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+8 #3 Amenofils 11-10-2014 22:48

Cet article est excellent par sa généralisation mais si on simplifie et particularise le problème d'ebola, il se résume à: l'incompétence, l'ignorance et la cupidité de alfa et de son gouvernement !
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+5 #2 SENI 11-10-2014 21:23

Tres beau diagnostique.Ce que vous dites est si vrai.Et malheureusement l'esprit de sacrifice et l'honneur n'existe pas dans ce pays:dommage.
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+6 #1 celloumbah 11-10-2014 20:58

Il faut pas attendre quelque chose de bien venant d'AC pour la guinée, s'il faut compter sur lui les guinéens n'ont qu'à préparer leurs tombes......
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