Pouvoir/opposition : redouter un autre septembre sanglant !

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SOW_Thierno_Fod_3_01S’achemine-t-on tout droit et devant les yeux complaisants des ‘’barbes blanches et leur rabbannaa’’ vers un autre septembre sanglant avec la détérioration patente des rapports entre pouvoir sourd et dédaigneux et opposition raide morte en ressuscitation ? Cette hantise pour les uns et préoccupation pour les autres est actuellement au centre de nombreux débats politiques tant dans les bureaux que dans les taxis, bars, cafés et autres lieux publics.

Aujourd’hui, en effet avec l’effet d’annonce d’une descente de l’opposition dans les rues en Guinée et à l’étranger donne des sueurs froides à plus d’un Guinéen qui a vécu les affres des autres septembres sanglants enregistrés au pays. Le simple fait de prononcer le vocable – septembre – cela donne des frissons à certains. En effet (pour ne pas aller trop loin), depuis les attaques rebelles de 2000, des septembres sanglants se suivent et se ressemblent chez nous. Nul ne saura réellement combien il y a eu de morts, de disparus, etc. le long des frontières sud et sud-est de la Guinée. Les stigmates sont encore perceptibles à Guéckédou, Moussadou, Pamelap, Madina Oula, Farmoriah, etc. Des Guinéens y ont perdu leur vie et leurs vivres.

Comme si cela ne suffisait pas, un autre septembre a été vécu dans les chairs et dans les âmes. C’est celui du stade du 28 septembre : carnage. On nous parle d’au moins 150 morts, des cas de viols et des pillages en règle. Des corps n’ont jusqu’à présent pas été retrouvés. Certaines victimes tardent encore à se remettre faute de moyens financiers et/ou de soutien psychosocial. Voici aujourd’hui un autre septembre noir. Septembre de la présidentielle guinéenne censée être enfin plus démocratique, mais septembre des affrontements, d’escalade de la violence, septembre des clivages ethniques, septembre des divergences tout acabit, septembre ‘’des deal avec...’’, septembre du ‘’candidat de la mafia...’’, septembre de ‘’C’est Alpha qui a provoqué’’, ‘’C’est Cellou et sa horde de maffiosi’’. Bref, septembre des calomnies et des accusations mutuelles pour situer des responsabilités sur les violences préélectorales. Pour dire tout net, septembre sanglant. Les deux principaux acteurs ? Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo. Car, ce sont leurs militants qui s’affrontent et s’entredéchirent, au mépris du protocole de Ouaga. Comme bilan, on nous parle déjà d’un mort, d’actes de vandalisme, et de nombreux dégâts matériels, etc. Il aurait pu revenir à chacun de ces leaders de sensibiliser ses militants pour que cette présidentielle se passe sans encombres. C’est là aussi où se trouvent leurs responsabilités devant l’histoire. Pourtant à Ouaga, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, même en chiens de faïence s’étaient engagés « Ã  mener une campagne politique apaisée, dans le respect mutuel et conformément aux dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur ainsi qu’au code de bonne conduite auquel ils ont adhéré, afin de préserver la cohésion et l’unité du pays. Ils prendront toutes les dispositions nécessaires pour que leurs militants fassent preuve de retenue lors de la campagne électorale. Â» La suite, chacun la connaît. La haine s’est attisée. Et elle s’est d’ailleurs muée par endroit en mépris et en déni.

Des hommes politiques se retrouvent aujourd’hui, près d’un an après, en collectif pour la finalisation de la transition. Une plateforme est soumise au gouvernement qui, par ailleurs, avait accepté de rencontrer Sidya et sa suite afin d’en finir avec cette très longue angoisse, doublée de haine grandissante. Les choses ont été laissées pourrir. Plus de dialogue nous dit-on. Et les jours à venir s’annoncent très décisives : l’opposition se bombe le torse et projette un mouvement à partir du 27 septembre – un jour avant l’an 2 des massacres dont s’est rendue coupable la junte d’un certain Dadis Camara qui s’était ‘’désolé’’ au vu de l’horreur commise par les siens et compagnie – jusqu’à la satisfaction de toutes ses revendications contenues dans un document soumis au gouvernement depuis des lustres.

De l’autre côté, le gouverneur de Conakry Resco Camara, rugit, sort ses dents et brandit la matraque. Comme il sait bien le faire. Il est soutenu en cela par le pouvoir qui, vraisemblablement, lui confère tous les pouvoirs. C’est-à-dire mâter et peut-être tuer sans discernement et puis trimbaler à la Justice ‘’les contrevenant aux lois en vigueur’’. Lois en vigueur vous avez dit ? Les lois républicaines confèrent pour autant aux politiques de manifester… pacifiquement. C’est d’ailleurs l’une des données fondamentales de la démocratie. Même en Thaïlande ou en Birmanie. Avec cet autre septembre aux effluves sanguinolentes et dont personne ne saurait maîtriser tous les contours, la timide et bancale réconciliation nationale, les libertés individuelles et collectives, etc. risquent de reprendre un sérieux coup. Par ricochet, écorner la démocratie naissante, version Alpha Condé. Un Alpha Condé réclamant de fait 40 ans de lutte pour la démocratie et la justice. Alors que la Guinée est en train de sombrer en un autre septembre, on n’entend plus aucun sage, encore moins une notabilité de quelque région que ce soit. Ils se transforment du coup en complices ou en témoins tacites. En lieu et place des ‘’Rabbanaa, aatinaa’’, c’est le moment d’étouffer dans l’œuf l’éventuel affrontement entre pouvoir et opposition, traditionnellement meurtrier. Il s’agit d’interpeller chacune des parties afin de réinstaurer le dialogue, l’incontournable dialogue pour décrisper la situation et surtout éviter aux Guinéens un nouveau bain de sang. Un de trop.


Thierno Fodé Sow


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Commentaires  

 
0 #23 Gandhi 24-09-2011 11:09

Cisko, qui avait lu la loi organique créant la CENI avant les élections ? Moi-même je n'ai découvert ce texte qu'au moment du premier tour des présidentielles, et j'ai écrit pour dénoncer ce fait. Sans doute, les juristes qui avaient concocté ce texte l'avaient fait pour Lansana Conté, sans se douter que cela pourrait se retourner un jour contre eux. Peu importe, quelle que soit la couleur du président de la CENI, il ne peut pas décider seul (et contre le vote des Guinéens) qui sera le futur PRG. Autant supprimer les 24 autres membres qui font de la figuration.
Par ailleurs, si l'opposition n'a pas empêché l'élection de Louncény camara en 2011, c'est qu'elle n'était pas informée dans les délais. Il n'empêche, et je partage ton opinion, elle pouvait contester cette élection ensuite judiciairement, car je signale que la présence d'un huissier ne légalise en rien le respect des procédures. Je serai même prêt à parier qu'en y regardant de plus près, il y a matière à contestation.
De même, il y a une différence entre une personne malhonnête qui se présenterait à la députation, donc aux suffrages de ses concitoyens. Seuls les électeurs peuvent décider si un tel individu peut être élu ou pas député. En revanche, il n'est pas admissible qu'un président de la CENI, qui est censé dire le droit, soit un ancien "violeur de textes". Louncény Camara peut donc parfaitement se présenter comme député ou même comme PRG (ce sont les électeurs qui décident), mais en aucun cas, président de la CENI (élu par 24 membres après avoir été choisi par un collège restreint). Car on ne peut pas demander aux autres de respecter le droit, lorsqu'on n'est pas soi-même au dessus de tout soupçon.
Enfin, tout le monde connait les conditions dans lesquelles AC a été élu. S'il jouait profil bas, parce qu'il est légalement le PRG, il n'y aurait pas de problème. l'ennui, c'est qu'il en rajoute en parlant de "démocratiquement élu". En outre, il continue d'être le président du RPG, tout en stigmatisant une communauté. Il y a donc de grandes chances que la remise en cause de sa légitimité perdure, d'où sa volonté de "gagner" les législatives.
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0 #22 Cisko 24-09-2011 09:00

suite du commentaire précedent :
Je suis d'ailleurs réconforté de lire dans les recommandations de ICG concernant la crise Guinéenne le point 13 à l'atteintion des patis politiques:
"Cesser d’exprimer des réserves quant à la légitimité du président Condé et du processus électoral passé"
Ces gens sont impartiaux et disent la vérité à toutes les parties
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0 #21 Cisko 24-09-2011 08:52

@Gandhi,
Cette partie de mon texte ne s'adresse pas à vous mais plutot à Paykoun Fouta.
Pour revenir à la question de Lounceny, vous qui êtes juriste, pourquoi l'opposition n'a pas cherché légalement à empecher l'élection de ce Monsieur? La politique est une question de rapports de force. Reconnaissons que l'opposition a manqué de vigilence et disons lui la vérité: poser ses revendications sur d'autres aspects en ce qui concerne la Ceni, comme cette question des pouvoirs exorbitants du Président de la Céni. Ce dernier étant un citoyen comme vous et moi, il ne pourra jamais être clean aux yeux des partis politiques. Feu Ben Sékou était supposé proche de l'UFR mais les autres partis n'ont pas exigé son départ. Louncény est venu à la Ceni comme représentant du syndicat, même si l'opposition le taxe d'etre pro RPG, elle devait trouver une meilleure stratégie que l'acharnement actuel. Il est quand meme Guinéen comme les opposants qui veulent être députés ou président. En plus, je parle de son élection de cette année 2011 qui a été validée par un huissier et non de celle intervenue en aout 2010 et qui avait été remise en cause. En tous les cas, l'opposition doit éviter le piège car en recusant Lounceny maintenant, l'autre camp (celui du pouvoir) en fera certainement de meme pour l'éventuel remplaçant et ce serait un ping pong à n'en pas finir. Il ne faut pas que les gens prennent le pays en otage juste pour une question de tête qu'on n'aime pas. C'est ce qui m'agace du coté de l'opposition.
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+1 #20 Gandhi 23-09-2011 18:13

@Cisko, j'ignore si tu t'adresses à moi en parlant d'injures ou de garder son calme, car la fin de ton texte n'est pas très claire là dessus. Si c'est le cas, il faudrait illustrer cette assertion.
Pour le reste, comme je l'ai dit, si une négociation peut s'engager sur la CENI, car le problème est politique, le reste (application de la loi) n'est pas négociable. On ne peut pas dire au gouvernement, vous avez fait un pas sur tel point, donc j'accepte que vous violez la loi sur tel autre point, uniquement pour faire une concession. Cela n'est pas admissible. Le PRG est le défenseur de la loi et s'il veut être considéré comme le PRG par tous, il n'a qu'à commencer à jouer son rôle sur le plan juridique.
Quant à Louncény Camara, on peut le laisser à sa place sous réserve de transférer son pouvoir exorbitant à la collégialité de la CENI pour deux raisons. La première est démocratique : il est scandaleux et inadmissible d'octroyer le pouvoir de nommer un président (et donc tout le reste) à une seule personne en Guinée, puisque les votes des Guinéens peuvent être modifiés par le seul président de la CENI (et ceci reste vrai, quand bien même le président de la CENI serait de l'opposition). Actuellement rien n'oblige juridiquement à modifier la CENI avent les législatives.
La seconde est plus factuelle : il est anormal de confier à un individu qui a prouvé sa malhonnêteté à l'occasion de son élection illégale à la tête de la CENI en Août 2010, le soin de dire le droit, chose qu'il est incapable d'appliquer à lui-même, puisqu'il l'a violé une fois. On peut pardonner à tout citoyen guinéen des erreurs individuelles. On ne peut pas donner une seconde chance à quelqu'un qui a violé la loi.... si sa fonction consiste ensuite à dire le droit aux autres.
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0 #19 AOT Diallo 23-09-2011 15:55

Citation en provenance du commentaire précédent de mick mack camara:
AOT, je suppose que tu as voulu dire que "les injustices touchent toutes les autres etnies au "profit" d'une seule (pas au détriment) me trompe-je? Pour le reste chapeau pour ton post. Cependant devrait prendre l'info d'abord chez les brimés (prioritairement) mais aussi chez les autres. Qu'en penses - tu?

D`accord sur tes 2 points, mignan - mais même en demandant l`avis des 2 parties, le plus important est les chiffres qui eux. ne mentent jamais...
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+1 #18 Amara LamineBangoura 23-09-2011 15:40

Le droit de tenir des marches pacifiques est inalienable,car clairement inscrit dans la constitution.Ce droit elementaire est d'ailleurs sacre dans une democratie respectable.Mais, l'opposition Guineenne,un conglomerat de dealers politiques malhabiles,sans vision, obssedes par l'accumulation de richesses materielles immenses et domine par des querelles intestines de leadership est quotidiennement embastillee par les tenants du pouvoir .Depourvus de conviction ,la transhumance politique est devenue l'appanage des opportunismes sans scrupule qui ,devenus insolement riches par le biais de la spoliation des ressources de l'Etat ,entendent vaille que vaille reconquerir les renes du pouvoir ,meme en pactisant avec le demon.Alpha tendant vers l'echec,le salut de la Guinee reside en l'avenement d'une nouvelle classe politique ,jeune,competente,dynamique et patriote pour relever les defis lies au developpement.Ces cadres integres aux mains propres a travers les methodes de bonne gouvernance constituent la seule alternative credible susceptible d'inverser la tendance.Il ne sert a rien de recycler la meme poubelle,surtout que ce le pays regorge d'eminents intellectuels dans tous les domaines du savoir.Il est temps de rompre avec la complaisance a l'egard de ceux qui a travres leur gestion passee des affaires nous ont conduit a la situation actuelle de misere quasi-generale, fut-ils des proches. Mouvance+Opposition= meme impasse.Bien a tous!A-L-B-Birmingham,AL-USA>
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+1 #17 mick mack camara 23-09-2011 11:29

AOT, je suppose que tu as voulu dire que "les injustices touchent toutes les autres etnies au "profit" d'une seule (pas au détriment) me trompe-je? Pour le reste chapeau pour ton post. Cependant devrait prendre l'info d'abord chez les brimés (prioritairement) mais aussi chez les autres. Qu'en penses - tu?
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+2 #16 Cisko 23-09-2011 11:03

@ Paikoun Fouta;
Je voudrais juste préciser que personne dans cette nouvelle crise n’a le monopole de la vérité. Moi, je demande juste que les participants acceptent de dénoncer ce qui n’est pas normal aussi bien chez l’opposition qu’au niveau du pouvoir. On peut être partisan et dire la vérité aux membres de son camp. Je n’ai rien contre une manifestation démocratique puisque c’est consacré par la constitution. Seulement, en allant à une négociation, on ne peut pas dire que les revendications sont à prendre ou à laisser (Tout Ou Rien) comme semble le dire notre opposition. En plus, j’insiste que sur la question de la Céni, l’opposition a demandé au Gouvernement et au CNT de ne point toucher la structure actuelle car on ne change pas d’arbitre en cours de match. Mr Sidya que je respecte beaucoup l’a dit dans la presse Guinéenne il y a moins 3 mois. Je crois que sur cette question, le problème réel est la personne de Louncény. Dans ce cas, l’opposition devait plutôt présenter un candidat contre ce dernier et influencer le vote pour que Loncény ne soit pas élu. Comme je le l’ai dit à maintes reprises, dans ce genre de débats, il ne faut pas personnaliser les choses. Qu’on aime Louncény ou pas, s’il a été élu régulièrement (attesté par huissier et selon le RI de la Céni), il n’y a plus de raison de s’acharner sur lui. Certainement, le pouvoir accèdera à cette autre demande de l’opposition mais peut être après la révision, lorsqu’il aura peut être « l’impression » d’avoir maitrisé le fichier électoral. C’est pourquoi je pense que le combat de l’opposition devait être au niveau des Cepi/ceci, du fichier électoral, de la date de l’élection, de l’accès aux média et non pas à déboulonner Louncény.
@ Gandhi : Je suis d’accord avec vous pour ce qui est de l’audit du fichier. Il faut une structure neutre et indépendante des 2 parties.
Je précise que je ne suis dans aucune structure politique. Mon combat, je le mène dans le privé mais cela ne m’empêche pas de donner mon avis. Aussi la passion et les injures ne résoudront rien. La politique en Afrique, pendant cette phase d’apprentissage démocratique, est faite de période de turbulence et d’alliances éphémères. Ceux qui s’affrontent aujourd’hui étaient hier ensemble dans les Forces vives. Peut être dans 2 à 3 ans, ils seront encore ensemble, alors du calme.
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-3 #15 Paykoun Fouta 23-09-2011 01:04

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Par ailleurs, Paykoun Fouta et New Look, ne faites pas à autrui ce que vous n'aimeriez pas qu'on vous fasse. Concrètement, il existe en Guinée des gens qui ne sont pas bien et ce ne sont pas tous des malinkés. Il faut donc éviter d'indexer une communauté, sinon pourquoi se plaindre de l'être aussi par certains. Ce site doit éviter de tomber dans les dérives que l'on rencontre sur d'autres sites.

Gandhi, je vois que vous cherchez à honorer la mémoire de votre illustre homonyme. Où qu'il soit, il doit être fier de vous. Mais soyons clairs: je ne fais aux autres que ce qu'ils font aux miens. Par ailleurs, si on est là aujourd'hui c'est parce que malheureusement, à quelques exceptions près, la majorité des malinkés semble soutenir les pratiques d'Alpha Condé. Alors que voulez-vous, l'instinct de conservation m'oblige à prendre mes dispositions contre les ennemis de ma communauté et ceux qui les supporte.
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+2 #14 Gandhi 23-09-2011 00:14

Cisko, ce n'est pas au pouvoir d'auditer son propre travail. On ne peut être juge et partie. Par ailleurs, chacun peut y voir un problème politique, ce n'est probablement pas exclu, mais les revendications sont essentiellement juridiques. On n'a qu'à les résoudre, et les tensions politiques disparaitront, au moins pour ce qui est de l'organisation des législatives.
Il ne faut pas tout mélanger. Les revendications sont précises et portent sur des problèmes juridiques, seule le problème de la CENI est politique, mais peut se régler juridiquement. L'opposition a raison de rester ferme sur ses positions. Il n'est pas question de violer la loi pour faire plaisir au gouvernement. Il y a la loi qui s'applique dans tous les cas. Dans une négociation, chacun doit faire un effort. Ici il n'y a pas de négociation, il y a la volonté de faire appliquer la loi. On ne négocie rien du tout. Quant au recensement, il est illégal et anticonstitutionnel. Il n'y a donc pas lieu de considérer que c'est une main tendue. Des concessions comme celles là, on peut en faire 20 par jour.
Par ailleurs, Paykoun Fouta et New Look, ne faites pas à autrui ce que vous n'aimeriez pas qu'on vous fasse. Concrètement, il existe en Guinée des gens qui ne sont pas bien et ce ne sont pas tous des malinkés. Il faut donc éviter d'indexer une communauté, sinon pourquoi se plaindre de l'être aussi par certains. Ce site doit éviter de tomber dans les dérives que l'on rencontre sur d'autres sites.
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+2 #13 AOT Diallo 22-09-2011 19:20

Cher TFS, sur un sujet aussi important, je t`avais demandé si tu pouvais nous faire une analyse plus structurée sur les modifications des postes de responsabilité dans les ministères et sociétés d`etat entre l`avant PPAC et aujourd’hui. Étant sur place, en retrouvant un seul brimé par structure tu pourrais aisément collecter toute l`info qui semble dire que les injustices touchent toutes les ethnies au détriment d`une seule. Le cas du ministère de la santé est édifiant: 15 directeurs sur 17 sont de l`ethnie du ministre et les 2 autres sont de minorités nationales. Quelle était la situation dans ce ministère avant ? idem pour l`EDG et les principaux autres et ensuite globalement. Avec des chiffres il est possible de s`attaquer vraiment à ces injustices - sinon cela restera de simples complaintes individuelles...
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+1 #12 mick mack camara 22-09-2011 19:03

Sincèrement, le jour où on organiserait une marche pour lutter contre la corruption, l'exclusion, les promotions fataisistes et communautaires, l'insécurité, etc... je serai le premier à marcher et à protester. Mais qu'on ne me dise pas de marcher pour des gens qui sont la cause de notre misère.
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+1 #11 mick mack camara 22-09-2011 18:56

Ce ci étant, la marche doit avoir lieu, elle est légale et doit etre autorisée. Suffira t-elle à l'opposition pour avoir gain de cause? C'est toute la question.
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+1 #10 mick mack camara 22-09-2011 18:53

Il n'y a aucune loi qui dit que la CENI doit etre reformée. La reforme de la CENI, dans sa composition ne peut se faire qu'à la suite des legislatives. Les resultats des legislatives déterminera les différents quotas.Le Parti majoritaire aura droit a plus de place et les autres se partageront le reste.
Il y a quelques mois cette meme opposition était contre toute reforme de la CENI et aujourd'hui elle en fait son cheval de bataille. Mais on est où là?
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-2 #9 New Look 22-09-2011 17:35

@ Paykoun Fouta,
"nos compatriotes malinkés sont élevés dans des légendes idiotes qui font d'eux les maîtres de la savane. Cette culture de la roublardise, de la déloyauté et de l’embuscade expliquent la mégalomanie et l'opportunisme effronté que nous vivons à nos dépens."
Ce passage est à enseigner partout en Guinée, tellement vous dites vrai!!!
félicitations également pour la leçon de bon sens administrée à Cisko, quelle claque!
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+3 #8 Paykoun Fouta 22-09-2011 14:48

Et puis, Cisko, dis moi, depuis quand Alpha Condé et ses partisans ont-il manifesté l'intention de négocier avec l'opposition. Tu dis que l'opposition veut que toutes ses revendications soient acceptées alors même que Alpha Condé et ses partisans n'ont pas l'intention de dialoguer avec eux. Pendant qu'ils les distraient - puisque toi au moins tu le reconnais - ils sont entrain de travestir le fichier électoral, de chercher à inscrire des léonais sur le même fichier en leur envoyant 3000 tonnes de riz, en achetant les membres de la CENI, etc.
D'ailleurs, parlant de la CENI, sache qu'un type comme Louncény Camara ne peut occuper aucune fonction publique dans un pays normal. Non seulement, il a été condamné pour vol mais pire c'est quelqu'un qui a outrepassé ses pouvoirs pour transférer les compétences constitutionnelles et légales de la CENI à Alhassane Condé. C'est comme si c'était son père qui lui avait légué la CENI et qu'il pouvait en faire ce qu'il veut.
Le démantèlement de la CENI actuelle n'est pas négociable. De toutes les façons, tant que les conditions d'une élection propre ne sont pas réunies, il n'y aura jamais d'élection. Vous êtes prévenus!
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+3 #7 Paykoun Fouta 22-09-2011 14:38

Cisko, si je vous comprend bien Alpha Condé a SCIEMMENT MENTI à la face du monde, pendant des mois, juste pour divertir son opposition. Si je vous comprend bien MENTIR est une arme politique tout à fait normal. Si je vous comprend bien l'opposition guinéenne doit renoncer à certaines REVENDICATIONS LÉGITIMES pour voir ''satisfaire'' quelques unes d'entres elles. Si je vous comprend bien, il faut savoir poser ses fesses sur deux chaises même si l'une des deux est sale.
Cisko, rien ne vous oblige à partager les valeurs républicaines de l'Opposition. Mais, de grâce, ne nous prenez pas pas pour des cons parce que les vrais cons en Guinée ce sont ceux qui sont au pouvoir. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les mêmes cons produiront toujours les mêmes méfaits qu'ils soient dirigés par Sékou Touré ou par Alpha Condé. Mêmes cons, mêmes méfaits!
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-2 #6 Cisko 22-09-2011 12:57

Je persiste à dire que l'opposition fait du jusqu'au boutisme en allant à une négociation avec l'exigence de la satisfaction totale de ses revendications. Dans toute négociation, il faut du donnant donnant. Et quand je dit que politiquement, ils se sont laissés avoir par le gouvernement, c'est en connaissance de cause. Les partisans du pouvoir sont en train de dire que le président a renoncé au recensement pour satisafaire les exigences de l'opposition, mais que celle-la veut en abuser pour imposer tous ses points au gouvernement. Dans un tel schéma, quelle peut être l'issue si ce n'est l'affrontement ou du surplace. Nous devons rester lucides et dire la vérité. Aucun des 2 camps n'est irréprochable car la politique n'est pas l'affaire d'anges ou d'innocentes personnes. Quand on veut dénoncer, il faut le faire des 2 cotés et c'est ce que certains sur ce site ne font pas. Ils continuent à piéger l'opposition qui se voit tout clean alors que stratégiquement (je ne dit pas en termes de nombre de militants), elle perd du terrain. En politique, les réactions émotionnelles ne résolvent rien, il faut de la stratégie et de la méthode.
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0 #5 Paykoun Fouta 22-09-2011 11:30

Lorsque je lis: ''l'opposition doit éviter le jusqu'au boutisme...'', j'ai envie de tuer. Comment peut-on accuser l'opposition guinéenne de jusqu'au boutisme alors qu'elle a tout fait pour avoir un dialogue franc avec Alpha Condé et ses partisans? Je crois que lorsqu'on a rien dire, il vaut mieux la fermer.
Le problème en Guinée ce sont Alpha Condé et ses partisans. Non seulement, ils ont pris le pouvoir par coup d'Etat électoral contre Sidya Touré puis contre Cellou Dalein mais, le pire, ce qu'ils persistent dans leur folie. Je l'ai déjà écris: nos compatriotes malinkés sont élevés dans des légendes idiotes qui font d'eux les maîtres de la savane. Cette culture de la roublardise, de la déloyauté et de l’embuscade expliquent la mégalomanie et l'opportunisme effronté que nous vivons à nos dépens.
Si les guinéens en général et les peulhs en particulier ne prennent garde, la Guinée ne sortira jamais du puits dans lequel cette même culture de la déloyauté et des folies de grandeur la plongée.
Il faut sans délai que le peuple de Guinée prenne le pouvoir des mains de ces fous et mette en place de nouvelles institutions fondées sur l'égalité des guinéens et sur la décentralisation du pouvoir.
Je dis aux peulhs en particulier que le Fouta Djallon n'a pas besoin de la Guinée pour se développer mais que le Fouta ne trouve aucun problème à rester dans le cadre de cet Etat mais dans le cadre d'un vrai pacte républicain. Il faut donc envisager tous les cas de figure, sauf celui d'accepter le joug d'un régime tribal, égoïste et bestial.
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-3 #4 Cisko 22-09-2011 10:52

Suite du commentaire précedent
Je propose que l’opposition décale sa manif, actualise ses revendications (éliminer la question de la Céni et la faire remplacer par l’équité dans la composition des Cepi), exige le report des législatives. Le pouvoir, sur recommandation du CNT, doit auditer le fichier actuel avant la révision et la CENI doit faire la composition des Cepi en respectant les quotas opposition/pouvoir. Il ne sert à rien de penser que la vérité se trouve d’un coté (opposition ou pouvoir), c’est cela la dure réalité de la politique en Afrique. Alors chacun de nous doit œuvrer à cadrer nos politiciens, pas seulement les enturbannés. La cote d’Ivoire où le FPI de Gbagbo s’est retrouvé minoritaire (ayant perdu les postes de représentants des ministères) connait aussi des problèmes de composition de la Céni. Là-bas, après l’échec des pourparlers, ce ne sont pas les marches qui sont envisagées mais un simple retrait du FPI de la Céni pour donner à celle-là une coloration unique qui la décrédibilise. L’opposition Guinéenne aurait peut être mieux à gagner avec une telle menace qu’avec sa marche programmée pour le 27 courant.
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-3 #3 Cisko 22-09-2011 10:51

Je crois que la meilleure contribution doit être à équidistance des deux (2) camps. Il faut aussi flétrir le jusqu’au boutisme de l’opposition. Elle a dit qu’il fallait maintenir la Ceni et aller rapidement aux élections. Je fait partie de ceux qui ne sont pas d’accord avec l’opposition quant elle exige le départ de Louncény qui a été élu par ces pairs de la Céni, qui est censé être indépendante. Si l’opposition a perdu la main sur la Céni de façon légale, elle s’honorerait de trouver d’autres arguments que d’exiger le remplacement de Louncény. En fait nos opposants ne tiennent pas politiquement la tête à Alpha qui les a détournés de tout pour les braquer sur un éventuel recensement avant de revenir en arrière en acceptant une simple révision. En politique comme en Business, il faut savoir perdre dans l’honneur sans perdre la face. Je crois que sur les autres points, il y a possibilité de trouver un terrain d’entente. Mais aussi bien dans l’opposition que dans le pouvoir, nous devons dénoncer les extrémismes. Autre chose qui risque de décrédibiliser l’opposition, c’est la proximité de la date avec le 28 septembre. Les arguments selon lesquelles l’opposition, sur instigation extérieure, cherche à saboter la date historique du 28 septembre, pourraient faire tache d’huile dans l’opinion nationale.
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+4 #2 Wouyé ii waatoomii 22-09-2011 10:45

Malheureusement nous sommes dans un pays où, au lieu de s'interesser à la génèse des problèmes, on préfère laisser les choses se compliquer.
Qu'est-ce qu'on a la mémoire courte? On devrait pourtant se rappeler qu'au stade actuel, les menaces ne serviront à rien.
Mieux vaut, comme dans un pays civilisé, se raviser, discuter et envisager l'avenir ensemble.
L'exclusion, la haine, le réjet de l'autre, la politique du bouc émissaire ne peuvent nous mener que tout droit au mur.
Attention, on peut bien être en face de la rev..........
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+8 #1 alpha 22-09-2011 00:07

Malheureusement le regime de alpha conde et lui meme ne comprennent que le langage de la force. Alpha est sourd et muet et meprise l'opposion. Partout dans le monde ya eu des sacrifices pour la liberte et la democratie. Pour la guinee, il ya tout juste deux facons de mourir a savoir mourir de faim sans arme oubien avec la dignite avec l'arme a la main. Continuez a parler,a moraliser ou a snsibiliser, Alpha ne cedere jamais un pouce du pouvoir car le gars n'est juste pas programme pour cela. Je deteste les extremes,mais Alpha doit etre oblige.
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