Imprimer

Les 10 bonnes raisons qui prouvent qu’Alpha Ebola porte la poisse dans le pays et doit être dégagé !

Mamadou Barry  Samedi, 27 Septembre 2014 21:02

Facebook

 

BARRY_Mamadou_01Jamais dans l’histoire de la Guinée, un président mis en place n’a causé autant de malheurs dans le pays en si peu de temps de gestion du pouvoir. On est loin, mais alors très loin de cette idée et de cette notion de « changement » qui avait donné tant d’espoir à ceux et à celles qui rêvaient d’une nouvelle Guinée.

Un autre rendez-vous manqué avec l’histoire qu’il va nous falloir justifier avec les autres mauvaises décisions et mauvais choix de dirigeants précédents aux générations futures.

A la place de « Guinea is back ! », on dira, et à juste raison : « Guinea is out ! »

Autant ce régime avait des avocats défenseurs au début du mandat du président « démocratiquement » élu avec des arguments qui ne tenaient nullement la route, mais bon, on s’est dit : « après tout, donnons-leur le bénéfice du doute ! »

Mais au fil des dérives et de la poisse, les plus gros bavards du régime ont pris de la distance et les grandes gueules sont devenues, à juste raison, de petites…

Mais voyons objectivement pourquoi, il est difficile de se poser en avocat défenseur, lorsqu’on est en face d’une série de dérives et d’une succession d’évènements qui prouvent non seulement une totale incapacité à donner une vision dans la gestion du pays et comment relever les défis actuels et futurs, mais aussi et surtout, de rassurer ses compatriotes qui ont fondé tant d’espoir à ce « changement »

Mais pourquoi le Guinéen, au plus profond de son être, ne croit-il plus en Alpha Ebola ?

1. Les incursions rebelles de 2000

Même s’il y a encore débats sur la question, de plus en plus de Guinéens, particulièrement certains qui étaient bien aux affaires du temps de Conté, ont la convictions que notre El Hadj Professeur n’est pas blanc comme neige dans cette rébellion du côté de l’est de la Guinée en 2000. Cette conviction va bien avec ses propres déclarations à une époque concernant le « pourquoi » de la prise des armes d’un opposant contre un régime. Peut-on accepter de prendre des armes contre sa propre population, juste pour une prise de pouvoir ? La suite des évènements nous dira que oui !


2. La prétendue eau « empoisonnée » de 2010

L’idée même de faire croire qu’une ethnie, une communauté ou même un groupe d’hommes et de femmes puissent empoisonnée une eau et le donner à une autre communauté dans la recherche d’un fauteuil, fût-il présidentiel, donne froid au dos. Ces évènements, le peuple de Guinée les a vécus en 2010 avec une argumentation des uns qui ébranle toute notion de dignité des autres. La suite de cet acte a été destructrice du côté de Siguiri et de Kouroussa. Le ton de la gouvernance Alpha Ebola avait été donné par ce geste.


3. Les tueries dans toute forme de manifestations pacifiques 

Avec une violence qui fait froid dans le dos et à de multiples occasions, le régime d’Alpha n’hésite pas mater tout esprit de contradiction à sa politique et à sa gestion. Pour simplement avoir manifesté une certaine colère ou un mode de gestion de plus de la moitié de la population, il est question de tuer ses concitoyens comme des poulets, simplement parce qu’il faut finir avec une opposition qui ne fait que revendiquer un droit constitutionnel.


4. La division des fils et filles de Guinée

Volontairement et de manière très habile, il a été question de nous servir cette vieille recette de la division pour mieux régner. La notion de régions naturelles héritée de Sékou Touré a été utilisée dans les règles de l’art pour monter les uns contre les autres et faire croire que le combat politique est une histoire de guerre entre les communautés. Il faut alors faire croire qu’il s’agit de voir qui est « propriétaire » du pays et qui est « étranger ». Cette division est aujourd’hui consommée entre deux ethnies dont les leaders étaient finalistes à la Présidentielle de 2010. Les autres sont considérées comme des faires valoir ou des outils qu’il faut manipuler le moment venu.


5. Le PPTE, l’Assemblée nationale, Rio Tinto

La chanson n’est plus très audible de la part des ténors de ce régime. Au lendemain de l’investiture, le combat était sur un gros projet d’atteinte du point d’achèvement dont le processus avait été enclenché du temps de Conté. Il a été question de faire croire au guinéen que l’annulation de la dette allait être le début du bonheur. Un certain Ousmane Kaba avait promis des boubous aux guinéens. Ensuite, il a été question de ce fameux 10e FED dès après les législatives qui allaient être le déclenchement de quelque chose de grandiose pour le pays. Enfin, le projet Simandou avec un potentiel certes, mais le mensonge ne prend plus et le peuple en a assez.


6. La misère du Guinéen 

Elle n’est plus à décrire tant les espoirs sont déçus. Des annonces avaient été faites au peuple. Une Césarienne gratuite, ça se mange ou pas ? Deux saisons de campagne agricole pour un objectif d’autosuffisance alimentaire et on n’en parle plus. Un guichet unique avec pour principal objectif, un meilleur contrôle et une baisse de la corruption. Il n’y a jamais eu autant de corruption. Les dizaines de milliards pour les jeunes et les femmes dans les projets de micro finance sont passés où. Mais non seulement les engagements ne sont pas respectés pour au moins maintenir un certain niveau de vie des guinéens, mais aussi et surtout, il faut tuer le potentiel d’espoir auquel nos compatriotes s’accrochaient comme ils peuvent. Nous avons les employés de la Sotelgui, de Friguia et de la Badam, pour ne citer que ceux-là et dont la mise à la rue contribue grandement à la misère des populations.


7. La fuite des 20 millions de $US 

Pendant que la misère et Ebola battent leur plein dans le pays et pendant que le monde entier est à notre chevet pour nous aider à nous en sortir, la presse sénégalaise nous donne des informations qui, au-delà de la question de savoir si la démarche est légale ou pas, montre que ce gouvernement n’est pas descend et n’a aucune morale. Il aurait été plus responsable de consacrer les fonds à la lutte contre le fléau et ses conséquences et demander par la suite de l’assistance extérieure pour combler le manque à gagner. Mais au moment où des fonds arrivent de l’étranger, Alpha fait sortir de l’argent du peuple pour une destination bizarre. Comble de folie, c’est à Loucény Nabé de Dadis Camara que revient la charge de justifier cette sortie. Mais qui peut croire en Loucény Nabé après qu’il eut reconnu devant le monde entier qu’il était un voleur ?


8. La gestion d’Ebola

Dans une incapacité totale à faire face à la misère du Guinéen et surtout le mépris avec lequel Alpha Ebola et son régime considèrent les engagements pris vis-à-vis du peuple, la crise de confiance est totale. Cette crise vient réduire encore un peu plus l’efficacité dans la lutte contre la fièvre hémorragique. Lorsque le monde entier se préoccupe de notre sort, les autorités de Guinée banalisent le fléau au point de faire croire que tout est sous contrôle. Face à cette désinvolture, les populations ne croient pas à cette crise et estiment qu’il s’agit, encore une fois, d’une tromperie de la part de Alpha et de son régime. Loin de moi l’idée de justifier l’acte de Womey, mais nous devons nous poser un certain nombre de question sur l’efficacité gouvernementale dans la gestion de cette crise.


9. L’annulation du pèlerinage :

Jamais dans l’histoire de la Guinée post coloniale et même avant, il n’a été question d’annulation de cette obligation religieuse dont des milliers de Guinéens s’acquittent chaque année. Il aura fallu que ce régime, et sous la gouvernance d’Alpha Ebola, soit à la base de cette annulation. Il est à souligner que plusieurs pèlerins qui n’avaient pas pu faire face à leurs obligations l’année dernière pour cause de mauvaise gestion encore une fois des autorités en charge, espéraient s’acquitter de leur devoir religieux cette année. Lorsque ces personnes, spoliées de leurs maigres ressources collectées à la suite de gros sacrifices, se mettent à maudire les autorités qui sont responsables de leur malheur, il est clair que cette gouvernance ne s’en sortira pas.


10. Les assassinats ciblés :

Si Alpha Ebola dit qu’il a trouvé un pays sans Etat, on peut lui répondre que cela fait quatre ans qu’il est là et il n’y a pas l’ombre, le balbutiement, les bases d’un Etat responsable. Cette absence est d’autant plus grave que nul ne peut plus dire avoir la protection des pouvoirs publics. Chacun est à la merci de la première bavure. Si on ne tue pas les citoyens chez eux, c’est dans les locaux des forces de défenses et de sécurité que les « accidents » arrivent. Dans ce non Etat, il est facile de se dire qu’il s’agit d’un règlement de comptes, d’un accident ou d’un acte isolé de faits de bandits. Avant El Hadj Amadou Oury Diallo de la section Motards de l’UFDG, on a suivi l’assassinat de Madame Boiro et de Mohamed Ghussein pour ne citer que ceux-là. A quel niveau se trouve les enquêtes non pas pour mettre la main sur de présumés malfrats en quête de butin, mais les vrais commanditaires pour que lumière soit faite.


Les Guinéens ont compris et les observateurs les plus avertis aussi ont compris que la fin est forcément proche parce que les signes indicateurs sont alarmants. Le pays a des défis majeurs à relever et la gouvernance actuelle n’est pas à la hauteur des attentes de la population.

Il avait été question de voir comment infliger au professeur un carton jaune aux législatives pour ensuite lui attribuer un carton rouge à la présidentielle de 2015.

Mais vu le niveau affligent de la POISSE qu’il porte sur lui dans la gestion des affaires publiques, il est plus que souhaitable qu’il soit EXPULSE du jeu avant 2015.

Il y va de la stabilité du pays !!!

En janvier et février 2007, le peuple avait dit « STOP ! » à Conté dans sa gestion des affaires publiques.

Avant décembre 2014, il faut dire « OUT » à Alpha et à Ebola !!

C’est seulement à ce moment que l’on pourra dire au monde entier :

« Alpha Ebola is OUT! » and « Guinea is FINALLY back! »


Mamadou Barry,
Analyste financier


AArticle_logo1_0.jpg

 

Facebook