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Le discours de Dakar relu par un patriote : comment parvenir à la régénération de l’Afrique ?

Papa Amadou Ndiaye  Lundi, 22 Septembre 2014 23:54

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Mes biens chers compatriotes africains,

Le stupide discours de Dakar qui nous narguait sur notre sol, nous a signifié que la renaissance de l'Europe et du monde dépend de la mainmise des nations sangsues sur l’Afrique. Pour cela ces nations dont nous sommes les seuls greniers s’évertuent opiniâtrement à interdire notre alliance en nous barrant le chemin de l’autodétermination et de l’émancipation totale et effective qui va être la fin de notre exploitation et de leurs colossaux intérêts. Cependant nous pouvons y parvenir et ôter cette odieuse appropriation de notre mère Afrique pour reprendre notre destin en main, par l’union de tous les Africains debout comme un seul peuple, que nous sommes de facto, autour de ce viatique sacré. Pour ce faire il nous incombe d’être conscients du chaos dans lequel nous sommes et de décider de rectifier sans attente l’abjecte pente descendante sur laquelle les sangsues nous ont aiguillonnés et qui nous mène à chaque halte aux sinistres abimes de désolations de pandémie, d’incurie, de faim de guerres fratricides, de polémiques politiciennes stériles et vaines. C’est par la force et la supériorité de leurs armes que les nations sangsues ont dominé l’Afrique et y ont semé le désordre, la désolation et la ponction abusive de nos richesses. C’est par la force et la supériorité de leurs armes qu’elles ont pris en otage nos dirigeants hypocrites en leur décrétant des programmes qui perpétuaient leurs intérêts contre le bonus d’une sécurité, d’un bien-être et des médailles que conditionnaient l’asservissement de leurs peuples et la confiscation de leurs souverainetés à leurs propres avantages, à ceux de leurs familles et proches. C’est par la supériorité de leurs armes qu’elles ont réussi à supprimer tous les embryons et pépinières destinés à produire des patriotes avisés qui auraient coupé les chaines de notre servitude depuis longtemps. Pendant qu’elles nous paralysent, leurs instruments de terreur se sont terriblement accrus, de la poudre à canon à l’armement chimique et bactériologique, jusqu’à l’armement satellitaire et nucléaire. Mais quoique nous nous retrouvions bien plus faibles et fragiles en face d’elles, aucune force dissuasive ne peut nous maintenir dans la terreur et nous empêcher de sortir de leur trappe. Nous y parviendrons parce que nous sommes un grand et vaillant peuple qui a survécu à tous les grands génocides et misères de l’histoire. Ensuite un peuple quel qu’il soit, est intrinsèquement souverain, même le peuple africain. Il nous suffit simplement de nous organiser méthodiquement pour imposer nos droits inaliénables et déjouer leur programme. L’Afrique y est déterminée au péril de tout. Sachons que le chemin peut être rapide quoique les nations sangsues n’aient jamais baissé la garde et anticipent à chaque moment sur notre volition pour dissoudre ou éradiquer toute opposition à leurs manœuvres hideusement esclavagistes. Elles ne cessent de créer des pouvoirs contre ceux qui sont issus de la volonté populaire pour mettre en otage nos gouvernants. Ainsi se justifie la visite du ministre de la France Laurent Fabius auprès du mouvement « y en a marre » du Sénégal, qui aurait dû refuser de le recevoir s’il était assez mature, pragmatique, suffisamment éveillé ou assuré de leur destination. De tous les colonisateurs d’Afrique, seul les Français ont continué à rançonner leurs anciens administrés. Les pays anglophones ou lusophones se développent parce que lâchés par le castrateur assouvi. Le colonisateur France, maitre du travail forcé non rémunéré, inventeur de la Françafrique, est demeuré le seul à travers l’univers de la mondialisation à survivre de l’abjecte tare d’étouffer et de piller cyniquement sans aucun péril et beaucoup de gloriole les peuples africains non armés, pour les insulter ensuite. Le drame de la France, c’est qu’elle ne peut pas s’inventer un destin ; elle refuse de se mettre à l’école de ses voisins qui se sont industrialisés avec leur génie et le travail honnête ; car elle vit séquestrée par un rêve du passé qui l’engourdit. Un rêve désuet dans lequel toute l’Europe, pour se développer, se cristallisait sur la conquête de l’Afrique, la spoliation des Africains. Malheureusement dans son somnambulisme elle fait énormément de dégâts au développement de l’Afrique telle que ses fâcheuses immiscions armées qui ont détruit et fait régresser la Côte d’Ivoire et la Lybie de Kadhafi. Aujourd’hui qu’elle est seule sur l’échiquier de l’horreur, à huiler ses méninges pour la perpétuation des richesses qu’elle base sur l’exploitation de nos ressources et de nos forces, de nous les abominés de la terre. Maintenant qu’elle est désapprouvée et chahutée dans sa stratégie par les peuples qui l’entourent et ceux des autres continents ; elle nous propose de remplacer l’indigne et amorale Françafrique par l’Eurafrique, ultime tentative d’inviter les assagis à reprendre du service pour partager le gâteau Afrique à la condition qu’elle le coupe et en distribue elle-même les morceaux ; telle Areva qui vient de vendre un dixième d’une mine de d’uranium du Niger à la Chine pour deux cent millions d’euros. Personne n’ose croire que le Niger est un des plus pauvres pays du globe. Dans cette option de nous départir de celle qui veut prendre la place d’un Dieu sur les Africains et d’échanger d’égal à égal avec ceux qui n’ont jamais étendu leur empire sur nous et qui sont conscients que nous sommes réfléchis et progressistes. Le syncrétisme des résolutions élaborées de toute part en Afrique pour rejeter radicalement l’esclavagiste, doit constituer notre pas. Quelques unes de ces déterminations existent déjà et vont en susciter d’autres inébranlablement de manière jamais interrompue. Nul ne peut le faire tout seul, quelles que soient sa force et ses idées, mais il faut le faire. Le discours de Dakar nous dit « qu'une Afrique ou plus rien ne changerait serait de nouveau condamnée à la servitude ». Au lieu d’accélérer la cadence il nous faut d’abord changer de gamme et battre la pleine mesure. Il nous faut vaincre l’ignorance et les sots us et coutumes qui nous rattachent à un monde futur éthéré pour avoir les pieds sur terre ; au lieu de nous en remettre à des forces occultes qui n’empêchent rien. L’attente de ses mondes a ancré le fatalisme dans notre esprit et favorisé notre mise au fer, notre peur de nous déclarer objecteur de conscience quand le nègre Blaise nous enrôlait comme chair à canon. Aucun d’entre nous n’est revenu de l’esclavage. Peu sont revenus des deux grandes guerres. Pour se soustraire des serres du prédateur carnivore super armé, il faut que nos dirigeants remettent le pouvoir à leur peuple. Au Sénégal la communauté des patriotes a élaboré la charte de gouvernance démocratique qui est une ébauche parfaite pour notre pays mais que devraient consulter tous les peuples africains qui pourraient en modifier quelques traits pour les adapter à leurs idiosyncrasies sans en changer l’esprit. Des comités devraient spontanément se mettre bénévolement sur pied pour la vulgariser en Afrique et obtenir le soutien des peuples qui veulent que l’Afrique sorte du chaos. Mais la charte peine à être appliquée sans doute à cause de la sournoise et occulte implication de la nation sangsue qui s’y opposera de toutes ses forces. Mais contre vents et marées, le clairon du rassemblement des Africains a sonné. Aussi lançons-nous un message au président du Sénégal pour qu’il s’approprie de la charte en capitalisant l’initiative de son application ipso facto, ce crédit inscrira saecula saecularum son nom auprès de Lincoln des Etats Unis d’Amérique, des plus grands patriotes africains ; quand ceux des autocrates et de nos fils renégats seront bannis à tout jamais des pages glorieuses de l’Afrique et de la démocratie participative. Vive l’autodétermination et la régénération de l’Afrique ! Vive la charte de bonne gouvernance issue des assises nationale. Puisse mon humble message, pour croitre irrémissiblement, s’implanter dans les sillons fertilisés par le sang de nos martyrs, l’amère sueur de l’esclavage, les corps de nos parents chair à canon et les mânes de nos ancêtres ! Paix et salut aux patriotes ! Vive L’Afrique


Papa Amadou Ndiaye


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