La Guinée : République de l’impunité et des mensonges

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DIALLO_Thierno_Aliou_01De quelle Guinée me parle-t-on ?

Dans un pays démocratique chaque citoyen a le droit de regard et de critique sur les affaires de son pays. C’est un droit élémentaire que l’Etat et les lois de la République doivent garantir à ses citoyens sans aucune restriction. Ce droit élémentaire est bafoué en Guinée. Pourtant à en croire les représentants de la Nation, la Guinée est bien un Etat de démocratie où les lois de la République seraient respectées et orienteraient la conduite de tous les citoyens. Quand j’entends ces psalmodies, je me demande souvent de quelle Guinée on me parle. De la Guinée Bissau ? De la Guinée Equatoriale ? Ou peut-être me parle-t-on de la Nouvelle-Guinée ? Non sûrement pas de la Nouvelle-Guinée, l’Océanie trop loin et éloignée pour que l’on parle d’elle et puis à ce que je sache, personne n’a encore signalé la présence des papous ou d’aborigènes en Afrique. Si ce n’est pas de la Nouvelle-Guinée dont on loue l’exemplarité démocratique, peut-être me parle-t-on de la Guinée voisine. Mais non, la Guinée Bissau n’est pas une nation démocratique, ça j’en suis sûr. En plus, ils parlent portugais ou « portoguessi comme disait ma grand-mère. Finalement, je me dis qu’ils nous parlent peut-être des Equato-guinéens. Là aussi problème, la Guinée Equatoriale n’est pas une nation démocratique. Non je ne rêvais pas alors, on me parle bien de ma Guinée Conakry. La Guinée de Sékou Touré, de Lansana Conté, de Moussa Dadis Camara et d’Alpha Condé, des hommes qui sont ou étaient tout sauf des démocrates.

Même si militer est un droit élémentaire de même que critiquer. Et que chaque citoyen est libre de militer pour qui il veut. Pour moi dire la vérité, est un devoir qui incombe tout citoyen, un devoir qui doit transcender tous les égocentrismes car il y va de l’intérêt de toute la nation.

Certains diront ici qu’il ne sert à rien de critiquer dans un Etat où les responsables sont sourds et muets puisque les citoyens sont formatés avant leur naissance. A ceux-là, nous répondrons que nous n’aurons de cesse lorsque ce pays ne revendiquera plus ce qu’il n’est pas et sera ce que les citoyens attendent qu’il soit c’est-à-dire une vraie nation démocratique pleinement investie dans la recherche de la justice, de la cohésion et du développement de ses citoyens. Aujourd’hui tout citoyen guinéen honnête qui aime la vérité et la Guinée, sait pertinemment que la Guinée n’est ni un pays démocratique ni un Etat de droit. Nous sommes un Etat informel dirigé par des hyènes davantage préoccupées de leurs intérêts singuliers que du sort des guinéens qu’ils sont censés protéger et améliorer les conditions de vie.

Nul besoin d’être sociologue, juriste, économiste ou politologue pour se rendre compte que la Guinée est une nation malade et agonisante. Vu l’ampleur des dégâts causées par nos politiques, nous avons dans l’urgence beaucoup plus besoin de psychiatres, de neuropsychologues et des cancérologues pour nous guérir de l’amnésie, de la crédulité, de la bêtise humaine mais surtout du cancer cérébral qui obstrue notre cerveau et nous empêche de voir la vérité.


Pourquoi nions-nous l’évidence avec tous les indices assez nombreux ?

Comme nous le disons nul besoin de faire des études de sociologie, de droit ou de sciences politiques pour démontrer que la Guinée n’est ni un pays démocratique ni un pays de droit. Je vais tenter de m’expliquer et cela de la manière la plus simple possible.

Premièrement, dans un pays démocratique l’Etat assure la sécurité de ses citoyens en appliquant les lois la République constituées à ce propos. En Guinée, l’Etat assure-t-il la sécurité des citoyens ? La réponse est non. Sinon comment expliquer que des crimes aussi graves qui soient, les tueries du stade de 28 septembre, les tueries survenues à N’Zérékoré, les incessantes tueries qui ont lieu pendant les manifestations, les tueries enregistrées à Siguiri pendant les élections présidentielles de 2010, les crimes de Womah et tous ceux que je n’ai pas cités ici, restent impunis en Guinée ? La réponse à cette question est simple, les crimes restent impunis parce que nous sommes dans un Etat géré par des arrivistes, des incompétents, des politiciens de bas étage pour qui l’impunité est un moyen pour se maintenir au pouvoir. Deuxièmement, dans un pays démocratique, l’Etat défend les intérêts supérieurs de la nation et rend de comptes à ses citoyens ? L’Etat guinéen défend-il les intérêts supérieurs de la Nation ? L’Etat nous rend-il compte sur la façon dont les ressources qui nous appartiennent tous, sont exploitées, investies et redistribuées ? A ces questions, les réponses sont malheureusement encore non. Si certains estiment que l’Etat le fait, qu’ils m’expliquent où sont passées tous ces milliards de dollars que les sociétés transnationales ont payé à l’Etat guinéen afin d’exploiter nos mines. Surtout que l’on ne me dit pas que cet argent a été investi pour développer notre pays, en sachant qu’en dépit de toutes ces sommes colossales nous n’avons toujours pas d’eau, d’électricité et de routes. Que l’on ne m’explique pas aussi que le container remplis de devises étrangères saisi par la douane sénégalaise n’a rien de scandaleux et que cela est une pratique courante à laquelle recourent plusieurs banques centrales. Si cette pratique est si légale comme l’a affirmé la Banque centrale, pourquoi, l’Etat guinéen a attendu que l’affaire soit rendue publique par les médias étrangers pour communiquer sur l’existence de telles pratiques ? L’Etat n’a pas voulu communiquer, parce qu’il savait d’avance malgré tous les efforts déployés par la Banque centrale, pour nous convaincre de la légalité de cette pratique, que les Guinéens ne croiront jamais à ce mensonge visant à masquer la vérité concernant le détournement de nos deniers publics.

Troisièmement, dans un Etat démocratique, les représentants de la République ont l’obligation de dire la vérité rien que la vérité au peuple. En Guinée, l’Etat nous dit-il la vérité sur Ebola qui menace aujourd’hui le devenir de toute la nation ? Sûrement pas. Ainsi à cause d’un mensonge entretenu au plus haut sommet de l’Etat, de milliers de nos citoyens sont morts et plusieurs d’entre eux sont menacés. A cause du mensonge de nos dirigeants, la Guinée à elle seule est en train de réduire à néant les chances de croissance de toute cette partie de l’Afrique de l’ouest. Grave, le mensonge de nos dirigeants est sur le point de transformer toute l’Afrique de l’ouest si prometteuse économiquement en une manufacture de désolation et de morts. Actuellement, à cause des mensonges, les Ouest-africains sont perçus comme des pestiférés partout. Un Etat responsable qui se comporte de ce genre peut-il revendiquer son appartenance à la communauté des nations démocratiques ? Alors si nous ne sommes pas un Etat de démocratie où la liberté et les droits des individus sont respectés que sommes-nous ?

Nous sommes un simulacre de nation et une caricature d’Etat dirigé de manière informelle par personnes incompétentes dépourvues de compassion et d’empathie envers ceux pour lesquels ils sont devenus ce qu’ils sont.


Où est l’opposition ?

Elle semble être partout et nulle part, pléthorique et inexistante. C’est quand même paradoxal de constater qu’en Guinée l’opposition est toujours absente quand il s’agit de discuter des vraies questions de la République. C’est à se demander : quel rôle joue-t-elle ? Comment se positionne-t-elle par rapport au gouvernement dont elle essaye de ravir la place ? Comment considère-t-elle ses militants en particuliers et en général les Guinéens ? Quel programme a-t-elle pour la Guinée et les Guinéens ? Toutes ces questions me taraudent quand je pense à l’opposition et tente d’appréhender son attitude face au peuple.


Quel rôle joue l’opposition en Guinée ?

De manière générale, l’opposition doit jouer le rôle de contrepouvoir en dénonçant les dérives liées au fonctionnement des lois de la République. Au-delà du rôle de garant, ou de sentinelle de la République, l’opposition doit être force de proposition et garder toujours à l’esprit la prééminence du peuple par rapport à son intérêt singulier. C’est seulement de cette façon qu’une opposition pourra être perçue comme une opposition. L’opposition guinéenne pense-t-elle au peuple avant de penser à son ambition personnelle ? Son attitude face à la souffrance du peuple laisse penser que l’opposition ne vaut pas mieux que le gouvernement qu’il combat ou du moins, nous pensons qu’elle ne montre pas suffisamment au peuple qu’elle vaut mieux que l’actuel gouvernement.


Comment se positionne-t-elle par rapport au gouvernement ?

Je ne pourrai répondre avec exactitude tellement l’opposition est inaudible et mal organisée. En suivant les actualités guinéennes, nous sommes très tôt frappés par la binarité de la vie politique centrée autour de l’UFDG et du RPG, le manque d’initiatives de l’opposition guinéenne mais surtout le style du cavalier solitaire qui la caractérise. Outre ces positions rarissimes, moi je n’ai jamais ou rarement entendu, l’opposition et les opposants aborder avec fermeté, et courage, des questions aussi fondamentales que l’ethnocentrisme, le népotisme, la gestion de nos mines ou la corruption généralisée qui gangrène le pays. Il suffit de s’attarder sur les sites guinéens pour se rendre compte que les citoyens sont beaucoup plus préoccupés de la situation du pays que les leaders d’opposition. Les rares personnes qui dénoncent les errements du gouvernement et proposent des analyses de la situation sociopolitique de la Guinée sont des citoyens lambda. Qu’est-ce qui empêcheraient des leaders comme messieurs Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté ou Dr Telliano d’écrire de temps en temps pour nous signifier leurs positions et proposer des pistes de réflexion pour sortir ce pays de son état ? A défaut d’écrire, si cela leur semble ennuyeux, qu’est-ce qui les empêchent d’initier des débats télévisés avec les autres représentants du peuple. Que dire aussi de tous ces docteurs et professeurs qui essaiment et parasitent l’échiquier politique guinéen. Ne peuvent-ils pas, selon leurs spécialités, contribuer à la construction concertée d’un modèle de pensée politique en phase avec les réalités du pays ? Seraient-ils ringards au point d’envisager la politique uniquement sous l’angle du militant illuminé qui ne vit que pour être aimé de son chef, ne peuvent-ils pas être quelqu’un d’autre que ce individu malléable et mou ?


Comment l’opposition considère-t-elle ses militants en particulier et en général les Guinéens ?

La relation entre le leader et ses militants dans le contexte guinéen est difficile à expliquer compte tenu du caractère communautariste et ethnique qui structure la vie politique guinéenne. Qu’il soit issu d’un milieu populaire ou de milieu intellectuel, la propension que le guinéen milite au sein de partis politiques autres que ceux de sa région, reste très faible. Cette caractéristique du militantisme en Guinée, peut amener à supposer que la relation entre l’opposition et ses militants, est une relation asymétrique bâtie simplement sur l’appartenance communautaire et la reconnaissance de soi envers l’autre. Convaincus de cet électorat acquis sans difficulté et souvent sans programmes politiques, les opposants guinéens ne seraient –ils tenter de considérer leurs militants comme des faire-valoir qu’ils instrumentaliseraient à leur guise pour atteindre leur ambition personnelle ? A priori, nous sommes tentés de répondre non, mais en examinant la question en termes de risques et de gains, nous remarquons que les risques encourus par les militants par rapport aux leaders sont toujours plus élevés. Ce qui nous amène, à nous demander, pourquoi les militants se battent ou se battraient-ils pour des leaders qui ont peu de considérations pour eux ? Peut-être que le militant se comporte ainsi, parce qu’il est incapable d’une part, de se projeter au-delà de son « cocon ethnique Â» et de l’entre soi dans lequel il s’est construit. D’autre part, les politiciens incapables de fédérer au-delà de la « partition communautaire Â» alimenteraient insidieusement l’entre soi communautaire pour conserver leur électorat. La relation entre militants et leaders politiques est somme toute, à l’image du contexte politique guinéen souvent caractérisé par l’avantage des chefs sur les plus faibles.


Quels programmes politiques l’opposition a-t-elle pour la Guinée et les guinéens ?

Sur Internet le seul programme politique que j’ai trouvé après quelques heures de recherche est celui de l’UFDG1. Les autres partis politiques ne mettent soit pas leurs programmes politiques en ligne soit ils n’en disposent pas. Des partis politiques sans programmes politiques c’est quand même inquiétant à l’ère des réseaux sociaux. De quelle manière comptent-ils nous convaincre sans feuille de route précise et pratique ? Comment arriveraient-ils à nous convaincre, s’ils n’ont rien à proposer en retour ? Peut-être que les explications se trouvent dans les points que nous avons abordés plus haut selon lesquels, les leaders politiques guinéens ne fourniraient pas d’efforts pour se faire entendre et se faire comprendre parce qu’ils savent quelles que soient leurs attitudes, leurs militants leur resteront fidèles et dévoués compte tenu du caractère communautaire ou régionaliste de la donne politique guinéenne. Si l’opposition ne propose rien et préfère ne se contenter que de l’électorat qui lui est acquis, il est évident qu’elle ne pourrait jamais être crédible pour impulser un quelconque changement dans ce pays. Peut-être qu’elle ne cherche pas grand-chose. Elle veut juste exister parce que faire de la politique en Guinée est une activité qui rapporte beaucoup pour ceux qui sont reconnus comme opposants. Quand on ne peut pas compter ni sur l’opposition et ni sur le gouvernement, Quelles solutions avons-nous ?


Pistes de solutions

Robert King Merton affirmait dans une société déviante, chaque individu peut adopter cinq choix pour s’adapter aux injonctions de la société : Se conformer, adopter un comportement du type ritualiste, innover, s’évader et se rebeller.

Se conformer dans le cas guinéen, consistera à accepter la situation sans moufter ; adopter un comportement de type ritualiste, consistera à jouer le jeu dans le seul but de contourner les ennuis sans forcément approuver la situation ; innover consistera par exemple à jouer le jeu de la démocratie, en utilisant des moyens originaux ; s’évader consistera à adopter une attitude de retrait qui s’apparente au comportement du citoyen frustré de la vie en société et qui décide de vivre complètement coupé de l’entourage et de la société ( cas de drogués, toxicomanes, SDF, etc.) et enfin se rebeller signifie être radicalement en rupture avec le modèle social en cours. Face à un gouvernement déviant qui ne respecte rien mais qui exige toujours en toutes circonstances quand ça l’arrange le respect des lois, que devrions-nous faire ? En m’appuyant sur le modèle de Merton, j’opterai pour les principes de l’acteur innovateur et rebelle. Car se conformer à un régime qui fait le contraire de ce qu’il dit, est une façon de conforter ce régime dans sa dérive. Innover et se rebeller sont des formes de contestation. En effet, se rebeller signifie, refuser de se soumettre à l’autorité d’un pouvoir. En pratique cela peut se traduire sous la forme de grèves, de boycott, de pressions, de refus de l’affairisme, du népotisme. Enfin, se rebeller signifie aussi pour les citoyens, le devoir d’accorder son soutien qu’aux seuls partis dignes de confiance et ayant de vrais projets de société. C’est aussi avoir la force de couper le cordon avec des opposants qui ne font rien pour le peuple et en l’occurrence pour ses propres militants.

Si les boycotts, les manifestations de rue, les grèves et les protestions pacifiques n’aboutissent à rien. La société civile, les opposants, les leaders syndicaux, les membres de la mouvance et les autres représentants du peuple doivent s’entendre pour proposer un « modèle ex nihilo Â» d’alternance politique comme le décennat où les textes prévoiront un mandat décennal unique et non renouvelable. Orchestré de manière consensuelle et intelligente, un tel régime, nous permettrais d’orienter toutes ces dépenses liées à l’organisation des élections, qui à l’égard du jeu politique guinéen s’apparente à du gaspillage de nos maigres ressources. En plus de réduire nos dépenses, ce type de régime offre de possibilités d’analyses intéressantes pour faire une évaluation approfondie de la gestion politique d’un parti ou d’un gouvernement.

Si cette utopie politico-sociale, est inimaginable eu égard aux incertitudes sous-jacentes à son application réelle dans une société foncièrement émasculée et « mimétiste Â». La seule option qui nous reste si nous ne voulons pas périr en raison de la bêtise de nos dirigeants, est d’effectuer le douloureux choix entre l’usage de l’intellect ou de la kalachnikov dans la résolution de nos problèmes. L’idée de la guerre ne me jouit point, mais l’histoire humaine à montrer quand un peuple épuise tous les recours possibles pour vivre dignement sans succès, les risques à la guerre sont importants.


Conclusion

Gouverner dans un Etat démocratique est un exercice de gestion institutionnelle qui exige de la part de celui à qui, le peuple à confier le pouvoir, une conduite d’exemplarité, de probité et d’honnêteté. Plus qu’une conduite, la gestion d’un pays qui se revendique démocratique, demande que tous les citoyens sans distinction d’origine soient traités de la même manière. Traiter les citoyens de la même manière, signifie appliquer la même justice pour tout le monde et partout en ayant comme seul et unique souci l’impartialité. Gouverner en démocratie c’est accepter de gérer avec d’autres notamment l’opposition et les acteurs de la société qui accompagnement le gouvernement dans la prise des décisions. Pilier incontournable dans toute démocratie, l’opposition pour être efficace et crédible, doit être force de proposition, être attentive aux atteintes du peuple. Elle doit se battre pour la promotion du vivre ensemble, du développement. Les citoyens doivent quant à eux, pour participer pleinement à la construction de la nation exiger de la part de ceux qui sollicitent leurs voix, des vrais projets de société susceptibles d’assurer le rayonnement du pays et accroitre le niveau de vie.

Malgré, la situation calamiteuse, l’état d’impunité, et de désolation qui règne actuellement en Guinée, il n’est tard, pour nous ressaisir et faire de ce pays la vitrine de l’Afrique.


Diallo Thierno Aliou G.


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Commentaires  

 
-8 #15 Gandhi 23-09-2014 07:42

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
Mr Gandhi, laissez et permettez à chacun de dire ce qu'il a sur le cœur!

Vous voulez changer la Guinée, mais dire ce que vous avez sur le coeur n'y changera rien, sauf apaiser votre conscience.
Vous n'avez donc rien compris. Je ne fais pas l'apologie de l'opposition. Je dis qu'elle est nulle, mais il y a pas mieux (pas d'alternative constituée). Faute de grives, on mange des merles.
Lorsqu'il faudra voter, qu'allez-vous faire ? Voter pour AC ? Non, donc voter pour l'opposition.
Donc pourquoi critiquer l'opposition, si vous votez pour elle.
Si vous voulez un autre choix, encore faut-il le mettre en place concrètement. Pour l'instant je ne vois rien.
Des exemples concrets d'action, il y en a à la pelle, mais qui pour les mettre en oeuvre ?
Je ne donnerai que 2 exemples (mais je vous assure qu'il en existe de nombreux).
Même à distance, il est possible de porter plainte contre la Cour Suprême à la Cedeao pour son déni de justice. L'opposition ne le fait pas, mais les citoyens peuvent le faire. Je n'ai malheureusement pas les moyens de le faire seul, et si je sollicite des compatriotes pour un appel de fonds dans ce but, certains diront que je ne suis pas Guinéen, d'autres que je veux bouffer l'argent. Y a t-il une personne crédible capable de crédibiliser ce genre d'actions ?
Dans l'hypothèse affirmative, je mettrai un peu de mon temps à disposition pour l'assister. De même, il est possible de porter plainte en interne à la Cour Suprême pour mettre fin aux délégations spéciales qui ont fait leur temps. Cela permettrait de stopper la RPGisation rampante.
Bien sûr les Guinéens peuvent critiquer l'opposition ou la mouvance, je le fais moi-même, mais entre des critiques constructives (qui amènent quelque chose) et des critiques stériles (pour le plaisir), il doit y avoir un espace pour l'action, car c'est la seule chose qui compte.
Moi je critique du bout des lèvres l'opposition, car c'est la seule alternative crédible, compte-tenu du fonctionnement institutionnel actuel. Comme je n'ai pas d'ambition politique pour créer un parti ayant vocation à faire mieux, je me satisfais de leur existence. Celui qui veut faire mieux n'a qu'à entrer dans l'arène. C'est la SEULE voie pour être entendu.
En définitive, je veux dire que les critiques ne feront pas changer l'opposition : ils sont hermétiques à tout changement, et ne comprennent pas tout l'intérêt qu'il y aurait au XXIème siècle, à utiliser des outils modernes (le droit par exemple) pour faire avancer la démocratie. Tout le monde a vu en 2010 qu'il ne suffisait pas d'être majoritaire dans le pays pour emporter les élections.
Personnellement je me fous d'avoir raison contre les politiques. Quel intérêt pratique à dire je vous l'avais dit, si la situation ne change pas ? Je ne m'intéresse qu'au changement, et suis prêt à assister toute personne qui veut agir concrètement, pas à seulement critiquer pour dire ensuite, qu'on avait raison.
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+7 #14 Diallo Thierno Aliou G. 22-09-2014 20:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
Heureux que les plus jeunes comme Barros pensent comme moi. C'est l'essentiel car ils sont l'avenir. Nous critiquons la pensée unique de Alpha Condé-sans parler des ses atrocités- et sur le Net,nous montrons de l'intolérance envers ceux qui ne pensent pas comme nous. Avec Alpha Condé, nous avons d'énormes problèmes; sans lui nous aurons quelques problèmes avec notre panurgisme militant: une fois que nous aimons quelqu'un, quoi qu'il/elle fasse c'est ok! Même si cela cause mort de personnes. S'il/elle tue en égorgeant,c'est la faute de la victime qui a mis son cou sous le couteau. Le Pays est devenu un pays de fanatiques politiques a côté des fanatiques religieux de plus en plus nombreux,d'ailleurs aussi, en Guinée[digression:il y a de plus en plus de quartiers à Conakry où l'on se croirait à Téhéran ou pire à Kaboul,tant les barbus et surtout les femmes "nindja" sont nombreux].
La lutte et les critiques doivent continuer nonobstant les fans clubs politiques! Ce qui nous intéressent,c'est le Pays et non faire plaisir a un groupe de politiciens dont nous sommes, en fait, les meilleurs amis car nous nous ouvrons a eux sans hypocrisie. Ils ont le choix d'en tenir compte ou d'ignorer! Peace and greetings!

Tout à fait d'accord avec vous. Le guinéen s'est habitué à force de se mentir à lui-même de n'apprécier que celui qui pense comme lui. En ce qui me concerne, je continuerai à exprimer mes idées en essayant d’être le plus neutre possible. Que certains considèrent cela comme : « Un fatiguant discours kilométrique de rêveries et de confusions frisant la causerie plutôt que la rédaction », libre à eux mais qu'ils sachent quelles que soient leurs critiques négatives, je ne renoncerai pour rien à ma liberté de penser. Leurs attaques ne changeront rien à ma détermination d’œuvrer pour la vérité et l'émergence d'une Guinée juste où le mensonge ne sera plus un moyen d’accès au pouvoir.
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+6 #13 Abraham bantignel 22-09-2014 20:20

Citation en provenance du commentaire précédent de Barros Diallo:
(...)Quant à ceux qui vous réclament des "propositions au lieu de critiques", qu'ils apportent la preuve que leurs maitres savent lire des propositions et s'en servir(...)qui ne savent pas lire une critique(...) demontrer publiquement qu'ils mentent en prétextant n'avoir pas reçu de propositions : en realité ils n'ont l'embarras du choix si ce n'est l'incapacité de choisir(...)Bref : critiquez et ils ne sauront pas comment reagir ; proposez et ils ne sauront pas s'en servir ; initiez sans eux et ils essayeront de récuperer ou alors étouffer vos actions(...) personnellement je préfere m'amuser de leurs honteuses contreverités mediatiques(...) Puis c'est déja ridicule que de solliciter des mandats publiques et faire faire le travail a d'autres.C'est à ceux qui aspirent à gouverner ce pays de faire des propositions au peuple et sur ce chapitre (aussi), on attend que les uns se démarquent des autres. Seulement voilà en Guinée, (...)il y'a toujours eu ceux qui travaillent et ces autres dont la seule compétence indiscutable est leur capacité a courir après les postes en brandissant le résultat du travail des autres. Ne soyez donc pas surpris que ce soit à vous, le citoyen, qu'on réclame des propositions pour les expliquer au Dealers politiques (pardon leaders). Ailleurs, dans un pays normal, c'est linverse qu'on observe : un politicien popose et les citoyens écoutent et choisissent. Et les hommes d'Etat, ces grands leaders, savent transformer les frustrations (exprimées ou pas) en actions salvatrices pour l'ensemble...De toute evidence, nous n'avons que des enfants gatés en Guinée : pourquoi les appeler "leaders" s'il faut leur indiquer le chemin ? Nous comprenins bien ceux qu'ils croieent etre de l'ironie lorsqu'ils vous disent d'aller faire le travail vous meme si vous n'êtes pas satisfait(...) certains n'ont jamais appris à poser des questions a plus forte raison oser dire ce qui ne va pas ! En deuxieme lecture, il faudrait bien qu'ils admettent que c'est une forme de dictature qui explique la multiplication des partis politiques en Guinée, et comme contre toutes les formes de dictature,(...)nous devons tirer des lecons réfléchir l'avenir (pour eux c'est la prochaine élection) Bref, bravo pour ce texte cher DTAG et courage : un intellectuel, c'est aussi et surtout le courage de bousculer les conformismes collectivement suicidaires.

Heureux que les plus jeunes comme Barros pensent comme moi. C'est l'essentiel car ils sont l'avenir. Nous critiquons la pensée unique de Alpha Condé-sans parler des ses atrocités- et sur le Net,nous montrons de l'intolérance envers ceux qui ne pensent pas comme nous. Avec Alpha Condé, nous avons d'énormes problèmes; sans lui nous aurons quelques problèmes avec notre panurgisme militant: une fois que nous aimons quelqu'un, quoi qu'il/elle fasse c'est ok! Même si cela cause mort de personnes. S'il/elle tue en égorgeant,c'est la faute de la victime qui a mis son cou sous le couteau. Le Pays est devenu un pays de fanatiques politiques a côté des fanatiques religieux de plus en plus nombreux,d'ailleurs aussi, en Guinée[digression:il y a de plus en plus de quartiers à Conakry où l'on se croirait à Téhéran ou pire à Kaboul,tant les barbus et surtout les femmes "nindja" sont nombreux].
La lutte et les critiques doivent continuer nonobstant les fans clubs politiques! Ce qui nous intéressent,c'est le Pays et non faire plaisir a un groupe de politiciens dont nous sommes, en fait, les meilleurs amis car nous nous ouvrons a eux sans hypocrisie. Ils ont le choix d'en tenir compte ou d'ignorer! Peace and greetings!
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+8 #12 Barros Diallo 22-09-2014 14:04

Il faut à tout prix éviter le conformisme binaire. Denoncer tout ce qui ne va pas et avoir le courage de ses opinions. Il ne faut pas céder aux conformistes. On a vu ce que les courbertes carrieristes ont apporté à ce pays...Quant à ceux qui vous réclament des "propositions au lieu de critiques", qu'ils apportent la preuve que leurs maitres savent lire des propositions et s'en servir....A l'évidenee ils ont des leaders qui ne savent pas lire une critique...mais ce que le grand public ne sait peut etre pas, est qu'on peut s'amuser à demonstrer publiquement qu'ils mentent en prétextant n'avoir pas reçu de propositions : en realit ilsnont l'embarras du choix si ce n'est l'incapacité de choisir. C'est par pudeur et pour eviter l'indécence intellectuelle que nombreux se taisent sur la question..Bref : critiquez et ils ne sauront pas comment reagir ; proposez et ils ne sauront pas s'en servir ; initiez sans eux et ils essayeront de récuperer ou alors étouffer vos actions. On pourrait s'amuser à demontrer tout ce qui précede, mais comme je l'ai dit se serait indécent.Puis, personnellement je préfere m'amuser de leurs honteuses contreverités mediatiques, le temps des campagnes arrivera et on decidera à ce moment-là s'il faut répondre au mensonge. Puis c'est déja ridicule que de solliciter des mandats publiques et faire faire le travail a d'autres. Si on à offir,mais qu"on cesse de faire croire le contraire..C'est à ceux qui aspirent à gouverner ce pays de faire des propositions au peuple et sur ce chapitre (aussi), on attend que les uns se démarquent des autres. Seulement voilà en Guinée, il y'a longtemps que la pyramide a été inversée : dans l'admiminitration il y'a toujours eu ceux qui travaillent et ces autres dont la seule compétence indiscutable est leur capacité a courrir après les postes en brandissant le résultat du travail des autres. Ne soyez donc pas surpris que ce soit à vous, le citoyen, qu'on réclame des propositions pour les expliquer au Dealers politiques (pardon leaders). Ailleurs, dans un pays normal, c'est linverse qu'on observe : un politicien popose et les citoyens écoutent et choisissent. Et les hommes d'Etat, ces grands leaders, savent transformer les frustrations (exprimées ou pas) en actions salvatrices pour l'ensemble...De toute evidence, nous n'avons que des enfants gatés en Guinée : pourquoi les appeler "leaders" s'il faut leur indiquer le chemin ? Nous comprenins bien ceux qu'ils croieent etre de l'ironie lorsqu'ils vous disent d'aller faire le travail vous meme si vous n'êtes pas satisfait. On comprnd aisément leur philosophie : conforme toi ou devient traitre. Ceci explique en partie pourquoi la médiocrite en gangrené ce pays: certains n'ont jamais appris à poser des questions a plus forte raison oser dire ce qui ne va pas ! En deuxieme lecture, il faudrait bien qu'ils admettent que c'est une forme de dictature qui explique la multiplication des partis politiques en Guinée, et comme contre toutes les formes de dictature, ce combat aussi sera. Mais l'imposture politique aussi va cesser en Guinée. Il n'y a qu'eux qui sont pressés par la prochaine élection ! La binarité conformiste avait conduit bon nombre de ceux que nous democrates, intello, leaders politiques etc...a jius imposer le choix entre la peste et le cholera : au propre comme au figuré nous avons les deux ( le cholera y est et si ebola n'est peut-etre pas la peste, il faut dire que nous guinéens sommes bien vu comme des pestiférés). Je me souviens encore des formules utilisées à l'époque sur ce même site par la multitude (nous qui réclamions un remede aux deux maux étions bien minoritaires; les reclameurs de propositions ne nous contrediront) savante. Quoiqu'on ait dit, fait, proposer à l'époque n'a pas pu nous éviter le resultat qu'ils ont souhaité parce que jouissant de leurs divers statuts. Pire, nous avons été roulés par ceux qui "nous comprenaient" (Perso :je crois avoir compris le sentiment qu'avait epprouvé William Wallace lorsqu'il fut trahi par la "noblesse" écossaise). N'eut été notre conscience du drame Guinéen, on aurait pu s'amuser du théatre de leurs jérémiades après l'émiettement de leur multitude en mulitples factions qui se disputent le résultat de leur science : cynique-naiveté ! on peut raconter, mais ça n'en vaudra pas la moindre touche de clavier : nous devons tirer des lecons réfléchir l'avenir (pour eux c'est la prochaine élection) Bref, bravo pour ce texte cher DTAG et courage : un intellectuel, c'est aussi et surtout le courage de bousculer les conformismes collectivement suicidaires.
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+2 #11 Abraham bantignel 22-09-2014 12:11

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Il faut arrêter de ne considérer l'opposition politique que comme la seule opposition. Celle-ci n'est que ce que nous voulons qu'elle soit. On ne peut pas critiquer l'opposition actuelle pour ce qu'elle est, et rester en même temps à sa remorque, sans faire montre d'aucune initiative, autre que celle de critiquer son inaction.
La Guinée sera celle que nous voulons qu'elle soit, et si nous laissons faire les opposants, la Guinée sera celle que eux souhaitent. CQFD.
J'ai donc du mal à comprendre à quoi jouent tous ces internautes qui ne font que... critiquer l'opposition politique, sans montrer une seule action concrète susceptible de montrer qu'il existe d'autres voies en dehors d'elle. Puisqu'ils ne font rien, de quoi se plaignent-ils ? Même l'opposition extra-parlementaire parle beaucoup, mais n'a pas réalisé un seul acte concret qui puisse permettre d'espérer sortir de ce cercle vicieux.

Mr Gandhi, laissez et permettez à chacun de dire ce qu'il a sur le cœur! Vous aimez faire l'apologie de l'opposition. C'est bien mais au moins argumentez et démontrez qu'ils ne peuvent pas faire mieux. C'est vrai que de temps en temps vous avez des interventions très pertinentes mais nous aussi,nous attendons que vous nous donniez des exemples concrets d'actions. Pour expliquer de façon imagée mon opinion:imaginez une équipe de foot qui ne marque pas de buts et des supporteurs et fans insatisfaits se plaignent et que pour toute réponse qu'on leur disent de venir jouer eux-mêmes sur le terrain ou de venir faire le coaching. Vous imaginez un peu une telle réponse?
Je pense qu'il faut laisser les Guinéens critiquer l'opposition, c'est sain pour le débat et la démocratie! Personne n'aime les critiques mais la vie des hommes est ainsi. En plus et surtout que nous vous voyons critiquez vous-mêmes les leaders de l'opposition lors de leurs meetings lorsque vous prenez la parole. Pourquoi pas les autres sur le Net?
Il y a de nombreux citoyens qui font des choses dans le cadre de la lutte mais qui ne viennent pas s'exposer et s'en vanter sur le Net.
Maîtres-mots: tolérance, tolérance et liberté de critiquer! Les personnes concernées seront quoi faire: en tenir compte ou les ignorer.
Mr Gandhi joue au gardien anti-critques de l'opposition sur le Net? C'est bien!
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+6 #10 Ibrahima2 22-09-2014 12:07

Pour completer le message que je viens de poster.
Mes soeurs guineenes(intelectuelles) ont un grand role role a jouer dans ce pays Guinee.
Ce sont nos brave soeurs(Nouvelle generation)
qui maineront le combat centrer dans la reconciliation des ses enfants, ce combat n`est
ni politique ni administratif.
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+5 #9 Ibrahima2 22-09-2014 11:45

C``est une seule fois j`ai vu dans youtube
Saloum Cisse de la mouvence et Aliou Conde
de l`opposition faire un FACE a FACE devant
une de nos soeur journaliste, ce jour là j`etais
vraiment content, je me suis dit au fond de moi
que si entre tous ces compatriotes surtout qui
sont dans le net si on pouvait organiser des telle
face a face(avec la nouvelle tech. c`est possible)
Une discussion9Civilisee) a visages decouverts.
Moi perso ce que je n`ose pas te dire devant toi
je ne diai pas cà a travert le net.
Donc tous ce que je raconte au net,devant toi je
te dirai la meme chose meme si tu as les muscles
de Scvardznegger, oubien tu fais l`art de l`Est
(Kung-Fu).
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+7 #8 Boffaka 22-09-2014 10:47

Tous de menteur dans ce pays. Peuple levons nous contre ces affamés voleur. Ne comptons sur personne en tt cas pas sur lopposition. Birin escrocs
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-18 #7 M Keita 22-09-2014 09:48

Trs bon texte, Tt est dit avec clarté :"L’idée de la guerre ne me jouit point, mais l’histoire humaine à montrer quand un peuple épuise tous les recours possibles pour vivre dignement sans succès, les risques à la guerre sont importants." Il est temps que le peuple se lève pour se prendre en mais. Sans ça la guerre est inevitable.
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-25 #6 Pierre Haba 22-09-2014 09:39

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
citation:. La seule option qui nous reste si nous ne voulons pas périr en raison de la bêtise de nos dirigeants, est d’effectuer le douloureux choix entre l’usage de l’intellect ou de la kalachnikov dans la résolution de nos problèmes.
une seconde après on lit:Malgré, la situation calamiteuse, l’état d’impunité, et de désolation qui règne actuellement en Guinée, il n’est tard, pour nous ressaisir et faire de ce pays la vitrine de l’Afrique.
Un fatiguant discours kilométrique de reveries et de confusions frisant la causerie plutot que la redaction.Il dit des choses et leurs contraires.On se croirait dans une église pentecotiste.
Il serait toutefois très pertinent que l'auteur contribue au changement en allant développer son contenu dans un marché de Womey à N'Zerékoré!

Crtiqué ce bien mais proposer c'est mieu. respectez les eforts des gens. L'auteur n'a fait donner ses positions avec courage et neutralité. Si vous ne revé pas vous, accordez le droit aux autres de rever pour nous tous.Bon courage monsieur Diallo Thierno Aliou G
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+8 #5 Gandhi 22-09-2014 08:36

Il faut arrêter de ne considérer l'opposition politique que comme la seule opposition. Celle-ci n'est que ce que nous voulons qu'elle soit. On ne peut pas critiquer l'opposition actuelle pour ce qu'elle est, et rester en même temps à sa remorque, sans faire montre d'aucune initiative, autre que celle de critiquer son inaction.
La Guinée sera celle que nous voulons qu'elle soit, et si nous laissons faire les opposants, la Guinée sera celle que eux souhaitent. CQFD.
J'ai donc du mal à comprendre à quoi jouent tous ces internautes qui ne font que... critiquer l'opposition politique, sans montrer une seule action concrète susceptible de montrer qu'il existe d'autres voies en dehors d'elle. Puisqu'ils ne font rien, de quoi se plaignent-ils ?
Les leaders de l'opposition n'agissent que par rapport à leurs propres valeurs, et à leur environnement, et de ce côté il n'y a pas grand chose à en tirer. Même l'opposition extra-parlementaire parle beaucoup, mais n'a pas réalisé un seul acte concret qui puisse permettre d'espérer sortir de ce cercle vicieux.
Concernant le communautarisme, il s'estompera peu à peu le jour où l'État sévira contre un délinquant ou un criminel, quel qu'il soit. Lorsque la répression est orientée (quel que soit le régime), les Guinéens se recroquevillent sur leur communauté, seul organisation susceptible - pensent-ils - de les protéger.
Aujourd'hui, mais il en va de même ailleurs, à l'heure de la communication, on ne nous vend plus des programmes politiques (interchangeables ?), mais des messies.
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+8 #4 madina 22-09-2014 01:46

citation:. La seule option qui nous reste si nous ne voulons pas périr en raison de la bêtise de nos dirigeants, est d’effectuer le douloureux choix entre l’usage de l’intellect ou de la kalachnikov dans la résolution de nos problèmes.
une seconde après on lit:Malgré, la situation calamiteuse, l’état d’impunité, et de désolation qui règne actuellement en Guinée, il n’est tard, pour nous ressaisir et faire de ce pays la vitrine de l’Afrique.
Un fatiguant discours kilométrique de reveries et de confusions frisant la causerie plutot que la redaction.Il dit des choses et leurs contraires.On se croirait dans une église pentecotiste.
Il serait toutefois très pertinent que l'auteur contribue au changement en allant développer son contenu dans un marché de Womey à N'Zerékoré!
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+13 #3 A.O.T. Diallo 22-09-2014 01:31

Je conviens avec vous Mignan TAGD que l'opposition doit refaire totalement et rapidement ses stratégies pour que les guineens lui fassent plus confiance et l'aident efficacement a balayer demain la Condecratie.
Pour être "efficace et crédible" elle doit maintenant faire autrement et plus.
Un premier bon exemple serait au lieu de "prendre a témoin la communauté internationale et nationale" ou dépenser des millions pour récolter des motos serait d'ouvrir des radios en langues nationales dans les 4 régions et de faire passer les messages que nous savons tous sur la mal-gouvernance et les foutaises du PPAC.
Elle doit parler au guineens et cesser de les utiliser pour arriver au pouvoir car actuellement il n'y a aucune raison objective de se sacrifier pour ses chefs...
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-14 #2 Sékou Chérif Diallo 22-09-2014 00:17

La pertinence de l'article n'est pas à démontrer car elle saute aux yeux. Sur ce point je dis NO COMMENT. Sur les positions avancées, je partage entièrement vos points de vue et j’apprécie surtout ce courage intellectuel de partager ses opinions sans langue de bois dans un environnement pollué par une bipolarisation à outrance du débat politique. Le peuple a besoin aujourd'hui d'un langage de vérité et non d'une rhétorique intellectualiste confuse et lassante. Mr Diallo vous avez raison!
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+8 #1 amadudialamba 21-09-2014 23:52

Monsieur Gondo nous sommes tous embrouillés, sauf peut-être vous. Lorsque vous demandez : « Qu’est-ce qui empêcheraient des leaders …… d’écrire de temps en temps pour nous signifier leurs positions et proposer des pistes de réflexion pour sortir ce pays de son état ? ………initier des débats télévisés ……... Que dire aussi de tous ces docteurs et professeurs qui essaiment et parasitent l’échiquier politique guinéen. Ne peuvent-ils pas, selon leurs spécialités, contribuer à la construction concertée d’un modèle de pensée politique en phase avec les réalités du pays ? Seraient-ils ringards au point d’envisager la politique uniquement sous l’angle du militant illuminé qui ne vit que pour être aimé de son chef, ne peuvent-ils pas être quelqu’un d’autre que ce individu malléable et mou ? » Toutes ces questions sont légitimes, mais Monsieur Gando, ‘’Dyon gandal maw ngal’’, avec tout mon respect, laissez-moi vous redire que tout ce fou monde est complètement fou et ne vise que son intérêt personnel, y compris moi-même. Personne ne sait d’où il est venu (la révolution barbare et l’anarchie de Conté), où il est (l’enfer et la désolation de l’ère Alpha) et où il va (chercher à se faire garantir la sécurité, à vivre dans un véritable Etat de droit, assurer son propre épanouissement sans détourner…). Nous confondons tout ! Mettez-moi aujourd’hui à n’importe quel poste, à la place de ceux que je critique en longueur de journée, je ferais comme eux, sinon même pire. Pourquoi, parque les administrations précédentes ont cultivé chez le guinéen l’obéissance de du chef à la place des principes et les chefs gèrent leurs administrés comme leurs sujets et les choses de l’Etat comme leurs biens personnels. C’est ce qu’il faut chercher à bannir systématiquement. Le pays est dans une merde chronique. Maintenant avec ce nouveau désastre épidémique mal géré, les choses risquent de devenir de plus en plus compliquées et même échapper à tout contrôle. Je m’excuse de le dire ainsi crument, comme vous venez de le noter globalement dans votre texte si rien est fait le pays n’attend que le KO qui l’attend. Un pays qui marche en Dessous-dessus, sans aucun système approprié s’enfoncera davantage dans une indescriptible et interminable anarchie jusqu’au fond du trou. Avant toute autre initiative demandons pardon au bon Dieu. Car nous avons fait trop de tort à nous-même, surtout aux innocents (pendre, priver d’eau, affamer, tuer, refuser la justice aux ayants droit, violer, inhumer de vivants avec de cadavres), tout cela pour le simple fait d’appartenance de ces victimes ; faire le détournement des fonds destinés aux misérables un art de gouverner pendant un demi siècle, se taper des châteaux à confondre au paradis devant ses victimes de paupérisation, …. la liste est longue. Il faut revenir sur terre.
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