Des cadres en fin de cycle ont corrompu l'administration et les secteurs de la vie de la nation !

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BARRY_Mamadou_01Toute l’opinion, tant nationale qu’internationale se demande tous les jours pourquoi les choses sont comme elles sont en Guinée. Pourquoi le Guinéen ne fait jamais rien à la normale ? Pourquoi la particularité guinéenne ? Pourquoi ce paradoxe devenu énigmatique ? Pourquoi est-on si fier de cette expression : « Ici, c’est la Guinée ! Â» ?

Prenons le temps d’une petite pause et procédons à une petite analyse rétrospective en trois phases pour voir qu’effectivement, il y a lieu de se poser des questions sur cette capacité ou incapacité à pouvoir nous sortir de ce cercle vicieux dans lequel on se perd à chaque lueur d’espoir. Ce tourbillon amène les plus optimistes à se dire que peu importe le dirigeant qui arrive, le SYSTEME le bouffera ! Ahh, le mot est lâché !


Première phase : l’avènement de la République de Guinée (1958)

Sans chercher à refaire l’histoire, on se souviendra que Sékou Touré, dans le but d’asseoir son pouvoir solitaire, avait besoin d’isoler la Guinée de l’Occident et surtout de la France. Dans l’enthousiasme de l’indépendance, des cadres, fraîchement sortis des universités françaises ont décidé de se mettre à la disposition de leur jeune Etat. Le responsable suprême, au lieu de les mettre en position de construire cette nouvelle et jeune nation, s’est mis à les anéantir systématiquement dès le début des années soixante.

En installant le PDG et ses structures, comme instrument de liquidation des cadres, il s’est donné pour seul et unique objectif, la formation et l’installation d’un nouveau type de Guinéen. Ce seront les cadres d’aujourd’hui qui sont nés entre 1940 et 1955. A la fin des années soixante (1960), les plus âgés de ces cadres avaient juste l’âge d’entrée à l’université avec une solide formation idéologique qui leur donne une bonne base pour apprendre les fondements des principes de la révolution que sont le mensonge, la délation, la tricherie, la trahison, la démagogie, la falsification, le vol, l’espionnage et la dénonciation.

Dès cette fin des années soixante (1960) et le début des années soixante-dix (1970), la machine à répression du PDG s’est mise en place avec ses complots dans le but de liquider les cadres du pays. Nos jeunes cadres, à la force de l’âge seront formés à la culture du complot et à la notion de cinquième colonne. ils assisteront à l’exécution des uns et à la pendaison des autres, toujours avec en ligne de conduite, les principes de la révolution et la division des fils et filles de Guinée en bons et mauvais. Cette séparation s’exerce jusque dans les murs des établissements d’enseignement.

Vers le milieu des années soixante-dix (1970), les plus vieux de ces cadres sortent de l’université guinéenne et pendant que certains sont directement envoyés dans l’administration publique et l’enseignement d’autre partent pour des entreprises d’Etat ou dans les pays de l’ex Union Soviétique comme boursiers pour ceux qui sont de bon Guinéens et les mauvais sont « recalés Â» parce que leurs parents ne sont pas de bon Guinéens, mais à la solde de l’Occident.

Toujours dans le processus d’élimination des cadres du pays, la machine de la révolution monte d’un cran dans la stigmatisation des uns et la liquidation des autres. A cette période, on a lancé la fameuse « situation particulière du Fouta Â» avec une chasse ouverte à une communauté et une liquidation et une chasse à l’homme systématique des cadres de cette communauté. Une stigmatisation telle que certains changeront même de nom de famille pour ne pas être victimes de cette réalité. Pendant ce temps, nos jeunes cadres prennent de la graine à la bonne école. Ils voient les choses, apprennent les méthodes, se conforment aux pratiques et s’adaptent aux situations.

A quarante ans à la fin des années soixante-dix (1970), les plus vieux de nos cadres sont en pleine maturité et investissement pleinement l’administration guinéenne et les plus jeunes subissent le même cheminement avec une formation encore plus approfondie dans la culture socialo-communiste des pays de l’Est ou ex Républiques Soviétiques avec des experts venu de ces pays, de la Chine et de Cuba.

A la fin du régime de Sékou Touré, ces cadres sont en pleine croissance et investissent tous les compartiments de l’administration guinéenne, de la vie civile et des forces de défense et de sécurité. Comme il fallait s’y attendre, la nature ayant horreur du vide, le PDG n’étant plus aux affaires, les cadres qui se sont nourris sous sont régime ont tout simplement abandonné le navire à la disparition du responsable suprême de la révolution.


Seconde phase : le laisser aller du régime de Lansana Conté (1984)

A cette date, les plus jeunes de nos cadres ont environ trente ans et investissent le marché du travail avec leur aîné qui ont déjà préparé le terrain pour eux. Cette explosion dans les compartiments de la vie de la nation est favorisée par l’arrivée de militaires sans aucune expérience dans la gestion des affaires publiques. Le CMRN va dont venir se livrer à la horde de cadres qui connaissent tous les rouages de l’administration et face à la libéralisation et la fin de la peur du PDG, ils auront la liberté de s’installer comme ils veulent.

Dès 1985, à la faveur des exigences de la Banque mondiale et du FMI pour désengager l’Eta de certaines activités, la Guinée rentre dans un processus de privatisation, pardon de destruction et de liquidation sans aucune autre forme de procès des entreprises d’Etat. Ces cadres ont pris les choses en main et ni la junte de l’époque, ni encore moins Lansana Conté, n’ont compris ce qui arrivait.

Dans la même lancée, un programme de restructuration et de réforme de la fonction publique a été mis en place avec le concours des institutions de Breton Woods qui exigeaient le dégraissage du fichier de la fonction publique. Là, les cadres ont montré leur capacité de nuisance. Il était question de couper le gras, tout en incitant les uns et les autres à se lancer dans des activités privées avec une assistance. Non seulement les dégraissés ne verront pas la couleur de l’argent, mais aussi et surtout, ils sont remplacés par d’autres tout en maintenant les premiers dans le fichier. C’est là que la notion de fictifs est devenue un langage courant dans le vocabulaire guinéen.

A l’avènement du multipartisme intégral au début des années quatre-vingt-dix (1990), nos cadres les plus vieux ont désormais cinquante ans et certains d’entre eux commencent à voir la retraite arrivée. C’est la reconversion vers la politique et c’est forcément la course cers le PUP qui est le parti au pouvoir. Les actions de zèle sont de plus en plus visibles pour plaire à Conté et obtenir un poste pour ne pas quitter la sphère qui vous a nourri durant toute votre carrière.

L’ensemble des cadres de notre fourchette est désormais en pleine activité dans la sphère de gestion du pays tant au niveau de l’administration publique et de la société civile, qu’à celui des opérateurs économiques et des forces de défense et de sécurité. Tout est désormais sous le contrôle de ces cadres d’une autre époque et qui n’ont de référence que le système de la révolution avec tout ce que cela implique comme conséquence néfaste sur la vie, la quiétude et la stabilité de la nation.

Ces cadres tourneront autour du régime de Conté pendant tout son règne occupant tous les postes toujours avec la même capacité de nuisance pour l’intérêt général au profit d’intérêts égoïstes et personnels.

Au début de 2007, le peuple de Guinée montrera son ras-le-bol de cette gestion calamiteuse des affaires publiques et nul ne doute que nos cadres répertoriés sont en grande partie responsables de cette gestion.

A la fin de Conté, Moussa Dadis Camara est venu avec des intentions, certes nobles, de faire le nettoyage, mais si la volonté était réelle, le fils de Koulé a manqué de méthode et de structure pour mener à bien sa mission et tout porte à croire que le SYSTEME a aussi eu raison de lui.


Troisième phase : l’arrivée du président « démocratiquement Â» élu (2010)

Le monde comprend aujourd’hui pourquoi Alpha Condé dit qu’il va reprendre la Guinée là où Sékou Touré l’avait laissée et certainement avec ces cadres de type nouveau que le responsable suprême de la révolution a donné en héritage à la postérité.

Ne connaissant rien de la Guinée, Koro se retrouve avec ces cadres dont les plus jeunes occupent tous les secteurs de l’administration guinéenne, la société civile, le syndicat, le patronat, le secteur informel et les forces de défense et de sécurité, en un mot tout le SYSTEME de gestion du pays.

Pendant que les uns s’occupent de lui trouver les moyens de se débarrasser de ses adversaires politiques, les autres instaurent une machine pour assouvir leurs ambitions personnelles et égoïstes.

Pour ce faire, l’arme la plus intéressante est la division des fils et des filles du pays en bons et mauvais, en natifs et étrangers, en ceux et celles qui étaient aux affaires hier et ceux et celles qui y sont aujourd’hui. Alpha ne se rend même pas compte qu’il ne s’agit que des mêmes cadres qui se retrouvent des deux côtés de la barrière qu’ils ont eux-mêmes installée à dessein.

Alpha est tombé dans le piège que ces cadres affectionnent le mieux et qui est celui d’entraîner n’importe quel dirigeant à plonger, tête baissée, dans la tribalisation du débat politique en dressant les ethnies les unes contre les autres, la catégories socioprofessionnelles les une contre les autres, les associations les unes contres les autres, les régions les unes contres les autres pour continuer à régner sur le pays.

Dans une perspective de court terme, comme gagner une élection présidentielle, cette instrumentalisation est bénéfique pour son initiateur, mais il est difficile de s’en sortir dans une gestion à moyen et long terme. Là, ces cadres de mauvais augure ont montré leurs limites dans la construction d’une nation une et indivisible dans leur gestion au quotidien.

Le peuple de Guinée s’en rend compte, les observateurs s’en rendent compte et même Alpha lui-même s’en rend compte. Ces cadres d’une autre époque, partout où ils se trouvent ne sont plus en mesure de bâtir la Guinée que tous les citoyens souhaitent voir pour leur enfants. La fin de cycle a sonné et on ne peut pas parler d’une Guinée émergente, d’une réforme des forces de défense et de sécurité, d’une autosuffisance alimentaire, d’une réforme énergétique, d’une vision minière ou encore d’une modernisation de l’administration avec des cadres aussi dépassés.

Mais il ne faut pas se faire d’illusion, ces cadres d’une autre ère ne se trouvent pas simplement au sein du pouvoir actuel, mais ils sont aussi au sein de tous les secteurs d’activité du pays y compris dans les partis politique tant du côté de la mouvance que de l’opposition. Cela signifie que même en cas d’alternance, il est clair que l’on ne changera que de président que le SYSTEME resté intact va très vite convertir à sa cause qui est celle de préserver les intérêts individuels au détriment de ceux de la collectivité.

Le pays est pris en otage par ces individus qui constituent un syndicat très puissant et qui exerce une certaine solidarité entre les membres peu importe là où ils se trouvent au sein du SYSTEME.

Un premier exemple à souligner de cette solidarité s’exerce et se cristallise à chaque décision d’application d’une certaine réforme. On se souvient de cette fameuse liste « B Â» de Sidya qui était sortie sur les débiteurs de l’Etat à une époque et la machine n’a jamais laisser sortir la liste « A Â»

Un second est celui du domaine de l’Urbanisme et de l’Habitat avec Bana Sidibé, surnommé pour l’occasion « tonton Casse-Casse Â» en relation avec la démolition des bâtiments qui occupent illégalement la chaussée. Avec beaucoup de bruits, mais le SYSTEME a très vite arrêté la machine.

Un troisième exemple se trouve dans la volonté de Moussa Dadis Camara à vouloir donner un gros coup de pied dans la fourmilière, mais la machine a eu raison de lui quand il s’est attaqué aux narco, à la récupération des domaines de l’Etat, à rajeunir l’armée et l’administration et aux audits.

Du temps d’Alpha lui-même, la machine lui pose de gros problème dans sa volonté à aller de l’avant dans les réformes. De temps en temps, il montre des signes de lassitude et de désespoir parce qu’il semble qu’il n’arrive pas à voir le bout du tunnel après quatre ans d’exercice du pouvoir. Un gratuité de la césarienne qui ne porte aucun fruit, un guichet unique qui n’est pas aussi bénéfique que prévu, des résultats d’audits qui ne portent rien de consistant et une tentative de récupération des biens de l’Etat qui tarde à se concrétiser.

La seule raison de ces échecs à différentes époques (Conté, Dadis et Alpha) reste le fait que ces cadres dont on parle tiennent la machine et bloquent toutes les réformes qui ne vont pas dans leurs intérêts. A ce titre, les membres du syndicat se tiennent mutuellement les coudes parce que c’est une toile d’araignée et lorsqu’un maillon est décelé, c’est toute la machine qui tombe. En d’autres termes, le gouverneur actuel de la Banque centrale n’a pas trop intérêt à critiquer la gestion de ses prédécesseurs parce que s’il y a faille, sa part de responsabilité sera aussitôt décelée parce qu’il fait partie lui-même du SYSTEME.


Alors que faire ?????

Il faut tout simplement mettre fin à cette prise d’otages de ces cadres dans tous les compartiments de la vie de la société. Pour ce faire, il faut que les nouvelles générations s’impliquent directement et effectivement dans le SYSTEME et à tous les niveaux, afin, dans un premier temps de comprendre cette machine, et ensuite, de la détruire dans le but d’en reconstruire une nouvelle au bénéfice de la collectivité.

La tâche ne sera pas aisée comme vous pouvez l’imaginer, mais c’est le prix à payer pour sortir la Guinée de ce cycle du perpétuel recommencement.

On ne peut pas faire du neuf avec du vieux !!!!

Les cadres d’une autre époque doivent dégager pour le bien de la collectivité.

C’est le prix à payer pour un nouveau et effectif départ dans la bonne direction !


Mamadou Barry
Analyste financier


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Commentaires  

 
+3 #15 Barros Diallo 22-09-2014 23:06

En guinée il y'a eu la génération qui a tout offert à la République (notamment l'indépendance), cette dernière connait le vrai sens des termes qui riment avec « lutte », « patriotisme ». Paradoxalment, malgré qu’elle se soit vite transformée en mère sorcière qui avala ses meilleurs enfants, c’est encore elle qui a produit tout ce qui nourrit notre fierté nationale dans tous les domaines : arts, culture, sports, éducation, armée etc…. Au pouvoir, dans l’administration même dans l’opposition, les cadets de cette génération (Édouard Benjamin, Bahna Sidibé, Jean Claude Diallo, Bassirou Barry etc.. pour ne citer que les noms qui me viennent vite en tête etc…) ont pu démontré que c’était encore possible, malgré les ratés de leurs ainés, « pères des indépendances ». On peut reprocher beaucoup de choses à ces derniers mais rien qu’à les écouter on entend une qualité à la fois intellectuelle et professionnelle qui reste à égaler pour les futures générations.
Puis, il y’ a eu cette autre génération vampire que j’appelle «des enfants gâtés » de la république, ceux qui ont tout bouffé, y compris la république elle-même. Dont les œuvres pour la République sont contestées et constatables. N’ayant de mérite que les bassesses de leurs courbettes, leur quête n’a consisté qu’à se trouver un Sabou-Fangni, Sabou-moddjo ou Sabou-Niouma. Un maitre bien-pensant faiseur de carrière ! Ils nous ont ramené leurs nombreux clans ainsi que leurs incommensurables égoïsmes. Aujourd’hui, ils se partagent le pays entre mouvance et opposition. L’arriviste et imposteur Alpha Condé, le moins éloquent de sa génération, qui voulait le pouvoir à n’importe quel prix, a fait le tri et récupéré la guerre des clans de Conté. Il joue de leur cupidité ! Cherchez ce qu’ils ont fait pour la république, vous ne trouverez que les nombreuses villas qu’ils se sont offertes, et les cadeaux corrupteurs (mosquées et billets pour le Hadj y compris) financés par les caisses de l’État.
Avec eux, connaitre un haut-placé est devenu une compétence en Guinée, la seule qui compte. Plus t’en connait, plus t’en vaut.
Le drame est qu’ils constituent le modèle de la génération montante : demandez au jeune cadre guinéen fraichement diplômé, « quelles sont ses ambitions ? », il vous répondra qu’il veut devenir ministre !
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+8 #14 boubacar doumba diallo 22-09-2014 00:14

Salam Modi Mamadou Saliou !
Je crois aussi que tu as peut être tu raison. Bref passons...Les archives de Faama ont été détruites parait il.Là où on se rejoint c'est le fait qu'il a bien mené sa barque en intégrant deux systèmes.Et c'est là où se situe le vrai débat.
C'est quoi au juste "Mon combat " ?Il m'est arrivé de revisiter MEIN KAMPF récemment pour essayer de comprendre certains ressorts et méthodes du PDG....Et ce matin j'ai rouvert un livre de Vo Nguyen Giap qui est mon héros que j'admire toujours ainsi que l'oncle HO.
Moi je suis un 68 ard et j'en suis fier ! Jeunesse doit se faire ,les bêtises aussi pour ne pas avoir des regrets une fois VIEUX!
Bonne soirée et prends bien soin de toi.
Koto
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-1 #13 mamadou saliou bah 21-09-2014 22:42

SADHI Koto ,
Je Crois que tu fais erreur .
SOMP n'a jamais ete " MOUCHARD" .
Logique avec lui meme : participer a la direction du pays . A tout prix !
Son livre de chevet a tjs ete " MON COMBAT "
Je le sais , parceque l'ayant Lu avec lui a la maison , en vacances chez nous .
Attention " aux 68ards " !
SALAM !
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+7 #12 boubacar doumba diallo 21-09-2014 21:27

à Mignan AOT !
Salam !Il y a des pourris dans toutes les générations tout comme il y a de bons types dans chaque génération.Cette génération 1940-1955(scolaire et estudiantine) a été difficilement mise au pas et embrigadée par le PDG. UN SE DIVISE EN DEUX et les mouchards parmi eux ont bien entendu joué leur partition.(SOMP. par exemple si tu vois de qui il s'agit).
Attention! Les Extra terrestres sont déjà parmi nous,je veux parler des Vikings , des djihadistes et autres DAESH. Tu es déjà dans leur collimateur.
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+8 #11 Gandhi 21-09-2014 21:20

Autant je partage fréquemment les analyses de Mamadou Barry sur la situation actuelle de la mouvance, comme de l'opposition, autant je trouve ce raccourci historique sans nuance.
Les choses ne sont jamais aussi simples qu'elles apparaissent. AST par exemple, a mis en place un système, mais dont les contraintes ne furent pas celles qu'il avait imaginées. Il a ensuite été conseillé par des adeptes du régime stalinien en provenance des pays de l'Est, et a profité du "renforcement" de ce système. On connait la suite...
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+6 #10 A.O.T. Diallo 21-09-2014 21:04

Mignan Douret une bonne analyse de la mafia militaro-civile actuelle en Guinée et j'ai toujours ecrit que c'est le principal enjeu pour reconstruire ce pays.
Quelques remarques:
- Tu as oublié un élément très important de cette pieuvre: les premiers ont ensuite formés et introduits leurs enfants qui ont ensuite fait de même donc la mafia actuelle est a chaque fois plus jeune et mieux "formée" que la précédente.
- Pour le quoi faire on diffère un peu: a la prochaine présidentielle le choix probable de l'opposition sera soit CDD soit Sydia. Je pense que le premier aura plus d'ascenseurs a renvoyer en particulier aux oligarques économiques nocifs a un état de droit et c'est au fond ce que je crains le plus avec ces deux-la (comme beaucoup d'amis sur ce forum, Hello Sylla de la démocratie) mais de toute façons les deux seront 1000 fois meilleurs que le PPAC.
NÉANMOINS ils ne doivent constituer uniquement une nouvelle transition vers des politiciens nouveaux et vraiment vierges. La critique devra rester féroce contre eux, en particulier des que la mafia viendra se blottir de nouveau avec eux a la présidence ou a la maison familiale, ce qui arrivera forcement plus ou moins vite avec ces deux-la.
Le mieux sera de tout faire pour qu'aucun des deux ne fasse plus d'un mandat et c'est la tache des jeunes dans ces partis d'indiquer les couleurs et de les pousser fermentent mais gentiment progressivement a la porte.
- Tous les 1940-55 ne sont pas des pourris!! La généralisation dans ces cas n'est jamais juste ni bonne pour convaincre sur l'analyse. Et plus fo pa fâché Koto Doumba....et moi...
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+1 #9 mamadou saliou bah 21-09-2014 20:12

Abraham bantiguel,
Alors " la vie " n'a pas ete tendre avec lui !
Il parait de l'autre " SIECLE " .
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+7 #8 boubacar doumba diallo 21-09-2014 19:39

Concernant cette génération 1940-1955 je voudrais ajouter deux ou trois petites touches:
-Elle fait partie de cette jeunesse guinéenne qui était à l'avant garde aux côtés des syndicats pour réclamer l'indépendance.
-Lors de l'arrestation et des lourdes peines d'emprisonnement des syndicalistes en 1961,la jeunesse scolaire de Guinée s'est révoltée et a subi la répression du PDG,point de départ de la chape de plomb qui s'abattit sur le pays et augurant de la dictature.
-En 1970,le CA des étudiants de l'IPC a fustigé au Palais du Peuple devant le "Responsable suprême de la Révolution" en personne les dérives du Parti.Tout le CA fut embastillé au camp Boiro.C'est l'ouverture de Boiro par les Portugais qui fut leur salut...
Il faut nuancer....
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+1 #7 Abraham bantignel 21-09-2014 17:25

SVP, lisez dans mon 1er commentaire MP: Member of parliament, plutôt.
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+10 #6 boubacar doumba diallo 21-09-2014 17:13

Bonjour monsieur Barry !
La génération qui a mis la Guinée sur les rails du totalitarisme bureaucratique stalinien à partir de 1958 est née pour la plupart au début des années 20.
Celle qui a poursuivi à diriger le pays à partir de 1984 de manière autocratique sur la voie du libéralisme sauvage(LES COLONELS) est née bien avant 1940.
Votre stigmatisation de la génération de ceux nés entre 1940 et 1955 me semble hâtive.
Que dire des dirigeants du CNDD nés pour la plupart dans les années 60 ?
Et l'actuel chef né à la fin des années 30 entouré surtout de jeunots des années 60?
J'ai une lecture quelque peu différente de la vôtre.Cependant déjà en 1965 ,j'écrivais dans l'ETUDIANT GUINEEN revue de l'AEGF en France que l'un des buts de l'IPC était de former les cadres pour appliquer la politique du PDG.Sur ce je vous rejoins sans parler de l'Ecole des Cadres du Parti ,passage obligé pour être intégré à la Fonction Publique.
Pour ma part il faut essayer d'aller plus en profondeur car les mêmes causes produisent les mêmes effets.Je vous laisse deux liens de deux articles d'un vieillard né en 1941 où j'essaie cahin caha de partager aussi mon expérience et mes réflexions.
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/389-guinee-la-renaissance-spirituelle.html
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/476-elements-de-reflexion-pour-une-veritable-renaissance-africaine.html
Tout en saluant votre effort de réflexion ,j'ai tenu à faire partager HUMBLEMENT ma très modeste vision en espérant que la conjugaison des efforts DIVERS de tous aboutira à sortir la Guinée de cette grisaille qui n'a que trop duré.
Bien à vous !
Vieux Doumba 41.
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+1 #5 Abraham bantignel 21-09-2014 17:00

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
Mr Barry ,
apparenment , vous faites parti de la " TRANCHE 1940-1955 " .
SI OUI , quand Est-ce que vous " DEGAGER POUR LE BIEN DE LA COLLECTIVITE " ?
L'EXEMPLE , L'EXEMPLE , L'EXEMPLE !

Tres faux! Mamadou Barry, neveu de Ba Mamadou est tres loin de ces dates! Il est beaucoup plus jeune que cela. Il est né bien apres 1958! Pourquoi etes-vous fachés? Ce qu'il dit est tres facile a constater et vérifier en Guinée!
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+2 #4 se 21-09-2014 16:02

Tree bon article. recemment jai aussi publier 2 articles denoncant cette elite qui a sacrifier CE pays.
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+1 #3 mamadou saliou bah 21-09-2014 10:50

Mr Barry ,
apparenment , vous faites parti de la " TRANCHE 1940-1955 " .
SI OUI , quand Est-ce que vous " DEGAGER POUR LE BIEN DE LA COLLECTIVITE " ?
L'EXEMPLE , L'EXEMPLE , L'EXEMPLE !
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+3 #2 Abdoulaye Baldé 21-09-2014 06:25

Bonne piste de réflexion. Ce témoignage pointe du doigt le problème central, voire le goulot d'étranglement qui sévit sur cette contrée d'Afrique, un microcosme où les mêmes acteurs (leurs adeptes ou rejetons), s'arrangent pour perpétuer le système de gouvernance qui, depuis Sékou Touré, gère à la manière que l'on sait, les destinées de ce pays. Avec des résultats qui font de la Guinée l'un des environnements les plus rétrogrades du continent.
Un jour, c'est un souhait, les guinéens parviendront enfin à tourner les tristes pages de ses 56 ans d'histoire. Pour ce faire, une attention particulière devra être portée à la cause fondamentale des problèmes, en l'occurrence le sort à réserver à tous ces acteurs, ces médiocres, opportunistes, menteurs, sans scrupules, etc., qui, ont infligé à la Guinée autant de dictatures que ce pays a connues depuis son indépendance.
Pour finir,permettez-moi, M. Barry, de vous féliciter (en ce qui me concerne, une première à votre adresse) pour cette contribution remarquable.
Abdoulaye Baldé
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+3 #1 Abraham bantignel 21-09-2014 00:50

Justement Lansana Kouyaté et Dadis ont lamentablement échoué parce qu'ils sont aussi des purs produits de la "révolution" d'AST. Kouyaté a mis plus de classe dans ses magouilles politiques et son impéritie à cause de sa carrière internationale.
Alpha Condé est médiocre et ne peut s'entourer que de médiocres et comme AST, il a des complexes: ils ne peuvent supporter autour d'eux plus instruits qu'eux. Voyez donc le RPG où beaucoup de CV sont faux avec de faux diplômes! Et vous oubliez que toute la carrière de Alpha Condé a été faite que de contestations(Feneaf)et de dissidence(sous Conté dans l'opposition). En bref,AC n'a jamais eu la culture démocratique ni celle du compromis ni celle de bâtir dans le positif.
Quant aux "Hommes nouveaux" de AST, no comment lorsque vous écoutez les débats en Guinée! Ces émissions sont pleines d'hypocrisies et de faussetés:mes compatriotes n'osent pas dire en public ce qu'ils pensent ou désigner le ou les coupables de quelque chose. La phrase générique d'hypocrisie "nous sommes tous coupables ou responsables" montre la couardise. Par contre, les titres comme "Honorable" copié sur les anglo-saxons(qui utilisent "honourable" que dans les correspondances officielles. "MP"-Member of Parlement- est plutôt préféré en s'adressant ou parlant d'un député. vous n'entendrez jamais ce titre en France pour parler d'un député hors du parlement), Professeur ou Docteur pour tous les PhD sont très prisés. Ceux qui peuvent les acheter vont a presque 50 ans ou plus en Occident pour se l'offrir. Pour reprendre l'expression d'un ami: "ce sont là des signes extérieurs de vide intellectuel et académique" en Guinée. En effet,lorsque mes compatriotes sont réduits à se définir par des titres et non par des réalisations ou des publications scientifiques,mon ami n'est pas loin de la vérité!
Toutes ces critiques de mes compatriotes pour dire que si Alpha n'a pas tout créé,il en est quand-même le catalyseur,l'enzyme qui permet a la mayonnaise de la médiocratie de prendre et perdurer en Guinée.
2010 en Guinée a été la rencontre malencontreuse pour nous de la brute et truand politiques avec la Cosa Nostra politique guinéenne truande aussi et forcément vénale.
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