Affaire de la saisie de devises à Dakar : ce que j’en pense

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En ma double qualité de citoyen guinéen et de spécialiste en matière monétaire, il me plait de donner mon point de vue sur cette affaire qui défraie la chronique. Mon propos n’est point de couvrir une quelconque malversation (s’il y en a) ou d’accuser à tort qui que ce soit.

A priori, cette affaire me semble tout à fait normale et régulière au regard du fonctionnement de la Banque centrale.

Dans la pratique, comment ça se passe ? En fait la Banque centrale reçoit des dépôts en devises sous deux formes essentielles : forme scripturale et forme fiduciaire papier ou espèces. La partie scripturale est la partie la plus importante (environ 90% à 95% sinon plus). Les dépôts de cette nature proviennent en général des recettes en devises en faveur du Trésor (notamment les recettes minières) auxquelles il convient d’ajouter les prêts octroyés à l’État guinéen ou aux sociétés privées guinéennes par les institutions internationales (FMI et Banque mondiale) ainsi que les prêts bilatéraux et les dons et legs en faveur de notre pays et enfin les virements de fonds en faveur des banques primaires pour le compte de leurs clients respectifs. Pour la partie fiduciaire (papier et pièces), il s’agit essentiellement des fonds versés par certaines régies du trésor tel le Port autonome ainsi que les établissements du tourisme et de l’hôtellerie. À cela il faut ajouter les versements des compagnies aériennes, ceux des banques primaires et des bureaux de change.

Comment la Banque centrale dispose-t-elle de ces fonds ? En tant que tierce détentrice, elle utilise la partie scripturale en couvrant les ordres de transfert des déposants dont le principal est le Trésor au titre des remboursements de dettes publiques et en ce qui concerne les banques primaires pour couvrir les importations. Pour la partie « espèces Â», elle sert généralement comme instrument de dépannage. Dépannage parce qu’elle sert juste à couvrir les toutes premières dépenses des Guinéens se rendant à l’étranger. Le montant maximum à ma connaissance est de 5 000 $ US ou l’équivalent par voyage. Faut-il noter que les banques primaires ne disposent plus de travellers chèques qui seraient plus appropriés dans de telles circonstances. Ces espèces en devises servent aussi à couvrir les retraits en devises pour les détenteurs de comptes en devises dans les banques primaires qui le souhaitent.

Il va de soi que dans cette dynamique de dépôts et de retraits, il se dégage souvent des soldes excédentaires importants que les banques primaires versent à la Banque centrale et lui demandent de les transférer sur leurs comptes chez leurs correspondants étrangers. Par exemple à la BNP Paribas Paris ou BNP Paribas New York ou Citibank New York pour la BICIGUI en euros ou USD respectivement et à la Société Générale Paris pour la Société Générale de Banque en Guinée. Avant d’exécuter de tels ordres, la Banque centrale procède au transfert physique des fonds chez ses correspondants dont la Citibank New York. À la réception des fonds, elle demande à son correspondant de transférer les contreparties en faveur des banques bénéficiaires moyennant une commission de transfert de 5% (sauf avis contraire). S’il s’agit de fonds en faveur du Trésor, elle les garde sur son compte puisqu’elle est son banquier. Faut-il préciser au passage que seule la Banque centrale est autorisée à transférer physiquement des fonds de la Guinée vers l’étranger ou inversement.

De ce qui précède, je présume que c’est un tel transfert physique de fonds qui a été saisi à Dakar alors qu’il ne devrait pas l’être. Y a-t-il des informations qui manquent ? Je ne sais pas. Y a-t-il des dessous ? Je ne sais pas non plus. Voila pourquoi la Banque centrale devrait donner plus de détails sur cette affaire puisqu’elle se déclare être l’auteure. Il est de son devoir, tout comme il est de notre droit parce que nous sommes ou prétendons être un État de droit. À propos, ne dit-on pas que le soleil est l’antiseptique le plus puissant.

Je vous remercie


Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1


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Commentaires  

 
+1 #53 Guinean 05-09-2014 15:18

Patriote1, merci pour ces eclaircissements. Nous souhaitons une enquête parlementaire quintessenciée pour lever tout equivoque sur cette affaire.
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+3 #52 Gandhi 05-09-2014 00:53

Citation en provenance du commentaire précédent de Alsény Camara:
Primo, cette somme est une encaisse de devise de la Banque Centrale de Guinée,proprété de l'Etat guinéen.

Autrement dit si la Bicigui dépose SES devises à la BCRG, cela devient une encaisse de la BCRG, et devient propriété de l'État guinéen.
Je savais que les voleurs n'étaient pas qu'à la BCRG, puisque les explications juridiques (sur le droit de propriété) n'existent pas en éco : dixit Camara. Vous êtes tellement pitoyable que je ne commente pas le reste de votre commentaire.
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-5 #51 Alsény Camara 04-09-2014 17:30

De Gandhi "J'attends donc des explications, non pas techniques, ni juridiques, mais celles que TOUT Guinéen peut comprendre : à qui appartient l'argent et à quoi sert-il ?". Primo, cette somme est une encaisse de devise de la Banque Centrale de Guinée,proprété de l'Etat guinéen. Partez demander aux commerçants du grand marché de Madina, comment ils financent leurs importations de marchandises. Secondo, elle sert à conforter d'abord les réserves internationales de la Banque Centrale dans ses comptes Nostri et à couvrir les opérations d'importations de biens et services en République de Guinée.Inspecteur Gandhi ne soyez pas de mauvaise foi; des explications non techniques, ni juridiques en économie finances n'existent pas. Toute activité économique à un fondement juridique d'abord et technique ensuite. Proverbe de chez nous " pour dire que, je ne peux être, ni devant, ni derrière, il faut au moins trois personnes". Vive la République de Guinée
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-2 #50 Mamadou S. Diallo 04-09-2014 16:00

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Mon message s'adressait à Mamadou Saliou Diallo.

Mon prenom n'est pas Saliou.
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+2 #49 Patriote1 04-09-2014 14:35

Mon frère AOT,
Entre frères, c'est toujours de la fraternité et non de l'animosité, non plus de l'adversité.
Bonne journée !
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+2 #48 Patriote1 04-09-2014 14:31

Mamadou Saliou Bah,
Mille excuses ! Mon message s'adressait à Mamadou Saliou Diallo.
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+3 #47 Mamadou S Diallo 04-09-2014 05:04

Citation en provenance du commentaire précédent de Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1:
Mamadou Saliou Bah
Quel devrait être l'itinéraire des fonds ? On se demande pourquoi passer par Dubaï pour des fonds qui devraient être versés à New York ?
Petit conseil d'ami. On ne peut pas se passer d'avis d'expert. À chacun, son métier.
J'espère que vous m'avez bien compris.

Si cette mise au point fait suite a mon commentaire, notez que je l'ai signe comme 'Mamadou S. Diallo'. J'ajoute parfois mon lieu de résidence 'Houston TX' pour éviter la confusion avec les autres 'Mamadou'.
Quant aux experts, c'est sont eux la source du problème. On ne leur demande pas de nous faire une dissertation sur la modalité d'une transaction bancaire. Ils n'ont cas simplement aider les Guinéens a obtenir les informations suivantes: la source, la destination et le destinataire de cet argent. C'est aussi simple.
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+2 #46 A.O.T. Diallo 03-09-2014 22:40

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Mr Bah A.O.T,
Pour mes réponses à vos questions, merci de vous référer à celles que j'ai données à Mr Gandhi. Bien à vous mon cher Bah !

Mon Frère LAMAH c'est grâce a un Ba en exile aux USA (!) que je viens de comprendre mon erreur. Double erreur puisque je me fais corriger par un esclave !
Mea Culpa cher Chauvin...
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+2 #45 Gandhi 03-09-2014 21:15

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Ce qui veut dire qu'ils étaient déjà à l'étranger donc plus besoin de les transférer à l'étranger. ...
Ce qui n'implique pas possibilité de détournement dans un cas et non dans l'autre. La possibilité de malversation est possible dans les deux cas.

Patriote, c'est justement avec l'affaire Rio Tinto, que nous avons été édifié sur les pratiques mafieuses de ce régime.
AC ayant réussi à racketer Rio Tinto, qui l'a bien fait savoir tout en protégeant ses arrières (au détriment du Trésor public et de la Guinée), il a considéré que cet argent devait lui revenir, dans la mesure où Rio Tinto propriétaire de droits (qu'on pouvait discuter néanmoins) n'était pas redevable à la Guinée. La Guinée n'ayant rien à gagner financièrement avec Rio Tinto, n'avait donc rien perdu.
Le problème, c'est qu'en prenant ce montant pour lui, la Guinée devra par contre rembourser ultérieurement cette somme pourtant non obtenue... par elle (via le Trésor public). Beny Steinmetz et BHP Billiton ont refusé ce racket. Le second est parti, le premier est en difficulté.
Tout ça pour dire que le gouverneur de la BCRG, tout comme les ministres de l'économie (Kerfala) et du budget (Diaré) avaient confirmé ces malversations, même si eux ne l'exprimaient pas comme tels, en indiquant qu'une grosse partie de ce montant avait été transféré (déjà) au Crédit suisse. Avec l'affaire Asperbras (centrale thermique de Tombo), le Crédit suisse refusera les magouilles guinéennes et ne traitera pas le dossier, qui sera géré ensuite par la banco espirito santo portugaise, dont on a entendu les difficultés ces derniers temps (liquidation volontaire).
Pour clore, on s'est bien compris, l'opération de transfert peut bien être légale, mais dans ce cas il est TRÈS facile de le montrer, plutôt que de procéder à des affirmations qu'on devrait avaliser comme argent comptant. Venant de la part d'un escroc comme Louncény Nabe, la pilule est indigeste, ce qui fait pencher la balance pour la deuxième possibilité : détournement de fonds. Bien entendu on peut même imaginer un zeste (50% du montant) légal (10 millions) et le reste frauduleux.
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+2 #44 A.O.T. Diallo 03-09-2014 19:31

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Mr Bah A.O.T,
Pour mes réponses à vos questions, merci de vous référer à celles que j'ai données à Mr Gandhi. Bien à vous mon cher Bah !

Cher Haba ne me souhaitez pas Ebola en m'appelant Bah...
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+4 #43 mamadou saliou bah 03-09-2014 18:10

Patriot1 ,
Ce n'est pas votre explication sur LES MALVERSATIONS DE ALPHA via LA BCRG que je retiens . Vous savez ( un peu TOUT le monde le sait ) ce que DOIT FAIRE LA BCRG , PAS CE QU'ELLE A FAIT cette fois - ci.
C'est plutot ,( comment dire ) votre aversion sur les DETAILS ( en ,en faisant un grand plat ).
AOT se " TROMPE " et ecrit HABA au lieu de HOLOMO Vous ne le " LOUPEZ PAS " .
Vous ne vous rendez meme pas compte que vous " REPONDEZ " a MAMADOU SALIOU BAH ( qui n'a rien ecrit ) a la place de MAMADOU SALIOU DIALLO .
La COURTOISIE , meme dans le VIRTUEL , fait baisser " LES AGRESSIONS " .
Pardonnez et vous serez pardonne.
Bien a vous !
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+1 #42 Patriote1 03-09-2014 16:16

Youssouf Bangoura et Barros Diallo,
Comme vous le dites : à la BCRG de nous convaincre.
Bien à vous !
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-2 #41 Patriote1 03-09-2014 16:13

Alhousseny,
Je suis parfaitement d'accord avec vous qu'une enquête parlementaire s'impose pour clarifier cette affaire.
Bien à vous !
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-1 #40 Patriote1 03-09-2014 16:10

Gandhi,
Si des fonds comme ceux de Rio Tinto ont été versés à la Banque Centrale, ils l'auraient été à l'étranger en simples passations d'écritures. Ce qui veut dire qu'ils étaient déjà à l'étranger donc plus besoin de les transférer à l'étranger. Dans le cas d'espèce, il s'agit de billets et pièces que la Banque Centrale a fait transporter du pays vers l'étranger. Ce qui n'implique pas possibilité de détournement dans un cas et non dans l'autre. La possibilité de malversation est possible dans les deux cas. La question fondamentale est de savoir quel(s) compte(s) ont été ou allaient être crédités de ces fonds. La Banque Centrale doit répondre à cette question existentielle. Sinon l'assemblée nationale l'y obligerait en instituant une commission d'audit à cet effet. J'espère que cette fois on se comprends bien.
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-3 #39 Ourembaya Balla 03-09-2014 12:50

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Personne ne dit le contraire (pas moi en tous cas), mais cela ne répond pas à la question posée. Comme le dit Barros, à supposer que des pratiques de vol aient eu lieu par le passé, en quoi cela devrait-il justifier que des détournements se poursuivent au nom de l'égalité (et non de légalité) ?
EN tous cas, cette affaire ne sera pas enterrée.

@ Monsieur Gandhi
Gardez votre calme cher Monsieur, autant que vous, je suis attaché à la recherche de la vérité autour de cette affaire. Donc, vos interrogations à savoir l'origine et la destination de l'argent, sont également miennes. Cependant, comme vient de le dire Alhousseny, les opérations des banques sont souvent couvertes par le manteau du secret bancaire, donc de la confidentialité. Seule alors, une mission parlementaire pourra éplucher le processus ayant conduit au transfert de ces fonds. Malheureusement, là également, il n'est certain que ceux qui portent des lunettes en bois croient à une version de la commission parlementaire attestant de la régularité de la procédure. Car depuis l’éclatement de l'affaire, les gens laissent libre cours à l'affabulation et à la calomnie qu'à la recherche de la vérité autour de l'affaire. Même des hauts cadres qui ont occupé des responsabilités à la Banque Centrale dans le domaine monétaire et des changes font preuve de malveillance politique que de critiques citoyennes pour aider la population à comprendre. Par ailleurs, je condamne la légèreté et le manque de rigueur des responsables de la Banque Centrale qui donnent 20 millions de dollar alors que le transporteur n'a qu'un justificatif portant sur 10 millions. Aussi, le journal sénégalais "Le Quotidien" est hâtivement tombé dans la généralisation et le mensonge en attribuant les sous à Alpha Condé en parlant de 8 millions de dollar alors que les douanes sénégalaises avaient bien saisi 20 millions. Quel professionnalisme !!!
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+5 #38 Gandhi 03-09-2014 07:21

Citation en provenance du commentaire précédent de Ourembaya Balla:
Pour faire des transactions, en général, une monnaie « ne sort jamais » de son pays ou de son lieu d’émission, je prends le soin de mettre entre parenthèses NE SORT JAMAIS.

Personne ne dit le contraire (pas moi en tous cas), mais cela ne répond pas à la question posée. Comme le dit Barros, à supposer que des pratiques de vol aient eu lieu par le passé, en quoi cela devrait-il justifier que des détournements se poursuivent au nom de l'égalité (et non de légalité) ?
EN tous cas, cette affaire ne sera pas enterrée.
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+5 #37 Alhousseny 03-09-2014 05:55

Patriote,
Vous avez donne une bonne explication theorique de ce type de transactions a la BCRG (votre explication est bien plus claire que celles des Gouverneur et Vice-Gouverneur de la BCRG reunies). Mais faites attention a ne pas aller au-dela de ce que vous savez, a savoir theoriquement comment ce type de transactions s'opere. Ici, comme vous l'avez souligne d'ailleurs, les questions de Ghandi sont celles dont nous attendons tous la reponse. Or pour connaitre la reponse a ces questions il faut etre partie prenante des transactions en question.
Ceci dit, je ne pense pas qu'il soit raisonnable d'attendre de la BCRG qu'elle diffuse dans la presse le detail de toutes les transactions en amont de ce transport de devises (a supposer qu'elle soit bien a l'origine dudit transport). Les transactions bancaires requierent, par nature, une certaine confidentialite. Le moyen le plus approprie dans cette situation, a mon humble avis, est l'enquete parlementaire. La BCRG peut fournir toute la documentation aux deputes membres de la commission d'enquete sans mettre en cause la confidentialite requise. Comme les deputes sont supposes etre la representation du peuple, ils n'auront plus qu'a etudier la documentation fournie, juger de la regularite de l'operation et etablir un rapport d'enquete qui nous permettra, nous le peuple, de comprendre ce qui s'est reellement passe. Mais il faut dire que ce n'est pas bien parti. Quoi qu'il arrive, cette affaire aura au moins le merite d'avoir revele une autre facette de la mediocrite guineenne. Les explications de M. Yero Balde, Vice-Gouverneur de la BCRG, sont dignes d'une discussion de cafe de commerce. Je ne sais pas si la legerete des explications tenait a la nature de son audience (les militants du RPG), mais quelle deception! C'etait d'un amateurisme epoustouflant. Dans presque tous les pays du monde, les gouverneurs et vice-gouverneurs des banques centrales sont des gens extrement brillants et serieux, tout le contraire de MM. Nabe et Balde, ce qui n'est pas etonnant quand on sait que le premier a ete conavaincu de detournement de fonds publics en direct a la tele tandis que le second est un opportuniste politique de la pire des especes. Esperons la gestion de la crise Ebola est entre de meilleures mains.
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+3 #36 Sylla democrate 03-09-2014 00:51

Barros, depuis la saisie de l'argent par la douane "SANS DOCUMENT" l'accompagnant, il y a deja eu manquement quant aux procedures elementaires a suivre.
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+1 #35 Ourembaya Balla 03-09-2014 00:10

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla democrate:
Alseny, nous n;'avons aucun probleme dans ce monde de savoir que l'Euro est de l'Union Europeenne, le $ des USA. Mais,quand t'as dit qu'en "Finance Internationale, l'euro doit etre en ds la zone euro et le dollar dans la zone dollar" c'est ce que j'ai trouve extraordinaire. Une monnaie peut etre partout et l'utilisation des moyens electronique (SWIFT-ACH or EFT) etc permet de nos jours de proceder aux operations financiere diverses envers le vendor si c'est le cas pour ce tranfert-ci et ou recu de debitor. Mais techniquement dit, cette operation est supposee incorrecte et pour cela nous n'avons pas besoin de polemique. Le transfert a lieu (parfait) mais quel est "l'evidence" qui determine et rapporte que l'operation est conforme aux regles et procedures de transfert de la banque centrale? Autremendit, quand je dois evaluer l'information financiere, je le fais sur la base des documents legaux qui attestent de la conformite et de l'assurance de l'operation. Malheureusement, dans ce cas precis, aucun document officiel et conforme au transfert de fonds n'existait selon le journaliste du quotien qui a signe l'article (il l'a temoigne dans Jacques Roger Show). Mieux, le ministre des finances semblait ne pas etre informe de l'operation. Toute cette affaire au dela des supposes detournement de fonds, est la preuve que notre institution BCRG a besoin de faire evoluer le systeme de fonctionnement en terme de ressource, de procedures et d'agents (acteurs). Par ailleurs, merci pour le livre de Krug. je te mets son blog (peut etre que tu l'as deja)http://krugman.blogs.nytimes.com/

Pour faire des transactions, en général, une monnaie « ne sort jamais » de son pays ou de son lieu d’émission, je prends le soin de mettre entre parenthèses NE SORT JAMAIS. Le dollar reste confiné aux USA et ne peut être utilisé qu'auprès de banques résidantes aux Etats-Unis. Il en est de même pour l'Euro dans la zone Euro et pour toute autre monnaie dans son pays. Mais pour s'ouvrir à l'extérieur (économiquement) et faire « affaire » avec les autres pays du monde, il est nécessaire et impératif de posséder des avoirs dans leurs monnaies ; Ces avoirs sont appelés réserves de change et bénéficient d'une attention particulière des autorités monétaires (Banques centrales) et financières locales (Ministères des Finances) du fait de leur importance dans la détermination du poids de leurs monnaies respectives dans les échanges internationaux. Les réserves de change sont gérées par les Banques centrales et ce sont elles qui pourvoient en devises les banques commerciales ou primaires.
Pour assurer les échanges internationaux, les banques mettent en placent des relations avec d’autres banques dans d’autres pays, c’est ce qu’on appelle le réseau de correspondants bancaires (Correspondent banking) afin de réaliser les transferts de fonds d’un pays à un autre. Car comme précédemment indiqué, une devise « ne sort jamais » de son pays d'origine: le dollar a cours aux Etats-Unis seulement, l’euro a cours dans les pays de l'Euroland, le CFA a cours dans l’UEMOA et la CEMAC, etc. Une banque européenne qui souhaite détenir et échanger des dollars devra donc ouvrir un compte dans une banque américaine. Elle devient cliente de cette banque. La banque américaine est appelée le « correspondant » aux USA de la banque européenne, idem pour une banque guinéenne ou ivoirienne qui souhaite détenir et échanger de l’euro, ouvrira un compte dans une banque européenne qui sera sa correspondante dans ce pays.
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+2 #34 Gandhi 02-09-2014 23:56

Citation en provenance du commentaire précédent de Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1:
Gandhi, Merci de m'avoir aidé à expliquer davantage cette affaire à nos concitoyens.

Quand on veut désamorcer un scandale, on demande à son client (car cet argent n'appartient pas à la BCRG) de pouvoir publier un relevé de compte.
Par ailleurs la forme d'un dépôt n'influe pas sur celle du retrait. Si je dépose un chèque de 100€ à ma banque, je peux en avoir la contrepartie en espèces. Autrement dit ce n'est pas parce que Rio Tinto a déposé 700 millions de $ sous forme scripturale, que la BCRG est tenue d'utiliser les mêmes jeux d'écriture pour transférer ces fonds à l'étranger. C'est justement la zone grise qui permet toutes les manipulations de la BCRG, en faisant coexister des exportations légales et des transferts douteux. Tant que nous n'en connaissons pas les tenants et aboutissants, la BCRG peut nous raconter ce qu'elle veut.
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+1 #33 Youssouf Bangoura 02-09-2014 23:38

Patriote, merci de nous avoir donné toutes ces belles explications, comme dit Gandhi, vous êtes plus clair dans vos explications que le gomina de notre banque centrale .Il reste à savoir, si l'argent est bien parti au compte du peuple de Guinée . Quand on a l'habitude de mentir, le jour où on dira la vérité, on nous croira pas . Lounceny Nabé, a un problème de confiance en Guinée, aucun guinéen ne le prendra jamais comme un homme honnête .
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+6 #32 Barros Diallo 02-09-2014 23:16

Et si la BCRG nous fournissait une explication qui tient la route (une seule, pas 50 millions de discours)...Il ne suffit pas seulement de nous dire "tout le monde le fait, on l'a toujours fait et nous allons continuer à le faire..et donc c'est legal". À ce rythme on finira par nous dire que voler aussi est légal parce que le vol a toujours existé, il y a de nombreux voleurs et il y aura toujours vol (tant que l'homme existe).
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0 #31 Patriote1 02-09-2014 23:04

Shams Deen,
Vous avez raison. Quelles que soient les explications du Gouverneur de la Banque Centrale, d'autres ne croiront jamais. Par contre, il a l'obligation de s'expliquer clairement pour être convaincant et ce, en appuyant ses déclarations par des preuves irréfutables.
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+1 #30 Patriote1 02-09-2014 23:01

Greeg,
Vous avez raison. Les autorités monétaires et plus particulièrement celles de la Banque Centrale doivent nous convaincre en répondant point par point à toutes les questions que vous avez posées.
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-3 #29 Patriote1 02-09-2014 22:45

Abraham Bantignel,
Vous avez raison de vous inquiéter quant au volume important de devises à transférer physiquement. La cause se trouve dans comment les devises rentrent chez nous en espèces. J'ai déjà fait un exposé à ce sujet dans un hôtel de la place devant un parterre de spécialistes. Si le temps me permet, je me ferais le plaisir de partager cette réflexion avec les internautes.
Merci !
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-7 #28 shams deen 02-09-2014 22:42

Patriote
Je pense que beaucoup de gens ont cru avoir le chaînon manquant dans cette affaire qui n'en est pas un.
Vous savez le mensonge c'est comme un montgolfière qui prend l'envole paisiblement avec des passagers en s'élevant au dessus de tout le monde puis d'un seul coup le ballon fait pschitt a 3000 m .
Le reste de l'histoire c'est la débrouille a qui mieux mieux.
Le gouverneur expliquera n fois ,il ne convaincra pas une frange du peuple mais comme il n'y a pas qu'eux le gouverneur aura de bonnes oreilles dans une frange.
Un des contradicteurs trouve anormal que la BCRG alimente ses comptes a l'etranger pour la simple et bonne raison que le gnf náppartient pas une zone monetaire .
Et pour ce contradicteur la guinee se suffit toute seule,elle n'ímporte rien de l’Étranger.
J'ai même lu sidya qui dit n'ávoir jamais assister a un envoi d'árgent comme si en son temps aucun opérateur économique n'a rapatrier ses gains ou qué personne n'a importer du riz par exemple .le carburant pour ses fameux groupe c’était de l'eau de mer.
En démocratie le droit de croire aux autorités est aussi admis tout comme le refus de croire n'est point un crime.
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-1 #27 Patriote1 02-09-2014 22:39

Mr Bah A.O.T,
Pour mes réponses à vos questions, merci de vous référer à celles que j'ai données à Mr Gandhi.
Bien à vous mon cher Bah !
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+4 #26 greeg 02-09-2014 21:46

Du n'importe quoi, le Gouverneur doit pouvoir nous dire ce qui suit :1- Comment se faisait les transferts d'argent vers les banques étrangère ?
2- Quelle est la compagnie aérienne qui transportait les fonds ?
3- Depuis quand les fonds sont transférer par cette société MMS ?
4- Pourquoi du CFA, Dollars et Euros pour la City Bank ou la BNP ?
5- Peut on connaitre les numéros des comptes de la BCRG à l'étranger ? 6- les mêmes comptes étaient utiliser par les gouvernements précédent ( Conté, Dadis, Sékouba ) 7- Emirats à commencer a desservir la Guinée en Octobre 2013 pourquoi transporter de l'argent à Dubaï via Dakar ?
Monsieur le gouverneur et vice gouverneur de la BCRG soyez plus convaincant en répondant à toute ces questions comme le peuple de Guinée aura confiance en vous.
Wassalam
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+2 #25 Sylla democrate 02-09-2014 20:15

Alseny, nous n;'avons aucun probleme dans ce monde de savoir que l'Euro est de l'Union Europeenne, le $ des USA. Mais,quand t'as dit qu'en "Finance Internationale, l'euro doit etre en ds la zone euro et le dollar dans la zone dollar" c'est ce que j'ai trouve extraordinaire. Une monnaie peut etre partout et l'utilisation des moyens electronique (SWIFT-ACH or EFT) etc permet de nos jours de proceder aux operations financiere diverses envers le vendor si c'est le cas pour ce tranfert-ci et ou recu de debitor. Mais techniquement dit, cette operation est supposee incorrecte et pour cela nous n'avons pas besoin de polemique. Le transfert a lieu (parfait) mais quel est "l'evidence" qui determine et rapporte que l'operation est conforme aux regles et procedures de transfert de la banque centrale? Autremendit, quand je dois evaluer l'information financiere, je le fais sur la base des documents legaux qui attestent de la conformite et de l'assurance de l'operation. Malheureusement, dans ce cas precis, aucun document officiel et conforme au transfert de fonds n'existait selon le journaliste du quotien qui a signe l'article (il l'a temoigne dans Jacques Roger Show). Mieux, le ministre des finances semblait ne pas etre informe de l'operation. Toute cette affaire au dela des supposes detournement de fonds, est la preuve que notre institution BCRG a besoin de faire evoluer le systeme de fonctionnement en terme de ressource, de procedures et d'agents (acteurs). Par ailleurs, merci pour le livre de Krug. je te mets son blog (peut etre que tu l'as deja)http://krugman.blogs.nytimes.com/
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-5 #24 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 02-09-2014 19:53

Madina,
Je persiste et signe que ce n'est pas le niveau de nos encaisses en devises dans les caveaux de notre Banque Centrale qui détermine notre bien-être. Nous pouvons être riches sans aucun centime de devises dans les caveaux de la Banque Centrale étant donné que nous pouvons avoir des centaines et des centaines de milliards de dollars ou autres devises fortes sur les comptes de notre Banque Centrale chez ses correspondants à l'étranger. Les devises à la Banque Centrale ne servent que pour dépannage comme je l'ai déjà démontré.
Je vous remercie très sincèrement !
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-5 #23 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 02-09-2014 19:45

Alseny Camara,
Merci pour votre contribution.
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-4 #22 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 02-09-2014 19:43

Farba Makka,
Quand je parle de transport physique d'argent, je veux parler de montants importants. Par exemple 1 million de dollars.
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-2 #21 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 02-09-2014 19:41

Youssouf Soumah,
Je ne prétends pas à être ce que je ne suis pas. Ce qui m'intéresse dans votre intervention c'est quand vous dites pourquoi Dubaï ? À la Banque Centrale de nous répondre.
Je vous remercie !
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-4 #20 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 02-09-2014 19:38

Gandhi,
Merci de m'avoir aidé à expliquer davantage cette affaire à nos concitoyens.
Par ailleurs, voici mes réponses à vos questions.
1- La BICIGUI n'est pas responsable des fonds transférés de Guinée pour l'étranger. Ceci étant, si les fonds n'arrivaient à Paris, la Banque Centrale n'invoquerait aucune raison, elle resterait toujours devoir à la BICIGUI. Qui plus est, les fonds sont fongibles sur les comptes de la BCRG en ce sens qu'il n'y a pas de distinction entre les dépôts reçus en numéraires et ceux reçus sous forme scripturale.
2- La Banque Centrale n'a pas à publier la réception des fonds à la Citibank à qui que ce soit. C'est une question interne et qui revient à son service Comptabilité qui suit les mouvements de fonds par ce qu'on appelle réconciliation bancaire. Si la Banque Centrale n'exécute pas un ordre de transfert d'une banque plus d'un mois après avoir donné l'ordre, il revient à celle-là de relancer la BCRG. Est-ce que à date, il y a des cas ? Seules les banques primaires peuvent nous éclaircir. Mais en ma connaissance, non.
3- En ce qui concerne la zone grise, je vous réponds tout de suite que les fonds incriminés ne pourraient pas avoir été versés en espèces, mais sous forme scripturale sur les comptes de la Banque Centrale chez ses correspondants en Suisse ou en France ou aux USA pour le compte du Trésor. La question qu'on doit se poser à ce niveau est de savoir quel(s) compte(s) ont été crédités par la Banque Centrale à réception de ces fonds. C'est là la vraie question.
Je vous remercie !
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-4 #19 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 02-09-2014 19:18

Mamadou Saliou Bah
Je persiste et signe que les banques centrales du monde entier, pas seulement la nôtre, continuent de transporter physiquement de l'argent d'un pays à un autre. Cela n'a rien d'anormal. Pour répondre à vos questions j'ai été suffisamment clair pour expliquer en théorie et d'habitude l'origine, la destination et le destinataire de cet argent. Par contre, deux questions essentielles méritent d'être éclaircies par la Banque Centrale.
1- Quel était le document ou le manifeste qui accompagnait les fonds. Dans ce manifeste devrait figurer l'expéditeur des fonds et la destination. On a besoin de la copie de ce manifeste pour être sûr que l'opération est belle et bien licite. C'est comme si en étant au village, je remettait des milliards d'argent à quelqu'un pourqu'il les verse sur mon compte à la banque à Zalikwelè. Si la police le prend avec un tel montant, il doit être en mesure de leur prouver l'origine et la destination. C'est aussi simple que cela. 2- Quel devrait être l'itinéraire des fonds ? On se demande pourquoi passer par Dubaï pour des fonds qui devraient être versés à New York ?
Petit conseil d'ami. On ne peut pas se passer d'avis d'expert. À chacun, son métier.
J'espère que vous m'avez bien compris.
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+6 #18 Aboubacar Condé 02-09-2014 18:49

Quel est l'origine de l'argent et où va-t-il?
Le pouvoir refuse systématiquement de répondre aux simples questions que tout services de renseignements va se demander: D’où vient cet argent et où va t-il? Et pour répondre à ces questions, il faudra plus que des déclarations lapidaires (Circulez! Y a rien à voir!) mais des preuves palpables: virements électroniques, bordereau d’embarquement, de débarquement, déclarations douanières, plan de vol d’avion, relevés de comptes bancaires etc….
Les recettes de la Guinée proviennent essentiellement de l’exportation des minerais de l’ordre de 1,3 milliards de dollars par an selon la CIA World Factbook. Ces paiements se font généralement dans des comptes de la BCRG domiciliés à l’étranger dans des banques occidentales. Ni Rio Tinto, ni Alcoa, ni Ashanti Gold ou RusAl – les principaux exportateurs de bauxite et d’or – ne se risqueront de déposer du cash en Guinée sous risque de se voir dans le collimateur du Trésor américain très à cheval sur le blanchiment de drogue et le financement du terrorisme. En plus pour les achats locaux, le Franc Guinéen étant la monnaie officielle du pays, le gouvernement guinéen n’a pas besoin de devises étrangères, disposant du droit souverain de la planche à billet, qui à son crédit, n’est plus utilisé de facon anarchique comme avant. Comment ces sommes se sont retrouvées en Guinée? Sont elles issues du circuit officiel? Voilà les pistes que les services de renseignements de nos jours utilisent leurs méthodes d'iespionnage modernes pour répondre à ces questions. Les Guinéens ont aussi droit à savoir l'origine et la destination réelles de ces fonds.
D'où la question toujours non répondue: d'où vient cet argent embarqué vers Dubai? Puisque la Guinée ne produit pas de dollars ou d'Euros, montrez les traces d'entrées légales de ces sommes dans les coffres de la Banque Centrale.
La Guinée a une réglementation sur le transport transfrontalier des devises, donc le transport en lui-même n’est pas illégal. La législation est-elle conforme aux normes internationales ? la BCRG peut-elle confirmer que la législation était respectée ? Et si les prestataires ou d’autres parties mal intentionnées ont profité des failles de sécurité présentes dans la méthode courante de Transfer pour y adjoindre leurs activités illicites ? Est-ce que la BCRG peut démontrer que les précautions d’usage qu’elle a prises étaient suffisantes? Pourquoi la somme transportée était différente de la somme déclarée ? Sur quelle base la BCRG a-t-elle décidé de donner sa confiance à un convoyeur débrouillard pour une activité aussi délicate qui demande professionnalisme, confidentialité et sécurité ? Qu’est-ce qui motive le choix d’une banque de Dubaï, une ville réputée pour le blanchiment d’argent et le soutien aux organismes extrémistes dans la région.
Quand le pouvoir déclare mordicus concernant l’origine des fonds que: « ce sont des fonds déposés par les banques commerciales ainsi que des entreprises guinéennes. Je précise à ce niveau que ces fonds peuvent être en devises tout comme en francs guinéens. Quand l’argent atteint un certain montant à la BCRG, nous sommes obligés de transférer à l’extérieur. » Soit. Pour convaincre tout le monde, il suffit de montrer les dépôts correspondants de commerçants ou d’entreprises dans les banques commerciales, les titres que la BCRG a émis à ces banques en échange de leur dépôt, et la confirmation de versement des sommes au niveau de Citibank New York qui est la destination finale. Mieux est ce que la BCRG pourrait produire ces preuves pertinentes pour taire les spéculations. La BCRG pourrait par exemple démontrer que la méthode de Transfert a fait l’Object d’une évaluation du FMI sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et que la BCRG a mis en place des sauvegardes LBC/FT conformes aux normes internationales, et qu’elle a confirmé que le transfert est conforme à cette politique.
Et la deuxième importante question: Où allait cet argent? Montrez les certificats de virements, les bordereaux de versement de cash ou les avis de crédit des institutions dans lesquelles cet argent aurait été déposé. Pour surmonter les doutes des Guinéens que les institutions bancaires récipiendaires soient autorisées à confirmer cela publiquement que XXX millions de dollars ont bel et bien été déposés dans leurs coffres au nom du peuple de Guinée.
La BCRG n’étant pas une institution du Parti RPG et de son Président, les Guinéens ont le droit de poser des questions sur sa gouvernance et même d’exiger des explications.
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+4 #17 Aboubacar Condé 02-09-2014 18:17

Défense toujours bancale du pouvoir. Plus de questions que de réponses.
Le pouvoir refuse systématiquement de répondre aux simples questions que tout services de renseignements va se demander: D’où vient cet argent et où va t-il? Et pour répondre à ces questions, il faudra plus que des déclarations lapidaires (Circulez! Y a rien à voir!) mais des preuves palpables: virements électroniques, bordereau d’embarquement, de débarquement, déclarations douanières, plan de vol d’avion, relevés de comptes bancaires etc….
Les recettes de la Guinée proviennent essentiellement de l’exportation des minerais de l’ordre de 1,3 milliards de dollars par an selon la CIA World Factbook. Ces paiements se font généralement dans des comptes de la BCRG domiciliés à l’étranger dans des banques occidentales. Ni Rio Tinto, ni Alcoa, ni Ashanti Gold ou RusAl – les principaux exportateurs de bauxite et d’or – ne se risqueront de déposer du cash en Guinée sous risque de se voir dans le collimateur du Trésor américain très à cheval sur le blanchiment de drogue et le financement du terrorisme. En plus pour les achats locaux, le Franc Guinéen étant la monnaie officielle du pays, le gouvernement guinéen n’a pas besoin de devises étrangères, disposant du droit souverain de la planche à billet, qui à son crédit, n’est plus utilisé de facon anarchique comme avant. Comment ces sommes se sont retrouvées en Guinée? Sont elles issues du circuit officiel? Voilà les pistes que les services de renseignements de nos jours utilisent leurs méthodes d'iespionnage modernes pour répondre à ces questions. Les Guinéens ont aussi droit à savoir l'origine et la destination réelles de ces fonds.
D'où la question toujours non répondue: d'où vient cet argent embarqué vers Dubai? Puisque la Guinée ne produit pas de dollars ou d'Euros, montrez les traces d'entrées légales de ces sommes dans les coffres de la Banque Centrale.
La Guinée a une réglementation sur le transport transfrontalier des devises, donc le transport en lui-même n’est pas illégal. La législation est-elle conforme aux normes internationales ? la BCRG peut-elle confirmer que la législation était respectée ? Et si les prestataires ou d’autres parties mal intentionnées ont profité des failles de sécurité présentes dans la méthode courante de Transfer pour y adjoindre leurs activités illicites ? Est-ce que la BCRG peut démontrer que les précautions d’usage qu’elle a prises étaient suffisantes? Pourquoi la somme transportée était différente de la somme déclarée ? Sur quelle base la BCRG a-t-elle décidé de donner sa confiance à un convoyeur débrouillard pour une activité aussi délicate qui demande professionnalisme, confidentialité et sécurité ? Qu’est-ce qui motive le choix d’une banque de Dubaï, une ville réputée pour le blanchiment d’argent et le soutien aux organismes extrémistes dans la région.
Quand le pouvoir déclare mordicus concernant l’origine des fonds que: « ce sont des fonds déposés par les banques commerciales ainsi que des entreprises guinéennes. Je précise à ce niveau que ces fonds peuvent être en devises tout comme en francs guinéens. Quand l’argent atteint un certain montant à la BCRG, nous sommes obligés de transférer à l’extérieur. » Soit. Pour convaincre tout le monde, il suffit de montrer les dépôts correspondants de commerçants ou d’entreprises dans les banques commerciales, les titres que la BCRG a émis à ces banques en échange de leur dépôt, et la confirmation de versement des sommes au niveau de Citibank New York qui est la destination finale. Mieux est ce que la BCRG pourrait produire ces preuves pertinentes pour taire les spéculations. La BCRG pourrait par exemple démontrer que la méthode de Transfert a fait l’Object d’une évaluation du FMI sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et que la BCRG a mis en place des sauvegardes LBC/FT conformes aux normes internationales, et qu’elle a confirmé que le transfert est conforme à cette politique.
Et la deuxième importante question: Où allait cet argent? Montrez les certificats de virements, les bordereaux de versement de cash ou les avis de crédit des institutions dans lesquelles cet argent aurait été déposé. Pour surmonter les doutes des Guinéens que les institutions bancaires récipiendaires soient autorisées à confirmer cela publiquement que XXX millions de dollars ont bel et bien été déposés dans leurs coffres au nom du peuple de Guinée.
La BCRG n’étant pas une institution du Parti RPG et de son Président, les Guinéens ont le droit de poser des questions sur sa gouvernance et même d’exiger des explications.
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+4 #16 Gigo 02-09-2014 16:56

Citation en provenance du commentaire précédent de Alsény Camara:
Monsieur Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1, félicitation et grand merci pour la clarté des informations.Vive la République de Guinée.

il faut ajouter
Vive les voleurs de la République de Guinée
Vive le bandit en chef des fausses armees de la République de Guinée
Vive le grimpeur bandit a col blanc de la République
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+4 #15 amadusdialamba 02-09-2014 16:52

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou S Diallo:
Pauvre Guinée! Pourquoi on s'attarde a prouver son expertise sur les détails des transactions bancaires?
J'ai lu sur Guineenews le propos d'un responsable de la banque centrale qui dit que de telles opérations sont normales et qu'ils produiront les preuves en se basant sur les opérations des années 70 j'usqu'a 2014!
Arrêtez de vouloir nous justifier l'injustifiable. Pour aller a New York a partir de Dakar ou ne transite pas par Dubai a moins qu'on n'ait complément perdu le sens de l'orientation. Nous sommes en 2014, on ne transporte plus l'argent comme on le faisait avec le Syli dans les années 70!
Pour le simple citoyen nous avons besoin de savoir d’où vient cet argent, ou va cet argent. C'est pour qui cet argent? Montrez les preuves. Ou est cet argent ou moment ou l'on parle. Si c'est aux USA, produisez nous les preuves. On na pas besoin de trop de gymnastique pour çà a moins qu'on ne veuille prendre tout le monde pour des ignorants.
Une majorité écrasante des Guinéens n'ont pas la possibilité, les opportunités de faire les transactions bancaires.
Il y'a bien de forums, de revues spécialises ou les experts pourront faire preuves de leurs talents avec leur collègues du domaine.
De nos toujours, pour certain détails, nous n’avons pas trop besoin de l'avis d'un experts, il suffit du bon sens. Ceux dont nous avons réellement besoin ce ne sont pas les experts, ce sont des personnes qui ont le bon sens, conscients et qui assument pleinement leur responsabilité. Nous autres devrions exiger les éclaircissement en termes simples, a savoir d’où vient cet argent,ou va cet argent, c'est pour qui cet argent? Les parlementaires doivent aussi assumer leur responsabilité.
L'expertise académique est abondante et démocratiquement disponible meme online comme je le dit toujours. Personne na le monopole du savoir et personne ne peut tout connaître. Soyons modeste!
C'est un signe d’arrogance et d'ignorance que de vouloir prouver son expertise sur des choses parfois courante et simple sous d'autres cieux.

plus rine à dire. Tout est compilé ici !
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+2 #14 Abraham bantignel 02-09-2014 16:38

M. Gandhi, comment la Banque Centrale HABITUELLEMENT(comme à l'époque Dalein à la BCRG) faisait pour alimenter ses comptes à l'étranger?
- Sur quel(s) compte(s)?
- Pourquoi?
Et depuis quand les procédures ont changé?
Nous nous demandons bien qui comprend bien français? Mr Ghandi parle du cas des pays Umoa et n'infère en rien pour les autres non membres. C'est pourtant clair pour ceux qui comprennent français.
Votre homonyme, leader du PEDN, Mr Lansana Kouyaté a parlé et expliquer "SWIFT" et confirmé par Mr Bah Oury. Donc la réponse a votre question est "SWIFT"!
Quoi que vous dites:-d'où vient cet argent?
-Dans quel ou quels comptes va cette argent?
That's the question!
En attendant:Mr President, BRING BACK OUR MONEY!
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+4 #13 Mamadou S Diallo 02-09-2014 15:53

Pauvre Guinée! Pourquoi on s'attarde a prouver son expertise sur les détails des transactions bancaires?
J'ai lu sur Guineenews le propos d'un responsable de la banque centrale qui dit que de telles opérations sont normales et qu'ils produiront les preuves en se basant sur les opérations des années 70 j'usqu'a 2014!
Arrêtez de vouloir nous justifier l'injustifiable. Pour aller a New York a partir de Dakar ou ne transite pas par Dubai a moins qu'on n'ait complément perdu le sens de l'orientation. Nous sommes en 2014, on ne transporte plus l'argent comme on le faisait avec le Syli dans les années 70!
Pour le simple citoyen nous avons besoin de savoir d’où vient cet argent, ou va cet argent. C'est pour qui cet argent? Montrez les preuves. Ou est cet argent ou moment ou l'on parle. Si c'est aux USA, produisez nous les preuves. On na pas besoin de trop de gymnastique pour çà a moins qu'on ne veuille prendre tout le monde pour des ignorants.
Une majorité écrasante des Guinéens n'ont pas la possibilité, les opportunités de faire les transactions bancaires.
Il y'a bien de forums, de revues spécialises ou les experts pourront faire preuves de leurs talents avec leur collègues du domaine.
De nos toujours, pour certain détails, nous n’avons pas trop besoin de l'avis d'un experts, il suffit du bon sens. Ceux dont nous avons réellement besoin ce ne sont pas les experts, ce sont des personnes qui ont le bon sens, conscients et qui assument pleinement leur responsabilité. Nous autres devrions exiger les éclaircissement en termes simples, a savoir d’où vient cet argent,ou va cet argent, c'est pour qui cet argent? Les parlementaires doivent aussi assumer leur responsabilité.
L'expertise académique est abondante et démocratiquement disponible meme online comme je le dit toujours. Personne na le monopole du savoir et personne ne peut tout connaître. Soyons modeste!
C'est un signe d’arrogance et d'ignorance que de vouloir prouver son expertise sur des choses parfois courante et simple sous d'autres cieux.
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+6 #12 Gandhi 02-09-2014 14:28

Je remercie Patriote d'expliquer facilement aux profanes comment fonctionne en partie la BCRG. C'est beaucoup plus acceptable que les déclarations des gouverneurs indiquant que tout est légal et habituel. Malheureusement - mais de toute façon ce n'est pas à lui de le faire -, il manque la réponse aux seules questions qui nous intéressent. D'où vient l'argent et à quoi sert-il ?
Pour ceux qui font semblant de ne pas comprendre, je vais vous éclairer davantage. En reprenant les explications de Patriote, il indique que les fonds ont pour origine :
- soit des banques commerciales, comme il l'a expliqué, mais la Bicigui sera ravie d'apprendre que son argent n'est pas en France, mais aux USA. On se demande pourquoi elle (mais les autres également) ne confirme pas officiellement – puisque c'est légal - posséder une partie de ces devises exportées.
- soit le Trésor public (les transferts à l'étranger, bien que possibles, sont plus restrictifs pour ce qui le concerne). Quasiment un mois après, qu'est-ce qui empêche le gouverneur de publier la bonne réception des fonds à la Citybank ?
- soit la zone grise, et c'est évidemment à celle-ci que je m'intéresse particulièrement.
Chacun a en mémoire qu'il existe certaines sommes à la discrétion d'AC (via la BCRG) qui ne sont pas au compte du Trésor public, mais gérées directement par le PRG. La liste non exhaustive suivante – et reconnue par les différentes autorités - est impressionnante :
les 700 millions de $ de Rio Tinto,
le prêt angolais de 150 millions de $,
le prêt (dont une partie en nature – riz et véhicules agricoles notamment) de 150 millions de $ de la China International Fund,
le prêt congolais de 50 millions de $ (seule transaction jamais reconnue officiellement),
le prêt de 25 millions de $ de Palladino,
le droit minier de 250 millions de $ de Sable Mining Africa (dont l'un des dirigeants est Aboubacar Sampil, l'associé en affaire de Mohamed Alpha Condé),
les 15 millions d'€ d'Areeba,
soit un montant total reconnu officiellement par le pouvoir – en différentes occasions – de 1,345 milliard de $ géré en direct par AC.
Par ailleurs des supputations laissent entendre que la multinationale Rusal aurait finalement transigé avec le pouvoir pour la liquidation de Friguia et la récupération de la mine de Dian Dian, à hauteur de 832 millions de $ (http://www.africaintelligence.fr/AMF/exploration-et-production/2013/03/26/le-cheque-de-832millions$-d-uc-rusal-a-conakry,107950898-EVE). Si on prenait en compte cette transaction, les montants gérés directement par AC, via la BCRG, dépasserait les 2,1 milliards de $, soit la somme annulée par le FMI et les autres institutions. Une nouvelle théorie des vases communicants, un comble ??? puisque cela reviendrait à dire que ce qui est parti par la porte, revient par la fenêtre, et la Guinée doit toujours peu ou prou les mêmes montants.
D'autres transactions minières ont abouti concrètement, sans que l'on en connaisse les tenants et aboutissants pour qui que ce soit, a fortiori pour le Trésor public.
Dans cette affaire de Dakar, il est clair qu'il est difficile pour la BCRG de rappeler et d'indiquer que les montants transférés ne sont ni ceux des banques commerciales, ni ceux du Trésor public, mais ceux de la « zone grise », d'où la raison pour laquelle on ne parle que de comptes (impersonnels), mais jamais de leur titulaire. Or un compte n'existe qu'à travers son titulaire.
J'attends donc des explications, non pas techniques, ni juridiques, mais celles que TOUT Guinéen peut comprendre : à qui appartient l'argent et à quoi sert-il ?
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+7 #11 Youssouf Soumah 02-09-2014 13:33

Vous êtes vraiment modeste ! « En ma double qualité de citoyen guinéen et de spécialiste en matière monétaire » Vous êtes spécialiste en matière monétaire dans quelle Banque Centrale du monde ? Nous qui n’avons aucune formation monétaire savons simplement, que les monnaies (fiduciaire ou pas) sont la propriété de la Banque Centrale qui émet cette monnaie ou alors qui se retrouve comme unité de compte. Ici, il s’agit de l’euro, du Dollar US et du CFA.
En ce qui concerne le Dollar US, c’est la Réserve Fédérale (Banque Centrale des USA) qui en est responsable et garante ; cette Banque est à New York.
En ce qui concerne l’euro la Banque Centrale Européenne (BCE) se trouve à Francfort en Allemagne.
En ce qui concerne le CFA, la Direction du Trésor Français qui gère cette monnaie se trouve à Bercy (Paris).
Dans la logique, sauf si ce transfert est frauduleux (recyclage de l’argent sale de la drogue par exemple ; n’oublions pas que l’actuel Ministre de l’intérieur est un narcotrafiquant et que, l’administration Guinéenne avec Alifa Koné comme chef est la plus corrompue au monde), ces différentes monnaies auraient dû se diriger vers New York, Francfort et Paris. Pourquoi Dubaï ? Tout simplement en Europe et aux USA, les Banques sont sous pression notamment en ce qui concerne les biens mal acquis et l’argent sale des « dirigeants » pour ne pas dire des voleurs au pouvoir dans les pays pauvres.
Ainsi, Alifa Koné qui pille les ressources du pays avec l’aide de B.Kouchner, T.Blair et Sorros préfère confier cet argent volé à des banques qui se trouvent dans des pays où les dictatures sévissent notamment dans ces pays Arabes où les pouvoirs sont tous corrompus !
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+1 #10 Farba Makka 02-09-2014 12:55

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Faut-il préciser au passage que seule la Banque centrale est autorisée à transférer physiquement des fonds de la Guinée vers l’étranger ou inversement.

Je n' ai pas bien saisi ce passage! Toute personne en partant (10 milles Euros) ou en sortant (4 milles Euros) de la Guinée peut disposer sur elle de devises étrangères.
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-10 #9 Alsény Camara 02-09-2014 11:23

Sylla démocrate, pour ton information voir le livre “Economie internationale de Paul R. Krugman & Maurice Obstfeld, Chapitre 13 : Les taux de change et le marché des changes : une approche par les actifs. Page 386 sur le rôle de « l’arbitrage » dit triangulaire. On ne peut opérer une opération rentable sur une monnaie sans passer par le réseau de correspondants du pays d’émission de la dite monnaie ; qinsi en pratique de change sur le marché on considère que « les dollars sont aux USA, l’Euro en Europe et le Franc guinéen en Guinée ».
Pour répondre aux questions de Gandhi, à savoir à qui appartiennent ces sommes et à quoi servent-elles? L’intervention de notre compatriote, Pokpa Holomo Lamah du lundi, 1er Septembre 2014 satisfait largement la curiosité de l’homme. Aussi, il est important de connaître la structure de notre économie. Selon les experts géologues du ministère de mines, sur les 33 préfectrures de la Guinée, 30 détiennent de l’Or et du Diamant. En plus des 3 sociétés industrielles de productions d’or et une de diamant (ex-AREDOR), ces deux matières sont exploitées de façon artisanales et la contrepartie des exportations alimente le marché dit parallèle avant se se retrouver dans les encaisses de la BCRG et bien sûr transporter auprès des correspondants pour enfin produire des intérêts. Aucune Banque centrale n’a intérêt à garder des encaisses oisives en devises alors qu’elles peuvent produire des intérêts à l’étranger, élément de confort de son compte d’exploitation. Vive la République de Guinée.
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-10 #8 Alsény Camara 02-09-2014 11:00

Monsieur Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1, félicitation et grand merci pour la clarté des informations.Vive la République de Guinée.
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-8 #7 KOUYATE 02-09-2014 10:52

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
3) les banques centrales de l'UEMOA transfèrent des fonds en France, mais ils font partie de la zone qui prévoit ces procédures (pas la Guinée qui n'appartient à aucune zone monétaire).

Donc tout autre pays hors cette zone monetaire n'est point autorisé?
Vous avez une compréhension erronnée de zone monétaire: Faut-il disposer d'un compte et en devise pour être permis de l'alimenter non ? On a pas besoin d'être en zone CFA ou autre pour ça!
M. Gandhi, comment la Banque Centrale HABITUELLEMENT(comme à l'époque Dalein à la BCRG) faisait pour alimenter ses comptes à l'étranger?
- Sur quel(s) compte(s)?
- Pourquoi?
Et depuis quand les procédures ont changé?
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+12 #6 Gandhi 02-09-2014 07:49

Citation en provenance du commentaire précédent de ousmane:
Il n'y a vraiment pas lieu de se noyer dans un verre d'eau.

1) Si AC avait transporté de l'argent dans son jet privé, et s'était fait prendre, il lui aurait été difficile de dire ensuite que cela appartient à la Bicigui.
2) tous les pays du monde (sauf la Guinée) défendent leurs intérêts.
3) les banques centrales de l'UEMOA transfèrent des fonds en France, mais ils font partie de la zone qui prévoit ces procédures (pas la Guinée qui n'appartient à aucune zone monétaire).
Il est obligatoire que les députés se renseignent sur l'état des avoirs extérieurs de la "BCRG".
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+7 #5 ousmane 02-09-2014 03:19

1-La question que je me pose est de savoir pourquoi Alpha Conde s'emmerderait a faire passer ce magot par le Sénégal alors qu'il était beaucoup plus simple pour lui de transporter ses mallettes dans le jet prive qui l'a conduit a Tunis?
2- Le canard aurait-il ébruité cette affaire si ces 20 millions de dollars étaient destines a être domicilie au Senegal?
Ma réponse est évidemment non quand on connait l'affaire Habre et les fonds détournés lors de sa fuite et très officiellement domicilies dans une banque sénégalaise alors dirigée par un certain Mbaye, futur premier ministre d' un Sénégal "très regardant sur les fonds".
Je reconnais une chose chez le sénégalais, c'est sa propension a fermer les yeux sur les affaires furent-elles douteuses mais qui arrangent bien son économie nationale.
3- Le gouverneur de la BCRG donne des pistes qu'il est facile a vérifier si l'on veut le confondre. Alors pourquoi ne pas utiliser ces voies pour le plus grand bonheur de tout le monde?
Il dit que toutes les banques centrales font les memes transferts. Alors vérifions.
Il dit que il y a des archives a la BCRG qui attestent que ce genre d'opération a toujours eu lieu en Guinee depuis 1970.
Alors vérifions.
Il dit que les fonds sont domicilies a la city bank de New-york tout comme les 700 millions de dollars.
Alors qu'une commission parlementaire vérifie cela.
Il n'y a vraiment pas lieu de se noyer dans un verre d'eau.
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+13 #4 madina 02-09-2014 03:07

Citation:-Il va de soi que dans cette dynamique de dépôts et de retraits, il se dégage souvent des soldes excédentaires importants que les banques primaires versent à la Banque centrale et lui demandent de les transférer sur leurs comptes chez leurs correspondants étrangers-.
O Grand Dieu!mais Ou sont ces guinéens dont les comptes en dévises dans les banques sont pleins à craquer au point que leurs soldes excédentaires nécessitent d'etre convoyés par avions entiers et par semaine à l'etranger!
Pour en arriver là,les Guinéens devront avoir un standing de vie plus élevé que les norvégiens!
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+15 #3 amadusdialamba 02-09-2014 02:17

J'avais bien prévenu que personne ne pourra plus me convaincre par des arguments de dernieres minutes.Je suis loin d’être grand spécialiste en la matière comme vous. Mais selon les informations reçues jusque-là des medias qui ont révélé l’affaire et qui ne sont pas encore rétractés, cette affaire est tout sauf normalement bien exécutée. D’abord le montant incriminé est très exorbitant, au moment où le pays fait face au plus grand cataclysme de son histoire. La destination des fonds très zigzagante, les motifs de son transfert pas suffisamment expliqué, les premiers documents justificatifs accompagnants très contradictoires, le premier démenti laconique, les explications des autorités en charge du trésor public guinéen tâtonnantes, contradictoires et non cordonnées. Pour exemple, lorsque le brave journaliste qui a couvert l’incident a eu le Ministre au téléphone, selon lui, le Monsieur n’était pas informé de l’opération. Il lui a fallu un bon bout de temps avant revenir vers le journaliste pour tenter de reprendre les choses par les cornes ou étreindre un feu déjà propagé. Vous me direz encore et peut-être qu’en Guinée, le Ministre de l’économie et des Finances n’a pas droit de regard dans certaines opérations publiques d’envergure et que les fonds peuvent circuler sans l’apposition de sa signature en tant que deuxième ordonnateur de l’Etat. C’est du service financier que l’Etat m’a affecté pour le trésor public durant tout mon séjour dans ces deux départements, les documents comptables en circulation sont signés Par : Les chefs de services ou entreprises, les gouverneurs, maires ou préfets, les chefs des services financiers, les services du contrôle d’Etat (à l’époque), les trésoriers enfin les directeurs des banques de la place. Il y avait aussi des quotas bien définis pour les fonds à faire transférer surtout vers l’extérieur. Peut-être que tout a changé avec le nouveau changement ! Boo yo bhèè !
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+7 #2 A.O.T. Diallo 02-09-2014 01:30

Mon frère Haba, au stade actuel de cette affaire il n'y a que les 2 questions 10 fois répétées par Gandhi qui comptent:
- pour qui ?
- pour quoi ?
Tout le reste n'est plus important maintenant puisque de toutes façons ce qui a été fait en cachette est maintenant sur la place publique et que les justifications des plus hauts cadres de la BCRG atteignent la qualité de votre post a 5% ce qui prouve bien que ce sont des cancres - et peut-être aussi malhonnêtes...
Les americains disent qu'il n'est pas impossible de voler - mais il ne faut pas se faire prendre en flagrant delit...
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+8 #1 Abraham bantignel 02-09-2014 01:10

Ce que vous dites a l'air cohérent et logique. Mais pourquoi envoyer des Euros aux USA et surtout tant d'equivalent milliards en une fois, pour une économie comme celle de la Guinée? Ce serait quelques centaines de millions, il n'y aurait rien de vraiment louche a la limite.
Vous ne trouvez pas le montant énorme? Et surtout les explications a géométrie variable nous font douter du caractere licite de l'opération.
On attend la preuve du contraire maintenant apres la résurrection attendue d'Alpha Condé.
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