Tutankhamon Barry Jeudi, 28 Août 2014 15:31
« Pour la bonne performance de son entreprise dictatoriale, il s’appuie sur les Manden tan, trompe les Manden fou et contrôle les Manden pou. »
En Guinée le plus grand employeur reste l’Etat. Et comme l’Etat se résume à l’autocrate AC, il devient de facto le plus grand employeur du pays, sans convention collective. Avec AC, l’Etat vire de l’entité collective à l’entité individuelle ! Le chef d’entreprise, sans expérience, gère sa boîte selon son intérêt propre tout en croyant que c’est la seule condition de sa pérennité.
Cependant, Il est important de rappeler qu’avant d’être le patron de 12 millions de Guinéens, le chômeur à vie AC avait lancé des promesses aux électeurs guinéens durant les campagnes électorales :
Quatre ans plus tard, nous constatons que le régime d’AC n'a satisfait aucune de ces promesses. C’est pour cette raison qu’il ne mérite pas notre vote favorable en 2015, peu importe qu’on soit peul, soussou, malinké, guèrzés ou tomas.
Inopportunément, aujourd’hui, à la place des promesses électorales non tenues, l’employeur AC pense qu’il a les obligations suivantes :
Accumuler de la richesse le plus rapidement possible sans tenir compte des problèmes de la nation ;
A savoir que le Fouta Djallon n’existe pas dans l’institution d’AC. Pour lui, la Guinée n’est pas une REPUBLIQUE ; mais plutôt une contrée de Manden tan, Manden pou et Manden fou. Une « voiture à trois roues », comme il aime bien le dire. Les enfants du Fouta sont rejetés « en dehors » de l’administration publique et sont sujets au harcèlement moral comme c’est le cas d’Ismaël Baldé de la Sotelgui, du journaliste sportif Amadou Diouldé Diallo et de tant d’autres. Comment cet employeur saurait-il améliorer les choses en écartant 40% de ses citoyens ?
Pour masquer son incompétence, il ne choisit pas ses travailleurs selon leur niveau d’éducation, leur expérience de travail ou leur maitrise du français ; mais selon leur appartenance ethnique, clanique et surtout par leur apparence. En lieu et place de travailleurs qualifiés, en Guinée nous avons ce que j’appelle des travailleurs « ethnicisés » qui font de l’excès de zèle en jouant le jeu du patron.
L’absence criarde de travailleurs qualifiés dans tous les domaines contribue à accentuer la pauvreté et les disparités entre les Guinéens. Plus dégoûtant encore, nous assistons à des éclosions de maladies infectieuses (Ébola, choléra, tuberculose, méningite) partout dans le pays.
Comme un chef d’entreprise irresponsable et dictatorial ‒ non un président de la République ‒ AC prend les personnes qui l’intéressent et qu’il pense être utiles à sa cause et laisse les autres qu’il traite comme danger potentiel. Il suffit de visiter les différents ministères pour se rendre compte de la réalité.
Pour la bonne performance de son entreprise dictatoriale, il s’appuie sur les Manden tan, trompe les Manden fou et contrôle les Manden pou.
En ne respectant pas les règles de base que sont la liberté, la citoyenneté, le dynamisme et l'affiliation sociale, il fait perdre aux Guinéens toute motivation. Par conséquence, le résultat de sa gestion est négatif : maladies, ordures, surfacturation, dégringolade, etc.
Tutankhamon
![]()