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Faya ne craint plus de s'afficher avec Dadis!

Tutankhamon Barry  Mercredi, 20 Août 2014 14:33

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BARRY_Tutankhamon_2_01« Dès qu'on entre en politique, on ne sait pas où on met les pieds et l'on risque de perdre la tête.» Gao Xingjian


Que dire de cette photo révoltante de l’insurgé Dadis accusé de violations graves des droits de l’homme à côté du soi-disant libéral Faya Millimouno, promoteur de justice sociale, qui circule sur Internet ? Cette photo démontre une vision politique complètement à côté de la plaque du leader du Bloc Libéral ; même si l’idée est loin d’être bête ! Faya Millimouno veut certainement séduire les électeurs de la Forêt et certains proches de Dadis, au grand mépris de la justice pour les victimes du 28 septembre, avant les prochaines élections municipales et présidentielle. Sinon je me demande quels sont les objectifs visés par la publication d’une telle image paradoxale.
 

MILLIMOUNO_Faya_CAMARA_Moussa_Dadis_03


Notons que Faya avait failli être victime d’abus de pouvoir par le CNDD en 2009 avant d’être extirpé in extremis grâce à l'intervention de l'ambassadeur américain.

Aujourd’hui, à cor et à cri, Faya qui se veut libéral adopte un comportement typique aux vieux politiques guinéens, qui depuis des années ont adopté une pensée politique basée sur l’ethnie et surtout une vision nombriliste qui n’a rien à voir avec les problèmes fondamentaux de la nation (développement, justice, l’emploi des jeunes).

S’afficher avec Dadis est faire preuve d’un opportunisme éhonté pour se retrouver au sommet du système à n'importe quel prix ! Un système géré par des opportunistes-populistes qui n’ont aucun projet de société. Ecoutez le politicien Faya qui veut nous professer des cours de criminologie :

« Quand vous êtes devant un crime, si vous êtes un bon policier, la première question que vous vous posez c’est à qui a profité le crime. Je crois que plus de quatre ans se sont écoulés. Les Guinéens doivent commencer à se demander à qui ont profité les événements du 28 septembre 2009. Je crois que c’est dans cette dynamique que les Guinéens doivent aiguiser leur curiosité. Il faut qu’on aille en profondeur pour connaître la vérité. Nous exigerons qu’il y ait toujours la Justice dans notre pays. Dadis est serein par rapport à ce sujet. Ce qu’il faut considérer c’est que la présomption d’innocence doit être de mise. C’est à la Justice de faire son travail en se posant de bonnes questions et trouver des réponses. »

Cher Faya cette façon de faire des enquêtes criminelles est obsolète. De nos jours devant un crime le bon policier se pose la question « who did it ? » littéralement parlant « qui l'a fait ? ». C’est après avoir identifié l’exécuteur ou les exécuteurs qu’on se tourne vers la question « à qui a profité le crime ? ».

Nos politiques doivent comprendre que la seule leçon de séduction valable à donner au peuple meurtri de Guinée est de promouvoir la justice sociale, la cohésion sociale, et le développement. Ils n’ont aucune leçon de séduction à nous donner en promouvant le nombrilisme politique et surtout en allant défiler chez un putschiste.


Tutankhamon


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