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Comment l’élite Guinéenne sacrifia ce pays
Souleymane Etienne Jeudi, 14 Août 2014 22:44
Supposons que la Guinée appartenait au peuple américain, français ou chinois. Pensez-vous que la Guinée serait dans cet état déplorable où elle se trouve aujourd’hui ? Cette question mérite d’être posée afin de susciter des interrogations pouvant nous aider à comprendre pourquoi la Guinée va mal. La presse guinéenne et internationale n’oublie jamais de mentionner le paradoxe guinéen : un pays si riche avec une population si pauvre !!! Tout récemment c’est Guineenews.org qui publie un article examinant la « malédiction » qui pourrait expliquer ce paradoxe guinéen. Sans prétendre avoir toutes les réponses à ces questions, je vais néanmoins essayer de donner mon avis sur ce sujet qui suscite tant d’intérêt parmi mes compatriotes.
La Guinée va mal car l’élite a échoué !
En politique et en sociologie, l’élite est définie comme un petit groupe de personnes qui possèdent une richesse ou un pouvoir politique disproportionné. L’élite a toujours joué un rôle important dans la conduite des affaires des pays. De ce point de vue donc, il n’est pas question de demander si l’élite guinéenne est responsable du retard que nous constatons en Guinée mais plutôt d’expliquer comment cette élite a contribué au sous-développement que l’on observe aujourd’hui.
En Guinée, l’élite joue un rôle déterminant dans la conduite des affaires du pays et possède de grandes influences, vu les conditions délétères que vivent la majorité des citoyens. Si dans certains pays, les membres de l’élite adoptent des comportements exemplaires et sont pris par beaucoup de citoyens comme des bons modèles à suivre, en Guinée l’élite adopte des comportements peu enviables. L’élite guinéenne a non seulement créé une culture de corruption, vols, et mensonges au sommet de l’Etat mais continue à perpétuer et normaliser des comportements néfastes au développement.
Comment l’élite manipule le bas peuple!
On entend souvent l’élite Guinéenne dénoncer l’analphabétisme de la population comme l’une des causes du retard Guinéen. C’est ainsi que la population est accusée d’être ignorante et donc facilement manipulable par les politiciens. Il est utile de rappeler ici que l’éducation ne nous met pas à l’abri des manipulations politiciennes. Si tel était le cas, l’Allemagne du 20e siècle qui était connue pour ses progrès technologiques et ses contributions dans les sciences et autres domaines, n’allait jamais succomber aux propagandes d’Adolph Hitler. Pourtant, c’est en Allemagne qu’on verra toute une population se rallier derrière un leader avec une dévotion jamais égalée dans l’histoire des hommes. Comment cela se passa-t-il ?
En effet, pour y arriver, Hitler exploita la nature de l’homme en tant qu’animal. En fait, l’homme animal est prédisposé à vivre en groupe d’où la tendance humaine à diviser tout ce qui est autour de soi en « nous », y compris soi-même, et « eux », c’est-à -dire tous les autres qui ne font pas partie de son groupe, l’étranger.
Ensuite, l’homme est aussi un animal social d’où l’envie d’appartenir à un groupe bien distinct des autres groupes. L’homme, comme la plupart des animaux, vit en groupes, ce qui lui permet d’affronter les défis de la vie ensemble.
Dernièrement, l’homme est aussi précaire, incertain et peu sûr face à l’immensité du monde dans lequel il se retrouve. Cette qualité est peut-être unique à l’homme et apparut avec l’évolution de la conscience chez l’homme moderne. Devenu conscient, l’homme se rend compte tout de suite de sa petitesse et de son insignifiance dans ce vaste univers qui est désormais sa maison. Par conséquent, pour soigner cela, il [l’homme] s’associe en groupes car il est beaucoup plus rassuré par la présence de ses semblables à ses côtés. Enfin, entre lui et ce vaste univers qui est sa maison, il existe maintenant une famille de semblables avec lesquels il va créer tout un monde matériel qui sera à son image, contrairement au monde qu’il trouva à sa naissance. Il se retrouve beaucoup plus à l’aise dans cette familiarité.
C’est sans doute ces qualités humaines qu’Hitler en 1924 ou Alpha Condé en 2010 arriva à exploiter. D’un côté, Hitler rallia les Allemands en leur rappelant qu’ils sont un groupe et un groupe supérieur aux autres groupes tels que les communistes, juifs et homosexuels. Les Allemands, à leur tour, se sentant humiliés par la première guerre mondiale et le traité de Versailles, trouvèrent la certitude et la paix du cœur en s’alignant derrière un leader qui leur promettait la victoire et la gloire devant un monde qu’ils [les Allemands] percevaient hostile à eux. Similairement, en Guinée, Alpha Condé s’est servi des divisions ethniques déjà existantes pour non seulement rappeler aux Malinkés qu’ils font partir d’un groupe distinct et qu’ils ont des ennemis, leur rappelant les évènements de 1984 (coup Diarra).
C’est ainsi, comme Hitler, qu’Alpha Condé se positionna comme un Messie qui était venu sauver son peuple (les Malinkés) d’une destruction imminente par les autres groupes. Si Hitler a pu rallier la majorité des Allemands à sa cause, Alpha Condé par contre ne rallia qu’une partie de la population, excluant un nombre important de Guinéens. En Guinée, cette stratégie a été efficace dans la conquête du pouvoir mais désastreuse pour l’unité de la nation. Ainsi, on voit Alpha Condé sacrifier l’intérêt national au profit du gain personnel, répétant une tradition ou rituel de l’élite guinéenne qui consiste à sacrifier l’avenir du pays pour assurer l’avenir de ses enfants à soi.
La Guinée va mal car la population laisse faire !
Au début de cet article, je posais la question : que serait la Guinée aujourd’hui si elle appartenait aux Français, Japonais, Américains ou Chinois ? La réponse à ces questions se trouve déjà dans l’histoire de ces peuples.
De 1765 à 1783, les Américains se révoltèrent contre leurs maitres anglais et demandèrent une indépendance totale. En fait, les Américains trouvaient injustes de payer l’impôt à la Grande-Bretagne pendant qu’ils n’étaient pas représentés au parlement britannique. Le fait de payer des impôts qui allaient pour supporter la monarchie et l’élite britannique, ne plaisait plus aux Américains et c’est ainsi qu’ils décidèrent de prendre leur destin en main.
De 1789 à 1799, les Français, à leur tour, se révoltèrent contre la monarchie et l’élite française qu’ils jugeaient d’être responsable de leurs déplorables conditions de vie. La révolution française est l’exemple même de ce qui se passe lorsque le bas peuple décide de prendre son destin en main et de ne plus se laisser manipuler et exploiter par l’élite.
De 1946 à 1949, les Chinois aussi s’engagèrent dans une lutte féroce contre le Parti nationaliste chinois dont les membres étaient accusés d’être une élite peu soucieuse de l’avenir de la Chine. C’est ainsi qu’au nom du patriotisme, Mao Zedong mobilisa toute une armée de paysans, élèves, et autres pour lutter contre cette élite qui excellait dans la corruption, le népotisme et autres comportements néfastes au développement de la Chine. Cette révolution marqua le début de la prise de conscience chinoise où tout un peuple décida de prendre son destin en main.
Avec l’exemple de ces trois peuples, on voit donc que les grands pays n’ont pas toujours eu une élite ou des dirigeants soucieux de l’avenir de leur nation. Par contre, souvent, ce sont ces peuples qui ont exigé une élite responsable et soucieuse de l’avenir de la nation.
Conclusion
On dit souvent que chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite. Ceci sous-entend que chaque peuple peut choisir ses dirigeants ou les refuser. Il y a assez d’exemples où des peuples se sont révoltés contre ceux qui les dirigent. Comme on dit en langue courante, qui ne dit rien consent. Lorsqu’on accepte l’autorité de ceux qui prétendent nous diriger, on valide et légitime cette autorité en même temps.
Dans ce monde aux ressources limitées, rien de bon ne s’obtient sans effort. Pour changer la Guinée dans le bon sens, il faudra faire les sacrifices nécessaires pour obtenir les résultats souhaités. Les Guinéens ne sont pas les premiers à être confrontés à ce challenge et ils ne seront pas les derniers. L’avantage que nous avons c’est que nous avons plein d’exemples de peuples qui ont été confrontés aux mêmes défis que les Guinéens mais qui sont arrivés à trouver une solution adéquate à leur problème. Il faudra apprendre et s’inspirer des autres. En tout cas, dans l’ère de l’information que nous vivons aujourd’hui, on ne pourra pas dire demain qu’on ne savait pas comment les autres ont fait !
Souleymane Etienne
Connu sous le pseudo SE
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Commentaires
Merci ma soeur Madina .
Après réflexion je comprend le seul élément de génie de Satan Toure : il avait bien compris cela lorsqu'il a utilisé notre jeune élite de l’époque pour prendre l’indépendance et pour nous faire reconnaitre mondialement. Mais ensuite il a eu la même réflexion que toi ci-dessus et il a rasé physiquement toute cette élite (intellectuelle, sociale, religieuse, militaire et économique) et mis en place la terreur d’état pour tous et la classe des larbins révolutionnaires pour éviter justement toute vraie révolution.
Nous connaissons tous la suite et nous voyons pourquoi cela sera difficile désormais en Guinée...
Quant à savoir si le peuple guinéen va se rebeller, encore faut-il savoir pour quelles raisons. Or pour le moment, les alternatives ne se traduisent que dans l'existence d'hommes de rechange, mais non de projets de sociétés. Or ces hommes de rechange sont peut-être mieux qu'AC (c'est certain), mais n'incarnent nullement l'avenir.
Exactement, Mr. Barry! Entièrement d’accord avec vous. En un mot il n’y a pas d’alternance crédible. Point bar !
Il faudrait d'abord s'entendre sur la définition d'élite, car étymologiquement ce terme ne désigne pas le détenteur du pouvoir, ce que semble pourtant montrer ce texte.
Il existe plusieurs types d'élites, et si le pouvoir laissait la liberté à d'autres types de s'exprimer réellement sur le terrain (élites intellectuelles, économiques, ...) peut-être la Guinée s'en sortirait mieux, car ces dernières se limiteraient à leurs secteurs et n'aspireraient pas aux postes politiques pour lesquels tout le monde se bat actuellement. Mais quand on est limité intellectuellement, on veut tout contrôler (pas une tête ne doit dépasser, à l'image de l'ex-URSS), et on ne supporte pas que des individus puissent être meilleurs que les dirigeants. Plus on est intelligent, moins on craint ses alter égo, voire les personnes encore plus douées que soi. Plus on est limité, moins on souhaite avoir dans son entourage des personnes de niveau supérieur ou même équivalent (c'est la même chose en entreprise d'ailleurs).
Concernant Hitler, vous raccourcissez le débat à la propagande. Les Allemands étaient parfaitement informés de la nature d'Hitler, mais le traité de Versailles (sur lequel Hitler a habilement joué) et surtout le poids économique et militaire de l'Allemagne (déjà quasiment numéro un en Europe) dont l'expansionnisme a été contrarié par la France et l'Angleterre, ne sont pas assez mis en valeur pour expliquer l'adhésion allemande à Hitler (la race supérieure ne concernait là aussi que quelques illuminés).
AC n'a pas les qualités, ni la compétence d'un PRG, mais il ne peut en aucun cas être comparé à Hitler, et je doute (à part d'autres illuminés), que les malinkés se croient brimés de façon permanente en Guinée. D'autre part, AC n'a pas gagné les élections, donc la stratégie décrite ici n'a pas fonctionné.
Quant à savoir si le peuple guinéen va se rebeller, encore faut-il savoir pour quelles raisons. Or pour le moment, les alternatives ne se traduisent que dans l'existence d'hommes de rechange, mais non de projets de sociétés. Or ces hommes de rechange sont peut-être mieux qu'AC (c'est certain), mais n'incarnent nullement l'avenir.
J'ai jugé utile d'archiver ce commentaire
Si la Guinée eut appartenu à l'Amérique ou au Japon,il n'y aurait jamais eu Sekou Touré,Lansana Contè,Dadis Camara,Sekouba Konatè ou Alfa Condè au pouvoir!ces malheureux quidams eurent été des vigiles,des éboueurs,des serveurs,des cireurs,des patients en psychiatrie..et j'en passe!
L'élite eut été aux commandes!
Est-ce que c'est de la faute à l'élite guinéenne si elle a été discriminée,violentéé,tourmentée,torturée,tuée,humiliée,exilée,decimée.....
Les Nations que vous donnez en exemple ont traversé des siècles d'Histoire pour en arriver là ou elles sont aujourd'hui!
L'élite guinéenne n'a point demerité,n'eut-été elle,il n'y eut pas de résistance à la pénétration coloniale,il n'y eut pas d'éducation et de culture avant l'arrivée des catastrophiques occupants,il n'y eut pas eu d'indépendance!
Mais est-ce de la faute de l'élite si à chaque fois qu'elle obtient un resultat,ce sont des parasites qui se retrouvent à la gestion de celui-ci?
De toutes façons,il est trop tot de parler d'echec.Un bébé tombe plusieurs fois avant de savoir marcher!l'élite guinéenne arrive lentement mais surement!Les erreurs et négligence accumulées à travers le temps seront rentabilisées!!!
-...des généralisations vagues!
-Que cette manière du Guinéen...
Par ailleurs,que monsieur SE nous édifie sur l'impact de ceux qui étaient des collaborateurs et des acteurs proches ou lointains de cette catastrophe étatique où la dignité du Guinéen fût massacrée sans aucun état d'âme,avant de se lancer dans des généralisation vague!
Que cette manière du Guinée qui lui est propre,qui consiste à toujours s'offusquer quand lui et ses proches sont loin du pouvoir,mais jamais il osera émettre la moindre critique quand il a le bec huilé avec les grâces du pouvoir!
Rassurez-vous que ceci ne remet nullement en cause la qualité de votre réflexion.
Vous avez d’ailleurs très bien reformulé la phrase par la suite en ceci : « que serait la Guinée aujourd’hui si elle appartenait aux Français, Japonais, Américains ou Chinois ».
Ma deuxième remarque c’est lorsque vous faites allusion aux « évènements de 1984 (coup Diarra) ». C’est plutôt en 1985 et non en 1984 que ces évènements ont eu lieu. Si on décide de raconter l’histoire, il faut restituer les faits tels qu’ils se sont déroulés.
Ma dernière observation c’est pour dire que je suis d’accord avec vous sur la responsabilité (partielle) de l’élite (intellectuelle, le commentaire de Gandhi ayant déjà fait la distinction) dans la faillite du pays mais il ne faut pas oublier d’autres acteurs et non des moindres tels que : responsables religieux, des patrons, des élus locaux, les politiques, les dirigeants, etc.
Il existe plusieurs types d'élites, et si le pouvoir laissait la liberté à d'autres types de s'exprimer réellement sur le terrain (élites intellectuelles, économiques, ...) peut-être la Guinée s'en sortirait mieux, car ces dernières se limiteraient à leurs secteurs et n'aspireraient pas aux postes politiques pour lesquels tout le monde se bat actuellement. Mais quand on est limité intellectuellement, on veut tout contrôler (pas une tête ne doit dépasser, à l'image de l'ex-URSS), et on ne supporte pas que des individus puissent être meilleurs que les dirigeants. Plus on est intelligent, moins on craint ses alter égo, voire les personnes encore plus douées que soi. Plus on est limité, moins on souhaite avoir dans son entourage des personnes de niveau supérieur ou même équivalent (c'est la même chose en entreprise d'ailleurs).
Concernant Hitler, vous raccourcissez le débat à la propagande. Les Allemands étaient parfaitement informés de la nature d'Hitler, mais le traité de Versailles (sur lequel Hitler a habilement joué) et surtout le poids économique et militaire de l'Allemagne (déjà quasiment numéro un en Europe) dont l'expansionnisme a été contrarié par la France et l'Angleterre, ne sont pas assez mis en valeur pour expliquer l'adhésion allemande à Hitler (la race supérieure ne concernait là aussi que quelques illuminés).
AC n'a pas les qualités, ni la compétence d'un PRG, mais il ne peut en aucun cas être comparé à Hitler, et je doute (à part d'autres illuminés), que les malinkés se croient brimés de façon permanente en Guinée. D'autre part, AC n'a pas gagné les élections, donc la stratégie décrite ici n'a pas fonctionné.
Quant à savoir si le peuple guinéen va se rebeller, encore faut-il savoir pour quelles raisons. Or pour le moment, les alternatives ne se traduisent que dans l'existence d'hommes de rechange, mais non de projets de sociétés. Or ces hommes de rechange sont peut-être mieux qu'AC (c'est certain), mais n'incarnent nullement l'avenir.
J’apprécie beaucoup ton article qui est très intéressante pour tous les guinéens épris de libertés, de démocratie et de progrès, qui vivent et travaillent dans les quatre coins du monde.
En fait, écrire, dénoncer ou critiquer sont tous des actes qui sont bons à certains moments mais je considère que le cas de la Guinée a dépassé cette période d’écriture et de critique.
L’unique solution, je dis bien l’unique solution pour la Guinée afin d’instaurer la démocratie et la justice est de faire cette révolution américaine, chinoise, française ou sud-africaine.
La chose la plus importante qu’on pourrait léguer à nos futures générations est un pays démocratique et juste où l’état protège la population et se préoccupe de son avenir mais aussi fait face à ses responsabilités.
En ce qui concerne l’élite dont tu parle, il n’y en a jamais eu dans les gouvernements guinéens ou s’il y en a eu, ils ont été très peu de sorte qu’ils ont été influents. Cependant, je précise pour moi que l’élite dont je parle est celui capable de dire non (pour l’intérêt commun) au chef lorsque le chef dérape. Il est celui qui travail fort et gagne sa vie à la sueur de son front, qui a fait face et surmonté les différentes épreuves de la vie avec honneur et dignité.
Face à cette description de l’élite dont je parle, tu verra cette élite assis dans le confort occidental (France, USA, Allemagne, CANADA, AUTRICHE, BELGIQUE, HOLANDE etc ) en attendant que les cireurs, les banabanas, les chauffeurs de Taxis, les vendeurs ambulants, les enfants- élèves de BAMBETO, COSA, WANIDARA etc. apportent la démocratie et la justice en Guinée .
Ne trouvons nous pas paradoxale cette situation vouloir une chose et ne pas être prêt à faire le sacrifice pour l’obtenir?
Nous tous avons fait des efforts énormes pour étudier, passer les examens, chercher des visas, aller ailleurs, chercher à se régulariser avec toutes les tracasseries mais somme nous prêt à consentir le vrai sacrifice pour la démocratie guinéenne? Somme-nous prêts à sacrifier ce confort occidental (en attendant l’âge de la retraite) pour construire un pays émergeant?
Il me semble évident que nos ambitions ne devraient pas être de venir en occident, travailler jusqu’à la retraite et ensuite chercher à militer dans des organisations pour l’instauration de la démocratie. Soyons parmi ceux qui ont sacrifiés morts ou vivant pour la démocratie et la justice dans notre pays.
Je rends hommage au député OUSMANE GAOUAL pour son sacrifice de quitter son travail et le confort dans lequel il vivait en France malgré toute les difficultés existantes en Guinée. Il doit être un exemple pour tous les guinées vivant à l’extérieur mais aussi pour les intellectuels guinéens de l’intérieur qui doivent avoir la certitude que le combat pour la justice et la démocratie comme toute
chose de la vie exige d'énormes sacrifices personnelles.
VIVE LA GUINÉE, UNIE, JUSTE ET PROSPERE POUR TOUT LE MONDE!
SINON VIVE LA GUINÉE SEPARÉE EN 4 REGIONS POUR L’ÉPANOUISSEMENT DE LA POPULATION RESPECTIVE DE CHAQUE REGION !








