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Complément à mon texte du 5 août 2014
Ansoumane Doré Mercredi, 13 Août 2014 16:33
Compatriotes et amis, bonjour,
J'ai trouvé dans vos commentaires des approbations et des imprécations. C'est ainsi que va la vie. Mais combien de fois ai-je répété à ceux qui me prêtent des intentions que je n'ai jamais eues, qu'ils sont dans l'erreur ? Je ne participe pas à ces discussions d'internautes pour être seulement congratulé. Je dis tout simplement ce que pense de nos problèmes guinéens. Et je ne demande une onction à personne. Ceux qui se font les complices d'un pouvoir politique inefficace et sans vision pour la Guinée ne sont pas du même camp que moi, c'est leur affaire.
Depuis 1975, sur papier d'abord, puis, à partir de 2005-2006, sur sites internet, j'ai écrit pas mal de lignes sur notre pays. J'ai expliqué à mes compatriotes, pourquoi j'étais venu à ces discussions avec eux. Mais il y en a toujours qui en viennent éternellement à leur antienne favorite : si je m’exprime, c'est que j'ai une arrière-pensée politicienne pour accéder à la troupe des gens de la mangeoire qu'est le pouvoir politique en Guinée. Ou encore, ajoutent-ils, que je recherchais je ne sais quel renom. Il y a de nombreux autres qui écrivent de bons et solides textes, il faut qu'ils continuent sans relâche. Ils n'ont pas choisi la voie facile de vils courtisans des gouvernants du jour. Notre salut commun ne viendra que d'eux, j'en suis convaincu.
Aux incrédules, j'ai répété à plusieurs reprises que la politique comme « métier » ne m'avait jamais attiré. Ou alors, si cela avait été le cas, je me serais rendu au pays pour en faire mais pas à distance. Uniquement mus par un utilitarisme dans tout ce qu'eux peuvent entreprendre, certains n'imaginent pas qu'on puisse agir autrement.
Je vais aller, plus loin, dans ce genre de confidence en reproduisant ici des mots de quelqu'un que je considère comme un grand Maître, qui disait: « Vous savez vous exprimer, donc on voudra vous entraîner dans la politique. Vous ferez des discours, et après ?... Vous n'avez ni les qualités ni les défauts d'un vrai politicien, vous ne savez pas dissimuler et vous ne savez pas vous ennuyer. Vous n'êtes pas patient avec les imbéciles. Vous dites spontanément ce que vous pensez. En politique, il faut savoir mentir tout le temps avec tout le monde. C'est difficile, c'est un don. Vous ne l'avez pas... et puis tout ça, c'est vieux, c'est désuet. Ce n'est plus ce qui convient à la société (d'aujourd'hui...). Il faut un nouveau type d'homme politique qui travaille dans le concret, au ras du sol. Il faut qu'il se passe quelque chose sur le terrain, qu'on modifie la vie de tous les hommes, leur vie de tous les jours... ».
Je vous avoue que j'ai trouvé ma vraie nature dans ces mots. Alors, je vous laisse en tirer les conclusions que vous voudrez et ceux qui parlent de jalousie ou de ressentiment vis-à -vis d'un tel sont complètement à côté de la plaque. S'en doutent-ils seulement ? Pas sûr !... Mais que ceux qui jouent aux séides du pouvoir inconsistant du RPG, sachent que leurs frétillements éphémères me laisseront indifférent. C'est ce que j'avais pensé de leurs congénères qui frétillaient sous les régimes du PDG et du PUP, pour disparaître comme des lâches après la chute de ces châteaux de cartes.
Nous sommes un certain nombre sur ce site et sur d'autres à n'écrire et à ne souhaiter qu'une nation-Guinée unie et solide. D'autres, dépourvus de tout sens de grandeur de cette nation, continuent de se vautrer comme des gorets dans la fange « ethniciste ». Si j'ai appelé les intellectuels malinkés à réagir contre la situation inique d'accaparement du pays à laquelle beaucoup d'entre eux participent, au détriment d'autres, ce n'est pas pour les charger d'opprobre. C'est au contraire pour les mettre en garde sur ce qui apparaîtra comme une responsabilité collective de mauvaise gouvernance. Ce n'est en effet pas le régime en place qui tirera notre pays du fond du puits. Et je vais encore répéter plus fort ici qu'avant. Au lieu de poursuivre les sempiternels et stupides crédos « racistes » contre nos frères et compatriotes peuls qui se « victimiseraient », dit-on, revenez à des sentiments de vraie fraternité. Car les Peuls ne se « victimisent » pas, certains répondent à une réalité. Se « victimiser » est un de ces mots hypocrites qu'on a inventés dans notre pays pour se donner bonne conscience (à bon compte). Cette conscience n'a pas toujours pesé lourd, car on part de constats super farfelus, comme « les Peuls votent à plus de 90% pour l'UFDG », mais quoi de plus normal que dans ce qu'on appelle une démocratie, les citoyens votent comme ils le souhaitent ? Quand d'autres citoyens ont voté pendant la présidentielle à plus de 90% du côté de Mandiana ou de Siguiri pour le candidat du RPG, personne n'a lu ou entendu des pipelets aux aguets sur ces questions faires des commentaires désobligeants. Deux poids, deux mesures, ça ne les dérange pas beaucoup.
Défendre systématiquement le pouvoir en place en Guinée relève d'une inconscience qui maintiendra encore longtemps notre pays dans une situation de profond sous-développement en tout domaine. Car il s'agit d'un pouvoir dont la constante préoccupation du Président, depuis décembre 2010, n'a été que sa réélection en 2015. C'est comme si Alpha Condé n'avait jamais obtenu de réelle satisfaction de sa première élection, donnant ainsi du poids à ceux qui doutaient de la régularité de cette élection. On se souvient du nombre de manœuvres dilatoires déployées par les nervis du RPG, dans l'entre-deux-tours de l'élection qui a duré près de cinq mois (de juin à novembre 2010). J'ai toujours pensé que le malaise ressenti par le président guinéen, lui-même, après cette élection, était à l'origine de l'irrépressible besoin de bougeotte. Alors l'an de grâce 2015, lui est maladivement apparu comme une sorte d'occasion de revanche sur la « mauvaise élection de 2010 ». D'où l'accumulation de tous ses efforts (voyages, tous les faire-semblants gouvernementaux) sur ce seul objectif 2015. Un élément précurseur de cette élection, parmi d'autres, est le résultat du recensement de la population guinéenne, récemment publié. De ce recensement, il ressort que la région de Kankan, région de savane, est la plus peuplée des quatre régions du pays. Qui peut le croire ? Les régions de savane ouest-africaines, sont connues des géographes et des démographes qui y ont mené des recherches comme des régions à faibles densités humaines. Je me suis intéressé à ces questions et ai suivi l'évolution démographique de la Guinée depuis le premier recensement de population du pays en 1954-1955 jusqu'à nos jours ; jamais la région de Kankan n'a été la plus peuplée du pays (voir Ansoumane Doré : « Economie et société en République de Guinée 1958-1984 et perspectives... » Editions Bayardère, Malakoff, 1986, 518 p. cf pp. 43-62 et 121-155). La soudaine propulsion de ce fief électoral d'Alpha Condé en première position, n'est pas sans arrière-pensée de tripatouillage électoral en 2015. Mais cette manœuvre grossière à visée électoraliste sera vite démentie par la suite des recensements à venir en Guinée, quand le RPG ne sera plus au pouvoir. Une fois encore, les Guinéens, capables d'indignation et de réflexion, sauront qu'ils ont été menés comme un troupeau de moutons.
C'est au regard de toute cette magouille que pour la dignité de la femme et de l'homme guinéens, on ne peut pas accorder de considération à la bande de gouvernants incompétents que je ne désignerai pas par le mot que Sako Kondé avait pris pour titre de son livre consacré, en 1974, à l'équipe de Sékou Touré (voir Sako Kondé : « Guinée, le temps des fripouilles », Paris, La Pensée Universelle, 1974, 221 pages).
Pour terminer ces propos, je reviens à l'association Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon, pour dire à ses membre, qu'au regard de ce qui se passe dans notre pays commun, je comprends leur lutte et je suis à leurs côtés. Ils peuvent avoir commis des erreurs ou de mauvaises formulations dans des textes. Cela ne doit en aucune façon ternir le fond de la question qu'ils soulèvent. Alors comme je n'ai besoin de la permission de personne pour exprimer mes opinions, je leur dis courage !
Ansoumane Doré
Dijon
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Commentaires
pour ne pas que cette decentralisation soit un échec, comme l' ont été l' indépendance et l' introduction de la democratie, elle doit être préparé. Une période de 10 ans me semble être opportun. Entre temps le toilletage de l' actuelle constitution et de l' actuelle classe politique devrait être un préalable. En resumé ne pas sauter du jour au lendemain d' une centralisation anarchique à une decentralisation confuse et mal préparée.
Le changement ne reste qu'un slogan, s'il n'est pas précédé de la formation des hommes.
Le réalisme consisterait dans des efforts de déconcentration pour réduire la lourdeur des administrations centrales et permettre une action plus efficace et plus rapide, dans la mesure où les centres de décision se trouveront plus proches des administrés .Mais je propose de revenir sur ces questions prochainement.
Doyen je suis entièrement d' accord avec vous. Le système fédéral est compliqué et s' adapterai très mal sur notre territoire pauvre en superficie et en population. La decentralisation du pouvoir pourrait resoudre un certains nombre de problèmes qui touchent directement les populations locales. J' ai eu à écrire ici que l' état central cause plus de prédjudices à nos compatriotes de la haute guinée et de guinée forestiéres. Ceux-ci sont toujours obligés de se rendre á conakry pour regler un problème administratif: l' obtention du permis de conduite ou le certificat du bacc par exemple. Mon certificat de bacc a été signé par le ministre de l' éducation et dans mon giron le chargé des étudiants étrangers m' avait dit, que le ministre a peu à faire, si la signature d' un certificat de bacc lui revient.
Dans mon voeux je souhaiterai:
- que gouverneurs (5 aux max d' aprés le shema de Ouroro) et maires (prefet on a pas besoin) soit des élus. Qu' ils ne soient plus nommer par un président, qui les corrompt (4x4 et bons d' essence). Aux populations de savoir si leurs soux doit être depencé pour améliorer le train de vie de leurs dirgieants ou pour améliorer leur quotidien.
- que la gestion des lycées et des commissariats de police revient aux regions (gouvernorats). A elles d' assurer les salaires et la retraite du personels, de la contruction et de l' entretient des locaux. En ce mois de Fevrier j' étais à conakry. Un ami m'a raconté un problème auquel il était confronté: le collège de Ratoma (jusqu' en 1989 lycée) devait être renové. Un entepreneur qui souhaitait à tout prix décrocher ce marché, passait par tous les canaux pour que le ministre signe le contrat. Mais mon ami, connaissant la reaction des élèves du coins, voulait empeché la signature du contrat pour ne pas que l' entrepreneur debute les travaux à l' approche des examens. Il ajoute que si le contrat est signé, l' entreprise sera obligée de commencer les travaux pour ne ma perdre le dit contrat. Consequences: des classes detolées et des éleves dans la rue, parceque impossible de faire les examens. Voila une des raison de la decentralisation. Ici à mon avis la signature de ce contrat ne devait pas depasser le gouvernorat. Celui-ci (s' il a l' autonomie) est mieux placé pour decider.
- le succés de ces deux domaines (police et enseignement secondaire) permettrait l' elargissement de la decentralisation aux centres de santés.
- pour ne pas que cette decentralisation soit un échec, comme l' ont été l' indépendance et l' introduction de la democratie, elle doit être préparé. Une période de 10 ans me semble être opportun. Entre temps le toilletage de l' actuelle constitution et de l' actuelle classe politique devrait être un préalable. En resumé ne pas sauter du jour au lendemain d' une centralisation anarchique à une decentralisation confuse et mal préparée.
Ghandi – Mon cher, vous avez suffisamment répondu clairement à Dk Diaby, pour que je puisse ajouter
d'autres commentaires. Je dirais toutefois que certains de nos compatriotes, tourmentés dans leurs aventures personnelles, traînent le boulet d'une misère intellectuelle qui est devenue la compagne de leur vie. En se cachant derrière des griboullis sur le web, ils semblent croire que l'alignement de mots sans signification est un but en soi. On ne sait, en effet, pas par quel filtre sont passés des gens comme Dk Diaby pour ne pas comprendre ce qu'ils disent avoir « lu » ou « commenté ».
Mamadou Saliou Bah – Je comprends votre regret,mais il faut voir que de nombreux Guinéens encore en âge et en qualité intellectuelle et professionnelle sont toujours en attente pour servir notre pays mais que la digue des professionnels de la politique, neutralise. A quand verrons-nous la fin de cette situation ? Dieu seul le sait.
Mamadou – Je ne crois pas qu'on veuille réduire la population guinéenne à  « un concept simpliste et binaire ». On parle de ce qu'on voit et peut-être qu'à force d'en parler, on arrivera à des changements de comportements.
A.OT. Diallo a raison de rappeler qu'un enseignant doit s'obliger à la répétition. J'ai en effet, été instituteur en Guinée avant 1958; j'ai été professeur en France plus de trente ans avant ma retraite. Ce passé professionnel laisse des traces sur un homme, même si cela doit agacer d'autres.
Kouyaté – Vous êtes aussi libre que n'importe qui d'afficher vos convictions.
Diallo – Vous abordez le fédéralisme en Guinée. C'est une question importante sur laquelle je vais dire un mot plus bas. Mais c'est tout un développement qu'il faudrait faire comme B. Ourouro Bah le fait d'ailleurs ici.
TUT – La Guinée fédérale? TUT parle d'histoire ancienne, il n'a pas tort, mais contrairement à lui,je pense que c'était déjà une histoire ancienne à la date de l'indépendance de la Guinée, l'entité du pays ayant été établie dans les consciences des Guinéens (même colonisés) à partir de 1893. Au nom de quel droit international, des colonisés dans la tourmente des indépendances,après 1945, auraient-ils évoqué ce droit émanant de puissances coloniales? Si la loi internationale fonctionne depuis le XVe siècle. Cela n'a pas été le cas sur toute la planète. La traite négrière, la colonisation européenne ont été bien pratiquée bien après le XVe siècle.
Sylla démocrate – Je comprends votre argumentaire sur les sanctions économiques et la référence à Sani Abacha qui demanderait plus d'explications que d'indignations rapides. Quant aux votes , j'ai toujours écrit qu'un des rôles des partis politiques était dès ou même avant la légalisation de ces partis en 1992, un travail d'éducation civique des militants dans le sens de la prise de conscience de la question nationale.
I.B. - Vous en venez à l'incontournable question nationale: « La réconciliation » . Question claironnée comme par psittacisme mais jamais traitée, à l'exemple de l'Afrique du Sud ou d'autres pays africains. Sur votre dernière question , je réponds par l'affirmative: j'ai connu les régimes politiques depuis 1958 et j'ai déjà parlé abondamment de ces régimes. Ce que me reprochent d'ailleurs certains qui croient tout connaître comme par un effet de génération spontanée.
B. Ourouro Bah – Comme d'hatitude, B. Ourouro apporte ici plus qu'un commentaire, un article de la clarté de ceux q ue j'ai lus de lui. L'apport substantiel qu'il donne ici devrait être imprimé et classé dans un dossier de ceux qui en font comme moi. Bien des passages de ce texte auraient demandé des commentaires. Je me réserve de revenir par ailleurs sur des points. D'ors et déjà , je veux dire que l'option du fédéralisme doit exiger des discussions approfondies, ultérieurement. Mais B. Ourouro déjà apporté des éclairages intéressants.
Amadusdialamba – Vous apportez toujours aussi des données stimulantes dans les discussions de ce forum Ici, j'avoue que j'ai peu de choses à vous dire sinon que nous sommes d'accord.
Tybah- Je remercie pour ses encouragements.
H. Bah Shehu – Vous soulevez à votre tour la création d'un Etat fédéral en vous référant à l'exemple éthiopien.
Abraham Bantignel- Merci d'avoir rappelé le proverbe chinoiset ; merci aussi des encouragements Je continuerais s'il plaît à Dieu.
TUT – Je me rappelle « ces piqûres de moustiques ». Chacun en reçoit, il faut savoir les encaisser.
I.B. - Qu'est-ce que je pense d'une Guinée fédérale? Cette question a été posée un certain nombre de fois dans ces commentaires. Comme c'est une question importante , j'y reviendrai par un article plus substantiel.
Abdoul H. - Vous écrivez « ce qui m'impressionne chez beaucoup de Guinéens, c'est leur capacité à s'accommoder ... ». J'ai souvent pensé à ce dramatique comportement de nos compatriotes. Mais je crois
qu'il s'agit plutôt d'une « incapacité » au sens d'invalidité mentale et physique que d'une « capacité »qui supposerait une réactivité mentale et physique. C'est donc une incapacité létale qui risquerait de conduire la nation à sa perte.
Enfin, sur le fédéralisme. Les exemples d'Etats fédéraux qu'on connaît ont démarré sous ce régime à leur naissance en tant qu'Etats. La plupart de ceux qui ont introduit ce système plus tard ont échoué.L'ancienne Afrique occidentale française (l'AOF) qui était une fédération de huit territoires de 1895à 1958 (Sénégal, Guinée,Côte d'Ivoire, Dahomey, Soudan, Haute- Volta, Niger, Mauritanie, capitale Dakar), aurait pu aller à l'indépendance comme République fédérale de l'Afrique de l'ouest. Mais une fois cette occasion ratée, il paraît difficile de reconstituer cette fédération. De même après 56 ans de république unitaire, il semble extrêmement
difficile de revenir à une république fédérale guinéenne. Le réalisme consisterait dans des efforts de déconcentration pour réduire la lourdeur des administrations centrales et permettre une action plus efficace et plus rapide, dans la mesure où les centres de décision se trouveront plus proches des administrés .Mais je propose de revenir sur ces questions prochainement.
Si vous aimez vous faire plaisir en essayant de laver quelques cerveaux par des écrits pas tout à fait impartiaux,si cela sert vos causes tant mieux mais c'est pas sincère de vous justifier du contraire. Là où vous vous trompez c'est d'imaginer que vos sons sont les meilleurs et que vous avez reçu à tromper le maximum de personnes alors qu'on vous attend même pas au pays profond. Sachez que les électeurs guinéens ne se limitent pas qu'à vous et à vos supporteurs.
Des écrits impartiaux, encore faut-il le montrer et non affirmer ce jugement de valeur parfaitement subjectif (un quasi pléonasme). Le Doyen Doré exprime sa vision - il ne dit nullement qu'il a raison - faites-en autant, vous serez plus crédible. De même, il ne cherche pas de voix (il ne se présente à aucune élection), donc je ne vois pas en quoi les électeurs guinéens (dont la quasi totalité ne lit pas guinééactu) seraient concernés.
Bref, tout ça pour dire que votre commentaire ne sert strictement à rien, sauf à satisfaire votre seule frustration.
Je crois lire mon gd frère HACIMIOU BAH dit BALDE .
DOMMAGE , DOMMAGE ! Mr DORE !
Il est avant tout un enseignant et quand des élèves n'ont pas compris on leur donne le bénéfice du doute en essayant de nouveau de leur expliquer la leçon. Et tous ceux qui sont honnêtes et aiment sans arrière-pensée intéressée notre pays comprendront mieux et accepteront au moins certaines de ses idées. Je suis un optimiste indécrottable.
- Pour le fédéralisme les idées structurées données par le groupe cité par Ourouro Bashir m'ont séduit sur plusieurs aspects car ils montrent au moins une réflexion sérieuse sur la question avec des propositions et idées concrètes assez faciles politiquement et techniquement a mettre en œuvre.
Mais je suis persuadé et j'ai toujours défendu sur notre forum que ce n'est que quand notre pays sera vraiment sorti de l’ornière actuelle avec un pouvoir "fort et juste" qui permettra la mise en place visible d'institutions fortes et indépendantes que ce sujet pourra être abordé sérieusement et passé a un référendum impartial après une étude sérieuse de vrais députés représentants les guineens. Ceci doit rester un objectif a moyen ou même long terme.
Aujourd’hui et même demain après le départ du 5e dictateur ce serait une véritable catastrophe nationale surtout quand on sait que les deux communautés majoritaires qui posent le plus de problemes a notre pays dans ces questions ethniques sont très bien reparties dans les 4 régions du pays.
La Guinée est un chaos étatique - pour redresser cela il faudra le faire énergiquement mais intelligemment, sans vouloir tout bousculer sur le plan social de manière précipitée et "trop intello"...
A ce jour, Il y a en tout cas plusieurs arguments pour moi à voter RPG en 2015, pourquoi m'en cacher???
Vous savez Doyen certains de nos frères guinéens sont trop difficile à sortir de l'égarement. Les guinéens passent tout leur temps à aider des mortels au lieu d'aider leur pays. Le régime de AST et Conté ne leur ont donné aucune leçon.
Je suis contre le fédéralisme en Guinée. Les guinéens ne sont pas mûrs pour gérer ce système. Nous guinéens sommes les plus médiocres de cette sous région. Je ne comprend notre sort d'aujourd'hui que par la médiocrité de notre peuple en général. Ce peuple n'a jamais été capable de faire le bon choix pour sortir de la misère. Ce peuple a toujours mis ses émotions au dessus de la raison.
Je commence à croire à la malédiction de ce peuple.
Encore Merci Doyen, vous êtes l'une des rares personne qui me donne de l'espoir. Vous savez c'est la situation du pays qui fait que je m'intéresse à la politique sinon moi je me fiche pas mal que ça soit Alpha ou CDD ou Sidia qui soit président. Je crois en Sidia à cause de son passage à la primature. C'est le seule qui m'a fait rêver en un bref moment.
J'ai mal quand la majorité des guinéens ne puisse pas comprendre la portée de vos idées. Je suis conscient du fait que vous êtes un patriote.
1) Si effectivement PFB a ecrit dans sa lettre adressee a Obama (c'est leur droit) que la nation soit economiquement sanctionnee, je trouve cela "desolant" et "regretable". PFB aurait pu demander aux USA comme c'est le cas pour les biens de Sani Abacha, que les americains nous aident a recuperer les nombreux fonds des RPG dans des banques americaines, notamment nos $700 millions, et bien d'autres cas.
2)Les 90% d'une ethnie qui vote pour le ressortissant de la region n'est pas nouveau en Guinee car c'est habituel chez RPG depuis les annees 90 et chez UFDG depuis l'arrivee de CDD. Toutefois, bienque ces actes soient une realite contre laquelle on ne peut lutter pour le moment, il faut reconnaitre que cela participe plus a reculer la nation, a l'exposer dangereusement avec de potentiels conflits.
Ma question, que j'ai soulevé a plusieurs reprises sur notre forum commun, s'adresse a tous les compatriotes. Je l'ais ramené cette fois-ci après avoir lu tous les commentaires de l'avant-dernier texte de notre Doyen National, qui confirment ce que Mme Bah Shehu décrit comme la "déchirure du tissu social".
La bassesse de certains commentaires me poussent de plus en plus a considérer cette option comme étant la "dernière" qui nous reste afin de repartir a zéro. Force est de constater que nous Guinéens, n'avons pas encore eu notre 1ere REPUBLIQUE, et nous sommes au 21e siècle.
Je pense aussi que vous sous-estimez le travail (surtout psychologique) qu'il nous faudra pour arriver a une RÉCONCILIATION. Avant, il y a la Vérité, la Justice, le Pardon, et enfin la Réconciliation.
En attendant, je suis certain, que chacun pourrait travailler pour sa région d'origine (on est plus grand que la Suisse) et sans animosité envers les autres. Une Présidence tournante pourrait être possible, système de perequation, etc.
Je suis très curieux de connaitre l'avis d'un doyen qui a connu tous les systèmes depuis 1958, surtout pour nous, les jeunes generations.
Bien a vous tous
I.B.
2) Iba, Comme tu le sais bien, Pottal a travaillé sur un projet de constitution de type fédéral en 2009. Participaient au groupe de travail, entre autres Faya Millimono, Wann Oumar (UFDG) (les initiateurs de l’idée), Laye Sangaré (RPG), Sovogui et plusieurs membres de la commission centrale de Pottal…. En octobre 2009 on organisa un colloque sur ce projet de constitution à Washington. Les travaux furent dédiés à la mémoire des victimes des massacres de Septembre. Les feedbacks étaient très positifs. Un autre groupe en France avait aussi un projet similaire. Si j’ai bonne mémoire, c’est le CLUB DEMAIN LA GUINEE.
C’était au temps de l’union contre la junte et contre le régime du PUP. Pottal avait fait une contribution significative aux travaux... Déplorables sont les fluctuations des opinions en fonction d’intérêts partisans et irrationnels.
Bref, pour revenir au projet de constitution, une copie fut adressée au CNT. Malheureusement seuls quelques articles du projet furent ajoutés à la loi fondamentale. Pourtant nous avions tous constaté durant les deux mois de travail que la loi fondamentale et l’ancienne constitution, tous d’inspiration française avec un pouvoir exorbitant au président de la république, étaient inadaptés à la Guinée. Nous inspirant des US, du passé d’indexation ethnique (loin de nous douter que le pire était devant nous), on avait proposé en gros :
• 5 régions avec des gouverneurs
• Des assemblées régionales, des cours suprêmes régionales élus etc.
• Conakry serait une région à part avec le statut de district fédéral.
• Le gouvernement fédéral aurait deux chambres législatives. Une représentant les régions et une des localités nationales.
• Le gouvernement fédéral agirait comme garant de la cohésion, pour évitera des disparités économiques et les abus des pouvoirs locaux. Il serait le seul habilité à parler de la Guinée à l’extérieur.
• En compensation, les pouvoirs régionaux avaient la latitude sur leurs taxes locales, les cultures locales et les gestions de la démocratie au niveau local ainsi que du fonctionnement des services publics locaux.
• Les lois fédérales pour être passées doivent être votées dans les deux chambres avec des possibilités de réconciliations en comités techniques.
• Changer la constitution demanderait les votes des 2/3 des assemblées régionales pour être considéré. Ensuite un referendum populaire serait nécessaire avec des années de remissions et des garanties qu’aucun changement constitutionnel ne bénéficierait le président qui l’aurait proposé.
• On avait inscrit (après des débats houleux) la possibilité de sécession d’une région avec demande de protection de l’UA /CEDEAO et UN en cas de violation flagrante de la constitution : coup d’état, guerre ou ostracisme avéré du gouvernement central etc.
Depuis lors les petites prises de positions ont pris le dessus. On parle plutôt de tripatouillages pour éliminer la limite des mandats et faire du nouveau président un roi à vie. L’opposition n’en fait pas cas. Sans ces séparations de pouvoir et ses tensions légalisées entre le local et le central, ainsi que les différents groupes d’intérêts, le pays se fourvoiera dans des déceptions infinies priants à chaque fois que le ciel nous envoie des hommes capables, honnêtes, compétents ; oubliant que le pouvoir corrompt les meilleures bonnes volontés. J’envoie une copie du projet de constitution aux web sites pour posting. Les propositions honnêtes ne meurent jamais…
B. Ourouro Bah
" C ' est la nuée qui bruit autour de tout ce qui brille.Il faut que la lumière ait des moucherons.Ne Vous en inquietez pas.Dedaignez!
Ayez la serenité comme Vous avez la limpidité dans votre vie."
Villemain ( 1845 ).
Cher Doyen:
"Il faut un nouveau type d'homme politique qui travaille dans le concret, au ras du sol. Il faut qu'il se passe quelque chose sur le terrain, qu'on modifie la vie de tous les hommes, leur vie de tous les jours... "
Du fond du cœur d'un jeune guinéen,vous forcez le respect et l'admiration. Vous êtes vraiment une bibliothèque et j’espère vous rencontrer un jour.
Une question pour vous: Pensez-vous qu'une Guinée "Fédérale" puisse être un début de solution pour arriver a une "Nation-Guinée" solidaire?
Bien respectueusement,
I.B.
Doyen Dore force l'admiration. Une personne très respectable et respectée. On le remercie pour sa sagesse et sa clairvoyance.
@IB
Concernant la création d'un état fédéral pour la Guinée, moi, je suis tout a fait pour et je ne m'en cache pas. Peut être que je suis pessimiste mais la déchirure sociale entre les deux ethnies principales du pays est telle, je crois que cela va être de plus en plus difficile de vivre ensemble d'autant que la majorité des Malinkes soutient explicitement ou implicitement le nullard Alpha Ebola. Si ces derniers tiennent tant a le garder comme chef, qu'ils n'empêchent donc pas le reste de la Guinee d'avancer. En fait ce qui est intéressant dans le système fédéral est qu'il permet l'exercice d'une autonomie local
forte. Chaque région pouvant se gérer a son propre rythme. Voici dailleurs le lien une thèse très intéressante que j'ai lu a ce propos sur l'exemple excellent de l'état fédéral d'Ethiopie en anglais.
http://library.fes.de/pdf-files/bueros/aethiopien/07945.pdf
Tout de même, pour ce qui est de la Guinee, je serais très intéressée de connaitre l'avis de Doyen Dore a ce sujet.
Merci
Mes excuses aux guineeactuants pour mon Franglais!
Continuez cher honorable doyen! Vos messages et communications sont à un tel niveau que certains Guinéens ne comprendront jamais leur porté.
"Il faut un nouveau type d'homme politique qui travaille dans le concret, au ras du sol. Il faut qu'il se passe quelque chose sur le terrain, qu'on modifie la vie de tous les hommes, leur vie de tous les jours... "
Du fond du cœur d'un jeune guinéen,vous forcez le respect et l'admiration. Vous êtes vraiment une bibliothèque et j’espère vous rencontrer un jour.
Une question pour vous: Pensez-vous qu'une Guinée "Fédérale" puisse être un début de solution pour arriver a une "Nation-Guinée" solidaire?
Bien respectueusement,
I.B.








