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Guinée : descente aux enfers, que devient la gouvernance d’Alpha Condé ?
Jeudi, 07 Août 2014 17:34
Arrivé au pouvoir en 2010, le président du RPG avait tenu moult promesses aux Guinéens en suscitant d’énormes espoirs. L’homme s’était présenté comme le messie qui allait apporter le bonheur tant attendu par les populations guinéennes. Des promesses pour régler les problèmes d’eau, d’électricité, de chômage, d’infrastructures de base, de lutte contre la corruption, l’amélioration de la gouvernance, … Pour pousser les Guinéens à la patience pour qu’au bout du compte ils goutent à ce bonheur si proche. Les préalables étaient l’IPPTE (initiative des Pays pauvres très endettés), le 10e FED (Fond européen de développement) et les élections législatives qui aboutirent à la signature dernièrement de la convention avec Rio Tinto, lourde de 20 milliards de dollars US et d'autres, alléchants, miroités devant les pauvres Guinéens.
A l’arrivée, quatre ans après à la place du changement prôné avec tambour et trompette, la misère, l’extrême pauvreté, la corruption, la caporalisation de l’administration, la déchirure du tissu social, l’ethnocentrisme, le chômage, tant de maux qui minent le quotidiens Guinéens, une vérifiable descente aux enfers.
LA MISERE
4 ans après l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, la situation du Guinéen s’est complètement dégradée. L’incompétence du gouvernement à créer la richesse et le manque d’efforts pour faire face aux besoins primaires des populations ont entretenu une misère insoutenable. La pénurie d’eau et d’électricité à Conakry et à l’intérieur du pays ; l’augmentation du nombre de chômeurs par la fermeture des usines (Friguia, Nestlé, Frielandher, Guinée Mining Forécariah, la Sotelgui, …) a compromis ainsi la vie de centaines de pères de famille. De même avec le départ des compagnies minières telles que BSGR, Vale, Zagopé, BHP Billiton, où également des centaines d’emplois avaient été délibérément sacrifiés.
LA FRACTURE SOCIALE
Le fameux slogan « la Guinée est une famille », ne tient plus la route depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, car très malheureusement le Guinéen se classe désormais par ethnie et par région. Il suffit d’évoquer son nom de famille pour être jugé, une situation voulue et entretenue par un régime incompétent qui ne peut utiliser que l’ethno-stratégie pour masquer ses tares. C’est en 2010 qu’il mettra en exécution la première phase de cette opération, par la sinueuse et rocambolesque affaire d’empoisonnement d’eau. Cela sera suivi par des conflits et affrontements intercommunautaires dans tout le pays : Koulé, Galapaye, Guéckédou, Zogota, Saoro, Macenta, Siguiri, Kankan, Pita, Beyla, Conakry, plus de 300 morts sont dénombrés au cours de ces affrontements.
A Conakry, les manifestations pacifiques de l’opposition républicaine ont été réprimées dans le sang, entrainant plusde 60 morts, des blessés graves, quelques handicapés à vie et des dégâts matériels importants.
LA CORRUPTION
La corruption a foncièrement gangréné l’administration guinéenne depuis l’arrivée d’Alpha Condé. « J’ai trouvé un pays à la place d’un Etat » disait-il. De nos jours, ce pays au moins n’existe même plus. L’administration guinéenne est devenue le temple des scandales financiers, du jamais connu en Guinée. La gabegie financière devient une habitude, un mode de vie.
Entre autres : l’affaire Palladino (25 millions de dollars), le détournement de 13 milliards GNF au MEF, les 10 millions de dollars de prêt angolais, les 700 millions de dollars de Rio Tinto, l’affaire de surfacturation au niveau de FER (5 milliards 816 millions), les 140 millions investis en vain dans la centrale thermique de Tombo, les fonds dilapidés dans les différentes campagnes agricoles, la disparition de 6 millions de dollars au ministère de l’Hydraulique, les fonds remis par Rusal, …Toutes ces indélicatesses laissées sans suite, sans audits et personne de ces indélicats n’a été inquiété, l’impunité étant maîtresse en ce pays des Rivières du sud.
L’EDUCATION ET LA SANTE
Censés être les secteurs les plus sensibles et les plus prioritaires, ils sont à la traine depuis l’avènement de ce régime. Pour la première, l’éducation, le constat est alarmant, frustrant et désopilant, d’autant qu’il n’y a aucune politique nationale efficiente en la matière. Les infrastructures scolaires primaires, secondaires et universitaires sont vétustes et à l’abandon total. Le personnel enseignant sous-payé, inconsidéré, sans véritable renforcement de capacité, est abandonné à lui-même. L’école guinéenne est complètement dans les oubliettes infinies de l’histoire. L’avenir des jeunes générations est sacrifié sur l’autel de l’incompétence, de la corruption et du clientélisme. Le dernier cas en date digne d’intérêts, ne serait-il pas les nombreuses fuites des sujets à l’occasion du baccalauréat unique de juillet 2014 ?
Quant à la santé, les centres et hôpitaux sont complètements désuets, insalubres, lugubres. Les décideurs manquent du moindre sens de la gestion des infrastructures et des ressources humaines. L’entretien, la rénovation, la viabilisation de nouveaux espaces ajouteraient sans doute au bien-être des malades et des soignants, mais rien n’est moins sûr pour ses dilettantes. Ces maisons de santé sont transformées en lieux d’infection et de contamination, plutôt que de permettre de prodiguer aux citoyens des soins. Depuis 4 ans, aux yeux de tous les Guinéens, des milliards de francs guinéens sont investis dans la construction des hôtels pendant que des Guinéens meurent dans des hôpitaux pour manque de soins efficaces et de produits. Le dilemme du côté hôtel, l’existant rénové ou à l’état de neuf manque cruellement de clientèle.
LA GESTION D’EBOLA
La gestion calamiteuse de l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola par le gouvernement, a encore prouvé s’il en était besoin son insouciance envers ses gouvernés. Apparue en Guinée depuis janvier 2014, il a fallu des mois pour que le gouvernement se résolve à informer l’opinion nationale et internationale de l’existence même de l’épidémie. Ainsi, dans l’urgence dans la gestion de la maladie, circonscrire l’épidémie, la rapidité de livraison des kits de protection, la gestion de l’information, le gouvernement a manqué le coche dans tout le processus. L’épidémie s’est abattue sur les pauvres populations désarmées de toute protection comme une malédiction, en faisant plus 400 morts. Le tout causé par l’incompétence d’un régime dont le bas peuple continue à payer de lourd tribut, perdant la vie, cette denrée irremplaçable. Ce sont des faits entre autres qui confirment l’incurie du régime Alpha Condé.
LA CAPORALISATION DE L’ADMINISTRATION
Copinage, clientélisme, affairisme, populisme, népotisme sont devenus des ressorts indispensables pour accéder aux avantages normaux, depuis 4 ans que dure l’administration Alpha. Des nominations sont faites à base ethnique et régionaliste, aucun critère de compétence n’est pris en compte. En conséquence, l’amateurisme grippe le fonctionnement de tout le système administratif, une percutante illustration du flou actuel.
Une coordination régionale, suivez mon regard, est consultée au préalable pour nommer ou démettre les administrateurs à leurs postes. Pour preuve, le refus de Moussa Keïta de libérer la fonction de directeur général de la Sotelgui, malgré le décret en bonne et due forme le démettant.
DRAME DE ROGBANE, LA COMPASSION D’ALPHA CONDE
Une trentaine de victimes, des jeunes à la fleur de l’âge. Un drame national pour lequel Alpha Condé s’est associé aux douleurs des familles endeuillées en décrétant une semaine de deuil national. Cela aurait pu servir une maigre consolation si ce même président Alpha avait respecté ce deuil comme l’auraient fait en pareil circonstance ses collègues présidents de la République. Plus démarcheur et PDG VIP des mines guinéennes que président de la République, Alpha Condé ne s’est posé aucune question, une fois le deuil décrété, il s’est aussitôt envolé pour rencontrer ses pairs aux Etats-Unis où il compte mettre sa présence à profit de l’affairisme minier dont il est aujourd’hui empereur aux pays du Sud. Le danger pour la Guinée est qu’en 4 ans, le professeur El hadj n’est parvenu qu’à une chose, « bâtir dans le secteur minier une véritable pyramide de Ponzi dans laquelle prolifèrent les sociétés écrans ».
C’est pourquoi, pour les Guinéens, depuis 4 ans, c’est une véritable descente aux enfers. Ces quatre difficiles années traversées par les populations guinéennes sont symptomatiques de la défaite d’Alpha Condé en 2015. Car les Guinéens ont compris qu’il est incapable, incompétent et ne fera qu’enfoncer la Guinée dans l’abîme de la misère indigne, du traumatisme, … Et pour qu’on s’en sorte, et on doit s’en sortir vaille que vaille, nous crions haut et fort : TOUT SAUF ALPHA !!! TSA en 2015 !!!
Pas de mandat après 2015 pour Alpha Condé !!!
Cellule Com UFR
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Commentaires
Ce sont les carriéristes qui ont besoin de dire qu'ils sont responsables de ce qui marche (mais jamais de ce qui ne fonctionne pas).
L'électricité a marché sous Sydia et peu importe qui en est responsable, puisque l'État a fait son devoir, et c'est tout ce qui doit compter pour les Guinéens.
Tout a fait d'accord avec vous ici:C'est cette fable de courant Electrique a kaloum que sidya chante 24/24 ;il ne citera aucun autre ;de plus lorsqu'il venait comme PM ;on avait peut être atteint une demande a cky seulement de l'ordre 150 MGW et je ne vois pas le gap est venu d'ou quant on sait qu'il n'a été associé qu'a l’installation de 20MGW dont les pièces ont été trouvées sur d'autres machines du parc tombo et surtout que la machine n'a pas servi au delà de 2000 heures (archive enelgui).
La réalité est que le peu d'elcetrification de cette période est a mettre au compte des GRANDS PROJETS de KASSORY.
Je me suis toujours posé la question de savoir pourquoi notre excellent ECONOMISTE ne s'est jamais retrouvee du cotee FMI /BAD/BM .
Lequel des deux, dit la vérité ? les six premier mois de Sydia comme premier ministre, étaient formidables pour la Guinée mais, Kassory a toujours contesté qu'il fût le principal promoteur de ce " beau temps " à Conakry comme on aime le dire . Moi, mon plus grand reproche à cet homme, c'est du fait qu'il n'ait pas osé démissionner quand Conté lui avait enlevé toutes ses attributions . Préférant se comporter comme un petit valet, s'enrichir et en détournant les domaines publics ( minière et moussoudougou ). Quel gâchis, un homme d'une telle compétence !!!!
Ce sont les carriéristes qui ont besoin de dire qu'ils sont responsables de ce qui marche (mais jamais de ce qui ne fonctionne pas).
L'électricité a marché sous Sydia et peu importe qui en est responsable, puisque l'État a fait son devoir, et c'est tout ce qui doit compter pour les Guinéens.
ABE Sylla ou même Kankou Moussa au 13eme siècle vous dira qu’en 1996 qu’il avait participé au projet d’électrification de Conakry sauf, après le départ de Sidya Touré à la primature, l’électricité de Kankou Moussa avait suivi M. Sidya Touré. Cela est indiscutable jusqu’au aujourd’hui et pourtant, M. Touré n’avait pas emporté avec lui les matériels qui fournissaient le courant à la ville.
Est-il nécessaire de vous préciser ici que M. Sidya Touré avait laissé environ 300 millions de dollars de réserves de change et 11 tonnes d’or à la Banque Centrale. En moins d’un an après, ces réserves de change et les 11 tonnes d’or se sont volatilisés avec les rats qu’étaient à l’époque à la commande de l’Etat guinéen. Je me souviens à l’époque, on pouvait trouver à Bruxelles les jeunes dames guinéennes en possession des offres de vente des quantités importantes d’or de la BCRG.
Est-il nécessaire de vous préciser ici que certains Ministres remboursaient les dettes extérieures sur des comptes transitoires alors les partenaires étrangers avaient annulé ces dettes ? C’est très simple de vérifier cela de 1984 à nos jours. C’est une volonté politique !
C’est très facile, derrière un clavier, vomir sur les personnes, avoir ou pas de la sympathie pour eux, aucune importance !
Le guinéen veut avancer et construire un avenir sur les mensonges, le résultat est là , triomphe de la voyoucratie et la médiocrité. Quand la Guinée sortira des sentiers battus de la fatalité, de l’incompétence et des mensonges ?
C’est cela la question.
Merci
Bangoura Lansana UFR France
Je ne vous interdit pas d'avoir de la sympathie pour sidya mais en toute honnêteté ,les projets TOMBO et GARAFIRI n'ont été ni piloter encore moins penser par SIDYA .
Vous me parlez de ce qu'a fait Sydia en matière d'électricité, alors que l'objet du commentaire concernait son attitude par rapport au projet d'Abe Sylla. Il ne faut pas tout mélanger.
Abé Sylla était prêt à collaborer avec Sydia dans le cadre d'une alliance (bâtisseurs), ignorait-il à l'époque que l'homme avait saboté son projet ou était-ce un simple calcul politicien comme pourraient l'être ces accusations?
Abé Sylla juge la situation sociopolitique meilleure depuis l'avènement de AC. Peut-il entendre les manifestations régulières de la population sur leurs conditions de vie et les inquiétudes de nos partenaires au développement?
Dans cette histoire, Abe est juge et partie. Non seulement il n'apporte pas de preuves sur ses accusations contre Sidya, mais on peut aussi s'interroger sur sa double-casquette de patriote-businessman. À moins de décréter que les ministres qui ont les négocié les protocoles d'accord étaient des fonctionnaires modèles, rien ne me dit que le projet était avantageux pour le pays (et non pas uniquement à Abe et ses partenaires). Bref, des preuves M. Sylla, des preuves! Et en attendant Tout sauf Alpha en 2015.
Fooloma ,ABE s’était allie a CELLOU que notre sidya a empoisonne dans le gouvernement de 96,c'est en ce moment que les grands détournements ont quand même commences en Guinee ,cette ligne de défense ne tient pas la route cher dernier
Abé Sylla juge la situation sociopolitique meilleure depuis l'avènement de AC. Peut-il entendre les manifestations régulières de la population sur leurs conditions de vie et les inquiétudes de nos partenaires au développement?
Dans cette histoire, Abe est juge et partie. Non seulement il n'apporte pas de preuves sur ses accusations contre Sidya, mais on peut aussi s'interroger sur sa double-casquette de patriote-businessman. À moins de décréter que les ministres qui ont les négocié les protocoles d'accord étaient des fonctionnaires modèles, rien ne me dit que le projet était avantageux pour le pays (et non pas uniquement à Abe et ses partenaires). Bref, des preuves M. Sylla, des preuves! Et en attendant Tout sauf Alpha en 2015.
Voir la réponse cinglante de Sydia. C'est là : http://guineenews.org/sidya-toure-on-peut-tout-dire-a-washington-sur-mon-equipe-de-96-mais-jattends-les-preuves/
Monsieur Ghandi
Si vous ne savez pas ,je vous informe que les GRANDS PROJETS dont parle sidya et tous le monde ,cette administration était piloter par un trio qui KASSORY-CELLOU-MORYKABA ,c'est cette administration des grands projets qui avait le programme d'électrification dans le pipe-line, elle (AGP) avait réaliser les autres tombo progressivement avant l'arrivée de sidya SI un groupe de gens peuvent revendiquer l'électrification partielle de CKY et particulièrement 24/24 a KALOUM c'est bien ce trio et non notre sidya qui a mis a l'eau tous les projets avant son arrivée ,vous pouvez vous renseigner au près de gens de ENELGUI .
CELLOU sur TATV l'a bien confirme ,sidya a toujours fui un débat sérieux au tour avec kassory a l'époque.
Je ne vous interdit pas d'avoir de la sympathie pour sidya mais en toute honnêteté ,les projets TOMBO et GARAFIRI n'ont été ni piloter encore moins penser par SIDYA .
Il a voulu injecter un certain nombre mégawatts qui s'est révéler être une supercherie c'est ca la VERITE .Libre a vous de le croire ou pas.
Alors monsieur question, habituellement quant on a été un haut fonctionnaire dans son pays et que l'on ait encore du jus pour servir comme expert (fonctionnaire international par exemple) ,pourquoi nos anciens PM surtout sidya qui avait quand même l'avantage d'être ami a type comme OUATTARA n'a pu rien faire pour son ami alors qu'il trônait a la tète du FMI et donc le groupe banque mondiale ?
Nous voyons partout les fonctionnaires internationaux sont généralement des anciens ministres de chez eux ,les commissaires de l'UE sont de parfaits exemples.
Si toute fois ces fonctionnaires sont rares chez nous ,c'est parce que les dossiers de ces gens sont indéfendables devant les commissions de sélections .Bien a vous mon cher ami .
Lors du Sommet Etats-Unis-Afrique nous avons eu le plaisir de rencontrer M. Abe Sylla, président de la NGR, invité du gouvernement américain, et il a bien voulu nous confier des révélations sur le scandale de Tombo IV, qui est une des causes de la pénurie de courant électrique en République de Guinée.
Voir la réponse cinglante de Sydia. C'est là : http://guineenews.org/sidya-toure-on-peut-tout-dire-a-washington-sur-mon-equipe-de-96-mais-jattends-les-preuves/
Question : Quelle perception avez-vous de la vie sociopolitique de notre pays ?
Réponse : ​Malgré les retards enregistrés ici et là au cours desquatre dernières années, notre démocratie progresse à son propre rythme. Je conserve mon optimiste en ce qui concerne l’instauration de la démocratie, la bonne gouvernance et le bon fonctionnement des institutions républicaines ;
•
L’assemblée nationale a été mise en place avec la participation effective de l’opposition et de la mouvance présidentielle ;
•
Des discussions sont en cours pour le choix d’un nouveau système de gestion numérique du fichier électoral, en remplacement du systèmecontroversé de WAYMARK ; et
•
L’organisation des élections municipales est à l’horizon.
​​En somme, notre processus de démocratisation de la vie publique est en marche et je ne vois pas qu’est-ce qui pourrait l’arrêter.
Question : Que pensez vous des audits que le gouvernement vient de publier?
Réponse : ​L’audit en tant que tel est une bonne chose. L’auditest une vérification de la conformité d’un processus (norme, réglementation) par rapport à des exigences internes ou externes. L’audit mesure l’efficacité des mesures en place et indique les pistes d’améliorations possibles. L’audit est un instrument de régulation de l’action humaine. J’espère que le gouvernement mettra en application les résultats de cet audit, afin que les personnes impliquées dans la gestion de la chose publique (quelque soit leur position sociale, administrative ou politique) soient tenues responsables de leurs actesconformément aux lois en vigueur. L’audit est donc un repère dans notre progression sur la voie de la démocratie.
Question : ​Vous participez au sommet US-Afrique sur l’investissement privé dans le secteur des Infrastructures. Avez-vous un projet pour la Guinée ?
Réponse : ​Ma société, AIS International, est active dans le domaine du développement et de la gestion de projets d’infrastructure notamment dans les télécommunications et l’énergie. Déjà en 1996 AIS avait présenté un projet de partenariat public privé (PPP) pour un BOT de production Electrique à TOMBO IV. Nous étions bien avancés sur un modèle qui est devenu aujourd’hui la norme pour faciliter la construction des infrastructures, devenue trop lourde pour les budgets publics.
​En effet en 1996 ma compagnie AIS Engineering, Inc. et ses partenaires « Unified Industries » et « Caterpillar », avonsdéveloppé un projet de BOT (Built Operate & Transfer Construire, Exploiter et Transférer) de production électrique. Cette initiativerésultait des constats que j’ai pu faire lors de ma première visite en Guinée après une vingtaine d’années d’absence. En effet, j’ai constaté une insuffisance notoire dans le domaine de la production électrique. De retour aux Etats-Unis, j’ai donc initié un projet dont les composantes sont comme suit :
•
Une centrale thermique de 36 MW à Manéa qui devrait être raccordée au réseau de transport de la ligne de Garafiri en vue d’alimenter les villes de Conakry, Dubréka et Kindia ;
•
Une centrale de 6 MW à Mamou pour la ligne de transmission du barrage de Kinkon à Pita ; qui devait permettre de satisfaire les besoins d’une bonne partie de la moyenne Guinée ;
•
Une centrale de 6MW à Faranah raccordée au réseau de transmission du barrage de Dabolah, afin d’alimenter les villes de Dabolah, Faranah et Dinguiraye ;
•
Une centrale de 6MW à Kankan pour l’alimentation de la ville de Kankan ;et
•
Une centrale de 6MW à Nzérékoré.
​Ce projet avait été présenté au Président de la Républiquedéfunt, Lansana Conté, qui avait alors instruit le gouvernement de négocier un contrat de BOT avec AIS et ses partenaires Américains.
​Les départements listés ci-dessous ont ainsi participé à la préparation du protocole d’accord de concession et d’accord d’achat de l’énergie produite.
•
​Les grands Projets
• ​EDG représenté par son Directeur général
• ​Le Ministère de l’Energie représenté par le Ministre.
​De retour aux Etat unis nous avions finalisé la conception, l’ingénierie et la planification de la construction des différents sites et lancer les commandes des équipements. Les montages financiers ont été aussi finalisés avec différentes institutions pour le financement du projet ; notamment :
• ​Les fonds propres de AIS et ses partenaires ;
• ​L’OPIC qui est l’agence américaine pour le financement de projets dans les pays en voie de développement ;
• ​Eximbank des USA ; et
• ​La BAD (avec le soutien de Susan RICE alors représentante des USA à la BAD).
​Au moment où nous achevions la fabrication et les essais des différents équipements ainsi que la préparation des sites pour commencer la phase de déploiement, feu le Président Conté venait de nommer pour la première fois un Premier Ministre en la Personne de M.Sidya Touré. Il est remarquable que l’une des premières décisions du nouveau premier Ministre a été l’annulation de notre projet de BOT au profit d’un contrat gré-à -gré, pour l’achat d’une série de groupes électrogènes d’occasion. Ces groupes qui avaient été installés pour l’éclairage de la ville de Conakry.
​Cet épisode illustre ma première déconvenue avec les autorités d’alors. Ce fut déprimant de perdre un projet que j’avais judicieusement préparé pour couvrir les besoins de plusieurs régions de notre pays. Notre projet permettait non seulement de satisfaire les besoins de l’époque, mais il avait également le potentiel de se développer pour s’adapter à la demande croissante en énergie électrique.
​C’est ainsi que certains anciens dirigeants de notre pays ont contribué chacun à sa manière à produire la situation actuelle de notre pays. Il n’est plus á démontrer le retard économique et sociale que nous connaissons est étroitement lié á l’insuffisance des capacités de production électrique.
Question : Votre mot de fin Mr. le président
Réponse : ​J’apprécie l’occasion de cette plateforme pour apporter la lumière sur un des projets que je pouvais exécuter à l’avantage du développement de mon pays ; la non-exécution de mon projet est imputable à la méconnaissance ou l’amateurisme politique des dirigeants de l’époque.
NO COMMENT








