Abdoulaye Aziz Bah Dimanche, 03 Août 2014 20:20
Je commence cet article par cette citation du grand philosophe Platon : « Nous pouvons facilement pardonner un enfant qui a peur de l'obscurité; la vraie tragédie de la vie est quand les hommes ont peur de la lumière. »
A moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2015, l’opposition guinéenne continue de nager dans la confusion totale, sous les applaudissements de la mouvance présidentielle. En effet, la radicalisation du débat politique entre la mouvance et l’opposition, et même entre les partis politiques de l’opposition, ne pourrait qu’être à l’avantage de la mouvance présidentielle.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais rappeler aux lecteurs que je ne suis d’aucun bord politique. Je ne suis qu’un simple citoyen qui s’intéresse à la vie politique de mon pays. Tant pis pour ceux qui essayeraient de m’associer à un bord quelconque. D’ailleurs, Platon ne disait-il pas qu’ « une des pénalités pour avoir refusé de participer à la vie politique est que vous finissez par être gouverné par vos subordonnés ». Ainsi, j’ai décidé depuis un certain temps de participer, à ma façon, à la vie politique de mon pays.
Sans tarder, je laisse le soin aux lecteurs de juger les actes suivants et de tirer leur propre conclusion.
Concernant les élections communales et communautaires
Je me demande quel genre d’hommes politiques le destin a légué à la Guinée. Depuis les temps immémoriaux, nos hommes politiques ont toujours été mélancoliques. En Guinée, être homme politique signifie se vouer au destin et non à la volonté des urnes. Par conséquent, nous avons toujours eu des dirigeants qui ne reflètent pas la volonté de la majorité des guinéennes et guinéens.
Après les accords du 3 juillet 2013, qui aurait cru qu’on continuerait à parler encore d’élections communales et communautaires aujourd’hui ? Ça fait plus d’une année depuis que ces accords ont été signés et il semblerait qu’on « prévoyait la tenue de ces élections au premier trimestre de 2014 ». Ainsi, après un retard de plus de trois mois pour organiser le second tour de l’élection présidentielle de 2013, suivi d’un autre de plus de trois ans pour les élections législatives, nous constatons fort malheureusement que les élections communales et communautaires ne pourraient se tenir avant 2015, si l’on tenait compte de la logique et des circonstances actuelles.
Pourtant, nous savons tous l’importance des élus locaux au sein des communautés de base. En effet, les élus locaux ont, le plus souvent, une grande influence dans leur localité. Ils pourraient jouer un rôle primordial lors de l’élection présidentielle de 2015. Historiquement, par faute de moyens financiers, ces élus locaux se sont toujours ralliés dans les rangs du pouvoir, surtout dans un pays comme la Guinée qui a connu les ères du PDG et du PUP. Conséquemment, il serait logique d’affirmer que la victoire en 2015 serait contingente à celle des élections locales qui, malheureusement, tardent à venir.
La décision prématurée et certainement émotionnelle des députés l’opposition de se retirer de l’Assemblée nationale, et une éventuelle reprise des manifestations de rue, nous ramènent à la case de départ. Autrement dit, nous partons droit à la même situation politique qui prévalait avant les accords de juillet 2013. Soit un grand pas en arrière qui donnerait certainement l’avantage du temps à la mouvance présidentielle.
Rappelons que, logiquement, la Guinée était officiellement sortie de sa longue et pénible transition au lendemain des élections législatives de 2013. Ainsi, le gouvernement ne permettrait plus à l’opposition de faire ce qu’elle a pu ou pouvait faire pendant la période transitoire ; période pendant laquelle la communauté internationale pouvait faire pression sur le gouvernement sans être taxée d’ingérence dans les affaires internes de la Guinée.
Sans prétendre être un juriste en la matière, un retrait de l’opposition des instances de l’Assemblée nationale ne pourrait que réconforter la mouvance présidentielle dans la mesure où cette dernière a déjà une majorité absolue qui lui permettrait de passer des lois de la façon la plus légale. Par contre, si une loi requiert plus d’une majorité absolue, la mouvance pourrait tout simplement entériner celle déjà existante.
En voulant se retirer de façon émotionnelle de l’Assemblée nationale, l’opposition risque de se tirer une balle aux pieds quand on sait qu’elle avait légitimé cette institution en acceptant de siéger sans condition. Qui ne se rappelle pas, d’ailleurs, des arguments de l’opposition pour justifier leur présence à l’Assemblée nationale ? Si l’opposition persiste dans le boycotte de l’assemblée nationale, j’ai peur que cela ne précipite l’éclatement de l’opposition puisque certains députés n’accepteraient jamais de perdre les avantages liés à leur fonction.
Concernant une candidature unique de l’opposition en 2015
La question d’une candidature unique est l’un des sujets les plus brulants au sein de l’opposition. Même si une candidature unique ne garantirait pas une victoire de l’opposition dès le premier tour, il est évident que ça lui permettrait tout même d’être un peu compétitive financièrement face à une mouvance présidentielle plus aguerrie. Donc, cette question de candidature unique, si elle est sincère, pourrait bien être une meilleure stratégie pour l’opposition si l’on tenait compte du côté financier.
Le seul problème, est qu’il n’y a pas de sincérité dans cette affaire de candidature unique, surtout quand on sait qu’il n’y a qu’un seul leader de parti politique qui en parle, à longueur de journée. Non seulement ce leader est obnubilé par ce sujet, mais aussi et surtout, ses militants ne cessent de soulever le débat autour du sujet dans les forums guinéens.
En effet, le leader de l’UFR, puisqu’il s’agit de lui, avait lancé indirectement un défi au chef de file de l’opposition et président de l’UFDG, allant jusqu'à comparer ce dernier à un chat qui n’attrape pas de souris (rire). Voici la déclaration du président de l’UFR telle qu’écrite sur africaguinee.com ; « une opposition qui peut manifester à Conakry où on peut mettre 200 à 300 mille personnes dans la rue, mais qui ne peut pas avoir le pouvoir, mais il faut se poser la question qu’est ce qui ne va pas. Sinon ça ressemble à un chat qui n’attrape pas de souris, ça ne sert à rien. Donc, il faut qu’on réfléchisse à cette question (la candidature unique de l’opposition en 2015), comment fait-on de la manière la plus légale, en respectant les accords que nous avons, pour que dès le premier tour, ce régime soit balayé ? » Notons que le président de l’UFR va jusqu'à limiter le choix de cette candidature unique à trois personnages politiques qu’il qualifie de ténors de l’opposition ; en l’occurrence les présidents de l’UFDG, de l’UFR, et du PEDN (sic).
La question que je me pose est de savoir, pourquoi choisir seulement parmi ces trois leaders de l’opposition ? Il n’est un secret pour personne, que le poids électoral de l’UFDG est plus que le double de l’UFR et du PEDN réunis. Pourtant, partout dans le monde, le leadership d’un politicien se définit par l’engagement et le nombre de ses militants. Ainsi, si l’on en tient compte, personne n’est mieux placé, que le président de l’UFDG, pour être le candidat unique de l’opposition en 2015. Toute autre action contraire serait illogique et fatale pour l’opposition. Ceci ressemblerait à dire de choisir le président de l’UDG, à la place du président de la République comme candidat de la mouvance présidentielle en 2015. Rappelons que si l’on se basait sur les résultats des élections législatives, l’UDG occuperait le deuxième rang, après le RPG, au sein de la mouvance présidentielle.
Un sentiment de tous contre le président de l’UFDG
A moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2015, dans un pays normal, le débat ne devrait plus être au sujet de savoir qui est mieux placé pour affronter le président de la République en 2015 ; puisque les réalités de terrain ont prouvé, maintes fois, que le seul candidat valable est le chef de file de l’opposition et président de l’UFDG.
J’avais, dans un de mes articles, souligné que l’UFDG avait commis une grave faute politique en ressuscitant l’UFR lors des élections législatives de septembre 2013. Aujourd’hui, il me semble que le temps m’a donné raison puisqu’à l’allure des choses, l’UFDG a un concurrent qui pourrait lui être plus nuisible que la mouvance présidentielle.
Rappelons que cette affaire de candidature unique de l’opposition avait été évoquée, pour la première fois, par un proche de l’UFR au lendemain du choix du président de l’Assemblée nationale. Notons que l’objectif initial, dans cette course à la tête de l’Assemblée nationale, était de forcer le président de l’UFDG à se porter comme candidat de l’opposition dans une élection qui était perdue d’avance. Donc, c’était une stratégie pour pouvoir mieux l’humilier et le ridiculiser vis-à-vis de ses militants.
Le lancement des mouvements comme TSA et OREP, et l’installation des fédérations parallèles au sein de l’UFDG, sont plus que suffisantes pour confirmer la volonté d’écarter le leader de l’UFDG. Une stratégie, d’ailleurs, qui réconforte la mouvance présidentielle, puisqu’en l’état actuel, un éclatement de l’opposition n’est pas à exclure d’ici l’échéance électorale de 2015. Les militants de l’UFDG n’accepteront jamais de céder la place de leur leader au profit d’un autre au nom d’un semblant d’unité de l’opposition.
En effet, il est connu de tous que le fondateur du TSA et le vice-président de l’OREP sont des proches du leader de l’UFR. Ils ont été des collaborateurs de longue date de ce dernier. Les « yeux doux » des présidents de l’UFR et du PDEN envers le vice-président de l’UFDG en exil en France, est plus que révélateur.
L’autre point, non des moindres, est la sortie récente du président de l’UFD. En effet, après les sorties d’un ministre de la République traitant l’UFDG de parti illégal, c’est au tour du président de l’UFD d’enfoncer le clou sur cette question. Par contre, ce que je n’arrive pas à comprendre est le silence de l’UFDG sur cette question qui met en danger le fondement même du parti. Ni le fondateur, ni la cellule de communication de l’UFDG n’ont encore daigné dire mot sur cette question de légitimité de leur parti. Ne dit-on pas que « qui ne dit rien, consent » ? En tout cas, le silence prolongé de l’UFDG sur cette question pourrait avoir des conséquences pour le parti.
Arrivée du MSD sur l’arène politique
Qu’on l’admette ou pas, la venue de l’homme d’affaires dans le marigot politique guinéen pourrait bien évidemment avoir un impact sur les performances de l’UFDG lors des prochaines échéances électorales, surtout que les deux leaders comptent sur un même électorat pour rafler le maximum de votes. Connu pour sa générosité envers ses compatriotes, l’homme d’affaires, s’il est réellement sincère dans sa volonté de se battre sur le terrain politique, pourrait sans doute mettre l’UFDG en difficulté dans son fief. D’ailleurs, comme le disent les Anglo-Saxons, « A man with money is no match against a man on a mission. »
On pourrait conclure sans se tromper, qu’une montée du MSD serait logiquement équivalente à une descente de l’UFDG. Mais la question que je me pose est de savoir si le président du MSD serait comme celui de la NGR ? Rappelons que malgré ses atouts palpables de dominer le terrain politique, le président de la NGR avait préféré mettre un pied dans la politique tout en laissant l’autre pied dans son business. Comme le dit l’adage, « on ne peut pas suivre deux lièvres à la fois », sinon on risque de perdre les deux. Tout en espérant que le président du MSD ne serait pas comme celui de la NGR, j’ose croire qu’il ne voudrait pas non plus être comme celui de l’UDG, cet autre homme d’affaires reconverti en homme politique.
La question que je me pose est de savoir si le MSD serait pour l’UFDG ce que l’UDG est devenue pour le RPG. En d’autres mots, l’homme d’affaires et président du MSD pourrait-il sincèrement se confronter à son ami d’hier ? La venue du MSD est-elle motivée par une conviction ou serait-elle plutôt un effet d’émotion ?
Dans l’un ou l’autre des cas, c’est la mouvance présidentielle qui se frotte les mains avec cette nouvelle entrée de l’homme d’affaires en politique, car il est incontestable qu’un affaiblissement de l’UFDG dans son fief serait de facto un atout pour la mouvance présidentielle, surtout à quelques mois seulement des échéances électorales.
L’ethnocentrisme et le régionalisme dans nos politiques
L’ethnocentrisme et le régionalisme ne sont pas un fait nouveau, surtout en Guinée. Depuis l’ère coloniale, en passant par les différents régimes qui se sont succédé, l’ethnocentrisme a toujours été présent dans la société guinéenne. En quelque sorte, nous vivons dans une république où l’ethnocentrisme et le régionalisme sont devenus un fait banal. Par contre, il est malheureux de constater que nos hommes politiques, supposés éduquer le Guinéen lambda sur les dangers de l’ethnocentrisme, ont pris le plaisir d’utiliser cela pour s’assurer un poids politique au sein de leurs.
En effet, l’immixtion des coordinations régionales dans les affaires internes des partis politiques, les émotions, et surtout le complexe d’infériorité entre les principales ethnies du pays, n’augureraient pas de lendemains meilleurs. Nous savons tous qu’en cas d’un deuxième tour lors de l’élection présidentielle de 2015, les militants des partis en concurrence suivraient plutôt les consignes de leur coordination régionale aux dépens des leaders de partis ; surtout dans un pays comme la Guinée où la majorité des militants engagés est analphabète. Pour celui qui connait l’amateurisme et le matérialisme de nos coordinations régionales, on serait en mesure de prévoir que celles-ci se rangeraient derrière le camp le plus offrant financièrement. Et puisqu’en Afrique le pouvoir aurait, le plus souvent, l’avantage financier, on pourrait conclure sans se tromper que la Guinée ne ferait pas exception à cette logique.
Nos leaders politiques ont pris le plaisir d’instrumentaliser les coordinations régionales à des fins politiques. Par conséquent, nos coordinations régionales ont fini par être le lieu approprié pour débattre de l’actualité politique de leur région respective. Ainsi, ces coordinations régionales pourraient jouer un rôle majeur dans les consignes de votes, en cas d’un deuxième tour lors de la présidentielle de 2015.
Logiquement, on pourrait s’attendre à une coalition de trois coordinations contre une, comme lors de l’élection présidentielle de 2013. Les trois se rallieraient au profit du camp le plus offrant financièrement. Et puisque la mouvance aurait l’avantage financier, je laisse aux lecteurs déduire la conclusion.
L’élection présidentielle de 2015 en Côte d’Ivoire
Techniquement, comme en 2013, la Guinée et la Côte d’Ivoire devraient tenir leur présidentielle à la même période courant 2015. Compte tenu de la situation politique qui prévaut en Côte d’Ivoire, et les avantages économiques que la Côte d’Ivoire représente non seulement pour l’espace CDEAO, mais aussi et surtout pour la France, la communauté internationale consacrerait tous ses efforts pour un déroulement paisible de l’échéance électorale dans ce pays frère. Ainsi, l’élection présidentielle guinéenne serait reléguée au second plan comme elle l’aurait été en 2013. Et dans ces conditions, c’est la mouvance présidentielle qui se frotte les mains puisque sans une participation active et sincère de la communauté internationale dans le processus électoral guinéen, l’opposition n’aurait aucun moyen face à une mouvance déterminée.
Les atouts à l’actif de la mouvance présidentielle
Les récentes sorties de différents camps au sein de l’opposition n’auguraient pas de lendemain meilleur pour celle-ci. Si le patron de l’UFR rêve déjà d’être choisi comme le candidat unique, de l’autre côté, le chef de file de cette opposition voit autrement. En effet, le président de l’UFDG croit dur comme fer, qu’une opposition dispersée au premier tour de l’élection présidentielle de 2015, lui donnerait de facto une chance de se retrouver au second tour contre la mouvance. Par conséquent, c’est la mouvance présidentielle qui se ravive puisqu’un divorce entre l’UFR et l’UFDG n’est pas à exclure d’ici l’élection présidentielle de 2015. D’ailleurs, les alliances pour les élections communales et communautaires auraient l’occasion de prouver que le semblant d’unité entre « les ténors » de l’opposition n’est que superficielle.
Les conséquences d’une opposition fissurée est un atout pour la mouvance présidentielle. Et puisque l’objectif principal de certains barons au sein de l’opposition serait de tout faire pour écarter le candidat de naturel de l’UFDG lors de l’échéance de 2015, une fissure de l’opposition semble plus que probable puisque les militants de l’UFDG ne se laisseront pas faire.
Il est évident que l’élection présidentielle de 2015 reste la dernière carte pour les ténors de la classe politique. Par conséquent, que personne ne soit surpris de voir les mécontents d’un premier tour ambitieux, se rallier à la mouvance présidentielle au second tour, dans l’espoir de gouter au « gâteau Guinée » avant leur retraite de la vie politique guinéenne. D’ailleurs, comme le disait le célèbre politicien américain Alexander Hamilton, «Those who stand for nothing fall for anything. »
Qu’on ne se trompe pas, les résultats macro-économiques de la Guinée ont été très performants durant la période 2011-2014. Selon les experts en la matière, « l’obtention du PPTE, la Facilité élargie de crédit (FEC) garantie par le FMI de l’ordre de 200 millions de dollars américains sur une période de trois ans, le 10e et 11e FED de l’UE, l’annulation par la France de l’intégralité des créances commerciales dues, pour un montant de 53,7 millions d’euros sur la période 2012-2014, et le rééchelonnement par cette même France de 97,1 millions d’euros de créances d’aide publique au développement » sont des résultats macro-économiques très positifs que nul ne pourrait nier. En plus, « l’unicité de caisse de l’Etat, et l’intégration des 700 millions de dollars américains de Rio Tinto au budget rectificatif 2011 et au budget 2012 » sont des atouts positifs qu’on ne pourrait négliger. Il faut ajouter la maitrise de l’inflation, l’augmentation des recettes douanières malgré les troubles sociaux et les épidémies signalées ça et là durant la période 2011-2014.
Même si les résultats micro-économiques tardent à se concrétiser au niveau de la Guinéenne lambda, notons tout de même que les infrastructures immobilières et routières en chantier, le récent cadre d’investissement signé avec Rio Tinto s’il est exécuté à temps, le barrage hydroélectrique de Kaleta, et les subventions agricoles et médicales de l’Etat, pourraient bientôt changer la donne en faveur de la mouvance présidentielle. Le lancement par Rio Tinto d’une fondation destinée à réaliser des investissements socioéconomiques en Guinée, et l’engagement de Bolloré à participer au développement socioéconomique de collectivités locales auraient bientôt des retombées positives qui donneraient l’avantage à la mouvance présidentielle.
Evidemment, les chantiers sont multiples et les populations s’impatientent, mais l’élection présidentielle de 2015, c’est encore dans dix-huit mois. Et d’ici là, bien des choses pourraient arriver !
Que l’opposition ne se trompe pas ! Sur le plan économique, la mouvance présidentielle pourrait bien avoir un bilan positif à présenter aux électeurs. L’essentiel ne serait pas de prouver si le gouvernement pouvait faire mieux en 5 ans. Il ne serait pas non plus question de rappeler des promesses non tenues. Au contraire, il serait plutôt question d’une bonne stratégie de communication. Et le meilleur communicant dans ce combat serait le gagnant de cette grande échéance de 2015. Ainsi, je souhaite que le meilleur gagne pour le bonheur de toutes et tous !
Je conclus l’article par cette citation de l’Américain John Maxwell : « Apprenez à dire "non" à ce qui est bon de sorte que vous puissiez dire "oui" à ce qui est meilleur. »
A bon entendeur salut !
D’ici là, merci de contribuer au débat.
A l’attention des lecteurs : acceptons la pluralité des idées, pas d’injures, rien que des arguments.
Abdoulaye Aziz Bah
MBA/ MIS/ PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise
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