En Guinée, l’opposition donne l’avantage à une mouvance présidentielle aux abois

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BAH_Abdoulaye_Aziz_2_01Je commence cet article par cette citation du grand philosophe Platon : « Nous pouvons facilement pardonner un enfant qui a peur de l'obscurité; la vraie tragédie de la vie est quand les hommes ont peur de la lumière. Â»

A moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2015, l’opposition guinéenne continue de nager dans la confusion totale, sous les applaudissements de la mouvance présidentielle. En effet, la radicalisation du débat politique entre la mouvance et l’opposition, et même entre les partis politiques de l’opposition, ne pourrait qu’être à l’avantage de la mouvance présidentielle.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais rappeler aux lecteurs que je ne suis d’aucun bord politique. Je ne suis qu’un simple citoyen qui s’intéresse à la vie politique de mon pays. Tant pis pour ceux qui essayeraient de m’associer à un bord quelconque. D’ailleurs, Platon ne disait-il pas qu’ « une des pénalités pour avoir refusé de participer à la vie politique est que vous finissez par être gouverné par vos subordonnés ». Ainsi, j’ai décidé depuis un certain temps de participer, à ma façon, à la vie politique de mon pays.

Sans tarder, je laisse le soin aux lecteurs de juger les actes suivants et de tirer leur propre conclusion.


Concernant les élections communales et communautaires

Je me demande quel genre d’hommes politiques le destin a légué à la Guinée. Depuis les temps immémoriaux, nos hommes politiques ont toujours été mélancoliques. En Guinée, être homme politique signifie se vouer au destin et non à la volonté des urnes. Par conséquent, nous avons toujours eu des dirigeants qui ne reflètent pas la volonté de la majorité des guinéennes et guinéens.

Après les accords du 3 juillet 2013, qui aurait cru qu’on continuerait à parler encore d’élections communales et communautaires aujourd’hui ? Ça fait plus d’une année depuis que ces accords ont été signés et il semblerait qu’on « prévoyait la tenue de ces élections au premier trimestre de 2014 Â». Ainsi, après un retard de plus de trois mois pour organiser le second tour de l’élection présidentielle de 2013, suivi d’un autre de plus de trois ans pour les élections législatives, nous constatons fort malheureusement que les élections communales et communautaires ne pourraient se tenir avant 2015, si l’on tenait compte de la logique et des circonstances actuelles.

Pourtant, nous savons tous l’importance des élus locaux au sein des communautés de base. En effet, les élus locaux ont, le plus souvent, une grande influence dans leur localité. Ils pourraient jouer un rôle primordial lors de l’élection présidentielle de 2015. Historiquement, par faute de moyens financiers, ces élus locaux se sont toujours ralliés dans les rangs du pouvoir, surtout dans un pays comme la Guinée qui a connu les ères du PDG et du PUP. Conséquemment, il serait logique d’affirmer que la victoire en 2015 serait contingente à celle des élections locales qui, malheureusement, tardent à venir.

La décision prématurée et certainement émotionnelle des députés l’opposition de se retirer de l’Assemblée nationale, et une éventuelle reprise des manifestations de rue, nous ramènent à la case de départ. Autrement dit, nous partons droit à la même situation politique qui prévalait avant les accords de juillet 2013. Soit un grand pas en arrière qui donnerait certainement l’avantage du temps à la mouvance présidentielle.

Rappelons que, logiquement, la Guinée était officiellement sortie de sa longue et pénible transition au lendemain des élections législatives de 2013. Ainsi, le gouvernement ne permettrait plus à l’opposition de faire ce qu’elle a pu ou pouvait faire pendant la période transitoire ; période pendant laquelle la communauté internationale pouvait faire pression sur le gouvernement sans être taxée d’ingérence dans les affaires internes de la Guinée.

Sans prétendre être un juriste en la matière, un retrait de l’opposition des instances de l’Assemblée nationale ne pourrait que réconforter la mouvance présidentielle dans la mesure où cette dernière a déjà une majorité absolue qui lui permettrait de passer des lois de la façon la plus légale. Par contre, si une loi requiert plus d’une majorité absolue, la mouvance pourrait tout simplement entériner celle déjà existante.

En voulant se retirer de façon émotionnelle de l’Assemblée nationale, l’opposition risque de se tirer une balle aux pieds quand on sait qu’elle avait légitimé cette institution en acceptant de siéger sans condition. Qui ne se rappelle pas, d’ailleurs, des arguments de l’opposition pour justifier leur présence à l’Assemblée nationale ? Si l’opposition persiste dans le boycotte de l’assemblée nationale, j’ai peur que cela ne précipite l’éclatement de l’opposition puisque certains députés n’accepteraient jamais de perdre les avantages liés à leur fonction.


Concernant une candidature unique de l’opposition en 2015

La question d’une candidature unique est l’un des sujets les plus brulants au sein de l’opposition. Même si une candidature unique ne garantirait pas une victoire de l’opposition dès le premier tour, il est évident que ça lui permettrait tout même d’être un peu compétitive financièrement face à une mouvance présidentielle plus aguerrie. Donc, cette question de candidature unique, si elle est sincère, pourrait bien être une meilleure stratégie pour l’opposition si l’on tenait compte du côté financier.

Le seul problème, est qu’il n’y a pas de sincérité dans cette affaire de candidature unique, surtout quand on sait qu’il n’y a qu’un seul leader de parti politique qui en parle, à longueur de journée. Non seulement ce leader est obnubilé par ce sujet, mais aussi et surtout, ses militants ne cessent de soulever le débat autour du sujet dans les forums guinéens.

En effet, le leader de l’UFR, puisqu’il s’agit de lui, avait lancé indirectement un défi au chef de file de l’opposition et président de l’UFDG, allant jusqu'à comparer ce dernier à un chat qui n’attrape pas de souris (rire). Voici la déclaration du président de l’UFR telle qu’écrite sur africaguinee.com ; « une opposition qui peut manifester à Conakry où on peut mettre 200 à 300 mille personnes dans la rue, mais qui ne peut pas avoir le pouvoir, mais il faut se poser la question qu’est ce qui ne va pas. Sinon ça ressemble à un chat qui n’attrape pas de souris, ça ne sert à rien. Donc, il faut qu’on réfléchisse à cette question (la candidature unique de l’opposition en 2015), comment fait-on de la manière la plus légale, en respectant les accords que nous avons, pour que dès le premier tour, ce régime soit balayé ? Â» Notons que le président de l’UFR va jusqu'à limiter le choix de cette candidature unique à trois personnages politiques qu’il qualifie de ténors de l’opposition ; en l’occurrence les présidents de l’UFDG, de l’UFR, et du PEDN (sic).

La question que je me pose est de savoir, pourquoi choisir seulement parmi ces trois leaders de l’opposition ? Il n’est un secret pour personne, que le poids électoral de l’UFDG est plus que le double de l’UFR et du PEDN réunis. Pourtant, partout dans le monde, le leadership d’un politicien se définit par l’engagement et le nombre de ses militants. Ainsi, si l’on en tient compte, personne n’est mieux placé, que le président de l’UFDG, pour être le candidat unique de l’opposition en 2015. Toute autre action contraire serait illogique et fatale pour l’opposition. Ceci ressemblerait à dire de choisir le président de l’UDG, à la place du président de la République comme candidat de la mouvance présidentielle en 2015. Rappelons que si l’on se basait sur les résultats des élections législatives, l’UDG occuperait le deuxième rang, après le RPG, au sein de la mouvance présidentielle.


Un sentiment de tous contre le président de l’UFDG

A moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2015, dans un pays normal, le débat ne devrait plus être au sujet de savoir qui est mieux placé pour affronter le président de la République en 2015 ; puisque les réalités de terrain ont prouvé, maintes fois, que le seul candidat valable est le chef de file de l’opposition et président de l’UFDG.

J’avais, dans un de mes articles, souligné que l’UFDG avait commis une grave faute politique en ressuscitant l’UFR lors des élections législatives de septembre 2013. Aujourd’hui, il me semble que le temps m’a donné raison puisqu’à l’allure des choses, l’UFDG a un concurrent qui pourrait lui être plus nuisible que la mouvance présidentielle.

Rappelons que cette affaire de candidature unique de l’opposition avait été évoquée, pour la première fois, par un proche de l’UFR au lendemain du choix du président de l’Assemblée nationale. Notons que l’objectif initial, dans cette course à la tête de l’Assemblée nationale, était de forcer le président de l’UFDG à se porter comme candidat de l’opposition dans une élection qui était perdue d’avance. Donc, c’était une stratégie pour pouvoir mieux l’humilier et le ridiculiser vis-à-vis de ses militants.

Le lancement des mouvements comme TSA et OREP, et l’installation des fédérations parallèles au sein de l’UFDG, sont plus que suffisantes pour confirmer la volonté d’écarter le leader de l’UFDG. Une stratégie, d’ailleurs, qui réconforte la mouvance présidentielle, puisqu’en l’état actuel, un éclatement de l’opposition n’est pas à exclure d’ici l’échéance électorale de 2015. Les militants de l’UFDG n’accepteront jamais de céder la place de leur leader au profit d’un autre au nom d’un semblant d’unité de l’opposition.

En effet, il est connu de tous que le fondateur du TSA et le vice-président de l’OREP sont des proches du leader de l’UFR. Ils ont été des collaborateurs de longue date de ce dernier. Les « yeux doux Â» des présidents de l’UFR et du PDEN envers le vice-président de l’UFDG en exil en France, est plus que révélateur.

L’autre point, non des moindres, est la sortie récente du président de l’UFD. En effet, après les sorties d’un ministre de la République traitant l’UFDG de parti illégal, c’est au tour du président de l’UFD d’enfoncer le clou sur cette question. Par contre, ce que je n’arrive pas à comprendre est le silence de l’UFDG sur cette question qui met en danger le fondement même du parti. Ni le fondateur, ni la cellule de communication de l’UFDG n’ont encore daigné dire mot sur cette question de légitimité de leur parti. Ne dit-on pas que « qui ne dit rien, consent Â» ? En tout cas, le silence prolongé de l’UFDG sur cette question pourrait avoir des conséquences pour le parti.


Arrivée du MSD sur l’arène politique

Qu’on l’admette ou pas, la venue de l’homme d’affaires dans le marigot politique guinéen pourrait bien évidemment avoir un impact sur les performances de l’UFDG lors des prochaines échéances électorales, surtout que les deux leaders comptent sur un même électorat pour rafler le maximum de votes. Connu pour sa générosité envers ses compatriotes, l’homme d’affaires, s’il est réellement sincère dans sa volonté de se battre sur le terrain politique, pourrait sans doute mettre l’UFDG en difficulté dans son fief. D’ailleurs, comme le disent les Anglo-Saxons, « A man with money is no match against a man on a mission. Â»

On pourrait conclure sans se tromper, qu’une montée du MSD serait logiquement équivalente à une descente de l’UFDG. Mais la question que je me pose est de savoir si le président du MSD serait comme celui de la NGR ? Rappelons que malgré ses atouts palpables de dominer le terrain politique, le président de la NGR avait préféré mettre un pied dans la politique tout en laissant l’autre pied dans son business. Comme le dit l’adage, « on ne peut pas suivre deux lièvres à la fois Â», sinon on risque de perdre les deux. Tout en espérant que le président du MSD ne serait pas comme celui de la NGR, j’ose croire qu’il ne voudrait pas non plus être comme celui de l’UDG, cet autre homme d’affaires reconverti en homme politique.

La question que je me pose est de savoir si le MSD serait pour l’UFDG ce que l’UDG est devenue pour le RPG. En d’autres mots, l’homme d’affaires et président du MSD pourrait-il sincèrement se confronter à son ami d’hier ? La venue du MSD est-elle motivée par une conviction ou serait-elle plutôt un effet d’émotion ?

Dans l’un ou l’autre des cas, c’est la mouvance présidentielle qui se frotte les mains avec cette nouvelle entrée de l’homme d’affaires en politique, car il est incontestable qu’un affaiblissement de l’UFDG dans son fief serait de facto un atout pour la mouvance présidentielle, surtout à quelques mois seulement des échéances électorales.


L’ethnocentrisme et le régionalisme dans nos politiques

L’ethnocentrisme et le régionalisme ne sont pas un fait nouveau, surtout en Guinée. Depuis l’ère coloniale, en passant par les différents régimes qui se sont succédé, l’ethnocentrisme a toujours été présent dans la société guinéenne. En quelque sorte, nous vivons dans une république où l’ethnocentrisme et le régionalisme sont devenus un fait banal. Par contre, il est malheureux de constater que nos hommes politiques, supposés éduquer le Guinéen lambda sur les dangers de l’ethnocentrisme, ont pris le plaisir d’utiliser cela pour s’assurer un poids politique au sein de leurs.

En effet, l’immixtion des coordinations régionales dans les affaires internes des partis politiques, les émotions, et surtout le complexe d’infériorité entre les principales ethnies du pays, n’augureraient pas de lendemains meilleurs. Nous savons tous qu’en cas d’un deuxième tour lors de l’élection présidentielle de 2015, les militants des partis en concurrence suivraient plutôt les consignes de leur coordination régionale aux dépens des leaders de partis ; surtout dans un pays comme la Guinée où la majorité des militants engagés est analphabète. Pour celui qui connait l’amateurisme et le matérialisme de nos coordinations régionales, on serait en mesure de prévoir que celles-ci se rangeraient derrière le camp le plus offrant financièrement. Et puisqu’en Afrique le pouvoir aurait, le plus souvent, l’avantage financier, on pourrait conclure sans se tromper que la Guinée ne ferait pas exception à cette logique.

Nos leaders politiques ont pris le plaisir d’instrumentaliser les coordinations régionales à des fins politiques. Par conséquent, nos coordinations régionales ont fini par être le lieu approprié pour débattre de l’actualité politique de leur région respective. Ainsi, ces coordinations régionales pourraient jouer un rôle majeur dans les consignes de votes, en cas d’un deuxième tour lors de la présidentielle de 2015.

Logiquement, on pourrait s’attendre à une coalition de trois coordinations contre une, comme lors de l’élection présidentielle de 2013. Les trois se rallieraient au profit du camp le plus offrant financièrement. Et puisque la mouvance aurait l’avantage financier, je laisse aux lecteurs déduire la conclusion.


L’élection présidentielle de 2015 en Côte d’Ivoire

Techniquement, comme en 2013, la Guinée et la Côte d’Ivoire devraient tenir leur présidentielle à la même période courant 2015. Compte tenu de la situation politique qui prévaut en Côte d’Ivoire, et les avantages économiques que la Côte d’Ivoire représente non seulement pour l’espace CDEAO, mais aussi et surtout pour la France, la communauté internationale consacrerait tous ses efforts pour un déroulement paisible de l’échéance électorale dans ce pays frère. Ainsi, l’élection présidentielle guinéenne serait reléguée au second plan comme elle l’aurait été en 2013. Et dans ces conditions, c’est la mouvance présidentielle qui se frotte les mains puisque sans une participation active et sincère de la communauté internationale dans le processus électoral guinéen, l’opposition n’aurait aucun moyen face à une mouvance déterminée.


Les atouts à l’actif de la mouvance présidentielle

Les récentes sorties de différents camps au sein de l’opposition n’auguraient pas de lendemain meilleur pour celle-ci. Si le patron de l’UFR rêve déjà d’être choisi comme le candidat unique, de l’autre côté, le chef de file de cette opposition voit autrement. En effet, le président de l’UFDG croit dur comme fer, qu’une opposition dispersée au premier tour de l’élection présidentielle de 2015, lui donnerait de facto une chance de se retrouver au second tour contre la mouvance. Par conséquent, c’est la mouvance présidentielle qui se ravive puisqu’un divorce entre l’UFR et l’UFDG n’est pas à exclure d’ici l’élection présidentielle de 2015. D’ailleurs, les alliances pour les élections communales et communautaires auraient l’occasion de prouver que le semblant d’unité entre « les ténors Â» de l’opposition n’est que superficielle.

Les conséquences d’une opposition fissurée est un atout pour la mouvance présidentielle. Et puisque l’objectif principal de certains barons au sein de l’opposition serait de tout faire pour écarter le candidat de naturel de l’UFDG lors de l’échéance de 2015, une fissure de l’opposition semble plus que probable puisque les militants de l’UFDG ne se laisseront pas faire.

Il est évident que l’élection présidentielle de 2015 reste la dernière carte pour les ténors de la classe politique. Par conséquent, que personne ne soit surpris de voir les mécontents d’un premier tour ambitieux, se rallier à la mouvance présidentielle au second tour, dans l’espoir de gouter au « gâteau Guinée Â» avant leur retraite de la vie politique guinéenne. D’ailleurs, comme le disait le célèbre politicien américain Alexander Hamilton, «Those who stand for nothing fall for anything. » 

Qu’on ne se trompe pas, les résultats macro-économiques de la Guinée ont été très performants durant la période 2011-2014. Selon les experts en la matière, « l’obtention du PPTE, la Facilité élargie de crédit (FEC) garantie par le FMI de l’ordre de 200 millions de dollars américains sur une période de trois ans, le 10e et 11e FED de l’UE, l’annulation par la France de l’intégralité des créances commerciales dues, pour un montant de 53,7 millions d’euros sur la période 2012-2014, et le rééchelonnement par cette même France de 97,1 millions d’euros de créances d’aide publique au développement Â» sont des résultats macro-économiques très positifs que nul ne pourrait nier. En plus, « l’unicité de caisse de l’Etat, et l’intégration des 700 millions de dollars américains de Rio Tinto au budget rectificatif 2011 et au budget 2012 Â» sont des atouts positifs qu’on ne pourrait négliger. Il faut ajouter la maitrise de l’inflation, l’augmentation des recettes douanières malgré les troubles sociaux et les épidémies signalées ça et là durant la période 2011-2014.

Même si les résultats micro-économiques tardent à se concrétiser au niveau de la Guinéenne lambda, notons tout de même que les infrastructures immobilières et routières en chantier, le récent cadre d’investissement signé avec Rio Tinto s’il est exécuté à temps, le barrage hydroélectrique de Kaleta, et les subventions agricoles et médicales de l’Etat, pourraient bientôt changer la donne en faveur de la mouvance présidentielle. Le lancement par Rio Tinto d’une fondation destinée à réaliser des investissements socioéconomiques en Guinée, et l’engagement de Bolloré à participer au développement socioéconomique de collectivités locales auraient bientôt des retombées positives qui donneraient l’avantage à la mouvance présidentielle.

Evidemment, les chantiers sont multiples et les populations s’impatientent, mais l’élection présidentielle de 2015, c’est encore dans dix-huit mois. Et d’ici là, bien des choses pourraient arriver !

Que l’opposition ne se trompe pas ! Sur le plan économique, la mouvance présidentielle pourrait bien avoir un bilan positif à présenter aux électeurs. L’essentiel ne serait pas de prouver si le gouvernement pouvait faire mieux en 5 ans. Il ne serait pas non plus question de rappeler des promesses non tenues. Au contraire, il serait plutôt question d’une bonne stratégie de communication. Et le meilleur communicant dans ce combat serait le gagnant de cette grande échéance de 2015. Ainsi, je souhaite que le meilleur gagne pour le bonheur de toutes et tous !

Je conclus l’article par cette citation de l’Américain John Maxwell : « Apprenez à dire "non" à ce qui est bon de sorte que vous puissiez dire "oui" à ce qui est meilleur. Â»

A bon entendeur salut !

D’ici là, merci de contribuer au débat.

A l’attention des lecteurs : acceptons la pluralité des idées, pas d’injures, rien que des arguments.


Abdoulaye Aziz Bah
MBA/ MIS/ PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise


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Commentaires  

 
+4 #35 KOUYATE 06-08-2014 14:11

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
Quelle est la difference entre un Gawlo (Farba) et un Griot? Les deux sont des concurrents ou se completent ils dans nos sociétés traditionnelles?

Est-ce une proposition de solution? Non.
- Une première différence, c'est l'espace historique dans lequel se serait illustré;
- Une seconde, c'est la fonction véritable de chacun dans cet espace;
- Une troisème, l'un a été Griot QUE des ROIS et vénéré par d'autres espèces de griots qui orbitaient au tour de sorte qu'il était considéré comme la crême des crêmes, le noble parmi eux...
Comprendido?
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+11 #34 Balde Gando 06-08-2014 10:16

Citation en provenance du commentaire précédent de Guinean:
... j'avais aussi posté un commentaire qui plus ou moins vehicule l'essence de ton post. Mais censure aidant, chose dont je suis souvent victime, il a pris la direction des poubelles.

@WEBMASTER ! PRIERE DE ME PUBLIER CETTE FOIS-CI ! MERCI D’AVANCE!
Je trouve très dommage les censures sur GuineeActu ! Si je peux comprendre qu’on ne publie pas des commentaires injurieux, je n’approuve pas les censures concernant ceux véhiculant des idées (qui fâchent peut être) certes minoritaires (sur ce site !) mais exprimant un autre point de vue valable (comme tout un autre) ! A mon avis, il faudrait permettre aux gens de s’exprimer tout en étant à l’abri des foudres de la police de la pensée. C’est quand même étonnant que des sites, supposés être proches du pouvoir actuel, publient même des articles pourfendant ce pouvoir. Ce serait tout à l’honneur de GuineeActu de favoriser une atmosphère propice à encourager TOUT le monde à publier sur ce site. Cela permettrait d’avoir des débats contradictoires et fructueux, amenant peut –être certains à se remettre en question. Et tous, à évoluer ! Aussi vous prierais-je d’arrêter de vouloir nous épargner des idées ( !) que vous jugerez inappropriés ou même « nauséabondes » ! Faites confiance au fameux parlement de GuineeActu !
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-7 #33 Farba Makka 06-08-2014 09:52

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Ce temps s'arrêtera soudainement et certainement dès l'avenement de votre HERO au pouvoir!

Mon HERO,le Webmaster de ce site, n' est candidat à rien. Comprendo?
Doyen Doumba? Quelle est la difference entre un Gawlo (Farba) et un Griot? Les deux sont des concurrents ou se completent ils dans nos sociétés traditionnelles?
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-6 #32 Gandhi 05-08-2014 19:34

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Bonne analyse de la situation sociopolitique.

Je souscris à cette analyse.
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+6 #31 Guinean 05-08-2014 17:57

Veritas, ta reaction est excellente. On dirait qu'elle a été tiree des mes pensées. j'avais aussi posté un commentaire qui plus ou moins vehicule l'essence de ton post. Mais censure aidant, chose dont je suis souvent victime, il a pris la direction des poubelles.
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+7 #30 KOUYATE 05-08-2014 17:02

Le scenario le plus interessant à analyser dans le contexte politique guinéen est «l'après Alpha Condé»:
- La projection doit se faire alors sur 2020 au lieu de 2015 puisqu'il fera un deuxième mandat certain: Faites aussi une enquête morale, honnête et crédible auprès de nos concitoyens qui croient fermement à la Solution Alpha, ceux qui pensent que la période prédite de sacrifice, de difficulté pour consentir au changement promis est en fin celle que nous vivons;
- Contrairement au «KOUDEISME», il s'agira que d'une période de 10 ans de gouvernance ALPHA logiquement prometteuse dans sa deuxième phase qui s'engage avec le second mandat;
- C'est normal que dans la conception des guinéens habitués aux solutions miracles par les précédents gouvernements, qu'on tarde à voire les résultats normalement planifiés pour cinq ans ou plus. En près de 25 ans de pouvoir, Conté ne réussira que Garafiri avec ce qu'on sait de ce barrage auquel j'ai personnellement contribué.
- En 2020, j'imagine à quels types de dynausores ressembleront les prétendus favoris d'aujourd'hui et les futurs Challengers préparés et placés par le Professeur qui se retirera bien sûr au terme d'un deuxième mandat. Il faut déjà commencer à penser au profil du candidat RPG de 2020 caché dans l'ombre.
- Une loi en 2020 limitera probablement l'age maximal des candidats à la magistrature supreme...
- Et,...l'avenir nous en dira plus.
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+10 #29 KOUYATE 05-08-2014 16:35

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
C' est une question de temps: la chine interdira bientôt la destination Guinée à ses ressortissants. L' Arabie interdit à nos pelerins de se rendre à Makka cette année, Emirates a suspendu ses vols sur conakry, l' UE et les USA deconseillent les siens de se rendre chez nous... Voilà des facteurs qui vous échappent et qui pourraient profiter aussi à l' opposition, si les communistent ne prennent pas leur responsabilité

Ce temps s'arrêtera soudainement et certainement dès l'avenement de votre HERO au pouvoir!
L'opposition serait donc le remede efficace contre Ebola et tout ce beau monde reviendra inchallah!
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+3 #28 Cisko 05-08-2014 16:06

Bonne analyse de la situation sociopolitique. Avec ses défauts (tolérance envers certains scandales économiques ou comme ceux de la plage de Lambanyi ou des fuites au Bac 2014), le politicien AC continuera à endormir ses opposants et à se donner plus de chance pour 2015. L’opposition qui pourrait se diviser sur les questions de candidature unique et de maintien de sa participation à l’assemblée s’il n’ya pas d’accords dans les négociations politiques, ne fait rien pour rassurer sauf des réactions médiatiques et émotionnelles. Prenons l’exemple du communautarisme dans le pays. Au lendemain des législatives caractérisées toujours par le vote communautaire et régional, l’opposition aurait du mettre en place une stratégie nationale pour inviter ses militants et les autres à transcender ces clivages ethniques et militer pour le vrai changement. Si on avait vu CDD ou Sidya aller en Haute-Guinée ou en Forêt pour essayer de se battre dans ces zones (rassurer leurs militants qui y vivent et faire une offensive de charme envers les autres), on allait comprendre que leur seul but n’est pas juste le fauteuil présidentiel. Mais rester à Conakry ou aller respectivement en Basse Guinée et au Fouta de temps en temps et vouloir faire croire que AC est le seul ethnostratège de la scène politique ne les rapportera rien. Ce dernier au moins a bien compris la leçon des législatives à Kaloum : l’argent seul ne peut pas lui garantir la victoire. C’est pourquoi il lance plusieurs infrastructures dans le pays et Dieu sait que çà pourrait être payant. Comme l’a dit quelqu’un, AC a plusieurs longueurs d’avances sur ces opposants dont les 2 principaux sont des technocrates reconvertis sur le tard en politique, donc susceptibles de faire des erreurs politiques par manque d’expérience.
A l’allure où vont les choses, les vrais adversaires de AC seront Ebola, les ordures à Conakry, le manque d’eau et courant électrique (là Kaleta avance bien) mais aussi les scandales et l’impunité qui les caractérise (passation de marché, drames de Taouyah et de Lambanyi, les fuites de sujet au bac, …) et l’ivresse du pouvoir.
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-3 #27 M S Diallo/Londres 05-08-2014 14:22

Lorsque certains compatriotes vantent la strategie politique d'AC,predisent sa victoire en 2015 et critiquent l'opposition pour, disent ils, manque de startegies, je me demande sur quoi ils se basent.
AC a passe plus de 40 ans de conquete du pouvoir, n'a jamais mene meme une marche au temps de Conte. Les presidentielles de 93 ou 98 lui ete vole et ils a ete emprisone oendant pres de 2 ans..S'il etait stratege il l'aurait prouve au temps de Conte ou Sekou Toure.
En realite, meme si un fou prend le pouvoir en Guinee, il gouvernera et manipulera au tant d'elections qu'il veut.
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+1 #26 Véritas 05-08-2014 11:41

M. Abdoulaye Aziz Bah, vous êtes véridique et parfaitement correct dans vos descriptions des réalités socio-politiques de la Guinée,mais ici,c'est pas ce genre de comportement que certains de vos amis attendent de vous!Car,une vérité n'est VÉRITÉ que quand elle nie toute valeur à Alpha Condé et son régime.
C'est pourquoi,je vous dis bravo et courage!Par ce que vous ferez l'objet de toute sorte d'attaques injustifiées juste par ce que vous aviez osé reconnaître certains acquis à Alpha et son régime.
Par ailleurs,il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir venir la débâcle électorale qui se pointe à l'horizon pour une opposition sans programme et ni leader.
Quant au débat stérile sur une soi-disant candidature unique pour assurer une victoire imaginaire d'une opposition dont la quasi-totalité de ses militants sont plus enclin à la couleur ethnique du candidat que ses capacités réelles de leader,reste juste une autre manœuvre de l'esprit de ceux qui refusent encore la réalité de la défaite certaine et inévitable qui les attend en 2015.
Enfin,je le redis à qui aimerait bien l'entendre que le seul électorat que Alpha Condé n'aura pas en 2015,est bien celui du Fouta et ses ressortissants et les raisons:tout homme honnête les connait au plus profond de sa conscience.Sinon,pourquoi avoir fait revivre un cadavre qui fut enterré et bétonné avec tout le système Conté en 2006 et 2007,pour en faire un homme politique de 1er rang,si c'était pas pour des raisons occultes?
D'où la force prépondérante des mêmes raisons occultes chez les autres ethnies afin d'opposer une réaction appropriée à ce support ethnique.
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+6 #25 Mamadou 05-08-2014 01:58

You hit the nail on the head! Il faut etre courageux pr ecrire un tel article. Il est evident que la ligne editoriale de ce site est loin d etre favorable a Alpha. La force de ce dernier c est d etre pris pr un idiot. C est un politicien redoutable. Je mets ds cette categorie JM Dore Bah Oury et Bah Ousmane. Nombre d opposants st convaincus qu Alpha va degager selon lr voeux. Alpha de 2015 sera plus redoutable qu Alpha de 2015. En 2010 il s est fait elire malgre ses 18% du premier tour. Auj8 il a les moyens de l Etat a sa disposition. Il aura la Haute Guinee mais est ce que Sydia aura la totalite de la Basse Cote? Je suis etonne que l auteur n ait pas mentionne le cas Bah Oury. La reconciliation entre les 2 leaders de l UFDG est elle reelle sur le terrain? Comment regler la question du bicephalisme qui a prevalu ds certaines section, notamment en france? Ds un vote ethnique les coordinations regionales st plus potentes que les partis. Les gens ss estiment le poids de l ethnie ds le debat national. Le gl Conte fut une fois arrete par son armee. Incapables de s entendre sur l ethnie du futur President, les putshistes ont retabli le vieux general ds ses fonctions. Jusqu a present Alpha a gagne ts les combats: presidentielles, deputation, chefferie de quartier...Qd l opposition obtient le remplacemt de l operateur elle realise que le recencemt lui est defavorable. Alpha n a pas l air sophistique mais c est un fin politicien. CDD connait la Guinee mais Alpha connait le guineen. Malheureusemt ce ne st pas les intellectuels qui ont acces a internet qui st majoritaires. Alpha ne porte pas de boubou blanc car il n hesite a aller ds la boue pr avoir des voies. 2015 ns dira qui a raison.
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-7 #24 H Bah Shehu 05-08-2014 01:33

Citation en provenance du commentaire précédent de Alhousseny:
Azziz,
Votre analyse parle de tout sauf de ce qui determinera l'issue de l'election et il semble qu'en Guinee la seule personne qui ait compris a quoi se jouera 2015 est Alpha Conde. L'election se jouera sur une et une seule chose qui determinera tout le reste: la maitrise du fichier et des operations electorales. AC, lui, le comprend tres bien et fait ce qu'il faut en la matiere en s'accrochant a Waymark/Sabari et a la CENI a sa solde, sans oublier la maitrise de l'institution qui confirmera les decisions et actions des premiers (Waymark/Sabari/CENI).
Pendant ce temps, vous pourrez toujours dissertez sur ce que vous voulez (Kaleta, candidature unique, etc.).
La question qu'on se pose cependant est: quel est l'interet d'une analyse qui ignore totalement la realite ou en tous les cas la plus importante des realites ?

Analyse pertinente, j'ai l'impression que AC a toujours deux ou trois longueurs d'avance sur l'opposition quand il s'agit de stratégie de conquête/conservation du pouvoir, est-ce que je me trompe? je suis totalement opposée a lui et ses politiques farfelues et sans vision mais Il faut rendre a Cesar ce qui est a Cesar, c'est un bon tacticien en matière de politique. Franchement du cote opposition, y a pas photo!
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-2 #23 amadusdialamba 05-08-2014 00:36

Après la lecture de cet article, je me suis dit qu’il reflète exactement la complexité de la situation politique dans notre pays (confusion). L’auteur est passé par plusieurs chemins pour décrire ce qui se passe sur le terrain politique guinéen. Comme il l’a bien indiqué, le paysage politique guinéen ressemble aujourd’hui à un panier rempli de serpents, de crabes et de scorpions. Personne ne sait plus par où mettre ses pieds. L’article souligne également une sorte de dilemme que traverse la Guinée. C’est-à-dire Alpha a déçu à plus d’un titre et la carence de l’opposition ne rassure personne. Donc Alpha est devenu de facto comme une solution à prendre ou à laisser. En réalité, au vu de ce qui s’est passé pendant les trois dernières années, le pays manque cruellement d’issues. Il est plongé dans une sorte de statu quo qui ne dit pas son nom. Statu quo qui risque d’ailleurs de durer encore trop longtemps à cause de l’attitude peu courageuse et peu prometteuse de notre opposition. Une sorte d’aubaine pour la mouvance qui fera tout pour maintenir le pays dans cet état, et ce, aussi longtemps qu’elle le pourra. Car c’est dans cette situation qu’elle trouve son grand salut. Le manque d’homogénéité de l’opposition donne l’opportunité surtout aux extrémistes de la mouvance de semer davantage de confusion, de donner davantage des coups bas à l’opposition, d’amplifier l’anarchie à tous les niveaux ; le tout, en vue de se focaliser davantage sur la course pour les intérêts égoïstes. Malheureusement pour nous, la trahison est devenue le jeu favori de tous nos politiciens (Mouvance comme opposition). Sans que le bas peuple ne le comprenne. L’atmosphère qui règne depuis longtemps au sein de l’opposition ne rassure personne. C’est pourquoi la question comment sortir de cette impasse politique revient souvent. Quant à la nécessité de remplacer Alpha Koné, elle, ne souffre que de quelques rares contestations. Mais celles par qui et comment restent toujours sans réponse. Malheureusement, dans la recherche de cette solution qui serait très salutaire pour tous, chacun cherche à tirer la couverture vers soi-même. Certains ne se posent pas de question, en cas de candidature unique, le mieux indiqué est El. Cellou D. Evidement en prenant en compte son rang dans l’opposition, il n y a pas de doute. Mais en face, il y a ceux qui ne veulent pas encore entendre parler d’une candidature ‘’peuhle’’ pour la Présidence de la République de Guinée, car il faut appeler le chien par son vrai nom. Ces derniers se cachent derrière des arguments qui ne tiennent pas bon. Ils estiment El. Cellou trop mou, manquant de poigne face à son challenger Alpha. En plus certains l’accusent même de manquer de saisir des chances offertes en lui à plusieurs reprises, etc. Pour eux, il faut donc essayer une autre alternative. Oubliant qu’El Cellou n’a besoin que de quelque 10 % pour compléter son score. Pendant que tout autre candidat aura, lui, besoin de plus de 60 % pour battre Alpha. Alors, si vraiment la coalition de l’opposition est sincère, en cas de candidature unique, elle n’a qu’à faire bloc derrière le principal opposant pour barrer la route à l’ennemi commun. A défaut bonjour au grand boulevard ouvert pour Alpha le danger et sa bande.
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-6 #22 Oury Diallo 04-08-2014 21:59

Mr. AZIZ, à mon avis, la seule solution contre la prolongation du calvère que nous inflige Alpha Condé est celle proposée par ALHOUSSENY. La proposition d'une candidature unique et les "performances" de Alpha Condé comme paramètres pouvant influer sur le vote des citoyens, supposeraient que les élections en Guinée ont toujours été transparentes et que l'arrivée de Alpha Condé à la mangeoire et de son accaparement de la majorité de l'assemblée ne souffriraient d'aucune fraude. En réalité, l'obstination de Alpha Condé à vouloir aller aux élections dans les même conditions que le 2ème tour de la présidentielle et de continuer à contrôler la CENI est une preuve que les arguments que vous et certains commentateurs avanciez comme des enjeux pouvant influer sur les élections n'est qu'une perte de temps ( je ne cherche en aucun cas à vous ridiculiser mais il faut être réaliste). Une candidature unique de l'opposition n'aura d'effet que si les règles du jeu étaient transparentes.
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-2 #21 Alhousseny 04-08-2014 21:41

Citation en provenance du commentaire précédent de A Aziz BAH:
Ce n’était pas dans mes habitudes de répondre aux attaques personnelles sur ce forum que je respecte. Un peu de modération mon cher compatriote. J’aurais préféré voir un article venant de vous qui traite de ce qui vous semble être la réalité.

Azziz,
Il n'y a pas d'attaque personnelle de ma part, du moins telle que je concois une attaque personnelle, a savoir parlez de vous, Azziz, et non du contenu de votre article. Je n'ai pas besoin d'ecrire un article pour participer au debat alors que le votre nous en donne deja l'opportunite. Je souligne simplement un point essentiel que votre analyse occulte et qui me semble plus important que tout ce que vous aborde aborde, et je suis d'autant plus a l'aise en le disant que nous convenons tous les deux de ce qui a decide de l'issue des deux dernieres elections organisees dans notre pays.
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+3 #20 Karifa Camara 04-08-2014 20:59

Mr Naby laye Camara, pour votre enseigne,sachez que dans cet univers politico-ethnique qui caractérise notre pays, à beau de militer dans une formation dans la quelle ton patronyme ne fait pas le consensus malgré,l'effort fourni pour la cause reste sous prétexte.
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-2 #19 Naby Laye Camara 04-08-2014 20:46

Aziz Bah, mon grand souhait, c'est que l'opposition présente un candidat unique pour l'élection présidentielle de 2015. Et cette démarche signifie, qu'il faille faire abstraction des considérations personnelles ou égoïstes. Il s'agit de créer l'unité autour d'un candidat dans le seul but d'atteindre des objectifs communs.
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-3 #18 Sylla democrate 04-08-2014 20:27

Aziz,juste quelque infos qui tu connais certainement.
1) Ghandi l'a dit ci-bas, le bilan ne couvre pas ce qui se fera, mais +tot ce qui est fait.
2) Quelle information as tu qui prouve que le systeme de sante guineen se porte de mieux en mieux avec le soutien de l'Etat? je veux juste te rappeler qu'en terme de sante publique, le dysfonctionnement n'a jamais ete aussi prononce. Je te refere au discours d'alpha conde lors des etats generaux de la sante, l'audio etait sur guineenews.org.
3) Peut etre qu'il est mieux de faire attention quand on parle d'indicateurs macro economique. a) tu parles de maitrise d'inflation, peut etre que tu peux nous aider a mieux comprendre par les statistiques que tu disposes. Aussi, n'oublie pas que les statistiques dans tous les secteurs de developpement dans notre pays ne sont pas different de ceux presentes a la Guinee suite au "recenssement" de la population.
4) En ce qui concerne la douane, il est beau de dire que la recette augmente. Mais la question est, quel est le previsionnel de recette au debut de l'annee? Par exemple pour cette annee si tu peux connaitre ce chiffre, j'aimerais bien m'en procurer.
5) Enfin pour l'emploi, avant sa prise de pouvoir, Friguia-Semafo-BHP-Vale-SGBR-Forecariah mining-Rio Tinto-Fluor avaient des effectifs considerables et aujourd'hui qu'en est-il? a moins que tu me dises que le recrutment a la fonction publique suffit(ce qui est du domaine total du nepotisme).
Bref, si c'est sur les bases de performances macro economiques qu'un chef africain allait etre reelu, alpha ne serait pas president en Guinee. Contrairement a Alhousseny, je pense que le alpha a ete elu et le sera en 2015 grace a ses soutiens a l'exterieur. Nous autres au pays sommes justes des figurants amusant la galerie.
Just don't believe 2 data from our hometown as they r not "relevant".
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+7 #17 A Aziz BAH 04-08-2014 20:09

Citation en provenance du commentaire précédent de Naby Laye Camara:
Je me bats dans l'opposition et pour l'opposition, pour que notre pays cesse, enfin de souffrir par la faute des populistes et démagogues.
Si Sidya peut valoir la stratégie, eh bien, pourquoi pas lui, pour nous débarrasser d'un régime démagogique.

Ecoutez monsieur Camara, j’aurais voulu qu’on évolue dans les débats. Si je ne me trompe, vous militer dans l’UFDG n’est-ce pas ? Si oui, alors la logique voudrait que vous vous battiez dans l’UFDG et pour l’UFDG ! Le mot opposition ne peut se substituer à l’UFDG. Il me semble que vous combattez le régime en place plutôt que de combattre pour l’UFDG. Il ya une grande différence entre les deux ! J’espère qu’on se comprend...
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-4 #16 Naby Laye Camara 04-08-2014 19:11

Monsieur Aziz Bah!
Je ne crois pas qu'il soit difficile, en me lisant, de comprendre que je lutte farouchement contre le régime d'Alpha Condé.
Je suis contre la gouvernance actuelle pour son élan démagogique et populiste. Des attitudes qui rappellent bien des régimes antérieurs.
Je suis un partisan des institutions politiques solides, qui constituent le cerveau d'une démocratie.
Je me bats dans l'opposition et pour l'opposition, pour que notre pays cesse, enfin de souffrir par la faute des populistes et démagogues.
Vous dites que ce que vous dénoncez, "c'est la volonté des uns d'écarter le président de l'Ufdg au profit de quelqu'un qui n'atteint même pas le quart de son électorat.
Monsieur Aziz Bah!
Nous nous battons contre un régime qui divise les guinéens pour arriver au pouvoir. Nous nous battons pour l'établissement et la consolidation de la démocratie en Guinée.
Dans cet esprit démocratique, je vous le dis très clairement, que si Sidya peut être le candidat qui soit capable de remporter l'élection en 2015, je me frotterais les mains, et demanderais à toute l'opposition de lui donner tous les moyens qu'il faudrait.
Comme nous nous battons pour des causes politiques justes, le réalisme doit être de rigueur.
Cela signifie, que toutes les pistes doivent être étudiées, objectivement.
Si Sidya peut valoir la stratégie, eh bien, pourquoi pas lui, pour nous débarrasser d'un régime démagogique.
Monsieur Aziz Bah!
Votre dernière phrase dans votre commentaire est intéressante. Vous dites" qu'il vous semblerait que sur mon masque c'est écrit UFDG, alors que sur mon visage c'est autre chose".
Du moment où vous utilisez le conditionnel, et que vous ne spécifiez pas cet "cet autre chose qui se trouve sur mon visage", je me garde de vous répondre.
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+7 #15 A Aziz BAH 04-08-2014 19:07

Citation en provenance du commentaire précédent de Alhousseny:
La question qu'on se pose cependant est: quel est l'interet d'une analyse qui ignore totalement la realite ou en tous les cas la plus importante des realites ?

Ce n’était pas dans mes habitudes de répondre aux attaques personnelles sur ce forum que je respecte. Un peu de modération mon cher compatriote. J’aurais préféré voir un article venant de vous qui traite de ce qui vous semble être la réalité.
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+7 #14 A Aziz BAH 04-08-2014 17:33

Citation en provenance du commentaire précédent de Naby Laye Camara:
Monsieur Abdoulaye Aziz Bah!
J'ai lu votre article avec attention. Et surtout, le paragraphe concernant l'option de la candidature unique de l'opposition.
L'idée d'un candidat unique dans l'opposition, est un fait, Monsieur Bah, qui ne plait pas à la mouvance présidentielle. Et tout le milieu politique le sait. Vous seul, peut-être, ne le savez pas. La candidature unique est une valeur sauvagement intéressante.

Relisez bien mon article, monsieur Camara. A aucun moment je n’ai dit que je suis contre l’idée d’une candidature unique. Ce que je dénonce c’est la volonté des uns (vous faites partir) d’écarter le président de l’UFDG au profit de quelqu’un qui n’atteint même pas le quart de son électorat. Oui, je suis d’accord avec vous ! Cette valeur est vraiment sauvage puisque même vous qui vous réclamez de l’UFDG, refusez d’accepter que le seul candidat valable dans ces conditions est CDD. Sinon, il ne doit même pas y avoir de débats sur cette question de candidature unique, si l’on tient compte du poids politique de chaque parti. Monsieur Camara, moi je ne m’intéresse pas au masque qui couvre le visage, mais plutôt le visage derrière le masque. Il me semblerait que sur votre masque c’est écrit UFDG, alors que sur votre visage c’est autre chose ! Ainsi va la Guinée et c’est très dommage ! N’est-ce pas mon cher Camara ?
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0 #13 Alhousseny 04-08-2014 17:28

Azziz,
Votre analyse parle de tout sauf de ce qui determinera l'issue de l'election et il semble qu'en Guinee la seule personne qui ait compris a quoi se jouera 2015 est Alpha Conde. L'election se jouera sur une et une seule chose qui determinera tout le reste: la maitrise du fichier et des operations electorales. AC, lui, le comprend tres bien et fait ce qu'il faut en la matiere en s'accrochant a Waymark/Sabari et a la CENI a sa solde, sans oublier la maitrise de l'institution qui confirmera les decisions et actions des premiers (Waymark/Sabari/CENI).
Pendant ce temps, vous pourrez toujours dissertez sur ce que vous voulez (Kaleta, candidature unique, etc.).
La question qu'on se pose cependant est: quel est l'interet d'une analyse qui ignore totalement la realite ou en tous les cas la plus importante des realites ?
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+2 #12 greeg 04-08-2014 17:00

CONAKRY-ll y a 23 ans de cela le Pr. Alpha Condé , alors Secrétaire Général du Rassemblement du Peuple de Guinée ( RPG ) écrivait à Lansana Conté une missive dans laquelle, Alpha Condé , actuel Président de la république de Guinée, avait décrit la situation sociopolitique et économique peu reluisante de la Guinée d’alors. Alpha Condé a donné dans cette lettre quelques conseils à son ancien challenger Lansana Conté , celui qui finira par l'embastillé avant de prendre les reines du pays deux ans seulement après la mort du Général. Lisez :
Monsieur le Président, L’histoire est en marche inexorable, imposant à chaque peuple et à chaque nation ses lois implacables. Tel le soleil, il n’est donné à aucun dirigeant quelque charismatique, ou manœuvrier qu’il soit d’en empêcher l’avènement et l’éclat.
Plus on s’efforce en de veines gesticulations de s’opposer au lever du soleil, à l’affirmation de la vérité, plus on a de chance de se brûler les doigts et le visage donc de s’écarter de la voie de la raison en se rapprochant d’autant de celle de la perdition.
Le soleil, la vérité et l’histoire se confondent aujourd’hui en une seule et unique réalité qui a pour nom « Démocratie ».
Le monde en général et l’Afrique en particulier se sont engagés dans un processus devenu irréversible parce qu’impliquant la conscience de peuples trop longtemps tenus à l’écart de l’assomption de leur destin quand bien même leurs dirigeants prétendant gouverner à leur nom.
Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple a servi d’alibi pour maints gouvernements pour ballonner leur peuple, s’enrichir sur son dos et le réprimer pour soi-disant maintenir « l’ordre » en fait pour se maintenir pendant des décennies au pouvoir pour le plus grand malheur du peuple.
Aujourd’hui les peuples se réveillent, revendiquent leur véritable place dans la détermination et la définition du système de gouvernement qu’ils entendent se donner, exigent la construction de garde-fou pour limiter dans le temps et dans l’espace les pouvoirs et les appétits de leurs gouvernants afin de se prévenir à jamais contre les pouvoirs solitaires, autocratiques, dictatoriaux qui ont réduit maintes nations à l’état de mendicité tant le dénuement est incommensurable.
En voulant s’assumer désormais en se donnant les dirigeants de leur choix, les peuples instaurent partout le seul système à même de respecter cette volonté du peuple : La Démocratie.
Monsieur le Président, L’histoire n’a d’intérêt que si sa lecture et son analyse permettent d’en tirer des leçons bénéfiques. Les événements qui se déroulent sur notre continent depuis 1990 et en ce début de 1991 sont pleins d’enseignements.
Tous les pays, un à un, chacun selon son style et ses modalités propres empruntent le chemin de la démocratisation qui implique l’instauration du multipartisme intégral, l’organisions d’élections libres afin de permettre au peuple de choisir ses dirigeants à tous les niveaux (Président de la République, députés, Maires des Communes Urbaines et rurales…).
Mais comme le faisait remarquer un journaliste de RFI récemment, chacun des pays qui se sont engagés dans le processus de démocratisation y est parvenu à la suite d’émeutes sanglantes avec leurs lots de morts, de blessés et de handicapés à vie. Ce processus n’est pas une fatalité.
Tout dépend des dirigeants. S’il ya chez eux la sincère volonté d’engager leur pays dan la voie de la démocratisation, la voie de la violence aveugle peut être évitée. Monsieur le Président, Il n’est pas nécessaire que les Guinéens paient leur tribut en morts et en blessés par dizaines pour qu’ils aient le droit de goûter aux délices de la démocratie universelle.
Vous pouvez, si vous le voulez, faire éviter à notre pays et à notre peuple l’hécatombe que ne manquera de provoquer votre refus prolongé de procéder à l’ouverture démocratique dont un moment, vous vous étiez fait le pionnier en Afrique lorsqu’en 1989 vous annonciez le bipartisme pour la Guinée.
Mais depuis, vos promesses se sont réduites comme une peau de chagrin pour s’évanouir au travers d’une Loi Fondamentale qui ne donne de chance aux Guinéens d’être au diapason démocratique que dan 5 ans.
La Loi Fondamentale, tout comme les récentes élections municipales organisées à Conakry apparaissent ainsi comme des manœuvres pour retarder l’avènement du multipartisme en Guinée tout en donnant l’impression de donner la parole au peuple pour le choix de ses dirigeants municipaux.
Toute manœuvre, aussi subtile soit-elle qui tendrait à occulter la réalité afin d’échapper à un processus irréversible ne peut qu’accroitre, en l’aggravant, l’impatience de notre peuple.
Monsieur le Président, Diriger c’est prévoir, c’est dans tous les classiques de Sciences politiques. Vous devez prévoir au regard de ce qui se passe autour de la Guinée et dans le monde (toutes choses qui influencent directement les événements internes à la Guinée) jusqu’où peut aller l’acceptation par notre peuple de la plate-forme actuelle qui lui est imposée par la Loi Fondamentale dont nous avons dénoncé en son temps les conditions « d’adoption » dans un vote où la fraude était la règle et la régularité l’exception.
Mais là ne se situe pas notre propos d’aujourd’hui. Notre propos est de vous amener à une claire vision des réalités auxquelles il serait souhaitable que vous vous adaptiez au plus vite afin que l’Histoire, bien triste il est vrai, de certains pays voisins ne se répète pas en Guinée. Vous avez dû mesurer ou conduit l’entêtement de certains de vos anciens collègues aujourd’hui rejetés par leur peuple et promis au jugement impitoyable de l’Histoire. L’exemple est à méditer.
Monsieur le Président, Les Guinéens seraient-ils trop tard venus sur la scène politique pour qu’on leur serve la Démocratie à dose homéopathique ? Les Guinéens seraient-ils si immatures pour qu’on leur fasse un stage politique de 5 ans à une Ecole de la Démocratie ? Les Guinéens seraient-ils si peu aptes à assimiler les leçons de démocratie qui faille craindre pour eux les dérapages qui ne se sont pas produits ailleurs ?
A toutes ces questions, la réponse est évidement « non ».
Dans l’hypothèse, hautement improbable, où les Guinéens accepteraient d’attendre 5 ans encore pour accéder au multipartisme et aux élections libres, leur pays, en 1995, appartiendrait à la préhistoire de l’Afrique, et ressemblerait à une sorte de fossile politique juste bon pour être cité comme contre exemple des pays qui avancent sur le chemin du progrès.
Les Guinéens n’attendront pas 5 ans, Monsieur le Président. Vous le savez et vous pouvez prévenir les soulèvements qui vont exiger du pouvoir la Démocratie pluraliste. Le bon dirigeant est celui qui évite les malheurs à son peuple en restant à son écoute.
Vous pouvez et devez éviter que les morts de novembre 1990 ne soient le ferment de soulèvements autrement plus importants qui deviendront inévitables si le pouvoir s’enferme dans une logique anti-populaire.
Monsieur le Président, En termes simples, la balle est dans votre camp. A vous de jouer. La Guinée et le reste du monde vous observent.
Pour le R.P.G
Le Secrétaire Général
Pr.Alpha CONDE
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+3 #11 Youssouf Bangoura 04-08-2014 16:54

Oui tout à fait, on peut dire qu'on a perdu des fonds ( mal dépensés ) mais, quelque soit l'" echec " d'AC dans d'autres domaines, s'il parvient à allumer, ne serait-ce que la ville de Conakry en entière, il aurait largement réussi son quinquennat . C'est la finalité enfin, qu'on regardera .
Farba Makka, pour la majorité des guinéens, les drames comme celui de Taouya, ne peuvent venir que de Dieu, contrairement à votre vision occidentale des événements, le croyant guinéen, voit d'abord la main de Dieu dans ces drames .
Concernant les techniciens chinois, Ebola ou pas, ils resteront jusqu'à finition totale de Kaleta et assisteront la Guinée pendant encore long temps . L'Arabie saoudite, est dans son droit compte tenu d'2bola, d'interdire le pélerinage aux guinéens cette année, cela ne nous offusque pas, d'ailleurs, il appartient à tout pays d'appliquer ses principes . En Arabie Saoudite même, il y a un virus qui sévit dans ce pays depuis des années, il a tué plusieurs centaines de personnes et malgré, leurs grands moyens financiers, les autorités sont incapables d'endiguer ce fléau . Quant à l'UE et les USA, c'est leur problème, qu'ils restent chez eux, Dieu merci, cela nous évitera du tourisme sexuel .
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+2 #10 Guinean 04-08-2014 15:55

Erratum: l'auteur au moins voit venir...
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-2 #9 Naby Laye Camara 04-08-2014 15:15

Monsieur Abdoulaye Aziz Bah!
J'ai lu votre article avec attention. Et surtout, le paragraphe concernant l'option de la candidature unique de l'opposition.
Quand je lis le titre, vous dites " L'opposition donne l'avantage à une mouvance présidentielle aux abois".
je me demande, sérieusement, comment une candidature unique de l'opposition, peut être à son désavantage pour gagner les élections en 2015, et automatiquement, permettre aux guinéens d'avoir finalement des institutions politiques solides.
L'idée d'un candidat unique dans l'opposition, est un fait, Monsieur Bah, qui ne plait pas à la mouvance présidentielle. Et tout le milieu politique le sait. Vous seul, peut-être, ne le savez pas. La candidature unique est une valeur sauvagement intéressante.
Et logiquement, les choses valeureuses ne s'obtiennent pas aisément.
Choisir un candidat unique dans l'opposition, demande beaucoup de réflexion, des études, des confrontations d'idées, des rencontres, des débats,et du temps.
C'est seulement à partir d'un tel climat de discussions démocratiques, qu'une candidature doit être trouvée ou non.
Monsieur Abdoulaye Aziz Bah, ne mettez pas la charrue devant les bœufs. Ne commencez pas à dénigrer tel ou tel candidat potentiel, avant d'avoir la suite dans les idées.
Vous dites que vous n'êtes d'aucun bord politique, vous êtes libre de le dire. Mais votre article ne le démontre pas.
Je vois plutôt dans votre analyse, une facette de campagne électorale en faveur de la mouvance présidentielle.
Vous voulez tuer dans l’œuf même, l'idée d'une candidature unique qui ne donnerait aucune chance à Alpha Condé.
Je vois dans votre démarche, une tentative de sabotage de tel ou tel candidat potentiel pour la candidature unique.
En vous lisant, on a tout de suite l'impression que tout va bien en Guinée.
Vous citez beaucoup de pensées philosophiques dans votre article. Je m'en réjouis. Cela dit, vous devez aussi savoir "qu'il est très facile de construire le mensonge que la vérité".
L'opposition cherche à construire la vérité,la tâche ne sera pas facile, mais pas impossible.
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+5 #8 Guinean 04-08-2014 14:59

L'auteur au moins va venir ce qui semble inevitable: une prochaine victoire eclatante de koro Alpha Condé lors des presidentielles prevues pour 2015. Comme l'a dit un autre intervenant, kaleta seul suffit pour sceller la reconduction de koro à la tête de notre pays. Avez-vous vu les recentes images de kaleta publiées au journal televisé? La mise en marche de ce barrage courant 2015 ne fait plus aucun doute.
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-5 #7 Farba Makka 04-08-2014 14:26

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Voilà un monsieur qui sait parfaitement comment les choses fonctionnent en Guinée . Sans aller loin, Kaleta seul, pourrait tout changer sur le terrain électorat en 2015 . Le malheur pour l'opposition, c'est bien Kaleta, c'est pourquoi d'ailleurs, Alpha Condé, harcèle la partie chinoise pour que tout soit fini avant Mai 2015 .

Vous oubliez les imprevues! Un drame à la Taouya (je ne le souhaite pas) ou la non maitrise de l' Ebola à la veille d' une election pourrait changer la donne. Les chinois, les plus frileux contre les virus, risquent de ne plus rejoindre Kaleta après leur congé. C' est une question de temps: la chine interdira bientôt la destination Guinée à ses ressortissants. L' Arabie interdit à nos pelerins de se rendre à Makka cette année, Emirates a suspendu ses vols sur conakry, l' UE et les USA deconseillent les siens de se rendre chez nous... Voilà des facteurs qui vous échappent et qui pourraient profiter aussi à l' opposition, si les communistent ne prennent pas leur responsabilité
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-4 #6 Gandhi 04-08-2014 14:24

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
" les infrastructures immobilières et routières en chantier, le récent cadre d'investissement signé avec Rio Tinto s'il est éxécuté à temps, le barrage hydroélectrique de kaleta et les subventions agricoles et médicales de l'Etat, pourraient bientôt changer la donnée en faveur de la mouvance présidentielle " Voilà un monsieur qui sait parfaitement comment les choses fonctionnent en Guinée . Sans aller loin, Kaleta seul, pourrait tout changer sur le terrain électorat en 2015 . Le malheur pour l'opposition, c'est bien Kaleta, c'est pourquoi d'ailleurs, Alpha Condé, harcèle la partie chinoise pour que tout soit fini avant Mai 2015 .

Je préfère que vous disiez sans aller loin, car il y a beaucoup de vent (fonds perdu) en matière agricole et de santé par exemple. En revanche Kaleta est une réussite technique (pas financière), encore faut-il que l'électricité arrive à bon port. En matière d'énergie, la distribution pose davantage de problème que la production. Attendons de voir.
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+5 #5 Youssouf Bangoura 04-08-2014 11:56

" les infrastructures immobilières et routières en chantier, le récent cadre d'investissement signé avec Rio Tinto s'il est éxécuté à temps, le barrage hydroélectrique de kaleta et les subventions agricoles et médicales de l'Etat, pourraient bientôt changer la donnée en faveur de la mouvance présidentielle " Voilà un monsieur qui sait parfaitement comment les choses fonctionnent en Guinée . Sans aller loin, Kaleta seul, pourrait tout changer sur le terrain électorat en 2015 . Le malheur pour l'opposition, c'est bien Kaleta, c'est pourquoi d'ailleurs, Alpha Condé, harcèle la partie chinoise pour que tout soit fini avant Mai 2015 .
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+3 #4 Gandhi 04-08-2014 10:40

L'illégalité de l'UFDG est un faux problème. Soit il ne s'agit que d'une simple formalité administrative qui prend 5 mn et qui ne mérite pas tant de publicité, soit cela signifie que notre cher Alhassane Condé a violé la loi... en connaissance de cause.
Par ailleurs, l'obtention de l'IPPTE a été octroyée (on peut s'en réjouir, mais ce n'est pas du à la politique économique - il n'y en a pas - suivie par le gouvernement), la FEC et le FED sont des instruments d'aide pour la Guinée (n'importe quel autre président sauf Dadis - pour cause de coup d'état - en aurait bénéficié). De même, il faut se réjouir que nos créanciers annulent des dettes, que nous étions de toute façon incapables de rembourser. Enfin vous êtes mal renseigné sur les 700 millions de Rio Tinto, ils ne sont pas passés par le Trésor public, et leur destination varie en fonction des différents commentateurs. Dès lors parler d'unicité de caisse alors que de nombreuses sommes (1 à 2 milliards de $ selon les uns et les autres) ne transitent pas par le Trésor public, signifie que vous avez fini par accepter la propagande éhontée de ce régime.
Bref, il faut arrêter de dire que le régime est efficace parce que le soleil brille, car c'est parce que le soleil brille que le gouvernement peut en tirer avantage. Vous imaginez bien que les gouvernements toujours satisfaits d'eux-mêmes, l'auraient été, même si la pluie était présente.
De même, un acquis (bilan) correspond à ce qui est fait, pas à ce qui pourrait être fait, mais personne ne se plaindra de constater un réel bilan (celui qui parle aux électeurs, pas celui qui constate le respect des grands équilibres par exemple).
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-1 #3 Féla Barry 04-08-2014 02:51

La manipulation stratégique mensongère des « apparences », et des performances macro-économiques à des fins démagogiques, ne change rien à la dure et stricte réalité du monde vécu au quotidien par les guinéens, les faits sont têtus: chômage de masse des jeunes, déficit chronique en fourniture de services sociaux de base, pandémies récurrentes, insalubrité à ciel ouvert, insécurité prégnante des cités, système éducatif contre-performant et inadapté, discrédit et impopularité des gouvernementeurs, perte irréversible du sens civique, fracture ethnique béante et puante, offre politique de développement erratique et médiocre, justice bancale et à géométrie variable, impunité et corruption généralisée, achat politique de conscience, cohésion sociale mutilée et nourrie de haines funestes, impuissance du président à habiter sa fonction, à pacifier démocratiquement le pays par le dialogue et le consensus, répression aveugle de toutes contestations , manque de scrupules patriotiques face aux malheurs et tragédies qui ébranlent régulièrement le pays de Zogota à Ebola. Sarcasmes et mensonges politiques aussi monumentaux que la tour Eiffel. Les courtisans du palais ne lui offriront jamais un miroir, au risque qu’il ne se et les défigure. A ce rythme on va y passer une journée entière à égrener et panser les douze plaies pharaoniques de notre indépendance. Si AC était convaincu de sa capacité à emporter l’adhésion et le vote populaire par ses prouesses économiques citées çà et là, cela ce saurait, il ne tirerait ni en longueur ni ne torpillerait le processus électorale, à la seule condition d’emporter frauduleusement tout scrutin. Le président n’est plus maitre de ses illusions, quitte à ruser avec le diable, le cas Bagbo ou Dadis parle pour lui tout seul !!! Au-delà de sa petite personne, c’est le pays qu’il risque désormais de précipiter dans une éruption sociale d’une rare ampleur sismique. Il est allergique à toute forme d’adversité politique à l’instar de ses prédécesseurs, il ne peut pas souffrir une alternance démocratique apaisée de son vivant, voilà les conditions historiques dans lesquelles cette opposition fait ses armes « démocratiques», elle est loin de démériter : « En Guinée pour AC, être homme politique signifie se vouer au destin et non à la volonté des urnes ! ». On n’est évidemment bien loin des élucubrations sémantiques d’un certain opposant historique rêvant en bord de Seine d’une démocratie effective dans son pays. AC n’est même pas capable d’honorer le suffrage de ses concitoyens de scrutins ne souffrant d’aucuns soupçons de piratage ni d’irrégularités d’une exceptionnelle grossièreté et légèreté politique. Cette opposition doit être encouragée et consolidée, car elle seule a pu depuis l’indépendance faire reculer nos demi-dieux de dictateurs à l’aube de leur magistère. Il a fallu 20 ans pour descendre AST(1977) et LC(2006) de leur piédestal tyrannique, pour leur rappeler que le souverain en dernier ressort, c’est le peuple, après avoir tué et pillé en son nom bien sûr pour leur seul longévité présidentielle !!! C’est dans les règles de l’art démocratique de la transparence électorale que toute légitimité puise l’énergie morale nécessaire pour mobiliser et relever les défis du mal-développement. Give Peace a Chance !!!!
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-6 #2 CISSE IBRAHIMA 04-08-2014 00:13

mon cher ABDOULAYE AZIZ BAH, comme tu viens de dire < nous vivons dans un pays où l'ethnocentrisme et le régionalisme sont devenu un fait banal>,alors les trois grands leaders de l'opposition a savoir CELLOU,SYDIA,KOUYATE, doivent avoir une stratégie commune et etre au dessus de leur interet individuel en fin de choisir le candidat le mieux placé pour battre ALPHA.Et d'ailleurs moi je dirais que pour limiter les fraudes que la mouvance prépare et et pour faire déjouer efficacement la fausse théorie des TROIS RÉGIONS contre le FOUTA que la mouvance prépare,la candidature unique de SYDIA TOURÉ serait le plus efficace pour l'opposition.en présentant SYDIA comme candidat unique de l'opposition ALPHA CONDE n'aura aucune chance, puisque le fouta, la basse cote et une grande partie de la guinee forestiere votera pour SYDIA et les militants du PEDN de la haute guinée suivront la meme voix.la fameuse théorie de trois régions contre une dont RPG a inventé ne tiendra pas.
Le probleme de la guinée aujourd'hui est comment se débarasser du RPG par tous les moyens,c'est le RPG qui est entrain de détruire la cohésion nationale,c'est le RPG qui a installé l'ethnocentrisme, le régionalisme,l'exclusion en guinée.si le RPG passe par la manipulation ethnique pour conquérir le pouvoir ,moi je pense que l'opposition doit passer par cette manipulation pour les mettre en hors état de nuire.et il est plus facile pour la mouvance avec leur fameuse théorie de 3 régions contre une d'organiser une fraude a grande échelle en 2015 en basse guinée et en foret contre CELLOU que contre SYDIA.
En politique quand on s'engage a signer une alliance dans le but de déstabiliser l'adversaire,il faut aller jusqu'au bout et il faudra écarter cathégoriquement les interets pérsonels. Parmi les opposants,cellou est bien placé pour passer en second tour pour les futures élections présidentielles en 2015 mais avec la fausse théorie que les RPGISTES et la CENIE fabriqueront a savoir 3 régions contre une, l'ufdg aura une chance minimum de balayer ALPHA.alors a mon avis l'opposition doit se souder,s'unir et définir ensemble toute stratégie qui marchera pour chasser alpha légitimement en 2015.les opposants ne doivent pas dire comme ce CELLOU qui est le chef de file de l'opposition qu'il faut absolument mettre cellou, non. ils doivent observer,analyser et mettre en place la meilleur maniere de battre le RPG.
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0 #1 Tybah 03-08-2014 23:43

From A.Aziz !
" L ' essentiel ( pour l' opposition ) ne serait pas de prouver si le gouvernement pouvait faire mieux en 5 ans.Il ne serait pas non plus question de rappeler des promesses non tenues.Au contraire , il serait plutot question d une bonne stratégie de communication.Et le meilleur communicant dans ce combat serait le gagnant de cette écheance de 2015. "
À votre avis quelle stratétegie de COMMUNICATION pourrait utiliser l' opposition pour persuader les indécis ( ou autres militants flottants..) contre le Pouvoir sans s' appuyer profondement sur les promesses non tenues en terme d' électricité - d' eau domestique - de sécurité - de lutte contre la corruption , l' impunité - du prix du riz à 25 000 gnf - d'équilibre ethnique dans les hautes fonctions de l' Etat......?
Quoi d 'autres l' opposition pourrait dire aux militants analphabètes face aux realisations et projets du gouvernement de AC si ce n' est que : C' EST TRES TRES PEU AU REGARD DE NOS POTENTIALITES.....ON AURAIT DÛ MIEUX......( vendre du rêve...) ???
Par ailleurs Je trouve que Vous semblez bien faire VÔTRE quelques reflexions de votre texte notamment celle d ' Alexander Hamilton :
" Those Who stand for nothing fall for anything" ...
Bon vent big bro !!!!
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