A. D. Traoré Dimanche, 03 Août 2014 15:29
Le mercredi 11 décembre 2013, Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon a envoyé un mémorandum aux organisateurs et participants de la Conférence islamique en Guinée.
Le mercredi 30 avril 2014, PFB a adressé une lettre à Barack Obama, président des Etats-Unis.
Cette lettre, à en croire les nombreuses réactions sur le Net, force naturellement les compatriotes guinéens à porter un regard sur Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon, une organisation internationale selon la commission.
Je me sens concerné comme beaucoup d’autres pour des raisons nationales.
La nation guinéenne est un grand ensemble de plusieurs groupes ethniques ayant la même destinée et partageant le même espace pour un temps.
Le mémorandum à la Conférence islamique et la lettre au président Obama par PFB postent cette organisation comme un corps colossal contre les intérêts du peuple de Guinée. La Conférence islamique a une vocation religieuse, celle qui mobilise au moins près de 85% de la population guinéenne à confession islamique. La lettre à Obama quant à elle demande que le gouvernement américain impose un embargo économique sur à la Guinée. Les conséquences dépassent les vœux de PFB.
J’invite le lecteur à lire le mémorandum et la lettre.
D’emblée, je fais une confession. Je ne suis pas un activiste politique. Je n’écris pas au nom de mon ethnie, ma race ou ma religion. J’écris pour la justice et la vérité.
Le peuple est plus grand et plus important. Le priver de sa liberté religieuse, c’est lui nier sa raison d’être ! Un embargo économique l’affame à mourir. Notre pays est encore en train de payer les coûts de l’embargo économique et éducationnel imposé par la France de général de Gaulle dès le 2 octobre 1958.
[Je regrette (en passant) que beaucoup de cadres guinéens ne soient pas conscients des conséquences et de l’impact de cet embargo, comme cause primordiale et obstacle de notre développement et qu’un retard de cinquante ans ne se rattrape pas en cinq ans !]
Voici donc pourquoi j’écris pour livrer quelques remarques sur la lettre de PFB.
D’abord le fond et donc la substance !
La lettre est l’expression des sentiments d’une frange de cette organisation, domiciliée au Bronx, un des quartiers de la ville de New York. Elle est signée: la Commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon.
La forme et le fond de la lettre interpellent tout lecteur attentif.
Elle est adressée au président des Etats-Unis qui a invité plus d’une quarantaine de chefs d’Etat Africains cet été dans le but de promouvoir la démocratie et de renforcer la coopération économique avec le continent. En clair, les représentants officiels du continent africain sont conviés à cette rencontre pour consultation sur les conditions de promotion de la démocratie, la sécurité et la lutte contre le terrorisme et la drogue.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon se félicite de cette initiative mais elle n’est point l’organisatrice de cette rencontre et elle décide d’en exclure la Guinée !
Citation :
« Notre organisation voudrait vous demander de reconsidérer l'invitation que vous avez faite au président de la Guinée, M. Alpha Condé »
Il est intéressant que la commission d’une organisation qui n’a aucune structure légale aux Etats-Unis demande à son président de reconsidérer une décision nationale. Obama n’invite pas les chefs d’Etat africains par copinage.
L’ambassade des Etats-Unis et le Département d’Etat travaillent sur la base des problèmes d’intérêt national. Ce qui importe, c’est le programme établi qui a un intérêt stratégique dans la politique internationale des Etats-Unis.
La lettre évoque les incidents du 28 septembre 2009 en ces termes :
« Le 28 septembre 2009, plus de 200 personnes furent tuées et plus de 175 femmes principalement Peules, furent violées en plein jour par des agents de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Camara Dadis».
Il ne me semble pas opportun de stigmatiser en nombre plus important 200 victimes dont 175 femmes principalement peules, étant donné que la lettre indique :
« Notre organisation est résolue à lutter contre les violations des droits de l'homme en Guinée-Conakry. À cet égard, nous avons établi un programme spécial, JUSTICE EN GUINÉE, dédié à l'éradication de l'impunité chronique qui a réduit notre pays à l'ombre de ce qu'il aurait dû être, eût égard à ses potentialités. »
Dans cette profession de foi, j’ose espérer que la justice en Guinée comme dans le monde entier n’est pas faite pour une ethnie seulement.
Or la Commission accuse le président Alpha de complaisance devant les tueries commises pendant l’exercice du pouvoir par le capitaine Moussa Dadis Camara.
Elle ne doit pas ignorer que Le président Alpha Condé n’a qu’un seul pouvoir, l’exécutif. Le pouvoir judicaire et l’Assemblée nationale en place ont une compétence légale leur permettant de traiter les conflits et les crimes que Bhantal Fii Fouta Djallon décrit.
La Commission accuse :
« Certains cercles de diplomates et de medias internationaux veulent à tout prix donner à la Guinée le label de "démocratie émergente" avec un président qui travaille pour le changement ».
Elle ignore peut-être que l’ambassadeur des Etats-Unis est une voix plus autorisée pour faire l’état des lieux en Guinée au Département d’Etat américain, donc à son ministre des Affaires étrangères, Monsieur Kerry.
Elle relève que :
« Un groupe de lobbyistes influents aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni est à l'œuvre pour cacher les méfaits et les crimes de son administration ».
Les lobbys ne peuvent pas modifier ou influencer les rapports de l’ambassadeur des Etats-Unis sur la situation politique en Guinée.
Elle ignore le rôle de la communauté internationale dans les conflits guinéens.
Alpha Condé n’était pas au pouvoir pendant la période de turbulence de Dadis Camara et ne saurait être tenu responsable des incidents du stade le 28 septembre.
On se souviendra que l’ambassadeur itinérant des Etats Unis, Johny Carson, a contribué à résoudre le conflit entre différentes factions à Conakry. Il a essayé d’entrainer les politiciens et les militaires sur le chemin de la transition démocratique qui est encore forte.
En ce qui concerne la corruption en Guinée, ladite commission déclare :
« En plus, il y a des cas flagrants de corruption dans l'attribution des contrats miniers avec les paiements de centaines de millions de dollars dont la destination reste occulte, alors que les citoyens vivent dans une extrême pauvreté ».
Tous les écrits des scribes politiques, en fait des opposants au président Alpha Condé, étalent dans leurs journaux les mêmes accusations : corruption, détournements des fonds publics, violation des droits de l’homme, etc.
Ils n’en donnent aucune preuve !
En attendant on doit savoir que le Gouvernement américain est déjà intervenu dans le dossier des mines en Guinée en arrêtant un travailleur de BSGR Frederick Cilins et une lobbyiste Madame Mamadie Conté, tous deux accusés de corruption. Dans la Constitution américaine, la corruption est un crime punissable par la loi.
Ce dossier est assez médiatisé, pour ne pas spéculer ici sur les accusations qui sont de toute façon formulées contre le président Alpha Condé pour des raisons politiques bien connues. Ici, la force de la démocratie s’impose ; à savoir la liberté d’opinion et d’expression. Mais sa plus grande force, c’est la JUSTICE !
Ce qui reste vrai, c’est que la justice américaine n’a aucune raison de couvrir monsieur Alpha Condé et de poursuive monsieur Benny Steinmetz, multimillionnaire homme d’affaires israélien.
Je cite :
« Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon est représentatif d'une grande majorité des victimes sans voix en Guinée. Au nom de cette majorité, nous vous demandons de faire pression sur M. Alpha Condé en suspendant toutes les formes d'assistance économique au gouvernement de la Guinée jusqu'à ce que de tangibles progrès soient réalisés dans le processus judiciaire contre tous les officiers accusés de crimes contre l'humanité ».
PFB demande au président Obama de ne pas inviter monsieur Alpha Condé à la rencontre des chefs d’Etat du continent africain, et en même temps elle lui demande de faire pression sur lui. Pis, elle demande la suspension de toutes formes d’assistance économique à la Guinée tant que ses revendications ne sont pas satisfaites ! En plus d’insister sur son cantonnement régional (Fouta-Djallon), elle jette sa loyauté et tourne le dos à la Guinée tout entière.
N’est-il pas vrai que le développement de la Guinée et de tous les pays d’Afrique ne peut pas se faire sans l’aide et l’assistance internationale ?
Dans le cas singulier de la Guinée, beaucoup accusent le manque d’eau et d’électricité, et un marché où les prix augmentent au gré des commerçants.
Les mesures préconisées par Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djalon ne sont pas de nature à remédier à ces problèmes aigus que le gouvernement Alpha Condé n’a guère créés. Alpha Condé n’a pas créé le racisme. Il ne l’a pas inventé non plus. Il ne peut pas le résoudre seul, car c’est une maladie que les ignorants portent dans leurs cœurs respectifs. Celui qui accuse l’autre de racisme, s’exclut de ce mal, ou cache son caractère foncièrement raciste !
Et poursuivant, PFB persiste :
« Nous vous demandons de faire pression sur les présidents de la CEDEAO pour la mise en place d’une commission d'enquête composée de juristes indépendants pour entendre et juger le capitaine Moussa Dadis Camara et ses complices comme le général Sékouba Konaté ».
Cette dernière demande peut tout aussi être faite au département de la Justice et à l’Assemblée nationale de la Guinée. Encore faut-il avoir un minimum de confiance et de respect aux institutions qui forment le vrai cadre de la DEMOCRATIE.
Dans la lettre, on note avec stupéfaction la chasse à l’ennemi accusé de tous les maux dont souffre notre pays depuis plus de cinquante ans. Cette chasse aux sorcières se fait dans la plus grande confusion et dans un amalgame débridé. A chaque occasion de manifestation, c’est un seul homme qui est responsable de tous les maux dont souffre la Guinée!
La fameuse lettre trahit l’ignorance absolue de Pottal Fii Bhantal des institutions américaines et surtout de la mission du gouvernement. Un cours de base niveau Bachelor of Arts intitulé : Gouvernement 101 aurait exposé de façon socratique les auteurs de la lettre au rôle et aux fonctions du Gouvernement. Ensuite, un autre cours d’administration publique et de science politique auraient équipé les auteurs du bagage de connaissance fondamentale sur les groupes d’intérêt et de pression aux Etats-Unis.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon n’est point un groupe de pression ou d’intérêt pour jouer le rôle qu’il demande ou s’autorise à jouer auprès du gouvernement Obama.
Dans ce sens, ladite lettre reste un exercice d’expression libre de pensée et d’opinion qui ne retiendra pas l’attention du Président Obama ou de son Ministre des Affaires Etrangères.
Ici, je me permets d’affirmer qu’aucun membre de l’administration d’Obama ne perdra son temps à lire une lettre dont l’origine est obscure.
Le protocole veut qu’une lettre d’une organisation étrangère soit ADRESSEE à l’ambassadeur pour transmission. L’adresse du président Obama étant chose publique, toute correspondance non officielle est jetée à la poubelle. Je crains fort que ce ne soit le cas de la lettre de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon.
Conclusion :
La lettre comme le mémorandum à la Conférence islamique est simplement une pétition. Elle perd son caractère officiel de lettre de par sa publication sur les sites web par la Commission PHB. Elle s’illustre comme un instrument de propagande et un compte rendu de ses activités pour ses membres qui n’ont aucune connaissance du fonctionnement des institutions internationales en général et du gouvernement américain en particulier.
On remarque de façon notoire que Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon ignore que le racisme est un phénomène mondial qui existe aux Etats Unis, en France, en Inde, en Espagne, etc. Et que l’homme a peur de tout ce qui ne lui ressemble pas (définition alternative du racisme ou sa cause).
Les grands hommes Mahatma Ghandi, Martin Luther King, Nelson Mandela ont compris que les valeurs humaines sont les seuls facteurs de paix et d’existence. A défaut d’être ces leaders, on peut s’inspirer de leur sagesse, de leur clairvoyance et de leur courage :
a) L’organisation manque de civisme et de patriotisme en demandant de cesser toute aide à la Guinée. Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon veut résoudre les problèmes de la Guinée, dans ce cas elle doit être Pottal Fii Guinée.
b) Elle ne réclame la justice que pour les membres de sa communauté.
c) En demandant au président Obama de ne pas inviter chez lui qui il veut, elle viole une règle élémentaire d’éthique et de morale.
d) Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon, ne s’est-elle pas offusquée qu’Alpha Condé n’ait pas visité le Fouta Djallon ? Il s’y est rendu certes, malgré Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon.
e) PFB déplore la corruption en Guinée, mais en même temps elle dénonce les audits qui sont les seuls moyens légaux de corriger les délits économiques et de prévenir leur récurrence. Pourquoi donc dénonce-t-elle les audits ? Dès l’instant qu’un membre de sa communauté est en liste, les audits prennent une autre nature. N’eût été l’esprit légaliste d’Alpha Condé, les anciens fonctionnaires guinéens nommés dans le rapport des audits, seraient sommés de justifier comment ils ont pu avoir l’argent pour construire des édifices de la valeur de plusieurs centaines de milliers de dollars ou les acheter à Dakar, aux Etats Unis et à Paris.
Ce qui reste sûr, c’est que dans le monde entier, inclus les Etats-Unis, en général un fonctionnaire ne peut pas acheter ou construire une maison d’une valeur d’un million de dollars avec son revenu officiel.
Les somptueuses villas de Conakry en disent plus ! Lorsqu’il sera question de payer les taxes immobilières de ces propriétés, les propriétaires se plaindront certes et accuseront sans doute le gouvernement en place.
Ce qu’on peut retenir, c’est que cette lettre est en fait une pétition qui invite le président des Etats-Unis et les institutions internationales à imposer un deuxième embargo politique et économique sur la Guinée tant qu’Alpha Condé est au pouvoir.
On se souviendra de l’embargo imposé à la Guinée par la France dès le jour un de son indépendance en 1958.
Ce deuxième embargo sollicité, vaille que vaille, par Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon, interviendrait au moment où le monde entier semble disposé à accompagner le gouvernement guinéen pour mettre en place une démocratie réelle et un programme de développement économique durable.
Pourquoi Pottal Fii Bhantal a choisi le mois sacré de Ramadan pour demander de refuser toute aide à la Guinée, tant qu’Alpha Condé est au pouvoir ?
Un deuxième mandat de cinq ans serait alors le coup fatal que porterait Pottal Fii Bhantal sur le peuple de Guinée, tant il porte en horreur le président dont l’élection est son plus grand mal.
Finalement, à propos du racisme et de l’ethnocentrisme, j’invite les Guinéens qui en font une thèse académique et un instrument de propagande politique de lire les pages de l’histoire du monde entier.
Le code noir en France et aux Etats-Unis en dit long.
L’idéologie d’Hitler en est la synthèse ; le colonialisme et l’esclavage en sont la concrétisation.
Et les Etats Unis d’Amérique ? Obama n’est-il pas victime de racisme contre sa personne et son ethnie ? Sa seule réponse est de travailler pour le bonheur de son pays et de toutes les ethnies. Devant l’aberration et la monstruosité du racisme, Obama ne passe aucun moment de sa vie à vilipender les irréductibles racistes.
D’autres cas méritent d’être rappelés.
Au Canada par exemple, la séparation entre les Québécois, le Canada anglophone et les Indiens en est une vive illustration. En Belgique le cas des Flamands et des Wallons ; en Irlande les Ecossais et les Irlandais ; en Inde les Hindous et les Intouchables ; sans parler des religions qui divisent. La série noire serait incomplète si l’on ne mentionnait pas les Israéliens et les Palestiniens; les Arabes et les Noirs soudanais; les Iraniens et les Kurdes, les Sunnites et les Chiites ; les Hutus et les Tutsis ; la crise en Côte d’Ivoire entre les Ivoiriens du sud et du nord, et tant d’autres aberrations sociales, ethniques et religieuses à n’en croire !
Pourquoi tant de mal à vivre ensemble ? Deux raisons principales: la peur de l’autre et la raison économique. L’homme a peur de l’autre qui ne lui ressemble pas et plus souvent encore, il veut tout pour soi et rien pour les autres.
Les IDEOLOGUES et propagandistes de la GUINEE doivent relire l’histoire !
La Guinée est un des pays où l’ethnocentrisme n’est qu’un fait de l’histoire coloniale que des petits malins qui cherchent le pouvoir politique utilisent savamment et de façon machiavélique pour opposer les différentes ethnies du pays. Au lieu de mettre leur intelligence au service de la nuisance, de la division et de la haine, ils doivent la mettre au service du développement pour aider à combattre la pauvreté, les maladies et l’ignorance. Malheureusement, il leur manque la connaissance et la conscience.
Finalement l’UNITE NATIONALE.
Elle ne peut se faire que si les Guinéens cessent de s’accuser les uns les autres pour travailler et développer le pays.
L’exemple de l’Afrique du sud illustre cette remarque. Les Sud-africains ne passent pas leur temps à dénoncer l’apartheid qui est la phase supérieure du racisme.
Lisez les interventions de beaucoup de Guinéens qui écrivent sur le Net, publient des journaux et des livres. Les thèmes de prédilections sont le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme. Les discours de la violence, de l’accusation gratuite, de l’incitation à la haine de l’autre remplissent l’espace et déchirent les cœurs. Très peu offrent des solutions concrètes pour le développement de notre pays, l’éradication de la pauvreté, des maladies contagieuses pour la paix sociale et l’unité nationale.
Je souhaite au peuple martyr de Guinée la paix. Que le SEIGNEUR lui accorde la grâce de l’émancipation en ces nuits passées de Layatul-Qadr. Bonne fête à tous.
Pour la paix et l’unité nationale,
Vive la Guinée
A. D. Traoré
Mémorandum de Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon à la conférence islamique en Guinée
Date : mercredi, 11 décembre 2013, 01:02
In: http://guineeactu.info/actualite-informations/communiques/3931-memorandum-de-pottal-fii-bhantal-foutadjallon-a-la-conference-islamique-en-guinee.html
Lettre de Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon à propos de la visite du président guinéen
Date : mercredi, 30 avril 2014, 23:18
In: http://guineeactu.info/actualite-informations/communiques/4413-lettre-de-pottal-fii-bhantal-fouta-djallon-a-propos-de-la-visite-du-president-guineen.html
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Pour tout lecteur intéressé, les informations suivantes peuvent être utiles.
La Ségrégation des Noirs aux Etats Unis
Le Code Noir en France - En mars 1685, pendant le règne de Louis XIV, son ministre Colbert promulgua le Code Noir.
Le Code Noir aux Etats Unis en 1687
Question communautaire en Belgique: http://fr.wikipedia.org/wiki/Question_communautaire_en_Belgique
Conflit nord-irlandais: http://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_nord-irlandais
Le conflit israélo-palestinien http://cadtm.org/IMG/pdf/historique_conflit_israelo-palestinien.pdf
Le conflit qui a donné naissance à l'Afrique du Sud. La guerre des Boers a profondément marqué la société sud-africaine. Retour sur «un conflit de blancs» fondateur: http://www.slateafrique.com/97283/le-conflit-qui-donna-naissance-l%E2%80%99afrique-du-sud-afrikaners-afrique-du-sud
Conflits intercommunautaires en Inde: http://fr.wikipedia.org/wiki/Conflits_intercommunautaires_en_Inde
Conflits intercommunautaires en Côte d’Ivoire
Conflits intercommunautaires au Soudan
Conflits intercommunautaires en République Centrafricaine
Conflits intercommunautaires au Mali
Conflits intercommunautaires en Ukraine.
Les publications sur le Net des conflits intercommunautaires sont nombreuses.
Après une revue de la littérature, il ressort que les conflits sont d’ordre économique, religieux et racial.
Ces éléments ne sont pas saillants en Guinée. Ici les communautés sont fort intégrées par la religion et le mariage. Le facteur politique semble être une des raisons de conflits. Les acteurs politiques utilisent l’ethnie comme pion dans leur zèle de conquérir le pouvoir. L’ignorance, l’analphabétisme et la pauvreté aidant, les communautés se replient et adhèrent à la thèse de discrimination et de ségrégation. Il faut noter que cela est animé par la frange de la société dite lettrée (éducation occidentale). La préoccupation primordiale des communautés c’est la pauvreté. Quant à l’élite c’est la conquête du pouvoir à tout prix. Elle utilise les différences apparentes de l’ethnie pour inciter à la haine.
Contrairement aux conflits intercommunautaires dans d’autres pays, il n’existe en Guinée aucune disposition légale de discrimination.
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