Le rendez-vous des bilans !

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Le rendez-vous des bilans qui se tenait chaque année sous le premier régime était lancé sur convocation du Conseil national de la révolution (CNR). C’était un moment particulier où toutes les entreprises nationales et autres structures rurales étaient conviées pour la présentation de leur résultat annuel (bilan) au « Responsable suprême de la révolution Â» dans l’enceinte du Palais du peuple à Conakry. Gare aux absents et aux défaillants !

Tour à tour, pendant plusieurs semaines, chaque responsable d’entité prenait le micro pour défendre son « mensonge Â», du moins pour la majorité des cadres qui passaient à l’oral.
Il ne fallait surtout pas se hasarder à invoquer un échec sauf pour des cas de difficultés rencontrées mais immédiatement surmontées grâce aux enseignements clairvoyants de « l’homme infaillible Â». C’est ainsi que la plupart des cadres apprirent à mentir pour sauver
leur peau. Qui est fou ?

Plus le mensonge était gros, plus il y avait des acclamations nourries à la grande satisfaction du « commandant en chef des forces armées populaires et révolutionnaires de Guinée Â». La révolution « Trans croissante Â» était en marche vers une victoire éclatante, rien
ne pouvait l’arrêter !

Ceux qui ne savaient pas jouer leur partition dans ce théâtre géant courraient le risque de passer à la trappe, parce que naïfs, ils ne se rendaient pas compte qu’il ne fallait pas contredire ou humilier le « Père de la nation Â». La victoire devait être éclatante pour que « vive la Révolution Â» !

Il n’était donc pas étonnant d’entendre des responsables d’entité agricole affirmer à haute et intelligible voix avoir réalisé des milliers d’hectares de champ de riz ou d’ arachides avec des
récoltes de l’ordre de dizaines de milliers de tonnes.

Tous ces tonnages, les uns additionnés aux autres, auraient peut-être pu nourrir une partie du continent. Cependant les importations de céréales, en particulier le riz dont le niveau d’importation ne baissait pas, au contraire, continuait à alimenter le fameux « ravitaillement Â» comme en temps de guerre.

Tous les mois, chaque citoyen se rendait au chef-lieu de son quartier pour faire la queue dans la rue exposé au soleil ou à la pluie afin de toucher contre quelques milliers de sylis (ancienne monnaie de singe), un sac de 50 kg de riz de mauvaise qualité et quatre ou cinq kilos de sucre de marque Bittsocker presque insoluble dans l’eau chaude. Il arrivait parfois que la tasse de kinkéliba se renverse sous la pression des efforts déployés à casser les morceaux de sucre.
Pour le lait concentré sucré, il ne pouvait couler tout seul lorsque la boîte était percée. Il fallait l’ouvrir entièrement et user d’une cuillère pour le peller. Toutes ces denrées venaient des pays « amis Â» de l’est et semblaient être fortement subventionnés, pareil pour le fuel.

Evidemment une partie du ravitaillement se retrouvait sur le marché noir avec la complicité des responsables de quartier (le système D).

Pour en revenir au rendez-vous des bilans, on ne pouvait et ne devait qu’avoir un résultat plus que positif, c'est-à-dire exceptionnel, car quiconque s’inspirait des tomes d’AST dispensant l’enseignement révolutionnaire ne pouvait que réussir à moins qu’il ne soit un contrerévolutionnaire tapis dans l’ombre, ayant des visées subversives. « A bas les saboteurs, à bas la contrerévolution ! Â»

« L’impérialisme trouvera son tombeau en Guinée ! Â» Tels étaient les slogans usités à l’époque.
Par ces tissus de mensonges, les responsables de structures pouvaient se donner un répit jusqu’à la prochaine session du Conseil national de la révolution une année après. Pour l’année en cours, on pouvait estimer que le peuple avait pu être amadoué et son président satisfait!

Ceci étant, le « responsable suprême de la révolution Â» n’était pas dupe sur tout ce qui se déroulait au cours de ces échanges, l’honneur étant sauvé et le peuple amadoué. La fuite en avant… Jusqu’à la révolte des femmes en aout 1977 où le vase déborda (Ha …les femmes
hum, n’en faites vos ennemis….sinon…), sonnant le glas du régime qui disparut peu après.
Les autres régimes qui suivirent eurent en commun la corruption et les massacres de citoyens lors des diverses manifestations consécutives à l’avènement du vent de la démocratie.
C’est pourquoi un tableau sombre, cumul des bilans négatifs de « Nènè Laguinè » depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, est schématisé plus bas.

Vous remarquerez que le poste créances est imputé à son débit par les promesses électorales, pourquoi ? Tout simplement parce qu’ « une promesse est une dette Â». On doit beaucoup au Guinéens n’est-ce pas ? Elles constituent ici toutes les créances du pays ou du peuple vis-à-vis de tous les régimes passés, ainsi que celui de Condé Alfa.

BILAN CUMULE (sauf erreur ou omission)

ACTIF

Immobilisations incorporelles:
Frais d’établissement (frais d’indépendance !) = 0 francs, (octroyé par de Gaulle sans frais)
Frais de recherche et développement = peu de recherche, faute de moyens
Brevet, marques : inexistants (pas d’innovation)
Droits miniers : bradés
Immobilisations corporelles :
Terrains miniers (pas de transformation) = pas de valeur ajoutée
Infrastructures : faibles (peu d’hôtels, routes, complexes sportifs, préfectures enclavées, ponts, logements inexistants, etc.)

Actifs circulants :
Stock : insuffisant (production)
Créances douteuses : promesses électorales que tous les dirigeants doivent aux Guinéens depuis 1958
Trésorerie : peu de ressources, baisse des recettes fiscales et douanières, initiative PPTE non applicable pour déficit de recettes devant être redirigées vers les investissements (services sociaux de base)

TOTAL ACTIF = Bien-être attendu par les Guinéens


PASSIF

Capitaux propres : insignifiants

Résultat : déficitaire ou perte

Réserves : faibles

Report à nouveau : débiteur

Dettes diverses : contractées, soit détournées, soit servant à subventionner des services ou les deux à la fois

TOTAL PASSIF = Bien-être attendu par les Guinéens


Par ailleurs, ce bilan ne tient pas compte de toutes les subventions et aides à l’investissement qui prennent un autre chemin. Certains comptes aussi n’y sont pas répertoriés. Ce n’est donc qu’un aperçu.

Un des principes en comptabilité étant que le total de l’actif soit le même que celui du passif, on peut imaginer que chacun des totaux soit égal au bien-être attendu par les Guinéens, car les ressources et leur emploi étaient censés arriver à ce résultat. Or comme le montre le tableau, le passif l’a emporté sur l’actif durant toutes les années d’indépendance, d’où le classement de la Guinée parmi les derniers pays au monde sur le plan du développement humain (IDH).

Il n’y a qu’à observer les problèmes auxquels sont confrontés les Guinéens : pas d’électricité, eau, NTIC, mortalité maternelle et infantile élevée, infrastructures sanitaires insuffisantes et de
mauvaises qualité, agriculture de subsistance, pas d’espace vert, justice corrompue, déchirement du tissu social et tutti quanti !

A la conférence de Monrovia, une réconciliation fut négociée sur demande de N’Duru entre ses voisins Senghor, Houphouët et lui-même, sans doute acculé par son échec sur le plan économique et par le fait d’avoir été dénoncé pour les crimes commis contre son peuple par la presse internationale. Par la suite, la France de Giscard renoua avec la Guinée. Le président guinéen, à partir de ce moment, changea son fusil d’épaule au grand dam de ses amis
traditionnels (socialistes et communistes), et ceci, au soir de sa vie. Le virage semblait trop grand pour son égo. Il avait fini par devenir lui-même un reclus, ne voyageant presque plus et restant isolé du monde depuis la découverte à travers J.A. du plan du camp Boiro et le constat établi sur ses crimes odieux dont avaient été victimes des milliers de Guinéens qui n’aspiraient qu’à un peu de bonheur.

Suite à ce dégel dans ses relations avec le voisinage, le «leader révolutionnaire » fit une visite en Côte d’Ivoire d’où il revint humilié en son for intérieur au vu du retard que la Guinée avait
accusé face au « traitre » qu’il injuriait à chacun de ses discours. N’Duru en s’alignant désormais derrière les pays libéraux, semblait crier haut et fort : à bas la révolution ! Le coup de grâce !

Ce fut la première mort du timonier. La deuxième suivit peu après, la carcasse ne pouvant résister devant tant de blessures d’amour propre.

La construction de la fondation « Maison Guinée » ayant loupé, les murs qui ont été érigés plus tard présentèrent des fissures préjudiciables à la durée de vie de l’édifice.

Voilà de façon sommaire, le bilan pour le pays ainsi que la cause première de ses échecs.

Ceci étant, les difficultés économiques presque insurmontables en Guinée ont été accentuées par quelques facteurs essentiels : une corruption généralisée, l’insécurité, l’insuffisance des infrastructures en matière d’eau, d’électricité, de routes, d’hôtels, de télécommunications performantes (NTIC).

Il y a d’autres facteurs non moins importants tels que la hausse improductive des tarifs douaniers ainsi que les impôts, qui ont fortement contribué à la baisse des recettes de l’Etat pour l’année en cours. Trop d’impôts tuent l’impôt, c’est universellement connu. Sur
ce plan, notre chère France est confrontée à ce même type de problème, ce qui fait que plusieurs entreprises délocalisent pour ne pas mettre la clé sous le paillasson.

Résultat : les entreprises plombées par des charges trop lourdes ne peuvent plus contribuer à
l’amélioration de la situation d’emploi. Au contraire, ce sont soit des plans sociaux, une délocalisation ou la faillite qui interviennent dans ces cas. Ce genre de situation est de l’ordre de l’évidence, contre-productif pour la croissance.

Pour le cas particulier de la Guinée, outre l’environnement économique défavorable cité plus haut, il y a désormais le facteur ethnique qui divise les composantes de la société, entrainant de grosses frustrations où une partie de la population se sent stigmatisée, en particulier les ressortissants du Fouta Djallon qui constituent la catégorie détenant pour une large part, le capital. Or le capital n’a pas de nationalité, ce qui explique le fait que plusieurs importateurs
ont dû, à leur corps défendant, transférer leurs activités vers les pays voisins, entrainant un manque à gagner certain pour le pays.

Aussi, le fait que sur le plan politique, les périodes pré-électorales se succèdent de façon rapprochée à des élections jugées non crédibles par une partie de la classe politique, entrainant assez souvent des violences avec mort d’hommes, ne contribue pas à rassurer les investisseurs, d’où la morosité du climat économique.

Et pour en rajouter un peu à ce tableau sombre, Ebola s’invite au moment le moins attendu !

Voilà de façon sommaire le tableau aux clignotants rouges sur la situation socioéconomique qui prévaut en Guinée.
Il est certain qu’il y a d’autres éléments sur le plan économique, social ou politique qui pourraient être cités, mais avec ces quelques remarques déjà, nous pouvons augurer des perspectives sombres qui risquent de prévaloir pour longtemps encore.


Boubacar Sanfil Bah


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Commentaires  

 
-1 #13 A.O.T. Diallo 01-08-2014 02:29

Citation en provenance du commentaire précédent de Karim:
Alors la Mr A.O.T Je me demande comment allez vous faire comparaitre des morts devant un tribunal? les bourreaux sanguinaires de l'ere Sekou Toure sont morts n'est ce pas? d'ailleurs beaucoup parmi eux, dans des conditions aussi atroces que celles qu'ils reservaient a leurs victimes. En connaissez vous certains qui sont actuellement en vie? Fournissez des noms et constituez des dossiers fiables pour d'eventuelles inculpations devant la justice. En attendant, donnons nous la main pour faire comparaitre ceux qui ont perpetres le massacre au stade du 28 septembre, mais aussi pour empecher Alpha Conde de faire de la Guinee une dictature impitoyable. Veuillez visiter le site campboiro.org: il ya une liste des perpetrateurs et des victimes. Merci

Mr K. nous sommes presque sur la même longueur d'onde maintenant mais souvenez-vous Hitler et Goebels étaient déjà morts quand ils ont été mis a nu devant tous les allemands qui les vénéraient par le tribunal de Nuremberg.
Il faut condamner le système de AST pour qu'il ne revienne pas en Guinée, pas AST et ses bourreaux qui sont effectivement déjà morts.
Par ailleurs avec le procès du 28 sept. 2009 on juge également le système AST car Dadis est un pur produit de la décadence crée par lui en Guinée, le véritable cancer qui nous pourrit la vie depuis 1959...
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+2 #12 Karim 31-07-2014 22:08

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Toujours pas d'accord avec vous Mr K, Satan T. est effectivement mort mais parce que ces proches au pouvoir ont refusé tout bilan après celle-ci il a été suivi par son fils (Conte) puis par ses petits fils (Dadis et Konate) et maintenant par son neveu (PPAC).
Vous ne voulez pas faire table rase du passé ? Alors il faut revenir au point de départ ou tout a commencé a déraper pour ensuite continuer la chute. Sinon nous irons encore a une 6e descente...
Réfléchissez-y bien et vous accepterez peut-être ensuite.

Alors la Mr A.O.T Je me demande comment allez vous faire comparaitre des morts devant un tribunal? les bourreaux sanguinaires de l'ere Sekou Toure sont morts n'est ce pas? d'ailleurs beaucoup parmi eux, dans des conditions aussi atroces que celles qu'ils reservaient a leurs victimes. En connaissez vous certains qui sont actuellement en vie? Fournissez des noms et constituez des dossiers fiables pour d'eventuelles inculpations devant la justice. En attendant, donnons nous la main pour faire comparaitre ceux qui ont perpetres le massacre au stade du 28 septembre, mais aussi pour empecher Alpha Conde de faire de la Guinee une dictature impitoyable.
Veuillez visiter le site campboiro.org: il ya une liste des perpetrateurs et des victimes.
Merci
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0 #11 A.O.T. Diallo 31-07-2014 18:24

Citation en provenance du commentaire précédent de Karim:
Tourner la page ne veut pas dire faire table rase sur le passe. J'ai tout simplement pense que nous nous concentrons excessivment sur Sekou Toure, comme une obsession maladive qui nous eloigne des defis actuels. Les Guineens ont tous leur opinion sur le regime de Sekou et je suis sure qu'ils n'accepterons jamais d'etre encore victimes d'une telle dictature. J'en suis convaincu de cela, vu le combat que les Guineens menent pour l'avenement d'une veritable democratie dans notre pays. On peut tout deverser sur Sekou Toure, mais il mort d'ou la necessite de l'oublier avec tout le cauchemar que notre pays a vecu sous son regne.

Toujours pas d'accord avec vous Mr K, Satan T. est effectivement mort mais parce que ces proches au pouvoir ont refusé tout bilan après celle-ci il a été suivi par son fils (Conte) puis par ses petits fils (Dadis et Konate) et maintenant par son neveu (PPAC).
Vous ne voulez pas faire table rase du passé ? Alors il faut revenir au point de départ ou tout a commencé a déraper pour ensuite continuer la chute. Sinon nous irons encore a une 6e descente...
Réfléchissez-y bien et vous accepterez peut-être ensuite.
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-1 #10 Karim 31-07-2014 00:44

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Mr K je me demande si vous avez jamais géré quoi que ce soit dans votre vie: vous voulez construire un présent et un avenir radieux sans regarder et analyser le passé? C'est équivalent a vouloir construire un immeuble sur des fondations inconnues et mal construites?
Je prie que vous ne fassiez jamais partie des bâtisseurs de la Guinée de demain...

Tourner la page ne veut pas dire faire table rase sur le passe. J'ai tout simplement pense que nous nous concentrons excessivment sur Sekou Toure, comme une obsession maladive qui nous eloigne des defis actuels. Les Guineens ont tous leur opinion sur le regime de Sekou et je suis sure qu'ils n'accepterons jamais d'etre encore victimes d'une telle dictature. J'en suis convaincu de cela, vu le combat que les Guineens menent pour l'avenement d'une veritable democratie dans notre pays. On peut tout deverser sur Sekou Toure, mais il mort d'ou la necessite de l'oublier avec tout le cauchemar que notre pays a vecu sous son regne.
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+3 #9 Karim 31-07-2014 00:30

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
Tiens , tiens , tiens ! " SANFIL " ! ( sans fils ) . Bcp de commentateurs ne savent pas ce que ca veut dire . Ce n'est pas grave . De toutes les facons , RIEN n'est grave en Guinee .
On " defendait le mensonge " ( les regions administratives ) par ordre alphabetique . Quand on arrivait a la letter G ( GAOUAL ,GUECKEDOUGOU ...) on avait deja " cultive " LES ILES DE LOS " et on s'attaquait a la MER . C'est SATAN qui le rappellait aux RAPPORTEURS : " vous etes entrain de labourer l'ocean " !
Rien n'est non plus grave pour ce KARIM qui nous demande de " TOURNER LA PAGE " parceque SATAN est en enfer !
KARIM , RENDEZ NOUS NOS MORTS ET NOUS TOURNERONS LA PAGE .
D'ici la , on vous la mettra tout le temps a la face .
KI NI TIGUI BAPPA !
J'espere que tu as passé une bonne fete de id al fitr .
Salam et Baraadji !

Seul Dieu a le pouvoir de rendre les morts. Je comprends la douleur des familles qui ont perdu des leurs. Que Dieu les accepte dans son paradis eternel. Seul Dieu est le veritable juge. Je prie qu'il punisse tous ceux qui ont fait du mal a la nation Guineenne toute entiere, sans distinction aucune.
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+2 #8 A.O.T. Diallo 30-07-2014 18:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Karim:
Nous continuons a parler de bilan, 30 apres la mort de Sekou Toure. S'il vous plait laissons tomber l'histoire de cette revolution maudite et de ses principaux acteurs. Aujourd'hui nous devrions penser a l'avenir de la Guinee et surtout a la generation qui n'a pas vecu les affres de la dictature Sekou Toureenne. On ne se nourrit pas de ce passe d'echecs, de peines, de barbarie, et de crimes de toute sorte. Nous voulons entendre autre chose que le rappel constant de ce que Sekou Toure a fait. Il est mort, plusieurs de ses colloborateurs et de ses complices sont morts, alors pourquoi ne pas tourner la page et se concentrer sur le present et l'avenir.?

Mr K je me demande si vous avez jamais géré quoi que ce soit dans votre vie: vous voulez construire un présent et un avenir radieux sans regarder et analyser le passé? C'est équivalent a vouloir construire un immeuble sur des fondations inconnues et mal construites?
Je prie que vous ne fassiez jamais partie des bâtisseurs de la Guinée de demain...
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+6 #7 alseny camara 30-07-2014 12:07

From A.O.T. Diallo « Constat irréfutable : c'est bien Satan Touré qui a inculqué le mensonge permanent aux fonctionnaires guinéens et depuis aucun de ses successeurs n'a voulu s'y attaquer, au contraire... ».
Contrairement à cette pensée, il faut reconnaitre que les cadres supérieurs, généralement les sortants des Universités nationales et étrangères ne se prêtaient aux mensonges ; ce sont les petits commis d’administration, les agents comptables, les magasiniers et bien sûr les secrétaires fédéraux (tous analphabètes), les membres du Comité Central (y compris le Colonel Lansana Conté) et enfin le Bureau Politique national (BPN) qui étaient les maître menteurs. Cependant, si la première République a fabriqué des menteurs en Guinée, la deuxième République a quant-a- elle, fabriqué des voleurs de biens publics, la corruption, le détournement des derniers publics et l’impunité totale. A titre d’exemple : les 662 km de chemin de fer ont été déterrés et vendus au Port de Conakry, sans que personne ne bronche un mot (même pas la presse privée). Le bradage des 40 unités industrielles de la 1ère République, les 50 millions USD du projet SAKOBA (projet d’aquaculture de Koba). Aussi, la gestion de la 3ème République passera un jour à la loupe, avec l’analyse financière des contrats de construction de routes, tels l’axe Kissidougou – Kankan pour plus de 400 millions USD et pour 194 km de routes octroyés aux entreprises de contrôle et des travaux publics d’un même pays : Burkina Faso. Toutes les gestions doivent être auditées, y compris le dette publique (intérieure et extérieure) ; les biens des voleurs de biens publics saisis et réalisés ou affectés au patrimoine de bâti-public de la République de Guinée. Il faut avoir honte et avoir un peu de pitié pour nos populations guinéennes, les dirigeants doivent comprendre une chose : ils doivent travailler pour améliorer les conditions de vie du peuple de Guinée, pas plus. Vive la République de Guinée
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+4 #6 mamadou saliou bah 30-07-2014 00:50

Tiens , tiens , tiens ! " SANFIL " ! ( sans fils ) . Bcp de commentateurs ne savent pas ce que ca veut dire . Ce n'est pas grave . De toutes les facons , RIEN n'est grave en Guinee .
On " defendait le mensonge " ( les regions administratives ) par ordre alphabetique . Quand on arrivait a la letter G ( GAOUAL ,GUECKEDOUGOU ...) on avait deja " cultive " LES ILES DE LOS " et on s'attaquait a la MER . C'est SATAN qui le rappellait aux RAPPORTEURS : " vous etes entrain de labourer l'ocean " !
Rien n'est non plus grave pour ce KARIM qui nous demande de " TOURNER LA PAGE " parceque SATAN est en enfer !
KARIM , RENDEZ NOUS NOS MORTS ET NOUS TOURNERONS LA PAGE .
D'ici la , on vous la mettra tout le temps a la face .
KI NI TIGUI BAPPA !
J'espere que tu as passé une bonne fete de id al fitr .
Salam et Baraadji !
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+1 #5 Gandhi 29-07-2014 23:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Karim:
Nous continuons a parler de bilan, 30 apres la mort de Sekou Toure. S'il vous plait laissons tomber l'histoire de cette revolution maudite et de ses principaux acteurs. Aujourd'hui nous devrions penser a l'avenir de la Guinee et surtout a la generation qui n'a pas vecu les affres de la dictature Sekou Toureenne. On ne se nourrit pas de ce passe d'echecs, de peines, de barbarie, et de crimes de toute sorte. Nous voulons entendre autre chose que le rappel constant de ce que Sekou Toure a fait. Il est mort, plusieurs de ses colloborateurs et de ses complices sont morts, alors pourquoi ne pas tourner la page et se concentrer sur le present et l'avenir.?

C'est le gouvernement qui doit se préoccuper du présent et de l'avenir. Les Guinéens sont divers, certains (vos parents ou grands parents peut-être) ont connu la période d'AST, et certains ne veulent pas la revivre, d'où leur rappel, car celui qui ne connait pas son passé n'a pas d'avenir.
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0 #4 amadusdialamba 29-07-2014 21:20

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
" Tour à tour, pendant plusieurs semaines, chaque responsable d’entité prenait le micro pour défendre son « mensonge », du moins pour la majorité des cadres qui passaient à l’oral.
Il ne fallait surtout pas se hasarder à invoquer un échec sauf pour des cas de difficultés rencontrées mais immédiatement surmontées grâce aux enseignements clairvoyants de « l’homme infaillible ». C’est ainsi que la plupart des cadres apprirent à mentir pour sauver
leur peau. "
Mr Bah quel constat irréfutable : c'est bien Satan Touré qui a inculqué le mensonge permanent aux fonctionnaires guineens et depuis aucun de ses successeurs n'a voulu s'y attaquer, au contraire...

La lutte contre ces dévastateurs mensonges d’Etat devrait être inscrite en priorité à l’agenda de la prochaine session interparlementaire. Cette gangrène sociale devrait même être criminalisée au premier degré. Car ces mensonges publics traditionnels sont devenus une arme très redoutable contre la population toute entière. Le principal mensonge le plus illustrant est l’Affaire du faux empoisonnement qui a couté la vie à plusieurs peuhls en haute Guinée.
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-1 #3 Karim 29-07-2014 20:38

Nous continuons a parler de bilan, 30 apres la mort de Sekou Toure. S'il vous plait laissons tomber l'histoire de cette revolution maudite et de ses principaux acteurs. Aujourd'hui nous devrions penser a l'avenir de la Guinee et surtout a la generation qui n'a pas vecu les affres de la dictature Sekou Toureenne. On ne se nourrit pas de ce passe d'echecs, de peines, de barbarie, et de crimes de toute sorte. Nous voulons entendre autre chose que le rappel constant de ce que Sekou Toure a fait. Il est mort, plusieurs de ses colloborateurs et de ses complices sont morts, alors pourquoi ne pas tourner la page et se concentrer sur le present et l'avenir.?
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+2 #2 A.O.T. Diallo 29-07-2014 16:49

" Tour à tour, pendant plusieurs semaines, chaque responsable d’entité prenait le micro pour défendre son « mensonge », du moins pour la majorité des cadres qui passaient à l’oral.
Il ne fallait surtout pas se hasarder à invoquer un échec sauf pour des cas de difficultés rencontrées mais immédiatement surmontées grâce aux enseignements clairvoyants de « l’homme infaillible ». C’est ainsi que la plupart des cadres apprirent à mentir pour sauver
leur peau. "
Mr Bah quel constat irréfutable : c'est bien Satan Touré qui a inculqué le mensonge permanent aux fonctionnaires guineens et depuis aucun de ses successeurs n'a voulu s'y attaquer, au contraire...
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+6 #1 alseny camara 29-07-2014 11:51

Monsieur Bah serait un bon administrateur civil, ayant la maîtrise de la Gestion financière et un témoin oculaire de l'histoire récente de la Guinée: félicitation pour le rappel des Conférences économiques nationales (présentation du bilan). Il paraît que les surfaces emblavées annoncées lors d’une de ses scènes théâtrales étaient supérieures à celle du territoire national. Aussi, Monsieur Bah dit « Jusqu’à la révolte des femmes en aout 1977 où le vase déborda (Ha …les femmes hum, n’en faites vos ennemis….sinon…) ». Lors des évènements de Janvier-février 2007, ce sont les cris de Hadja Rabiatou Diallo, sous les bottes et les grosses de la garde présidentielle (sans oublier Dr Ibrahima Fofana « Paix à son âme » qui avait failli perdre un œil ce jour), qui ont réveillés la conscience populaire. Le massacre du point de 8 novembre a fait plus de 300 guinéens tués. De nos jours personne ne défend nos frères et sœurs tombés lors de cette tragédie humaine. Le passif est lourdement négatif et le bilan est largement déficitaire. Vive la République de Guinée.
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