De Diallo à Diallo, quelle impunité ?

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ZAJDE_Nathalie_01Je ne sais si Mme Nafissatou Diallo a été ou non victime de violences sexuelles à l'hôtel Sofitel de New-York en mai. En revanche, je sais, et nous sommes très nombreux à en avoir les preuves, que plus de 100 femmes guinéennes, dont une majorité de Peules, ont été le 28 septembre 2009 et les jours qui ont suivi, victimes de viols atroces et de tortures commis par des militaires, gendarmes et responsables politiques guinéens dont certains clairement identifiés, et qu'à ce jour, exactement deux ans après les terribles événements, aucun n'a été arrêté, ni même convoqué par des juges.

Pour rappel, le 28 septembre 2009 à Conakry devait avoir lieu dans la matinée, une immense manifestation pacifique, réunissant plusieurs dizaines de milliers de Guinéens au stade du 28-septembre. Cette manifestation organisée par les leaders de l'opposition et les associations de la société civile, avait pour raison le refus d'une grande partie des Guinéens de voir le président nommé par intérim, le capitaine Moussa Dadis Camara, enfreindre son engagement solennel et présenter son inacceptable candidature aux élections présidentielles, qui devaient être les premières élections libres et transparentes de l'histoire de la Guinée.

Après avoir tenté de faire interdire au dernier moment cette manifestation, le capitaine Dadis Camara a laissé des dizaines de milliers de manifestants entrer dans l'enceinte du stade, pour les y enfermer et faire tirer sur la foule en panique. Les milices de Dadis, aidées des gendarmes et de la brigade anti-drogue ont, par groupe de trois ou quatre, poursuivi des femmes peules, âgées de 14 à 60 ans, les attrapant brutalement, les dénudant entièrement, les violant à l'aide de leur pénis, de leur poing, de leur fusils, de leur matraque. Les injuriant, les frappant sur la tête, sur le ventre, sur les jambes, sur le dos et leur certifiant qu'elles ne sortiraient pas vivantes du stade puisqu'elles étaient des "sales Peules".

Celles qui ont survécu au massacre, celles qui ont échappé à la mort, celles que nous soignons au Centre mère et enfants (CME) de Conakry, sont celles que leurs bourreaux ont laissées pour mortes et dont ils n'ont pas eu le temps de faire disparaître le corps. L'équipe médico-psycho-sociale du CME de Conakry les prend charge, médicalement et psychologiquement depuis le lendemain des événements ; elle a longtemps assuré leur sécurité civile. Nous avons longuement parlé avec elles ; nous savons dans le moindre détail ce qu'elles ont vécu pendant cette journée terrible. Nous connaissons le contenu de leurs cauchemars, nous soignons leurs frayeurs, leurs angoisses, leurs sursauts. Nous nous préoccupons de la façon dont elles pourraient reprendre leur place dans leur famille, leur quartier, leur village. Nous connaissons aussi le nom de certains de leurs bourreaux, dont aucun n'a été convoqué par la justice.

La majorité des femmes violées prises en charges au Centre mère et enfants du professeur Baldé ont repris goût à la vie. Mais quand elles entendent sur les ondes de la radio guinéenne la voix d'un des responsables de ce massacre menacer quiconque oserait porter plainte contre lui : "Attention à ceux ou celles qui voudraient prononcer mon nom et me mêler à cette affaire… !", alors que non seulement le pays entier, mais aussi les responsables de la Cour pénale internationale savent pertinemment qu'il est l'un des premiers coupables, elles frémissent de peur, et présentent à nouveau des signes de décompensation psycho-traumatique.

Quand elles voient que l'un des trois principaux instigateurs et acteurs de ce massacre se fait décorer par le président guinéen actuel, quand elles apprennent qu'un autre, ministre à l'époque, occupe à présent un poste de haut responsable dans une institution internationale et veut recevoir des reconnaissances de partout y compris de la France, elles font à nouveau de terribles cauchemars. La négation de l'événement est toujours un traumatisme supplémentaire. Le bourreau qui, en toute impunité, dit ouvertement qu'il n'y était pas, qu'il n'a rien à voir avec le crime, qui menace et à qui on donne la parole et une place honorable, est en train, à distance, d'achever sa victime.

La Guinée, malgré l'intervention politique des Nations unies et les visites et rapports officiels de la Cour pénale internationale vit toujours dans un semblant de justice, en l'absence de toute réparation. Cette impunité est un grand malheur pour la santé des victimes. Constater que ses bourreaux continuent à vivre normalement, à bénéficier des avantages dont se prévalent les militaires et les responsables en Guinée, les entendre menacer quiconque souhaiterait les poursuivre en justice, alors que des élections présidentielles "libres et transparentes" ont finalement bien eu lieu, constitue pour les victimes de viol et de violence politiques une agression supplémentaire, à l'origine d'un second traumatisme.

DSK a été arrêté, emprisonné plusieurs jours, puis assigné à résidence. Le coupable présumé a dû démissionner de son poste. Finalement, au bout d'une procédure et d'une enquête approfondie qui aura duré plusieurs mois, au vu des éléments du dossier, la justice américaine a décidé d'abandonner les poursuites au pénal. On s'étonne dans les media guinéens et internationaux que le procureur Vance ait demandé l'arrêt des poursuites contre M. Dominique Strauss-Kahn et que le juge ait prononcé l'arrêt effectif de la procédure.

Je m'inquiète pour la santé des femmes violées de Guinée et pour l'avancée des processus démocratiques dans les pays abandonnés par les politiques et les média. Et c'est à mon tour de m'étonner : pourquoi préfère-t-on parler, depuis des semaines de manière quasi quotidienne, de la femme de chambre Nafissatou Diallo et de Dominique Strauss-Kahn, pourquoi envoie-t-on des reporters au fin fond de la Guinée, ou alors dans son immeuble new-yorkais, pourquoi les rédactions des grands et petits médias du monde entier dépensent-elles des milles et des cents pour installer des journalistes 24 heures sur 24 devant l'habitation d'un présumé coupable de viol, alors que des crimes sexuels de masse politiques, des crimes atroces ont été commis en Guinée contre des femmes, essentiellement peules, qu'on connaît les violeurs et que ces crimes sont restés totalement impunis ?

Pourquoi les média ne postent-ils pas des journalistes devant les maisons des violeurs à Conakry dont on connaît parfaitement l'adresse ? Pourquoi ces journalistes ne cherchent-ils, avec la pugnacité qu'on leur connaît, à obtenir d'eux une interview ? Pourquoi les journalistes ne font-ils pas des enquêtes sur le système judiciaire guinéen ? Pourquoi les femmes violées, en grande majorité des Diallo, des Baldé, des Barry, ne sont-elles pas régulièrement interviewées par des journalistes afin que les crimes qu'elles ont subis soient connus du monde entier, et enfin jugés ? Les victimes du stade ont peur ; elles sont menacées. Les journalistes et les politiques internationaux le savent. Qu'ils prennent leur responsabilité.


Nathalie Zajde

Maître de conférences, Université de Paris VIII,
Responsable de la cellule psycho-sociale du Centre Mère et Enfants à Conakry

Source : Point de vue | LEMONDE.FR | 15.09.11

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Commentaires  

 
0 #33 Gandhi 21-09-2011 00:47

Mr Camara vous êtes publié, mais cela ne m'explique pas ce que vous voulez dire.
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0 #32 Karifa Camara 20-09-2011 10:13

Mr Doré qu'attendez-vous de rentrer au bercail après le service magnifique rendu à la France.Certes, vous êtes évidemment l'un des irréprochables de notre récente histoire c-à-d de 1958 de nos jours.Cependant, à la mort du Président Ahmed Sékou Touré en 1984,le rideau était tombé, alors notre pays avait une carence cruelle dans nos universités qui manquaient tout surtout dans votre domaine (économie).On aimerait que vous optiez privilégier l'enseignement afin d'améliorer la qualité de l'enseignement et faire de quelques promotions une référence, que de chercher un quelconque poste ministériel auprès du Pr. Géné. Lansana Conté.Car d'autres ont eu l'initiative de passer par cette méthode ainsi, entre temps le sort de certains a fait d'eux de ministres importés comme le langage courant de cette époque s'adressant à eux.Webmaster privilégier l'impartialité en me publiant. Wassalam
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-2 #31 Paykoun Fouta 18-09-2011 20:46

Monsieur Barry Souleymane, je ne peux malheureusement pas vous donner mes coordonnées. Mais, si vous êtes effectivement un combattant de la liberté, alors nos chemins se croiseront. Lavons nous le ventre, Dieu nous lavera le dos.
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+1 #30 Abdoul.H 18-09-2011 16:45

Gandhi, crois-moi, comme l'a dit paykoun fouta, tant que c'est du peul qu'on casse, cela ne derangera personne. Il faut vivre en Guinee pour en être convaincu.
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0 #29 nassir bah 17-09-2011 22:55

@ souleymane barry. j'ai lu le lien. sans commentaires.
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0 #28 nassir bah 17-09-2011 22:49

@ souleymane barry; mon e-mail:
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+1 #27 Souleymane barry 17-09-2011 15:59

Citation en provenance du commentaire précédent de Paykoun Fouta:
Je voudrais poser une question aux nombreux intellectuels foutaniens qui écrivent sur ce site et sur d'autres. Avez-vous, messieurs, mesdames, le sentiment que votre belle et profonde prose a un effet quelconque sur le cours des évènements en Guinée? Ne pensez vous pas qu'il est temps de se mettre au niveau des ennemis du Fouta? Pour ma part, je dis que la violence appelle la violence car jamais, dans la nature, l’herbivore n'a pu vaincre par ses belles paroles le carnivore. Le jour que foutanien cessera dêtre une vache pour être un chien, ce jour-là on le respectera parce que les chiens savent où se mordre.

@ Paykoun Fouta, vous avez parfaitement raison, je partage le même point de vu que vous, et je suis sûr que nous avons les mêmes preoccupations. J'aimerai avoir un contact avec vous, vous pouvez demander au webmaster mon e-mail, j'autorise de vous le transmettre si vous en faite la demande.
faternelement
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0 #26 Souleymane barry 17-09-2011 15:56

Citation en provenance du commentaire précédent de nassir bah:
moi, je veux même pas qu'on me parle de guinéens et de leur éventuel réveil. ils dormirons aussi longtemps que c'est les peuls seuls qui trinquent. kippeng hooré men tertoden wii gol guinnéen. komen waraa woo, komen tampinaa woo, no fotanabé é yargol ndiyyang! finou thierno GANDHI, hida wadi pacifik haa pourti.

Mr nassir bah, mi wodira allahou, ko goga tiguiri makoudhon, hande sucabhe foulbe foy no hani darade fi dandougol horemen.
mi torikeon yandi djonelan adresse mon e-mail on yandi fi allah.
wassalam
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0 #25 Souleymane barry 17-09-2011 15:47

Mr nassir bah, je vous conseil aussi de lire cet lien :
http://www.ganndal.com/index.php?option=com_content&view=article&id=476:honto-wore-fule-en-woni-
Faternelement
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0 #24 Souleymane barry 17-09-2011 15:35

Citation en provenance du commentaire précédent de nasssir bah:
Paykoun Fouta, c'est comme si tu lisais ma pensée. et je sais qu'aujourd'hui, beaucoup de jeunes du fouta pensent comme nous. c'est nos ainés qui sont responsable de nos malheurs présents. ils ont été moues quand ils fallait étre solide, on été conciliants quand il fallait étres fermes, se sont exilés quand ils fallait se battre, ont collaborés quand ils fallait dénoncer. si nous nous répetons les mêmes erreurs qu'eux, nos enfants se plaindrons des mémes choses que nous. le moment de se battre est venu. c'est ma conviction. de
grâce,publiez mon comment.

@ nasssir bah, vous avez parfaitement raison, je partage le même point de vu que vous, et je suis sûr que nous avons les mêmes preoccupations. J'aimerai avoir un contact avec vous, vous pouvez demander au webmaster mon e-mail, j'autorise de vous le transmettre si vous en faite la demande.
faternelement
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-5 #23 Mamadou S. diallo 17-09-2011 14:23

Meme les mouvements les plus radicaux ont compris que pour reussir leur combat contre l’injustice et l’impunite, il ne faut pas s’attaquer a une ethnie ou race, il faut plutot s’en prendre au systeme, les institutions qui instituent le racisme, l’ethnocentrisme comme mode de gouvernance !
On ne peut reussir le combat contre l’ethnocentrsime en fondant nos organisations et en articulant nos messages constamment autour d’une rethorique et des symboles exclusivement ethniques. La justice et une valeur et un ideal universel. Il faut recadrer le message autour de cet aspect. Cela nous permet d’operer sans difficulte et de maniere officielle au niveau international, faire du lobbying pour soutenir notre cause. J’ai l’impression qu’il ya amalgame entre volonte de promotion de l’identite Peulh et combat pour la justice!
A ceux qui parlent de resitance armee, je dis : on ne peut se coucher a Paris, Berlin, NY ou Bruxelle et promouvoir la rethorique de Guerrilla! Ca na pas de sens!
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-6 #22 Mamadou S. diallo 17-09-2011 13:25

Soyons serieux, j'espere que ce n'est pas avec cet article que soudainement les Guineens se rendent compte du probleme grave de l'impunite! Tout le monde est conscient du probleme; Il ya bcp de Guineens qui en parlent, mais en s'adressant a qui, sur quelle plateforme? La contribution de cette article est qu'il soit publie dans un journal avec de grande audience! Soudainement tout le monde redecouvre le probelme de l'impunite en Guinee: C'est l'effet et l'importance de la communication.
Je dis qu'il faut s'organiser, savoir a qui et comment parler du probleme de maniere a trouver une solution. Pour ceux parlent de combat et autre types de resistance, revisitez l'histoire de mouvement comme l'ANC, les noirs aux USA, le probleme Rwandais, etc. Nous ne sommes pas victimes parce que nous sommes Peulhs mais parceque nous sommes "Peulhs en Guinee" et reclamons notre droit inalienable dans la gestion du bien commun a tous qui est la Guinee!
Il faut savoir comment s'y prendre.
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+4 #21 Madjou 17-09-2011 10:10

Félicitation pour votre courage!
Ce qui me surprends le plus, c’est le mutisme des dirigeants. Pire encore lorsque, qu’ils se vantent d'avoir voyagé à travers le monde, habité dans des hôtels 5 étoiles, ou quand ils commentent la beauté de telle ou telle ville, etc. Ou lorsqu’ils se disent impressionnés par l’organisation, la puissance des institutions démocratiques, la bravoure des citoyens etc. de tel ou tel pays. Combien parmi eux prennent conscience qu’il faut travailler pour que la Guinée ressemble à une de ces villes ? Ils doivent prendre conscience que le développement de la Guinée ne se fera par nulle autre personne que les guinéens eux-mêmes. Ce qui signifie qu’il faudra que les décideurs mettre les personnes compétentes à la place qu'il faut pour doter la Guinée d'institutions fortes et respectueuses des principes fondamentaux de la démocratie.
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+5 #20 Ansoumane Doré 17-09-2011 01:48

Mme Nathalie Zajde, après avoir lu votre article,je me suis dit voilà une personne pleine d'humanité! Ce mot n'a malheureusement plus de sens dans la conscience de bien de mes compatriotes qui donnent l'impression d'une indifférence aux malheurs des autres du moment qu'ils ne sont pas de leurs villages. Mais, aussi, combien d'hommes d'affaires, de journalistes, de politiques et d'experts internationaux en développement,de passage à Conakry et qui savent très bien ce que vous écrivez, font comme si de rien d'inhumain ne s'y était passé le 28 septembre 2009, de même qu' en janvier-février 2007, ou en 2006 et surtout sous le régime de terreur de Sékou Touré? Ces passagers,même s'ils ne laissent rien de concret de leurs promesses, continuent de caresser dans le sens du poil ceux qui sont au pouvoir.
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+8 #19 Ansoumane Doré 17-09-2011 01:48

2... En ce concerne les Guinéens, certains de ceux qui avaient fui les horreurs de la Première République pour se réfugier dans les pays voisins ou en Europe , sont devenus aujourd'hui des défenseurs ardents du régime de barbarie qu'ils avaient fui.
Où est la dignité d'humain en ceux-là?
Votre texte décrit parfaitement bien le comportement quasi animal d'Etat sauvage incrusté dans les hommes et leurs acolytes, auteurs des ignominies du 28 septembre 2009. Des hommes qui, sans aucune pensée pour leurs propres mères, soeurs ou épouses, se sont rendus coupables de tels viols et violences , ce jour -là, et qui vivent, la conscience apparemment tranquille, méritent-ils vraiment le nom d'hommes?...
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+7 #18 Ansoumane Doré 17-09-2011 01:47

3.... Ils le croient, puisque le nouveau Président « démocratiquement èlu » pour faire le ménage de ce lieu de magouille qu'on appelait Etat guinéen, a pactisé avec certains malfrats qu'il a couverts de médailles et d'honneurs, pour pouvoir sauvegarder son pouvoir. Mais les Guinéens honnêtes, il y en a beaucoup, doivent se tenir debout pour exiger justice (non vengeance) pour toutes les victimes du 28 septembre 2009 et d'autres dates. Ce sera sur des bases assainies qu'on pourra construire un Etat solidaire et fraternel mais pas sur de fausses apparences. A. D.
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0 #17 mamadou saliou bah 17-09-2011 00:34

Elle est bien gentille et brave cette dame . Surement revoltee aussi . Tout ca est fantastique .
Neanmoins , je dois dire , ce n'est que mon avis , elle pose le VRAI PROBLEME et demande aux "FAUSSES PERSONNES " ( journalistes et politiques internationaux ) de prendre LEUR RESPONSABILITE ! Ils ne seront pas plus royaliste que le roi.
C'est le silence des POLITIQUES NATIONAUX qui est effrayant . Evidenment , apres avoir accepete ce marche sordide et degoutant , de remboursement du sac qu'il y a eu a leur domicile , ils ne peuvent plus "l'ouvrir " .
Une plainte collective aurrait fait l'effet escompte . Comme le dit Mr Gandhi Barry , l'argent , on le recupere toujours ..Pas les vies humaines .
Je les ACCUSE de Lachete et de Trahison vis a vis des victimes de cette horrible journee .
Il est pesant , le silence des amis , quand on vous martyrise !
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+3 #16 nassir bah 16-09-2011 23:45

moi, je veux même pas qu'on me parle de guinéens et de leur éventuel réveil. ils dormirons aussi longtemps que c'est les peuls seuls qui trinquent. kippeng hooré men tertoden wii gol guinnéen. komen waraa woo, komen tampinaa woo, no fotanabé é yargol ndiyyang! finou thierno GANDHI, hida wadi pacifik haa pourti.
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0 #15 Gandhi 16-09-2011 23:16

Paykoun, je comprend votre impatience, mais la violence n'amène rien de bon. Soyez patient, ce régime va creuser lui-même sa tombe. Les gens ne vivent pas d'espoir et de déclarations. Au-delà de la propagande, chaque Guinéen mesure chaque jour la réalité de ce gouvernement, c'est-à-dire le néant. Concrètement aujourd'hui, quelles sont les mesures concrètes qui touchent les Guinéens ? Les Guinéens le savent et perdent patience.
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+2 #14 nasssir bah 16-09-2011 23:01

Paykoun Fouta, c'est comme si tu lisais ma pensée. et je sais qu'aujourd'hui, beaucoup de jeunes du fouta pensent comme nous. c'est nos ainés qui sont responsable de nos malheurs présents. ils ont été moues quand ils fallait étre solide, on été conciliants quand il fallait étres fermes, se sont exilés quand ils fallait se battre, ont collaborés quand ils fallait dénoncer. si nous nous répetons les mêmes erreurs qu'eux, nos enfants se plaindrons des mémes choses que nous. le moment de se battre est venu. c'est ma conviction. de
grâce,publiez mon comment.
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+1 #13 Paykoun Fouta 16-09-2011 20:52

Koto Alpha, wo fo fotata. Si Dieu le veut, tu auras le prix nobel de la paix. Je ne suis pas masque parce que que je m'appelle barry, diallo, sow ou autre ne change rien au regard de celui qui n'aime pas la communauté à laquelle j'appartiens. Tu dis que la haine ne sera pas éteinte par la haine. Je dis peut-être que tu as raison. Moi, je ne hais aucune ethnie en particulier. Je veux juste que la communauté à laquelle j'appartiens ne soit pas soumis à la volonté de n'importe quelles créatures sorties de ne je sais quoi. Je suis convaincu que si ma communauté se donne les moyens de se faire respecter, tout le monde ou en tout cas tout ce qui va rester vivra en paix. Koto, continue à écrire. Mo kala ko andi.
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+1 #12 AOT Diallo 16-09-2011 19:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Paykoun Fouta:
Je voudrais poser une question aux nombreux intellectuels foutaniens qui écrivent sur ce site et sur d'autres. Avez-vous, messieurs, mesdames, le sentiment que votre belle et profonde prose a un effet quelconque sur le cours des évènements en Guinée? ........ Le jour que foutanien cessera dêtre une vache pour être un chien, ce jour-là on le respectera parce que les chiens savent où se mordre.

Mon cher "jeune du Fouta Masqué" je comprend ta rage mais je peux t`assurer que la haine ethnique ne sera jamais détruite par une autre haine ethnique. Tu joues parfaitement le jeu que les extrémistes malinkés veulent te voir jouer comme cela nous serons tous co-responsables de la guerre civile devant tous les démocrates du monde. De plus personnellement ton appel a la guerre aura toujours très peu de poids tant que tu le diras à visage masqué. Tu as donc si peur pour toi-même de tes propres idées?
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+2 #11 Paykoun Fouta 16-09-2011 13:44

Je voudrais poser une question aux nombreux intellectuels foutaniens qui écrivent sur ce site et sur d'autres. Avez-vous, messieurs, mesdames, le sentiment que votre belle et profonde prose a un effet quelconque sur le cours des évènements en Guinée? Ne pensez vous pas qu'il est temps de se mettre au niveau des ennemis du Fouta? Pour ma part, je dis que la violence appelle la violence car jamais, dans la nature, l’herbivore n'a pu vaincre par ses belles paroles le carnivore. Le jour que foutanien cessera dêtre une vache pour être un chien, ce jour-là on le respectera parce que les chiens savent où se mordre.
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+4 #10 Paykoun Fouta 16-09-2011 13:35

Je crois que les ressortissants du Fouta doivent comprendre une bonne fois pour toutes que le respect et la considération se méritent. Si nous sommes battus, humiliés, pillés, violés c'est parce que nous le méritions. Le jour que nous nous lèverons et que nous nous battrons jusqu'au dernier s'il le faut, ce jour-là, après notre victoire certaine, on nous respectera. Si vraiment quelqu'un pense que le changement de système peut se faire de manière pacifique en Guinée, il rêve débout. La Guinée ne changera que le jour où, après que chaque communauté ait comparé sa force à celle des autres, on s’assoira et négociera les termes d'un nouveau contrat social. Si le Fouta veut qu'on le respecte, il devra se battre. Les plaintes et complaintes ne mèneront nulle part. Wa salam!
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+4 #9 Mamadou S. diallo 16-09-2011 12:28

On peut ne pas etre du meme avis que les activistes de Pottal sur certains points, mais sur l'essentiel et le plus important ils font un excellent travail: Leur volonte et determination de porter les presumes coupable de crimes devant la justice, de combattre l'impunite!
Le plus grand obstacle pour l'etablissement de la justice c'est l'inactivisme de la majorite 'silencieuse'! Chacun peut agir, a titre individuel ou dans la cadre d'une organisation, en interpellant les organisations internationals par ecrit, par telephone, en supportant financierement des organisations comme Pottal. Il faut refuser d'oublier, il faut refuser d'etre passif, il faut agir!
“In the End, we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends.” M. L. King
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+4 #8 boubacarmoneneyaya 16-09-2011 09:29

Dieu ne laissera jamais ces crimes odieux impunis. Pendant que des piètres dirigeants cherchent à voiler la vérité, voila une humaniste qui prend la place pour rappeler qu'on n'oubliera jamais. Le prophète Mohamad (PSL) disait "la Vérité plane et ne se laisse jamais dominer" a bon entendeur salut !
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+3 #7 Boubacar Diallo Wash 15-09-2011 23:19

Que cette intellectuelle experte-académique internationale de l’humanisme, surchargée des travaux de recherche, de clinique et d’enseignement universitaire prenne le temps de marquer si vivement sa révolte devant le silence de la communauté internationale en général et guinéenne en particulier, sur les viols et autres barbaries infligés aux femmes guinéennes, notamment peuhles, devrait interpeller la conscience tout au moins des patriotes Guinéens. Le titre « De Diallo à Diallo, quelle impunité ? » ne pouvait pas être plus éloquent dans la condamnation des lunettes ethniques en Guinée, qui font des Peuhls la cible de choix de la violence, à laquelle s’ajoute la discrimination administrative et socioéconomique. N’est-il pas temps que les responsables de cette ethno-stratégie comprennent qu’ils préparent le pays à un destin macabre? Réconciliation! Ce n’est pas sa voie! Boubacar Diallo (Washington)
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+10 #6 Gandhi 15-09-2011 22:26

Nous sommes au troisième millénaire, au XXIème siècle et certains ne se rendent pas compte que les choses ont changé. Quand ils se rendront compte, que nous, nous n'allons pas oublier, alors ils vont forcément se réveiller. Malgré les circonlocutions d'AC, les crimes ne resteront pas impunis, et ça c'est notre changement.
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+10 #5 Mamy 15-09-2011 21:49

J'avais pleure la mort de mon pere et aussi les massacres d'innocents le 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre m'avaient fait pleurer. Il est indispensable que justice soit faite. Tu ne poura pour rien au monde convaincre les victimes de pardonner sans qu'il y aie justice. Une femme violee avc l'arme de Guerre, sequestree et violee pendants DES jours. Rappelez vous que tous les guineens avaient demande justice et alors pourquoi certains ont change de ton de nos jours. Exple: le Pr Alpha CONDE.
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+9 #4 Amenofils 15-09-2011 20:12

il y'a des etre humaisn sur terre qui savent defendre la cause des autres et se transformer porte voix des sans voix. Bel exemple d'humanite et de volonte de justice
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+8 #3 AOT Diallo 15-09-2011 19:53

Merci Mme Zajde ce cette prise de position sur les injustices faites par votre compatriote à la tête de la Guinée. De tels articles dans le Monde et les autres journaux de la presse française de qualité sont indispensables pour que des despotes comme AC soient indexés en moins d`un an alors qu`il en a fallu des dizaines pour démasquer devant l`opinion internationale son grand frère sekou touré. Plus vous parlerez fort et viendrez au secours - en premier lieu juridique - des pauvres innocents qui vont bientôt être jugés pour justifier es incompétences au pouvoir de AC, plus vous aurez aidé concrètement la Guinée du XXIe siècle. Nous avons besoin de vous pour faire du bruit sur ce qui se passe en Guinée depuis 10 mois. Bien-sur AC va le dire à son confident - l`ambassadeur de France - mais nous ON SEN FOU de cela...
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+14 #2 AmiDiallo 15-09-2011 18:04

j'ai eu la chair de poul en vous lisant, je me souvient tjr de cette barbarie subient par ces femmes. mais je ne m'etonne pas du tout du faite que jusqu'à present justice ne pas rendu parceque le président de la république a montré au yeux du monde qu'il s'en foutais pas mal de la justice, plus etonnant ce lorsque je le vois nommé les bourreaux du 28 sep et que ceux ci font le beau sourir à la télévision national
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+13 #1 Ibrahima Sory 15-09-2011 17:04

Mme Nathalie Zajde,
Votre temoignage, si vivant, me donne la chair de poule.
La reponse aux questions de votre requisitoire? C'est tout simplement parce que c'est l'un des Parrains des coupables qui habite le palais presidentiel guineen; et ses amis tels Bollore et Kouchner qui controlent la majorite des moyens de communication "franco-francophones".
Le peuple de martyr de Guinee vous est reconnaissant!
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