Confiance et dialogue politique en de Guinée : comment sortir de l’impasse ?

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BARRY_Moussa_Bella_01L’esprit de confiance réciproque est indispensable pour toute base de dialogues féconds. Pourtant aussi longtemps que les acteurs liés à un dialogue ne veulent pas comprendre que les pertes comme les bénéfices doivent être partagés, toute initiative de pourparlers est vouée à l’échec. Tenir de pareilles sentences n’est pas de la provocation. N’en déplaisent aux esprits réducteurs, mais la démocratie se construit à ce prix. Il est nécessaire de nous indigner pour revendiquer nos droits et accomplir nos devoirs.

Il ne faut plus se laisser abuser par nos politicards, ou se résigner et être aveuglé par des soi-disant garanties d’une communauté internationale mue par ses intérêts stratégiques et commerciaux.


Espoir suscité par le dialogue

Le début du dialogue de réévaluation des accords du 3 juillet a fait naître beaucoup d’espoir auprès des Guinéens et des amis de la Guinée. Beaucoup ont cru qu’enfin les acteurs politiques ont compris que la confiance constitue le nœud de toutes relations de collaboration et de solidarité car, sans confiance, tout dialogue tourne au néant ; qu’ils ont accepté d’ensemencer la confiance et l’espérance. En définitive ils souscrivent à l’assertion selon laquelle lorsqu’on donne la confiance et l’espérance aux Guinéens, ils sont capables de mobiliser des énergies et des intelligences qui pourraient bâtir une Guinée solidaire et prospère.

Le résultat du dialogue suscite encore toujours une grande attente. Comme tous les peuples du monde, le peuple de Guinée a aussi besoin de vivre dignement, la population veut être respectée, elle revendique une bonne gouvernance qui ne confonde pas l’intérêt privé et l’intérêt général. Le peuple de Guinée veut la justice et la paix au-dessus de tout.


Comment l’impasse persiste-t-elle?

Pauvre de mon pays ! Nous sommes un pays habitué aux scandales et à l’injustice, à la corruption et à l’avidité, au mépris et aux mensonges, à l’exclusion, à la loyauté envers des personnes et non en vers l’Etat, au clientélisme et au népotisme, aux violences et à l’impunité conduisant à la mort et à la misère. Nous sommes accoutumés à un vulgaire nomadisme politique. Alors l’euphorie du dialogue nous fait vite oublier que nous avons à faire à des négociateurs guinéens. Ces plénipotentiaires réfractaires à tout changement s’aperçoivent partout d’embuches autour des accords issus du dialogue politique entre Guinéens, et s’acharnent à exiger l’inacceptable dans le seul but de rabaisser ou d’enfoncer le rival politique. Ils continuent chaque fois à relancer les polémiques qu’ils auraient particulièrement intérêt à éteindre.

Cette nature de se comporter contribue-t-elle à donner la confiance réciproque dans les pourparlers entre l’administration et la mouvance d’un côté et l’opposition de l’autre ? L’inquiétude est permise, si l’on se réfère au jugement porté sur le document final présenté par le pouvoir comparativement aux espérances qu’il a suscitées, et ensuite de cela, aux réactions formulées par la mouvance présidentielle et à celles présentées par l’opposition.

Pendant que la mouvance présidentielle atteste au document final déposé par le pouvoir, d’être un papier qui correspond exactement aux cinq points qui ont été discutés lors du dialogue, l’opposition affirme quant à elle que, le document final est en désaccord avec l’esprit des pourparlers, car il est lapidaire et trop succinct. Et le texte présenté par le pouvoir occulte beaucoup de points fondamentaux qui ont été discutés.


Comment sortir de l’impasse ?

Jamais depuis l’indépendance, le tissu social guinéen n’a été dans une situation aussi malaisée, aussi compliquée. Jamais les Guinéens n’ont été autant déroutés. Le jeu politicien a fini par désorienter la population. C’est ainsi que le peuple demande le dialogue franc entre le pouvoir et ses opposants. Il faut qu’ils restaurent la confiance entre eux. Le malaise actuel est augmenté par la crise de confiance du peuple face à ses mandants et gouvernants. Cependant les expressions négatives et réactions de rejet de la politique et des politiciens sont antinomiques à l’instauration d’une démocratie participative. Ceux-ci sont de vrais-faux problèmes guinéens. Les politiques devraient comprendre que les problèmes du pays sont si complexes, qu’un groupe tout seul ne peut pas cerner et résoudre ces problèmes.

Après le conclave autour des accords du 3 juillet, nous soutenons que la sincérité seule oblige les protagonistes de la discussion de réaliser un travail tangible capable de résoudre les problèmes guinéens avec la sortie de l’impasse politique. Nos politiques peuvent-ils être véridiques dans les pourparlers ? L’attention particulière et la contribution sincère de tous les acteurs et responsables politiques semblent être nécessaires pour nous débarrasser des adversités tactiques. La réussite des pourparlers en dépend. La collaboration devrait se faire dans un esprit constructif de vérité, d’honnêteté et de sincérité. Le respect méticuleux des pactes conclus est intellectuellement honnête, il est indispensable pour réinstaurer la crédibilité entre les interlocuteurs du dialogue. Le facteur de fiabilité des engagements entre les protagonistes est important pour l’intérêt général. Un dialogue juste nous évitera de fortes tensions politiques à la veille des élections.


Moussa Bella Barry


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Commentaires  

 
+5 #2 amadusdialamba 17-07-2014 06:04

UN DEUXIEME COMENTAIRE HORS SUJET. Loin de toute considération (ethnique, politique, sociale, etc.), est-il permis de profiter de ce mois saint et béni de Ramadan, mois de paix et de réconciliation pour adresser un appel fraternel à tous les concitoyens, à commencer par le Président Professeur, afin que chacun accepte de tendre une main sincère à son adversaire politique et/ou social pour que la Guinée puisse retrouver son unité nationale ? Si oui, chacun n’a qu’à commencer par soi-même et inviter les autres à faire autant. Je sais qu’actuellement parler de réconciliation nationale est comme chercher du poisson dans une mer en pleine activité volcanique. Mais nous a-t-on souvent appris que qui ne tente rien n’obtient rien. Il faut jeter un pavée dans la mare, peut être par coup de baguette magie, l’appel piquera la conscience de certains patriotes. Ce message est adressé particulièrement au Professeur. Cher Alpha Condé, professeur, Président de la République, chef de l’Etat, commandant en chef des forces armées, membre de l’International Socialiste, El-Hadj et cher frère, S.T.P. va au cœur du Fouta et demande pardon à cette Communauté blessée, ségréguée, bafouée, souillée et actuellement privé de tout droit fondamental. Va en forêt rassure cette région meurtrie par de querelles intestines et identitaires, rend-les leur justice. Lance un vaste programme de réconciliation nationale à travers tout le pays. Atèle-toi au développement, à l’éradication de la misère, à la lutte contre l’insécurité, l’injustice, l’exclusion. Ordonne tes Ministres, gouverneurs, préfets, sous-préfets, responsables à tous les niveaux de respecter le guinéen. Pour ce faire, tu dois, toi-même montrer l’exemple. Montre à tous tes amis que l’intérêt du citoyen guinéen prime sur celui de l’étranger. Uni le peuple autour de toi, tu seras à jamais plus, respecté, plus fort et plus en sécurité. Il ne faut pas maltraiter ton peuple de peur de perdre ton fauteuil. Il est plus facile de le perdre en te créant des ennemis par des comportements inadéquats et inacceptables pour un Chef d’Etat. Alfa ‘’Condékè’’, cher ‘’sanakou’’, réfléchi et agi. Il y va de ton propre intérêt. AUTEUR, UN CITOYEN LIBRE ET CONSCIENT DE SES ACTES ET PAROLES.
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+2 #1 amadusdialamba 16-07-2014 21:00

UN COMMENTAIRE HORS SUJET. Est-ce qu’un jour, à notre vivant, nous guinéens, du Président de la République au paysan le plus reculé de la Capitale, seront en mesure de nous parler franchement ? Serons-nous un jour sur la même longueur d’onde ? Je le souhaite vivement, et ce, dans un proche avenir. Que ce jour, dans une ambiance de paix et d’harmonie nous puissions nous parler sincèrement. Que ce jour nous ne parlons que de cohésion, de développement et de progrès. Je prie Dieu pour que ce jour en question, la politique soit reléguée à notre dernière préoccupation. A cause de cette politique des politiciens, les sujets concernant le progrès ont totalement disparus des conclaves de nos responsables et de nos politiques. D’un gouvernement à un autre, la perpétuelle dissension des fils de ce même pays ne fait que s’aggraver et ça me donne parfois des maux de tête. A dire vrai, la Guinée ne mérite pas la situation qu’elle vit actuellement. Il n y a pas très longtemps les guinéens n’étaient pas si cruels les uns contre les autres. Mais depuis un passé très récent, la situation ne fait que se détériorer. N’est-ce pas avec une volonté commune, il est possible de changer la tendance ? Chacun peut faire un peu pour changer son mauvais comportement en vue d’améliorer sa vie et celle de son prochain. Chers guinéens nous pouvons, si nous le voulons. Améliorons notre façon de faire ne démissionnons pas collectivement. Soyons solidaires dans notre différence. Soyons braves et essayons de répondre à l’appel du silence et des consciences. Chère compatriotes fournissons d’efforts supplémentaires pour parvenir à ce possible rêve. Je prie pour que nous tous, chacun dans sa position, nous employions en vue de mettre en avant l’intérêt collectif pour qu’enfin notre cher pays puisse sortir de son embourbement. Nos enfants en ont vraiment besoins. Un pays sans avenir est un cimetière de vivants.
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