Procéder à des audits, mais aussi, et surtout, ne pas s’arrêter là

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CAMARA_Naby_Laye_3_01La procédure de contrôle de la comptabilité et de la gestion de la chose publique est une démarche salutaire. Tout démocrate guinéen doit s’en réjouir. Procéder à des audits permet d’assainir l’administration en la rendant plus aérée et dynamique. Une comptabilité sous contrôle et rigoureuse nous donnera confiance, et les capitaux étrangers n’hésiteront pas à affluer notre pays.

Mais, une comptabilité saine est-elle, à elle seule, suffisante pour l’équilibre politique, et par là même, rassurer les investisseurs étrangers ? Non !

Le massacre du 28 septembre 2009 par l’armée, et des tueries perpétrées, avant les élections législatives, par les forces de sécurité, sont des faits qui doivent, impérativement, être élucidés aujourd’hui.

Le chef de l’Etat déclare que « la procédure d’audits est nécessaire, car pour qu’un ministre actuel ne vole pas, il faut qu’il sache ce qui est arrivé à ceux qui sont venus avant lui Â». Bravo !

On pourrait formuler ce raisonnement du président dans un autre sens. Pour que les militaires ne tirent plus les balles réelles sur des manifestants, le massacre du 28 septembre 2009 et les tueries avant les législatives ne doivent pas restés impunis.

Le premier responsable du pays d’ajouter, « qu’il n’a pas fait les audits, qu’ils ont été faits en 2010, que par conséquent, l’inspection de l’Etat à le droit de continuer parce que c’est un travail administratif Â».

L’inspection de l’Etat n’a-t-elle pas le droit, aussi, de statuer sur des crimes commis par les forces de l’ordre ? Dans le cadre d’un travail judiciaire ?

Les auteurs du massacre du 28 septembre et des tueries avant les élections législatives, doivent être poursuivis par la justice.

Accomplir un tel travail d’assainissement global, aura sans aucun doute, de l’effet positif sur le climat politique actuel de notre patrie, la Guinée.


Naby Laye Camara
Bruxelles


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Commentaires  

 
+6 #3 Féla Barry 15-07-2014 03:00

On reconnait un bon dirigeant à son entourage d’abord. AC est un agité de la pensée, pardon du bocal qui ne sait plus par où donner de la tête, empêtré qu’il est dans une crise de légitimité sans fin, lourdement entamée par son impuissance à pacifier démocratiquement le pays : il est incapable d’inspirer et de restaurer la confiance économique en notre pays et d’affermir sa cohésion sociale. Il ment tellement que plus personne ne croit le contraire de ce qu’il dit, c’est un menteur professionnelle. Cet homme ne possède pas l’art de la manipulation, c’est un homme de très petite moralité, un point barre, livré tout entier à sa petite personne, au grand péril de la demeure Guinée : on ne peut pas gouverner un pays de cinquante d’âge, dans la haine des uns et des autres, et s’y maintenir sans le faire imploser: c’est la démesure qui perdra AC « l’ubris des anciens grec » si nous ne prenons garde d’engloutir la Guinée dans un chaos indescriptible !!! L’armée et la transition lui ont tout donné jusqu'à la dévolution ethnique du pouvoir, sauf que le gugusse n’a aucune vision économique du pays ni le talent de le reformer, il va tout détruire sur son passage jusqu'à sa légende personnelle tourneboulée par des passions politiques démoniaques. Il a fini de désespérer son monde, le peuple entier, jusqu'à ses irréductibles soutiens « ethniques » qui n’en reviennent pas de sa gouvernance ubuesque et médiocratique. A force de vouloir tous les pouvoirs, de vouloir tout posséder, on finit par se déposséder de soi-même sic et de se discréditer et décrédibiliser à longueur d’oukases présidentiels ! AC n’avait*il pas déclaré urbi et orbi à qui veut l’entendre qu’il n’avait trouvé que 400$ dans les caisses de l Etat de quoi laisser les spécialistes de finances publiques sur les fesses. On ne peut exiger des autres d’avoir les mains propres pendant qu’on mange « les mains sales ». AC a t- il fait et exiger de ses ministres une déclaration de patrimoine en bonne et due forme dans les cents jours de sa présidence, mis sur pied une commission de lutte contre la corruption comme acte fondateur d’une nouvelle gouvernance, la transparence ne se résume pas à des slogans politiques. Ces audits ne sont rien moins qu’un procès en sorcellerie politique contre la personne de qui vous savez, l’amnistie et la rédemption de fait pour ses alliés et bien sûr pour toute la racaille politique de guinée et de Navarre, à l’exception de qui vous savez !!! Il faut aider AC a quitté le pouvoir, il ne partira pas de lui-même, au grand risque de mettre le pays dans tous ses états car il n’a pas l’étoffe d’un Homme d’Etat !!!
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+3 #2 aly 14-07-2014 23:31

Nous avons un president,sans adjectif,car nous sommes decus sur tous les domaines.Je me demande pourquoi toutes ses luttes contre conte,lui traitant d analphabete,d ignorant,de dictateur...et faire pire que lui. Tu n avais jamais aime lansana et pourquoi ce changement brusque, tout se paie sur cette terre, notre président est nul en politique, il fait une politique de un plus un. Tout pour vous, rien pour les autres. Tu partiras en 2015 par la Grace de Dieu.Naby tes écrits sont excellents et simples,chapeau
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+7 #1 amadusdialamba 14-07-2014 19:56

Au lieu de s’occuper des squelettes d’animaux déjà décomposés, pourquoi ne pas se consacrer aux animaux vivants. En comparant les fonds incriminés dans cette affaire de faux audits à ceux disparus depuis l’avènement de ce maitre d’audits, on se rend compte que lui, en seulement une période de 3 ans d’exercice, a battu le record de détournement de tous les régimes, même ceux qui ont régnés plus de 25 ans. Ensuite, si les autres se cachaient derrière des semblants orthodoxies financières ou procédurales, lui Alpha, prend les fonds au vu et au su de tous, en milliards et en cache pour déposer là où bon lui semble, et ce, sans aucune inquiétude. Pourquoi attendre toujours que les présidents quittent leur pouvoir ou disparaissent avant de commencer à fouiller dans leurs vestiges. Changeons de méthodes maintenant. Commençons à les demander des comptes à leur vivant, pendant leur plein exercice. Comme ça nous parviendrons su moins à récupérer même si c’est quelques muettes. Aujourd’hui ce champion d’audit ne parle ni de Sékou ou de Conté, encore moins de Dadis ou de Sekouba K dans ses manœuvres. Il ne s’acharne que sur des commis exécutants et pour cause. Il se cache à peine derrière l’ombre des vrais responsables pour tirer à bout portant sur des adversaires politiques.
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