Naby Laye Camara Lundi, 14 Juillet 2014 17:47
La procédure de contrôle de la comptabilité et de la gestion de la chose publique est une démarche salutaire. Tout démocrate guinéen doit s’en réjouir. Procéder à des audits permet d’assainir l’administration en la rendant plus aérée et dynamique. Une comptabilité sous contrôle et rigoureuse nous donnera confiance, et les capitaux étrangers n’hésiteront pas à affluer notre pays.
Mais, une comptabilité saine est-elle, à elle seule, suffisante pour l’équilibre politique, et par là même, rassurer les investisseurs étrangers ? Non !
Le massacre du 28 septembre 2009 par l’armée, et des tueries perpétrées, avant les élections législatives, par les forces de sécurité, sont des faits qui doivent, impérativement, être élucidés aujourd’hui.
Le chef de l’Etat déclare que « la procédure d’audits est nécessaire, car pour qu’un ministre actuel ne vole pas, il faut qu’il sache ce qui est arrivé à ceux qui sont venus avant lui ». Bravo !
On pourrait formuler ce raisonnement du président dans un autre sens. Pour que les militaires ne tirent plus les balles réelles sur des manifestants, le massacre du 28 septembre 2009 et les tueries avant les législatives ne doivent pas restés impunis.
Le premier responsable du pays d’ajouter, « qu’il n’a pas fait les audits, qu’ils ont été faits en 2010, que par conséquent, l’inspection de l’Etat à le droit de continuer parce que c’est un travail administratif ».
L’inspection de l’Etat n’a-t-elle pas le droit, aussi, de statuer sur des crimes commis par les forces de l’ordre ? Dans le cadre d’un travail judiciaire ?
Les auteurs du massacre du 28 septembre et des tueries avant les élections législatives, doivent être poursuivis par la justice.
Accomplir un tel travail d’assainissement global, aura sans aucun doute, de l’effet positif sur le climat politique actuel de notre patrie, la Guinée.
Naby Laye Camara
Bruxelles
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