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Un trop plein de fiel contre Pottal
Ourouro Bah Samedi, 28 Juin 2014 16:03
En réaction à l’appel de Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon pour assister Dr. Sow de l’OGDH, M. Ansoumane Camara s’est engagé dans une polémique avec certains intervenants du forum Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Il est évident que M. Camara n’a pas suivi les démarches pour soigner Dr Sow, pour savoir ce qui s'est réellement passé, avant de se lancer dans des diatribes. Le manque d’assistance du gouvernement dont les membres évacuent à tout-va vers l’extérieur, agents criminels, maitresses et familles pour échapper aux conditions misérables des hôpitaux guinéens, a été noté par beaucoup de monde (ceux qui gardent leur bon sens). C’est ce que Pottal-Fii-Bhantal a dénoncé dans l’appel. M. Camara conclut une de ses sorties en disant que « les Guinéens ne sont pas aveugles ». Mais son écrit prouve que lui il l’est. Ceux qui injurient ne font qu’amenuiser ce qui leur reste de raison. Ici je traite plus de la fausse perception sur Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon qui pousse à ces injures que je ne réponds à M. Camara.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon devrait être une fierté et un exemple pour la nation. Si notre organisation s’est élargie, cela est due au fait que notre combat est fondé sur des principes justes qui seront reconnus comme tels. A savoir que la démocratie en Afrique sera faite d’équilibres régionaux et sociaux, de la décentralisation et du partage du pouvoir. Ou elle ne sera pas. Si la Guinée guérit un jour de l’Ebola de l'ethnocentrisme que les régimes passés et présents ont inoculé au corps social, au nom de l’unité des criminels, l'histoire reconnaitra notre rôle. Nous avons élu volontairement de combattre l’ethno-fascisme comme première étape vers des objectifs ultimes qui n’ont rien d’ésotérique ou de destructeur comme on veut le laisser croire.
Ceux qui s’arrêtent aux connotations et aux apparences ainsi que ceux dont les esprits sont intoxiqués par les peurs et des maléfices qui les amènent à rejeter sur les guinéens les tares des gouvernants, nous accusent de diviser le pays. Parmi ces intoxiqués, il y a des Peuls, si cela peut rassurer. Il y a des Guinéens bien intentionnés qui partagent notre engagement qui nous invitent à changer le nom de notre organisation. Des fois ils se réjouissent de nos prises de positions mais déplorent que ce soit Pottal qui les produise. Il faut bien l’admettre. Les agents du parti-Etat et leurs héritiers ont fait un travail remarquable dans la diabolisation du concept et de l’entité Fouta Djallon. S’ils avaient utilisé la même énergie pour constituer une nation viable nous n’en serions pas là . L’exposé ci-après n’est pas pour guérir ces spasmes. Toutefois, un rappel sur le paradigme fondateur et les visées de Pottal s’impose pour éclairer notre démarche et contrer les calomnies.
L’histoire du Fouta Djallon montre que l’usage de la loi est la seule garantie de la viabilité de toute communauté. Cette histoire est une source d’inspiration pour nous. C’est la nôtre; c’est aussi celle de la Guinée et de l’Afrique. Il est de notre devoir de la dépoussiérer et d’en tirer les leçons, le regard sur le présent navrant et vers le futur. La faillite de la Guinée est une autre source d’inspiration dont nous tirons les leçons aussi. Pour comprendre Pottal-Fii-Bhantal, il faut se situer à cette intersection. Dans une perspective de recherche de solution au chaos actuel. Entre ce qui fut un succès historique et ce qui est un échec évident. Pour s’appuyer sur l’un afin de remédier à l’autre. Sinon ceux qui croient avoir tout compris continueront à avoir tout faux. Ils ne tireront pas partie de notre combat. Il se pourrait même que certains se fassent complices inconscients de la politique des ethno-fasciste en nous combattant ; inutilement.
Le Fouta Djallon est le produit de l’évolution de l’Afrique, des nécessités et des vicissitudes de l’histoire interne du continent. La Guinée, forgée de toutes pièces par les accords entre Français et Anglais est un produit de la colonisation. La fondation sur le droit avec une constitution explique le fonctionnement et le rayonnement de l’empire du Fouta pendant environ 170 ans. Même si ces lois furent iniques à certains égards, peu de royaumes d’avant la colonisation avaient le niveau de gestion étatique de l’empire. Le Fouta Djallon figure parmi les grands empires qui perdurèrent dans le temps avec des structures étatiques organisées. Il fut précédé de l’empire du Ghana, du Mandingue et des Déninanko. Plusieurs royaumes vassaux ou indépendants surgirent et déclinèrent dans les phases de désintégration ou de consolidation des grands empires.
Quant à la Guinée, c’est plutôt la faillite d’un projet de construction nationale. De quelque façon qu’on la tourne, cette faillite se ramène à l’embrigadement de la nation sous le joug d’un banditisme érigé en gouvernement. Ce banditisme charpenté sur une mafia sans vergogne fait feu de tout bois pour masquer ses méfaits. Mais c’est dans l’exploitation éhontée des aspirations de nos populations à la dignité pour tromper, voler et tuer en toute impunité pendant plus de 50 ans que cette mafia a fait le plus de torts. Pour sauver ce qui reste de la Guinée des lugubres perspectives qu’ouvre la succession de ces règnes catastrophiques, il est essentiel de revenir aux fondations historiques comme source d’inspiration et aux collectivités régionales comme ossature. A défaut, la crise institutionnelle de la Guinée risque d’être permanente et peut dégénérer en chaos. Si les intellectuels guinéens continuent à jeter aux orties les acquis de leur histoire au profit d’un micro-nationalisme gangrené de tribalisme, basé sur une économie anémiée de traite minière avec une gestion opaque et un marché exigu d’import de pacotille, qu’ils ne s’étonnent pas de ne jamais sortir de l’ornière. La reconstruction des murs effondrés de la nation doit se faire sur les fondations du passé et pas seulement sur l’héritage du colonialisme. Il y a urgence pour la rénovation conceptuelle de ces entités précoloniales. Etant donné la position géographique de la Guinée et ses composantes culturelles, la recomposition interne des structures du pouvoir pourrait servir de base à l’intégration de l’Afrique de l’ouest. Le premier pas consiste à ranimer des concepts et des réalités qui ont été meurtris et diabolisés à dessein par les psychopathes du parti-Etat, les caudillos de villages, les fous en kaki et les faux-professeurs de droit dans le but d’embrigader les différentes nationalités dans leurs entreprises maléfiques, avec des doses quotidiennes du poison de la division ethnique et au nom d’une monumentale escroquerie qu’ils appellent effrontément, UNITE NATIONALE.
Tel est le background sur lequel Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon s’adosse. Les membres de l’organisation sont loin de l’image que la propagande des affidés des régimes de Conakry veulent leur donner : extrémistes, aigris ou escrocs (dixit M. Camara). Pottal est une organisation de femmes et d’hommes responsables. Ses fondateurs et membres ont été de tous les combats pour la justice en Guinée, y compris pour défendre Alpha Condé quand il était la victime. Pottal se donne pour mission d’intégrer les couches sociales et multi-ethniques du Fouta : des intellectuels, de la jeunesse, des femmes pour éduquer et diriger les énergies vers un développement local, fondation de toute nation viable. Ce travail s’accompagne d’une réflexion sur la révision des structures étatiques inadéquates héritées de la colonisation, pour une autonomie et une dynamisation des régions, un démantèlement graduel des frontières coloniales ainsi qu’une intégration de l’Afrique de l’ouest. Ces objectifs sont à étaler sur plusieurs générations. Pour le court terme, Pottal a fait le choix stratégique de se battre contre l’impunité. L’objectif étant de faire du droit une réalité en Guinée, comme moyen de cure des blessures que la nation a endurées et seul soubassement viable de l’avenir. Cette mission est un privilège dont nous nous honorons et que nous prenons au sérieux. Nous l’accomplissons sous la bannière d’une organisation souveraine de citoyens libres. C’est de bonne guerre si les nostalgiques du PDG et les tenants de la saloperie de l’ethno-fascisme nous attaquent. Ce fascisme est allergique à toute initiative citoyenne. Toute dissension est à combattre «de toutes les forces » comme l’affirme le sieur Camara. Cette disposition mentale maladive explique que la dénonciation des manquements du gouvernement par des Guinéens et l’appel à l’aide d’un honorable citoyen déclenchent des réactions si hystériques. Le totalitarisme que l’on a du mal à extirper de la culture politique guinéenne veut que tout le monde parle le même langage de mensonges, chante le même FAMA, adore les chantres de la fiction et de la tricherie de l’uniformité nationale et du patriotisme forcené. Dans cet univers d’amours obligatoires, même le silence est condamnable. C’est de la trahison ; une œuvre des démons apatrides de la division. C’est avec cette psychose qu’on a muselé les Guinéens. L’agitation de spectres de tout genre : socialisme, patriotisme, unité, liberté dans la pauvreté, dignité dans l’obscurité, progrès dans le mensonge, développement dans l’ignorance et autres imbécilités n’a servi qu’à masquer des crimes et à instiller des peurs que certains citoyens portent encore dans le ventre. L’anonymat qui garantit la liberté d’expression est un moyen pour les ethno-fascistes de déverser le trop plein de leur fiel mariné dans l’ordre morbide du parti-Etat et de ramener le débat sur le terrain des insultes. Englués dans des phobies de leur fabrication et la mauvaise conscience des méfaits commis, ils ne réalisent pas que minuit est passé pour ce jeu éculé. Un autre jour s’est levé au milieu de la longue nuit de l’agonie pour dissiper leur idéologie de haine.
J’ai débattu avec moi-même sur la nécessité de répondre aux échanges sur le communiqué de notre organisation. J’ai lu les reproches qui ont été faits par des membres du forum à M. Camara pour son langage. J’ai voulu expliquer ‒ même sommairement ‒ ce que nous visons et qui nous sommes pour ne pas laisser libre cours aux calomniateurs. Ils ont décrété être les seuls autorisés à tout dire, ils se sont arrogés le label de patriotes et de la souveraineté de la nation en faillite dans une bien triste imposture. Aussi, il y a le fol et menu espoir de toute communication, d’atteindre par le mystère des mots, les résidus de décence des plus réfractaires à la raison.
Ourouro Bah
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Commentaires
1) Pourquoi s'identifier à une communauté si la raison d'être de «Pottal-Fii Bhantal Fouta Djalon» est de réunir, rassembler, le Peuple de Guinée.
Pottal ne s’identifie pas à une communauté. Il s’identifie à une histoire qui est elle-même multi-ethnique comme le nom de la région l’indique. Pottal n’a pas la vocation gouvernementale d’unir les guinéens.
Je suis resté sur ma faim. Une histoire, laquelle, sachant qu'elle va de moins infini à plus infini: Vous avez une préférence pour une époque?
M.Bah, simplifions les choses et revenons à la Théocratie qui a marqué cette partie de la Guinée.
Aussi, arrêtez de vous prendre à certains guinéens qui croient aussi avoir raison, comme pour dire que personne n'a raison.
Le PDG a connu des Ministres et Cadres originiares de la region, ces «intoxiqués» n'ont demissionné aucunement de ce gouvernement de leurs grés: Au tant qu'ils bénéficiaient des bonnes grâce du Pouvoir et du contribuable guinéen. Pourquoi les "victimes" avant eux et sous leurs regards responsables ne les lapideraient pas aussi dans le même bain PDGiste ?
Oui Pottal-Fii Bhantal Fouta Djallon est juste une affaire de Peul, c'est mieux de trouver des partenaires fascistes dans les autres communautés pour donner un sens à votre raison d'être: Conscientiser chaque region de la necessité de se regrouper ses fils et pour son hegemonie.
Une seule chose me rassure: Je ne peux y adherer car incompatible selon vos principes d'adhésion...
Pottal ne s’identifie pas à une communauté. Il s’identifie à une histoire qui est elle-même multi-ethnique comme le nom de la région l’indique. Pottal n’a pas la vocation gouvernementale d’unir les guinéens. Cependant, il faut remarquer que pour unir les guinéens on ne doit pas seulement le souhaiter. Il faut mettre en place des lois républicaines adaptées aux contextes historiques. Elaborer et appliquer ces lois suffiraient pour dissiper ce brouillard d’union. Dans les faits, l’union sur laquelle les citoyens ont développé une vraie mystique s’est traduite par la violence et l’ostracisme. Contre les peuls en particulier. Mais si on refuse de travailler sur les conditions dans lesquelles cette union doit se faire, on ne fera que perpétuer le cercle vicieux. Sans un cadre adéquat i.e. des contre-pouvoirs, un peul au pouvoir pourrait se comporter comme les Sékou Touré et Alpha Condé.
Pottal travaille à renforcer les structures de notre région d’origine. Nous encourageons tout guinéen à faire autant. Le renforcement de ces régions que les tenants du pouvoir assimilent abusivement et par peur à des tentatives de division, va agir comme levain de développement et comme garde-fou contre la tradition totalitaire et autocratique qui est devenue la marque de la politique guinéenne et qui est due : a) à la ruine et à l’instrumentalisation volontaires des institutions traditionnelles et régionales par les gouvernements successifs b) au mimétisme des structures jacobines françaises avec un état centralisé et fort. Entre autres.
Des modèles étatiques comme ceux de la Suisse et des Etats-Unis sont plus appropriés pour la Guinée que le système présidentiel français e jacobin avec un chef élu au suffrage universel dans le désert d’institutions étatiques. On a vu à quoi cela mène.
2) Quel est sa structure, son statut? Qui y adhère et comment?
Pottal est plus un mouvement avec une structure souple. C’est une ONG à but non lucratif. Des sections dans les différents pays ont une autonomie d’action en ce qui regarde leurs problèmes. Une commission centrale dont les présidents des sections sont membres. Des programmes d’action de longue durée telle que JUSTICE IN GUINEA. Des programmes d’actions ad-hoc dans l’aide sociale. Peut adhérer à Pottal a) tout ressortissant du Fouta, b) toute personne qui a des affinités au Foutah et qui veut participer au développement de la région.
3) Est-ce un concept original au point de se démarquer de toutes autres structures similaires antérieurement constituées?
Les principes de Pottal sont : a) tout développement réel doit s’appuyer sur les réalités locales b) Pas de développement possible sans la prééminence de la loi. c) toute vraie démocratie doit être fondée sur les pouvoirs locaux. Il faut qu’on révise la démarche d’institution de la démocratie en Afrique. Cela a consisté à bâtir des présidents colosses aux pieds d’argile. Même quand ils sont bien intentionnés, les présidents africains se retrouvent rapidement prisonniers des groupes organisés : cercles d’amis, familles, homme d’affaires, armées, lobbies tribalistes, multinationales. Ils éteignent les canaux par lesquels les aspirations des citoyens peuvent s’exprimer avec des tragédies – Exemple de Zogota. Cette fragilité fait qu’il suffit que le chef disparaisse (par coup d’états ou de mort naturelle) pour que tout l’édifice national soit chamboulé et qu’il faille recommencer. La raison tient principalement à l’inexistence de contre-pouvoirs. Dans le temps il suffisait de s’emparer de la radio pour se proclamer chef d’état. Maintenant il suffit de se faire élire comme président pour se comporter comme un petit roi. Obama a dit, judicieusement, que l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts. Mais d’institutions.
Est-ce une démarcation de Pottal des autres associations ? Cela reste à l’appréciation des observateurs.
4) Pourquoi alors des critiques d'autres concitoyens à l'égard des coordinations de basse guinée ou de la haute guinée?
Pottal n’émet aucune critique contre des associations régionales. Nos interpellations vont au gouvernement et à ses agents. On encourage les autres associations. On a soutenu toutes leurs actions qui sont en ligne avec nos principes, en particulier celui de la justice et de l’égalité des chances des citoyens. Ce qui est condamnable et sur lequel on ne s’attarde pas, sachant que c’est un sous-produit de la culture politique de la Guinée, ce sont les associations de soutien, spontanées ou inspirées par le gouvernement ou des opportunistes. Ceux-là eux contribuent réellement à ruiner toutes les chances de vision républicaine dans le pays.
5) Quelles différences avec ces dernières si ce n'est des discours orientés ?
Pottal n’a aucune orientation cachée ou occulte. On communique avec clarté nos opinions. Acceptant avec ouverture d’esprit le débat que cela engage.
Wassalamou.
Ourouro Bah
Quel est sa structure, son statut? Qui y adhère et comment?
Est ceun concept original au point de se demarquer de toutes autres strucures similaires antérieurement constituées?
Pourquoi alors des critiques d'autres concitoyens à l'égard des coordinations de basse guinée ou de la haute guinée?
Quelles différences avec ces dernières si ce n'est des discours orientés?
J'ai lu avec attention ton article. C'est vraiment l'occasion de reprendre les contacts interrompus depuis un an.
Il est tellement important d'avoir une vision conceptuelle de la situation de la Guinée que toute autre démarche préalable conduit fatalement à la pagaille, à la désorganisation et à l'échec.
On dit souvent que quand tu tu ne sais pas où tu vas, souviens toi au moins d'où tu viens.
Ton article contribue largement à comprendre cet adage.
Il est tard. Je t'appelerais demain vers 14h00. Mon téléphone est 06 34 08 47 34.
Ce message n'est pas à diffuser (Evidemment).
A demain. Bonjour à Djenabou.
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Trop tard!
Il est tellement important d'avoir une vision conceptuelle de la situation de la Guinée que toute autre démarche préalable conduit fatalement à la pagaille, à la désorganisation et à l'échec.
On dit souvent que quand tu tu ne sais pas où tu vas, souviens toi au moins d'où tu viens.
Ton article contribue largement à comprendre cet adage.
Il est tard. Je t'appelerais demain vers 14h00. Mon téléphone est 06 34 08 47 34.
Ce message n'est pas à diffuser (Evidemment).
A demain. Bonjour à Djenabou.
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