Amadou Saikou Diallo Mercredi, 25 Juin 2014 21:46
Chaque année, le mois de juin est devenu un des principaux moments au cours desquels les ONG et les institutions internationales sensibilisent l'opinion mondiale aux problèmes environnementaux et suscitent l'attention et l'action politique.
Ce mois devrait être une occasion pour nos gouvernants de donner une dimension humaine aux questions de l'environnement ; de donner à chacun les moyens d'avoir un rôle dans le développement durable et équitable ; de promouvoir l'idée que les communautés jouent un rôle primordial en ce qui concerne le changement d'attitude envers les problèmes de l'environnement ; et de prôner des actions et partenariats qui garantiront à tous les citoyens un avenir plus sûr et plus prospère.
Aujourd’hui, au-delà d’une simple approche théorique, la question environnementale, qui met en péril le devenir de l’homme guinéen, exige des réponses pratiques à la hauteur des enjeux et des menaces. La bidonvilisation des quartiers résidentiels, la construction de maisons dans des espaces inappropriés, la déforestation accélérée et l’érosion subséquente sur des terrains déclives, la prolifération anarchique de petite industries, le débarquement de marchandises dans les zones résidentielles, les feux de brousse, l’exploitation non conventionnelle des zones minières, la rareté des ressources énergétiques et alimentaires, l’insalubrité des villes, la pollution, les inondations meurtrières, les cyclones et tremblements de terre sont des phénomènes récurrents de la vie nationale. Ces faits interpellent la conscience nationale et mettent au grand jour l’état critique de la dégradation de l’environnement guinéen. Face à ces risques environnementaux qui menacent l’existence même de l’homme guinéen, la mise en œuvre d’une politique de l’environnement s’impose. Elle ne se fera que par l’établissement d’un État républicain et par la présence d’une équipe de dirigeants, conscients de la gravité de la situation et capables de se mettre à la hauteur des exigences du moment. L’une des priorités du gouvernement guinéen devrait être l’application d’une politique environnementale responsable, réaliste et efficace en République de Guinée.
Face à la catastrophe environnementale qui menace d’engloutir le pays, le gouvernement guinéen, doit prendre ses responsabilités et poser des actions intelligentes pour restaurer les conditions environnementales et garantir un cadre de vie sain à la population guinéenne. La politique environnementale que doit conduire le gouvernement devrait être un impératif stratégique et s’expliquer par:
La protection de l’environnement est l'une des priorités nationales pour un développement durable. De mon point de vue, on ne peut pas agir sur le cercle vicieux pauvreté / insécurité si l’on n’apporte pas une réponse intelligente et durable à la précarité des facteurs environnementaux.
Face au niveau de la dégradation de l’environnement guinéen, le gouvernement doit s’engager à :
Résoudre les problèmes environnementaux exige une réponse citoyenne à la hauteur des enjeux. Les citoyens et citoyennes, animés(es) d’une réelle volonté de changement, doivent prendre le contrôle des leviers politiques afin de stopper la catastrophe environnementale, le temps est à l’urgence et à l’action ! Le capital écologique, source de la croissance économique durable, est en péril. Les gouvernements guinéens des dernières années n’ont rien entrepris pour faire face à la catastrophe environnementale qui menace de nous engloutir tous, et c’est pourquoi, le gouvernement guinéen doit s’engage à adopter des mesures pour prendre en charge le binôme environnement / développement pour que vive un environnement sain et durable en République de Guinée.
Amadou Saikou Diallo
Washington DC
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