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Pour que le libéralisme soit la solution et non le problème
Maladho Diallo Mardi, 03 Juin 2014 17:35
Dr Sidoux Barry m’a devancé de trois jours puis ont suivi le doyen Doré, Mr Ly et récemment Gandhi sur un thème de débat extrêmement intéressant, actuel et qui mérite d’être tenu : celui du choix de l’option libérale par nos leaders politiques.
J’ai commencé mon article le 29 avril avant d’avoir lu celui de Dr Sidoux Barry (26 avril). Puis, je l’ai lu et ai décidé de donner une contribution pour avoir un point de vue de l’intérieur dans cet intéressant débat. Pour ce faire, j’ai dû attendre de lire les spécialistes que vous êtes avant de réagir. J’ai beaucoup appris des uns et des autres car je ne suis ni économiste, ni philosophe. A vos différents papiers, que je comprends bien et que je trouve excellents, je reproche cependant d’être loin du terre à terre que comprend le Guinéen lambda. Les Guinéens ont peur d’autre chose dans ce libéralisme que vous trouverez dans ce papier.
Contrairement à ce qu’écrit Gandhi, les intellectuels guinéens de l’intérieur s’y intéressent et nous en débattons un peu partout. Cependant, il faut savoir que nous sommes limités pour répondre et tenir le débat au parlement de GuineeActu. Le coût des connexions, le manque de courant, les problèmes quotidiens des Guinéens qui survivent à peine sont entre autres, des facteurs limitant.
Ceci dit, voici mon propos qui repose les questions cruciales que se posent les Guinéens ordinaires.
Le débat sur la justesse ou non de l’option libérale comme ligne idéologique en Afrique est inévitable. De même, l’opportunité ou non du choix politique du libéralisme face aux traditions guinéennes doit se faire maintenant. Comme il se tiendra de toutes les façons demain (au cours de la campagne de 2015), mieux vaut le faire aujourd’hui. Ceci est d’autant plus pertinent que les leaders politiques ‒ je veux nommer ceux de l’UFDG, de l’UFR et du BL ‒ n’ont pas fait le travail pédagogique au sein de leurs partis et n’ont surtout pas (que je sache) organisé un débat interne même au niveau des intellos pour aboutir au choix qu’ils défendent au nom des populations peu informées sur le sujet.
D’autre part, la mondialisation et la révolution technologique de l’information et de la communication ont conduit à un bouleversement social pour reprendre le doyen Doré. Les cultures nationales (peule, mandingue, toma, soussou et les autres) sont menacées par cette nouvelle révolution. Ceci inquiète les Guinéens.
Quelles sont les conséquences du choix de l’option libérale sur le modus vivendi des Guinéens lambda ? Au nom du respect des droits de l’homme et de la liberté d’information et de communication, on est déjà envahi et nos cultures sont menacées d’extinction. Un internaute de GuineeActu vient de publier un article ‒ que je n’ai pas encore lu ‒ sur la perte de l’identité de la Guinée Forestière. C’est significatif. Au nom du libéralisme économique, que deviendront nos productions nationales face à l’inégale compétition ? Comment gérer cet envahissement pour éviter de tomber dans la situation de Boko Haram au Nigéria ou du Wabisme islamique qui diffèrent de nos traditions ? N’allons-nous pas simplement devenir des consommateurs des produits des puissances industrielles comme la Chine, l’Inde, l’Europe, l’Amérique du Nord et les grands producteurs asiatiques comme la Corée du Sud, le Vietnam et la Thaïlande ? L’argent impose des traditions exotiques qui irritent le commun. Voilà des soucis majeurs pour toutes les communautés guinéennes. Vous me direz que le phénomène est mondial. C’est vrai. D’où une raison supplémentaire de s’inquiéter.
Dans ce papier qui ne vise le choix individuel d’aucun parti politique mais tous ceux qui ont pris cette option libérale, je voudrais relancer le débat car de plus en plus de partis politiques de notre pays et d’ailleurs ont pris l’option libérale comme leur credo politique sans en avoir débattu avec le peuple qui votera demain. Or, nous sommes dans des sociétés qui ont des traditions qui feront bientôt front avec l’option libérale. Autrement dit, des questions hors débat c'est-à -dire tabou pour les communautés seront les choux gras du libéralisme. Qui l’emportera ? Occulter ces réalités maintenant, c’est tromper le peuple qui risque d’être déçu demain. Alors, parlons-en maintenant afin que chacun s’en fasse une opinion nette avant qu’il ne soit trop tard!
Pour faire simple, le problème se pose comme dans un restaurant où les convives et leurs goûts sont les électeurs de demain, les repas, faits à partir de quelques recettes du libéralisme seront servis pas les cuisiniers que sont les partis politiques libéraux. Aussi, ne contournons pas la problématique du libéralisme face aux traditions avant de formuler des recommandations aux partis politiques libéraux au nom du citoyen lambda qui sera amené à choisir son président avec une option et une politique qui offrira des repas, espérons-le, au goût du peuple qui l’a élu. Sans une adaptation du menu aux goûts des convives, le repas risque de ne pas être mangé. Les convives auront toujours faim. Le FMI et la World Bank ont-ils le droit d’imposer aux peuples africains dont le nôtre leurs stratégies qui ont montré leurs limites ?
Donc la question fondamentale est de savoir : comment, à partir des recettes du libéralisme, les cuisiniers politiques feront-ils des repas au goût des convives que représentent leurs électeurs ?
La Guinée, comme on le sait, c’est une mosaïque de populations qui vivent ensemble et qui ont une culture et des traditions diverses. Malgré le clivage politique actuel, ces populations se sont mariées les unes aux autres et de ce fait ont acquis et développés des cultures croisées fruit de l’acculturation inévitable. Cependant, elles tiennent toutes à un certain nombre de principes et de valeurs culturelles qui les distinguent d’ailleurs des autres. Aucune de ces communautés ne souhaite perdre ou même volontairement céder une portion de sa culture.
Malheureusement, la mondialisation avec les technologies de l’information et de la communication ont exposé et séduit la jeunesse à adopter la culture des puissances des médias notamment de la télévision. Aujourd’hui, les jeunes par exemple s’habillent en copiant les autres et les femmes sont soumises au même jeu. Pire, la Guinée ne produisant que peu de biens de consommation et des services comme les aliments transformés de l’agroalimentaire, les vêtements et la technologie, nos opérateurs économiques mus uniquement par le profit, importent ces biens et services et les mettent dans nos marchés. Nos populations sont obligées de les acheter puisque nous n’avons pas d’alternatives. Or, ces biens et services sont souvent inappropriés au regard de nos cultures et nous voilà consommateurs de l’indésirable. Regardez nos jeunes dans la rue. Ils ont tous les pantalons au milieu des cuisses si ce n’est pas aux genoux. Nos filles portent des collants et des T-shirts avec des imprimés provocateurs et choquants pour les parents. Une jeune femme passant devant nous portait un T-shirt sur lequel est inscrit à la poitrine, « show me the money » (montre-moi l’argent) avec des billets de dollars bien imprimés sur son vêtement. Lorsqu’elle a tourné le dos, nous avons lu un autre message : « kiss me » (embrasse-moi) en lettre d’or sur les fesses. Elle ne savait même pas la signification. C’est une invite directe à la prostitution.
Des femmes portent la « burka » qui couvre même les enfants au dos et l’on oblige tout le monde à le faire dans une famille pourvu que le chef de ménage soit acquis. L’argent étant derrière les adhésions à ces pratiques religieuses, les adeptes deviennent de plus en plus nombreux et risquent de s’imposer un jour sur le reste de la population qui n’en veut pas. Pourtant, rien de cela n’est guinéen, je veux dire, peul, mandingue, soussou ou du forestier guinéen.
Tous les Guinéens mangent aujourd’hui le riz indien, chinois, japonais, vietnamien, bengalais, pakistanais et surtout thaïlandais. Ces riz subventionnés ailleurs sont moins chers que le riz local et ont fini par surclasser la production guinéenne dans nos assiettes. Les maladies nutritionnelles comme la tension artérielle et le diabète sont de même légion et tuent plus de Guinéens que le sida.
Au nom du libéralisme économique et commercial, au nom du respect des droits à l’information et à la communication, nous sommes tenus d’admettre même l’inadmissible. La cigarette et la drogue ont envahi nos populations dans la composante la plus vulnérable- la jeunesse- au nom de la recherche d’une richesse et d’un bien-être par tous les moyens. La baisse de la valeur de l’éducation dans nos écoles a fini d’achever l’échec planifié de notre jeunesse.
Voilà le succès de quelques recettes du libéralisme dans un pays qui se cherche et où le pouvoir semble insensible car n’y fait rien. Que feront les politiciens en quête du pouvoir demain pour endiguer, sinon au moins limiter les effets nocifs de ces plats indésirables sur la santé culturelle et économique des Guinéens ?
Si l’État meurt en Afrique, les populations seront davantage à la merci de ces travers sociaux exotiques qui les conduiront inévitablement à la dérive culturelle et économique. Voilà un souci majeur des Guinéens. Quelles solutions ? Un libéralisme non compris même par la classe politique qui le porte, non encadré par un Etat fort et qui reste dopé par les puissances de l’argent que sont le FMI, la World Bank et les multinationales, pourra-t-il nous servir des repas au goût de nos traditions et de nos cultures avant de nous écraser économiquement ? Trop d’Etat non plus n’est pas souhaitable car tuerait les libertés et les initiatives privées.
Pour que le libéralisme soit la solution et non le problème, les politiciens devront donner de l’assurance aux électeurs de demain sur ces questions quotidiennes permanentes que se posent les Guinéens. Ce travail pédagogique est indispensable de la base au sommet et vice versa.
Labé le 1er juin 2014
Maladho Diallo
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Commentaires
Mon frere Balla Goumba est rentre des US avec sa femme Rama et vivent desormais a Yembering.
Merci pour vos commentaires. Je suis d'accord.
Je vous ai envoye mes conclusions finales sur ce sujet et ai ecris un autre sur le soft power.
Merci
AOT,
Et moi qui mange cochon et compagnie tous les jours et me porte comme million dollars, qu,en dites-vous.
Mea Culpa mon frère Haba, tu sais ces B.A. nous font perdre la tete souvent...
Et moi qui mange cochon et compagnie tous les jours et me porte comme million dollars, qu,en dites-vous.
WOW! je ne savais pas que vous avez un fils qui a l’âge de travailler ! Vous êtes vraiment en forme pour votre âge. Les avantages de vivre en occident, certainement… Ces yetteh Diallo me fascinent vraiment !
Cher Aziz je suis aussi "jeune" que toi dans ma tete mais moins dans mes vaisseaux sanguins. Par contre je travaille comme médecin spécialiste depuis 1984, alors devine le reste.
Il faut dire aussi que moi je mange de la viande de mouton de de bœuf, pas comme toi et tes parents (Ba) qui préfèrent le cochon et compagnie...
Mon fils Telli portait des jeans qui faisaient détourner les regards a sa mère jusqu’à récemment. Maintenant il sape plus que son père: les responsabilités au boulot et une petite copine exigeante sans doute...
WOW! je ne savais pas que vous avez un fils qui a l’âge de travailler ! Vous êtes vraiment en forme pour votre âge. Les avantages de vivre en occident, certainement… Ces yetteh Diallo me fascinent vraiment !
- nos pantalons patte d’éléphant, nos chemises a fleurs et nos afro gigantesques ; les minis au ras des f...ect n’étaient-ils pas perçu par nos ainés comme des jeans avec slip (ou vice-versa) et T-shirts féminins actuels ? Nous étions plus habillés mais quand même aussi anti-conformistes...
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- "Il faut laisser jeunesse se faire" : imagine quand tu as débarqué la 1e fois a Yembering (il y a XX années) avec ton costume 3 poches et ta cravate : mes grands parents ont du croire que tu avais "une tenue qui trainait en haut de manière bizarre" comme les jeunes avec leurs pantalons aux fesses. Sache que les plus grands rapeurs d'hier sont les hommes les mieux habillés aujourd'hui aux USA. Mon fils Telli portait des jeans qui faisaient détourner les regards a sa mère jusqu’à récemment. Maintenant il sape plus que son père: les responsabilités au boulot et une petite copine exigeante sans doute...
- Mrs Haba et Moussa ont tout dit: le libéralisme sans Etat est ce que tu décris plus haut. Avec un pouvoir structuré et démocratique avec des gestionnaires du XXI siècle au pouvoir il va sans dire que nous adapterons le libéralisme "a la guinéenne" comme tous les autres pays, même si parfois il y aura quelques erreurs, ratées et des garde-fous a mettre intelligemment en place.
- Wow, je suis d'accord a 80% avec un commentaire de Mory Sylla - ENFIN : cessons de chercher la petite bête et les fautes d'orthographe sur notre forum - cela n'a pas de sens dans le contexte de ce type d’échanges sauf quand il s'agit d'un posting. Évaluons le fond - pas la forme svp...
Et puis aucun d'entre nous n'a sa grand-mère qui s'appelle Claire (sauf Gandhi peut-être, LOL)
Mr Thierno,
Merci pour votre precision. Je le sais aussi mais j'aoi utilise le terre a terre cad ce que les guineens comprennent. S'agissant du caractere nutritionnel ou de son classement dans la categorie des maladies metaboliques, je crois quure c'est discutable en raison du fait que ses facteurs d'aggravation ou de reduction sont des nutriments ou des produits du metabolisme, anacomme cata. Le role de l'insuline est connu mais vous savec que le glucagon est un facteur addravant puisque complique le role de l'insuline. D'autres facteurs comme le stresse, la faim et autres declenchent l'adrenaline dont les effets sont aussi connu sur la secretion de la production du glucagon. Enfin le facteur genetique est bien connu mais le milieu nutrionnel, obesite, abondance du Na dans le sang puis dans les cellules sont aggravants. Je vous remercie pour les compliments.
…………….Merci a tous
N’insistez pas cher Monsieur Diallo Maladho, Monsieur Thierno A Diallo (merci, encore merci à lui) a été plus qu’explicite, pardon efficace dans son « explication clinique ». Il a été surtout courtois à votre endroit par ce que la légèreté qui accompagne le passage en question est particulièrement mal venue dans un débat au « parlement de GuineeActu » et méritait une huée au passage comme dans un vrai débat parlementaire.
Cher Monsieur, quand vous entendez les spécialistes parler de la transition épidémiologique qui s’opère actuellement en Afrique en général et plus particulièrement en Guinée, pensez toute de suite à ces « affections » : hypertension artérielle, diabète, cancer, AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux etc…). Et qui parle de ces affections parlent de MODE DE VIE au sens large du terme et dont l’alimentation est l’UN des éléments parmi tant d’autres. En outre, l’hypertension artérielle peut être induite par d’autres affections (il arrive qu’une maladie soit responsable de l’HTA), c’est particulièrement dans le cas des atteintes du rein….Mais passons sur ce volet clinique, deux mots sur le volet santé publique. Avec une telle affirmation :
"Les maladies nutritionnelles comme la tension artérielle et le diabète sont de même légion et tuent plus de Guinéens que le sida. " vous venez de fouler aux pieds toutes les études épidémiologiques et autres des institutionnelles spécialisées comme l’OMS et bien d’autres. La Guinée comme bien d’autres pays africains est dans une phase ou période de transition épidémiologique pour ce qui concerne les affections susdites, par conséquent ces dernières sont loin d’être au même niveau en termes de préoccupation ou en termes de priorités de politique de santé par rapport à l’épidémie du paludisme et du sida. Je pourrais bien sûr vous en dire davantage, mais je m'arrêterai ici (je n’ai pas de problème de connexion, ni de problème « courant », mais je n’ai pas assez de temps).
P.S : Le sida n’est pas la première cause de mortalité en Guinée, mais plutôt le paludisme (c’est juste un rappel) au cas où.
AU TANT POUR MOI. TU AS RAISON ET J'AI TORD.MON COMMENTAIRE PRECEDENT PORTE SUR LE DIABETE ET NON LA TENSION ARTERIELLE.
Puisque c'est une facette de la vie nationale laisse moi te dire ce qui m'a brouille. Je rentre de l'Hopital de ou j'ai une femme qui a une cesarienne depuis 6 semaines et qui est nmaintenant fistulee. Elle est venue d'un des coins les plus recules de Mali et avait perdu son enfant dans le ventre depuis 3 jours travail. Ayant appris la nouvelle je suis choque. Puis, au bord de la rivieree qui borde le jardin de ma concession, je viens trouver des sacs d'ordures puants jusque dans l'eau que les gens utilisent en amont. Furieux je fus. Je me mets a la tache pour degager le lit du cours d'eau moi meme. C'est une heure apres que je me suis mis au clavier et voila. Sorry.
Le liberalisme economique marche mieux dans un pays qui travaille, qui produit car c'est ce qu'on peut pretendre partager. Mais, en Guinee, le parti au pouvoir devient automatiquement le parti-Etat qui s'accapare de toute la chaine de production-distribution, met en place ses membres qu'ils aient la qualification ou non et les miettes ou retombees financieres sont partagees entre eux. Donc en realite,le liberalisme ne peut nous donner des avantages escomptes.
Merci pour votre precision. Je le sais aussi mais j'aoi utilise le terre a terre cad ce que les guineens comprennent. S'agissant du caractere nutritionnel ou de son classement dans la categorie des maladies metaboliques, je crois quure c'est discutable en raison du fait que ses facteurs d'aggravation ou de reduction sont des nutriments ou des produits du metabolisme, anacomme cata. Le role de l'insuline est connu mais vous savec que le glucagon est un facteur addravant puisque complique le role de l'insuline. D'autres facteurs comme le stresse, la faim et autres declenchent l'adrenaline dont les effets sont aussi connu sur la secretion de la production du glucagon. Enfin le facteur genetique est bien connu mais le milieu nutrionnel, obesite, abondance du Na dans le sang puis dans les cellules sont aggravants. Je vous remercie pour les compliments.
Azia Bah
Tokora BABA sans le Bah. Ce matin vers une 1:30 j'ai eu du courant et ai commence a te repondre. Avant la fin du commentaire j'ai eu 3 fois de coupures et finalrement je n'ai eu droit qu'a 45mn de courant. Voila notre realite ici pourtant les marigots ont de l'eau donc les fleuves aussi.
Concernant l'Etat fort dont je parle, il ne s'agiyt [pas de cetr Etat de Resco et autres. Il s'agit d'un Etat bien assi avec des lois et des principes car n'oublions pas que la loi est un soft power.
Aux autres merci.
He les amis je reprends mon costume de Leppi. C'est a la suite d'une visiyte de Adjidiatou Baud ici a Labe qu'elle avit suggere d'actualiser parfois les photos de profil. Guineeactu, mon leppi me va bien. Mais vous avez vu eles scandales sur le projet coton et les copies que nous apportent les chinoix. Comment pouvons nous.....
Merci a tous
Tout en sachant que notre pays ne peut prendre certaines mesures protectionistes extremes compte tenu de son quasi inexistant poids economique et des mesures de l'OMC, il est tout de meme clair que la Guinee a besoin de developper son agriculture et ses industries. Non seulement pour le bien etre des Guineens mais aussi pour preserver leur culture. Ce que le Sanakou dit est vrai. La Guinee est en danger. Elle est une proie facile des ONG obscures, organisations religieuses Wahabbi et des traffics de tout genre. La seule facon d'y remedier c'est par la construction d'un Etat "plus" fort que celui que nous avons actuellement. Et il faudra aussi que le gouvernement travaille avec le secteur prive pour insuffler cette dynamique de changement. La presence des millions de Guineens en dehors de nos frontieres peut non seulement etre une source de capitaux pour les entreprises mais les diapos pourront aussi booster les exportations.
Ce n,est pas en n,achetant pas le Lepi que son prix va baisser. Au contraire. Cherchons plutot a aider le producteur a reduire son cout de production. Sinon le jean americain (le vrai) coute les yeux de la tete. Et pourtant c,est ce que ,,les plus branches ou les vrais connaisseurs,, portent aujourd,hui. On trouve plus de pomme produite en Europe sur le marche guineen que de banane produit en Foret chez moi. Qu,en dites-vous. Conte a aide les producteurs de pomme de terre et ca marche. On peut faire la meme chose dans plusieurs domaines et ca pourrait, je dis bien ca pourrait marcher. Voila pourquoi nous avons besoin d,un Etat fort. Sinon, vous ne pouvez pas vouloir defendre nos traditions et ne pas donner l,exemple.
Comprenons nous. Je ne suis pas contre le liberalisme. Relisez mon titre. NMais que vous et moi le voulions ou pas cela n'empeche pas les inquietudes des uns et des autres. Dans ce forum, je prends la plume souvent pour exprimer ce que mes compatriotes souhaitent ou ont comme souci. Tout n'est pas forcement de mon point de vue. Encore une fois, ne confondons pas ce nous voulons vous, un autre et moi et la realite guineenne. J'ai publie ce texte 2 jours avant a Labe. La reaction est plutot positive.
Concernant mes vetements, je lai dit dans le texte, nous portons ici ce que nous pouvons avoir pas ce que nous voulons. Nous mangeons ce que notre poche peut payer au marche et nous pouvons produire mais pas ce qu'il faut. Je le dis haut et fort. Le Guineen ne mange pas ce qu'il faut mais ce qu'il peut trouver au jour le jour croyez moi. J'ai des vetements americain ayant plus de 20 ans avec moi mais ne peut pas m'acheter un lepi chaque fois que je veux. C'est trop cher. Vous comprenez. Merci pour vos commentaires.
Dans un mnonde ideal, les partis politiques optent pour telle ou telle option et les electeurs choisissent l,option qui repond le mieux a leurs attentes. Mais dans la realite guineenne, c,est le choix identitaire qui prevaut pour le moment.
Ensuite, c,est bien beau de vouloir defendre nos coutumes mais si nous ne produisons rien que voulez-vous. Nous ne serons que de simples consommateurs. Meme ce que nous pouvons produire sur place, on importe. Comme l,a si bien dit Aziz Bah, quel habillement portez-vous qui soit Made in Guinea.
Rectification ! La Guinee a plutot besoin d,un Etat fort. Un Etat fort n,est pas antinomique a un Etat de droit. L,etat d,un Etat peut etre faible ou fort. Un Etat fort c,est avant tout un Etat bien structure avec des lois que tout le monde respecte. Par exemple, l,Etat americain. Le notre par contre est faible, voila pourquoi nous n,avancons pas. Par contre ce dont la Guinee n,a pas besoin c,est d,un homme fort.
« Les maladies nutritionnelles comme la tension artérielle et le diabète sont de même légion et tuent plus de Guinéens que le sida. »
Bien que d’usage accepté, l’expression « tension artérielle » ne désigne pas une maladie, bien au contraire, car c’est grâce à la tension ou pression artérielle que nous vivons. Pour simplifier, elle n’est autre que l’expression physique de la poussée imprimée par à -coups au flux sanguin par la pompe cardiaque, qui passe par un maximum (pression systolique) et un minimum (pression diastolique). Valeurs standards reflétées par les deux chiffres obtenus lors de la prise de la tension artérielle, en moyenne 130/80 mm de mercure (Hg).
Non seulement ce n’est pas une maladie, mais aussi elle n’est pas nutritionnelle à proprement parler, même si l’excès de sel alimentaire peut être un facteur déclenchant ou aggravant sur terrain prédisposé. Car nous avons gardé cette particularité génétique léguée par nos ancêtres qui ne mangeaient que peu ou pas de sel. Nous sommes donc plus sensibles à sa consommation. Aux USA les descendants d’africains souffrent proportionnellement plus de ce fléau que les autres américains.
La maladie, c’est lorsque la systolique est au-dessus de 14, par exemple 16, 17, 18, parfois jusqu’à 20mm Hg, il y a alors hypertension. L’autre cas de figure, toujours en simplifiant, c’est lorsque la diastolique descend, par exemple à 5mm de mercure, il s’agit d’hypotension. En général les deux chiffres se suivent et évoluent en parallèle, mais nous n’entrerons pas ici dans les détails. Terminons en disant que si le Diabète entraine des désordres métaboliques et se révèle souvent par un appétit immodéré du sucre, cela est plus une conséquence que la cause, qui est la diminution ou le tarissement de la production d’insuline par le pancréas. L’insuline étant en quelque sorte la « clé » qui permet au sucre ingéré de passer du sang vers les cellules ou il est utilisé comme carburant.








