Imprimer

Alpha Condé : la frivolité au pouvoir

Abdoul Baldé  Dimanche, 25 Mai 2014 22:46

Facebook

 

BALDE_Abdoul_2_01M. Bernard Kouchner, pilier clandestin d’une nouvelle « Françafrique » et ses amis, ont choisi en 2010 de mettre à la tête de la Guinée, leur homme en la personne de M. Alpha Condé. Il est l’ami de M. Kouchner lequel, à l’époque se prévalait de sa fonction de ministre des Affaires étrangères de la France pour intimider les concurrents peu solides de son ami. Les « traitements » en dollars versés aux concurrents et à une fraction de l’armée (voir analyse publiée en 2013 par un service bien informé) ont facilité la tâche de M. Kouchner.

Voilà donc M. Alpha Condé installé à la tête de notre pays, et M. Kouchner pratiquement intronisé co-président.

Les Guinéens savent maintenant que celui qui dirige leur pays est un incapable à la solde des lobbies étrangers. Il ne pouvait pas en être autrement. Car l’ami-président n’a presque jamais exercé une activité, ni une responsabilité, même familiale.

Alpha Condé est un MANAMANA, un maitre affabulateur expert à faire passer des vessies pour des lanternes. Cet aigri social qui souffre d’un mal aussi profond qu’incurable, n’aime pas les autres, et ne supporte pas que les autres l’ignorent. Cet étriqué revanchard, à la rancune éternelle, a toujours été le cancre de sa classe. Sa seule politique connue à ce jour est celle du bouc émissaire. C’est toujours la faute aux autres.

En 4 ans, cet homme a démoli tout ce que les Guinéens ont arraché de haute lutte à des soudards pourtant intraitables, impénétrables, arrogants, totalitaires et très impitoyables.

La prospérité, la démocratie, l’Etat de droit, l’alternance au pouvoir, ces merveilles promises ont débouché sur les portes de l’enfer qui donnent sur l’hyper pillage, le mensonge, l’anarchie, la gabegie, la terreur et l’ethno stratégie.

La Guinée est devenue une République honteuse, un Etat de bandits géré par un professeur de droit, sans scrupule, un hors-la-loi qui tente d’écraser les nids de lumière en décrétant la nuit et le silence pour s’assurer une présidence à vie.

Ce type est tout simplement petit. « Quelques-uns naissent dans la grandeur, d’autres conquièrent la grandeur et elle se donne librement à certains autres » écrivit Shakespeare qui aurait dû ajouter : « D’autres n’y parviennent jamais ».

Nous sommes dans une voyoucratie qui ne dit pas son nom. Ce régime obscurantiste a fait de la médiocrité une valeur essentielle et de la méritocratie une sorte de mal absolu. Même ceux qu’il avait bercés d’illusions se retrouvent aujourd’hui plus pauvres, plus misérables, et plus désabusés encore.

Depuis la fin de l’ère des bidasses, les Guinéens assistent en direct au triste spectacle de l’effondrement de son « élite politique » avec en vedette le sieur Alpha Condé et ses amis de l’opposition parlementaire.

Qu’aurait dû faire cette opposition après 2010 ?

Véritable garde-fou contre toute dérive totalitaire, l’opposition politique guinéenne aurait dû se réorganiser et revoir sa stratégie de conquête du pouvoir, au lieu de se laisser entrainer sur un sable mouvant dangereux pour l’avenir de notre pays. Ce n’est pas seulement son droit : c’est son devoir. C’était la seule voie possible pouvant aboutir à l’instauration d’un véritable ETAT DE DROIT.

Le pays est à la peine. Les Guinéens apprennent à leurs dépens que la tenue d’élections, bien qu’elle soit indispensable, ne suffit même plus.

En effet, les partis politiques se révèlent n’être que des véhicules d’intérêts économiques qui cherchent à accéder au pouvoir pour en tirer des avantages matériels et financiers indus, voire criminels. Chaque parti pousse son « présidentiable », qui n’est pas nécessairement celui qui guidera le pays avec plus de sagesse et de compétence.

Face à cette révoltante situation, on est en droit de se demander si Alpha Condé et ses amis de ladite « opposition parlementaire » tout en s’affrontant publiquement, ne vivent pas en privé une coopération amicale de partenaires privilégiés en se servant de la communauté internationale comme alibi ?

Depuis l’installation de l’Assemblée nationale, version Alpha Condé, les députés sont mis à nu. Ils sont beaucoup plus soucieux de leur statut personnel et des privilèges qui s’y rattachent que du bien-être du peuple qu’ils sont sensés représentés : tous des corrompus, tous des menteurs. Plus ils prônent la vertu, moins ils se conforment à ces principes. Plus ils se réclament des valeurs, moins ils les respectent.

Ne nous voilons pas la face, nos honorables parlementaires ne pensent qu’à l’argent à amasser, de quelque manière que ce soit et aux éventuels privilèges et richesses à accumuler. Peu leur importe la misère des Guinéens.

Par leurs attitudes mercantiles, ils se sont auto anesthésiés en tombant volontairement dans le guet-apens du rusé et dangereux Alpha Condé et de ses amis de la communauté internationale.

Quelle différence existe-t-il entre Alpha et les députés qu’il a lui-même cooptés ? Aucune. Derrière chacune de leurs attitudes ou de leurs allusions, pas la peine de chercher un quelconque dessein, un projet d’envergure, une idée tant soi peu généreuse pour notre pays. 

Ils sont tous aveuglés par la folie du pouvoir.

Le véritable leader politique est celui qui dans son combat de tous les jours se posent les questions suivantes :

Or lorsqu’un régime sombre dans la tyrannie, deux directions et deux seulement s’offrent aux patriotes :

L’unité nationale doit être au cœur de nos préoccupations plus que tout car au-delà et au cœur de l’actualité immédiate, un problème lancinant, se développe comme le cancer : c’est celui de la paix dans notre pays.

La paix sans la vérité et la justice n’est qu’impunité qui est un déni de justice. Aucune réconciliation n’est possible si elle n’est inscrite dans un véritable projet politique. Droits de l’homme et paix sont deux aspects indissociables de la vie humaine.

Un pouvoir judiciaire digne d’une démocratie et conforme à l’Etat de droit garantit à tous les citoyens sans exception la protection des lois et veille à ce que la justice soit la même pour tous. Aucun pouvoir judiciaire de ce genre ne pourra prendre racine dans ce pays tant que durera cette tyrannie de brousse qui l’étouffe.

Comment ne pas comprendre l’aspiration des guinéens indignés, meurtris dans leur chair et inquiets pour leur avenir et celui de leurs descendances, à laver de leur mémoire les mauvais souvenirs de cette longue et sanglante tragédie qui n’en finit pas. Quoi en effet de plus légitime ? Cependant du passé il ne serait pas trop facile de faire table rase.

C’est connu les affrontements qui conduisent à la guerre civile sont souvent imprévisibles. Les massacres intertribaux qui ensanglantèrent le Libéria en 1990 doivent tout aux appétits de chefs locaux qu’on ne peut définir que comme de vulgaires bandits de droits communs.

La communauté internationale doit renoncer à cette illusion malsaine qui la pousse à croire qu’un régime autoritaire peut, par la répression et les réformettes répondre au désir de changement exprimé par sa population. Il est urgent de faire cesser l’impunité, de reconnaitre la bombe à retardement que représente la Guinée et d’anticiper sur les conséquences d’une explosion qui pourrait intervenir plus vite que prévu.

La situation est très grave en Guinée, il y a, à terme, un risque combiné de somalisation et de rwandisation, tellement les éléments d’effritement du pays ont été réunis par ce pouvoir d’irresponsable en mission commandée pour provoquer la dislocation de notre Guinée.

On ne bouleverse pas un pays impunément. Alpha Condé est un IMPOSTEUR, pire, un USURPATEUR. Les Guinéens sont en état de légitime défense : ils doivent le chasser.


Dr Abdoul Baldé

France


AAA_logo_guineeactu_article

 

Facebook