La présidentielle de 2015 ou la saison des crimes politiques et communautaires

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DIALLO_Nouhou_Badiar_4_01Une crise en gestation est en phase de frapper la Guinée. Cependant, des voix continuent de se lever pour exiger un dénouement rapide de la situation qui risque de se compliquer si rien n'est fait. Les violences policières et communautaires reprendront avec une acuité beaucoup plus importante.

En effet, après la sonnette d’alarme tirée par l'opposition républicaine, l'Assemblée nationale devrait s'impliquer pour amener gouvernement et opposition à taire leurs querelles et privilégier le dialogue dans l’intérêt de la nation guinéenne car, les Guinéens en ont ras-le-bol face à l’indifférence, l’insensibilité, l’obscurantisme, mais aussi aux interpellations et autres rappels à l’ordre qui compromettent dangereusement notre marche vers une véritable démocratie. Il faut que les sages du pays s'impliquent de façon directe pour fustiger le refus du gouvernement de respecter les accords du 3 juillet, tout en faisant le constat des causes qui y sont liées. Les Guinéennes et Guinéens doivent se poser les questions que voici :

  • que pouvons-nous faire aujourd’hui pour notre pays, chacun dans son milieu de vie et à son niveau ?
  • que pouvons-nous et devons-nous faire ensemble ?

Il est vrai que ceux qui détiennent le pouvoir n’aiment pas s’associer aux autres pour la recherche de solutions idoines dans l'intérêt de la nation. Leurs défauts : la jalousie, la haine, la déloyauté, la duplicité, le mensonge, les critiques mutuelles, la calomnie, le commérage, le fait d’inoculer dans le peuple le sentiment de division entre les ethnies, l’exclusion, l’assassinat, etc...

Le refus désolant que le gouvernement guinéen donne sur la scène nationale et internationale, frise à la fois l’irresponsabilité, l’insouciance et l’inconscience. Et la prochaine élection présidentielle qu’on est en droit d’attendre est devenue facteur de division au sein de la classe politique ; si bien qu'on se demande si nos dirigeants se préoccupent vraiment du sort de notre peuple, ou uniquement de leur gain, égoïste et compromettant. Il faut que certains membres du gouvernement arrêtent de jouer au trouble-fête en vue d’un dénouement rapide de cette crise en gestation. Et de manière très franche, inviter tous les signataires des accords du 3 juillet, à respecter leurs engagements et ce, en appelant à un dénouement rapide de la crise dont le lourd tribut est toujours payé de façon directe et gravissime par le peuple. Puisse le Dieu, le Dieu de miséricorde, nous accorder son pardon, la grâce de conversion et de réconciliation, et qu’il bénisse enfin notre pays la Guinée.


Nouhou Badiar Diallo
New York, USA


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Commentaires  

 
+1 #8 Alsény Camara 19-05-2014 11:08

SVP après le virus Ebola, donnons le temps à nos frères guinéens de respirer un peu. Nos parents sont traumatisés avec Ebola, il n y a pas d'ethnie, pas de parti politique, seulement des « Guinéens tout court ». Ayons de la pitié pour nos compatriotes; ils ont besoin d'amour, du travail, d'un revenu décent pour mieux vivre. Avec Ebola, tous les étrangers sont rentrés chez eux, il n'y a que des guinéens en Guinée. Soyons solidaires des familles victimes d'Ebola. En plus du soutien courant aux familles, nos frères médecins tombés sur le champ d’honneur en soignant les malades doivent être réhabilités. Le paiement régulier du salaire jusqu’à 65 ans et des pensions aux familles respectives. Vive la République de Guinée
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+1 #7 Diakité Bakary 19-05-2014 10:05

" L’opposition pleurniche tout le temps (sur les ondes, dans les journaux, meetings etc…) pour obtenir un « dialogue » avec le pouvoir. Ils ont même écrit 1000 lettres au gouvernement, en vain." Mr Badé Gando
Pour moi ce ne sont pas des lettres qu'il faut écrire, il faut que toute l'opposition fasse du Dialogue national son thème de campagne.Aujourd'hui quel est le parti ou le leader politique qui fait de ce Dialogue la priorité du moment?Qui en parle dans les médias.Seul Mr FAYA MILLIMONO l'a écrit dans une Déclaration du Bloc Libéral!
Le DIALOGUE NATIONAL est devenu une exigence politique pour débloquer la situation du pays. Ce ne sont pas des élections qui pourront débloquer la crise politique qui perdure dans le pays, car elles ne peuvent pas être transparentes, démocratiques, équitables. Il est illusoire de prétendre faire des élections transparentes dans un système politique totalement opaque! Tout est verrouillé par le gouvernement en place.
J'ai lancé un Appel au président où j'ai écrit:" Monsieur le Président, vous avez déclaré lors de votre investiture en décembre 2010 que :
« Vous avez hérité d’un pays, non d’un Etat. »
Le fait est que vous avez surtout hérité d’une dictature prédatrice, corrompue violente et inhumaine qui doit être désormais balayée par une refondation de l’Etat guinéen lors d’une conférence nationale.
« L’enjeu de ce débat dépasse largement le destin d’un homme et d’un régime pour concerner le présent et l’avenir de tout un pays et ses habitants. » Pr Alfa I Sow
Vive la Paix
Vive la Guinée
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-4 #6 Guinean 19-05-2014 02:28

Recourir aux pagailles de rue ne fera que retarder pour longtemps les presidentielles. L'opposition mais surtout ses principaux supports, en l'occurence les commerçants, ont tout à perdre en cas d'embrasement total du pays (beaucaup se disant soutient de l'ufdg ne le sont que de façade ou par opportunisme). Suivez mon regard...
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+1 #5 Balde Gando 18-05-2014 20:31

Citation en provenance du commentaire précédent de Diakite Bakary:
J'adhère entièrement à cette analyse réaliste de Mr Diallo Badiar lorsqu'il dit
"gouvernement et opposition doivent taire leurs querelles et privilégier le dialogue dans l’intérêt de la nation guinéenne."

Je ne comprends pas le sens de cette phrase. L’opposition pleurniche tout le temps (sur les ondes, dans les journaux, meetings etc…) pour obtenir un « dialogue » avec le pouvoir. Ils ont même écrit 1000 lettres au gouvernement, en vain. Cet appel devrait plutôt être adressé au pouvoir. Ce jeu d’équilibrisme propre aux diplomates ne devrait pas être celui des intellectuels ou hommes et femmes d’opinion. Il faut, à mon avis, quelque fois oser appeler un chat un chat, si on veut changer les choses !
A mon avis, AC fera ce qu’il voudra tant qu’il saura que la réaction d’en face sera ce qu’elle est aujourd’hui. Peut-être qu’après 3000 lettres, il daignera réagir avec une lettre appelant une autre lettre. Ce sera donc probablement en 2015. ;)
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-1 #4 Diakite Bakary 18-05-2014 09:21

J'adhère entièrement à cette analyse réaliste de Mr Diallo Badiar lorsqu'il dit
"gouvernement et opposition doivent taire leurs querelles et privilégier le dialogue dans l’intérêt de la nation guinéenne."
Nous, Guinéens devons mesurer le danger qui guète notre pays. N'oublions jamais qu'un pays est fragile et personne n'a intérêt à un conflit inter-ethnique généralisé en Guinée. Nous voyons des exemples en Centre-Afrique, en Syrie, En Ukraine. Il est plus que temps que, nous demandions aux partis politiques de sortir de leur bulle électoraliste et faire du DIALOGUE NATIONAL la priorité du moment en vue d'une saine et réelle Réconciliation Nationale. Merci .
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+3 #3 A.O.T. Diallo 17-05-2014 20:30

Citation en provenance du commentaire précédent de Betises!!!:
JOLIE COMMENTAIRE Amadudialamba! rien a ajouter!

Joli pseudo, Bêtises masqué...
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+2 #2 Betises!!! 17-05-2014 16:17

JOLIE COMMENTAIRE Amadudialamba! rien a ajouter!
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+10 #1 amadusdialamba 17-05-2014 03:15

Monsieur Nouhou Badiar, avec tous mes respects, il est regrettable d’oser vous dire frontalement de ne pas avoir peur de ce qui pointe à l’horizon chez nous, surtout que ce pays nous appartient tous. Mais, croyez-moi ou pas, cette fois-ci, il sera très difficile d’éviter le pire. Car l’atmosphère du moment s’y prête et n’émane pas seulement d’une situation politique ou d’une simple volonté des leadeurs des partis. Ce qui commande c’est un ras-le-bol généralisé, une exaspération populaire, le tout couvé par un environnement d’extrême pauvreté et en face un régime qui ne recule que devant la force. La deuxième raison part du constat personnel suivant : PREMIEREMENT comme vous venez de le souligner, depuis un certain temps la démission totale de l’élite, surtout sociale, ne fait pas de doute. Sinon, il est facile pour elle de venir à bout de tout problème concernant la Nation. Il suffit d’une simple volonté d’y parvenir et d’avoir le courage d’amener tout le monde à la raison. DEUXIEMEMENT la persistance des protagonistes dans leur volonté de croiser coute-que-coute les fers est palpable sur le terrain. TROISIEMEMENT les problèmes en jeux sont d’ordre social, politique et surtout économique, d’où certains acteurs sont habitués à tirer d’immenses profits personnels et donc ne veulent pas entendre parler de compromis. Puis chaque partie croit être en mesure de remporter la partie en cas d’hostilité. Enfin, en observant la situation de près, tout indique que la tension sociale qui couvait depuis des longues années semble rentrer dans sa dernière ligne droite en vue de la matérialisation de l’équilibre de force. Donc avec tout ce qui précède, épaulé par l’arrogance et l’exagération du nouveau pouvoir, je vois mal comment éviter ce qui est ci-dessus dit. Il ne faut pas occulter aussi le fait que l’heure est venue pour chaque groupe social de chercher à connaitre sa réelle place dans le pays, et ce, par n’importe quelle voie, si aucune autre alternative n’y est proposée.
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