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La présidentielle de 2015 ou la saison des crimes politiques et communautaires
Nouhou Badiar Diallo Vendredi, 16 Mai 2014 21:22
Une crise en gestation est en phase de frapper la Guinée. Cependant, des voix continuent de se lever pour exiger un dénouement rapide de la situation qui risque de se compliquer si rien n'est fait. Les violences policières et communautaires reprendront avec une acuité beaucoup plus importante.
En effet, après la sonnette d’alarme tirée par l'opposition républicaine, l'Assemblée nationale devrait s'impliquer pour amener gouvernement et opposition à taire leurs querelles et privilégier le dialogue dans l’intérêt de la nation guinéenne car, les Guinéens en ont ras-le-bol face à l’indifférence, l’insensibilité, l’obscurantisme, mais aussi aux interpellations et autres rappels à l’ordre qui compromettent dangereusement notre marche vers une véritable démocratie. Il faut que les sages du pays s'impliquent de façon directe pour fustiger le refus du gouvernement de respecter les accords du 3 juillet, tout en faisant le constat des causes qui y sont liées. Les Guinéennes et Guinéens doivent se poser les questions que voici :
- que pouvons-nous faire aujourd’hui pour notre pays, chacun dans son milieu de vie et à son niveau ?
- que pouvons-nous et devons-nous faire ensemble ?
Il est vrai que ceux qui détiennent le pouvoir n’aiment pas s’associer aux autres pour la recherche de solutions idoines dans l'intérêt de la nation. Leurs défauts : la jalousie, la haine, la déloyauté, la duplicité, le mensonge, les critiques mutuelles, la calomnie, le commérage, le fait d’inoculer dans le peuple le sentiment de division entre les ethnies, l’exclusion, l’assassinat, etc...
Le refus désolant que le gouvernement guinéen donne sur la scène nationale et internationale, frise à la fois l’irresponsabilité, l’insouciance et l’inconscience. Et la prochaine élection présidentielle qu’on est en droit d’attendre est devenue facteur de division au sein de la classe politique ; si bien qu'on se demande si nos dirigeants se préoccupent vraiment du sort de notre peuple, ou uniquement de leur gain, égoïste et compromettant. Il faut que certains membres du gouvernement arrêtent de jouer au trouble-fête en vue d’un dénouement rapide de cette crise en gestation. Et de manière très franche, inviter tous les signataires des accords du 3 juillet, à respecter leurs engagements et ce, en appelant à un dénouement rapide de la crise dont le lourd tribut est toujours payé de façon directe et gravissime par le peuple. Puisse le Dieu, le Dieu de miséricorde, nous accorder son pardon, la grâce de conversion et de réconciliation, et qu’il bénisse enfin notre pays la Guinée.
Nouhou Badiar Diallo
New York, USA
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Commentaires
Pour moi ce ne sont pas des lettres qu'il faut écrire, il faut que toute l'opposition fasse du Dialogue national son thème de campagne.Aujourd'hui quel est le parti ou le leader politique qui fait de ce Dialogue la priorité du moment?Qui en parle dans les médias.Seul Mr FAYA MILLIMONO l'a écrit dans une Déclaration du Bloc Libéral!
Le DIALOGUE NATIONAL est devenu une exigence politique pour débloquer la situation du pays. Ce ne sont pas des élections qui pourront débloquer la crise politique qui perdure dans le pays, car elles ne peuvent pas être transparentes, démocratiques, équitables. Il est illusoire de prétendre faire des élections transparentes dans un système politique totalement opaque! Tout est verrouillé par le gouvernement en place.
J'ai lancé un Appel au président où j'ai écrit:" Monsieur le Président, vous avez déclaré lors de votre investiture en décembre 2010 que :
« Vous avez hérité d’un pays, non d’un Etat. »
Le fait est que vous avez surtout hérité d’une dictature prédatrice, corrompue violente et inhumaine qui doit être désormais balayée par une refondation de l’Etat guinéen lors d’une conférence nationale.
« L’enjeu de ce débat dépasse largement le destin d’un homme et d’un régime pour concerner le présent et l’avenir de tout un pays et ses habitants. » Pr Alfa I Sow
Vive la Paix
Vive la Guinée
J'adhère entièrement à cette analyse réaliste de Mr Diallo Badiar lorsqu'il dit
"gouvernement et opposition doivent taire leurs querelles et privilégier le dialogue dans l’intérêt de la nation guinéenne."
Je ne comprends pas le sens de cette phrase. L’opposition pleurniche tout le temps (sur les ondes, dans les journaux, meetings etc…) pour obtenir un « dialogue » avec le pouvoir. Ils ont même écrit 1000 lettres au gouvernement, en vain. Cet appel devrait plutôt être adressé au pouvoir. Ce jeu d’équilibrisme propre aux diplomates ne devrait pas être celui des intellectuels ou hommes et femmes d’opinion. Il faut, à mon avis, quelque fois oser appeler un chat un chat, si on veut changer les choses !
A mon avis, AC fera ce qu’il voudra tant qu’il saura que la réaction d’en face sera ce qu’elle est aujourd’hui. Peut-être qu’après 3000 lettres, il daignera réagir avec une lettre appelant une autre lettre. Ce sera donc probablement en 2015. ;)
"gouvernement et opposition doivent taire leurs querelles et privilégier le dialogue dans l’intérêt de la nation guinéenne."
Nous, Guinéens devons mesurer le danger qui guète notre pays. N'oublions jamais qu'un pays est fragile et personne n'a intérêt à un conflit inter-ethnique généralisé en Guinée. Nous voyons des exemples en Centre-Afrique, en Syrie, En Ukraine. Il est plus que temps que, nous demandions aux partis politiques de sortir de leur bulle électoraliste et faire du DIALOGUE NATIONAL la priorité du moment en vue d'une saine et réelle Réconciliation Nationale. Merci .
JOLIE COMMENTAIRE Amadudialamba! rien a ajouter!
Joli pseudo, Bêtises masqué...








