Boubacar Bah Mercredi, 30 Avril 2014 23:38
Depuis lundi dernier 28 avril on constate une pénurie de carburant (d’essence particulièrement) à Labé, une pénurie qui continue car nous sommes aujourd’hui mercredi et rien n’a changé, il n’y a pas d’essence dans toutes les stations service de la ville, on ne trouve de l’essence qu’au marché noir où le litre se négocie à 15.000 GNF.
Je me demande à quoi est due cette pénurie. Ne veut-on pas encore augmenter le prix à la pompe ?
Suite à cette pénurie les taxi-motos font la fête, ils rehaussent leur prix et des fois des hausses de plus de 150% comme pour dire que le malheur des uns c’est le bonheur des autres.
A titre d’exemple à propos de cette hausse sur une piste que j’emprunte chaque jour et où j’avais l’habitude de payer 2000 GNF comme transport, ce matin j’ai été obligé de payer 5.000 GNF soit une hausse de 150% alors que le prix du litre d’essence de 15.000 GNF n’a subi qu’une hausse de 50% voire moins. Parmi la multitude de question qu’on se pose ces deux font la une de tous les interlocuteurs avec lesquels j’ai eu à discuter de cette affaire :
N’y a-t-il vraiment pas d’essence dans les stations ? Les gens ne refusent-ils pas de vendre avec la connivence de certaines autorités en ayant des ambitions pécuniaires derrière ? Ou veulent-ils ne vendre qu’aux revendeurs en imposant un pourcentage à chaque bidon vendu ?
Ne veut-on pas augmenter une fois encore le prix du carburant ? Une seconde augmentation du prix en l’espace de six (6) mois serait-elle bienvenue chez cette population meurtrie par une cherté de la vie croissante ?
Espérons que cette crise sera très brève même si les autorités ne font aucune communication là-dessus, sachant qu’il est possible qu’une grève générale soit enclenchée dans les prochains jours. Espérons que cette pénurie sera réglée avant cette probable grève.
Nous demandons enfin qu’une communication soit faite à ce sujet et que les stations soient ravitaillées le plus tôt possible car si cette pénurie persiste, les pauvres populations risquent de souffrir, une souffrance qui sera plus grave que celle actuelle.
Elhadj Boubacar Bah
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