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Gestion d’Ebola : suite à la démission du pouvoir et de l’opposition, faut-t-il faire confiance à MSF et autres ??
Souleymane Etienne Samedi, 26 Avril 2014 23:30
Mon pays la Guinée va mal, très mal ! Bien que les défis et difficultés de la vie ne soient pas uniques à la Guinée et aux Guinéens, le degré de souffrance ainsi que l’absence de solution adéquate est une particularité guinéenne. Malheureusement, on est encore rappelé de cette réalité guinéenne suite à l’apparition du virus le plus mortel du monde parmi le peuple le moins compétent à lui faire face. En Guinée, on préfère d’ailleurs céder aux rêves et superstitions plutôt que d’affronter la réalité. Pas surprenant donc que beaucoup (voire même la majorité !) de Guinéens ne croient toujours pas à l’existence d’Ebola et préfèrent plutôt inventer ou savourer les nombreuses rumeurs ou superstitions autour de la maladie.
Par contre, il y a 8 ans de cela, j’ai suivi un film américain sur le virus Ebola. Ce film qui s’appelle Outbreak fut tourné en 1995 au Congo Zaïre et aux USA et montre la propagation du virus aux Etats-Unis à partir du Zaïre. Ce film marqua mon esprit à cause des mesures draconiennes prises par le gouvernement Américain afin de limiter la propagation du virus et la panique que cela crée. Il faudra 5 ans plus tard pour comprendre pourquoi de telles mesures étaient requises et nécessaires à travers un documentaire de la chaine de télévision américaine CNN, produit par son correspondant médical en chef Sanjay Gupta.
Dans ce documentaire sur le virus Ebola, Sanjay Gupta va dans la jungle centre-africaine où il retrace les origines et les effets mortels de ce virus sur les villages et régions environnants dans les années 90. Avec des images réelles et des interviews de patients et professionnels de la santé, Sanjay Gupta dresse le profil d’un virus qui mérite bien sa réputation de « virus le plus mortel du monde ». Pourtant cette réalité semble échapper aux dirigeants guinéens qui continuent à improviser face à une menace nationale, voir mondiale.
Gouvernement : Ebola est là mais dormez, il n’y a rien à craindre !
Je trouve révoltant que le gouvernement guinéen minimise Ebola. Le même jour où le ministre des Affaires étrangères guinéen Louncény Fall déclarait aux côtés de son homologue sud-africain que le virus Ebola est « sous-contrôle », la chaine CNN a dépêché Sanjay Gupta à Conakry pour faire un reportage sur la situation sanitaire. Sanjay Gupta, ce docteur renommé dont le documentaire il y a quelques années m’avait cultivé sur la nature du virus Ebola et son danger, revenait dans mon pays natal. Cette fois-ci, c’est comme si Sanjay Gupta s’adressait à moi en disant, « tu vois SE, il y a 3 ans je t’ai averti et voilà maintenant Ebola est chez toi ! » Egalement pour moi, le fait de voir CNN, qui mentionne très rarement la Guinée même durant les temps politiques les plus turbulents, dépêcher cette fois-ci leur correspondant médical en chef à Conakry, indiquait le danger que représente ce virus.
Malgré tout cela, le gouvernement guinéen continue à minimiser cette épidémie en voulant nier la vérité afin de présenter une fausse image de la Guinée à l’extérieur, malgré les conséquences mortelles que cela entraine. On assiste donc aux falsifications des nombres de morts, de cas positifs, des guéris ou au silence tout simple. Et pourtant, le gouvernement doit des explications au peuple. C’est-à -dire, il doit justifier pourquoi la Guinée n’est pas dotée d’infrastructures sanitaires capables de gérer une telle épidémie. Ensuite, il faudrait aussi expliquer pourquoi le budget de la santé en Guinée est de 2,7% pendant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande qu’au moins 15% du budget soit investi dans la santé. On peut aussi demander pourquoi le budget de Sékoutouréya, qui est de 100 000 Euros par jour, est plus important que celui de la santé des Guinéens. Il faudrait surtout que ce gouvernement justifie sa politique qui vise à construire des hôtels plutôt que des hôpitaux et donc de satisfaire les besoins des investisseurs étrangers plutôt que ceux des Guinéens. A défaut de venir volontairement devant le peuple pour s’expliquer, le gouvernement doit être obligé à faire ainsi. Ainsi, ce rôle revient aux représentants du peuple à l’Assemblée Nationale. Mais que constate-t-on ?
Opposition : féliciter ou critiquer le gouvernement ?
Cependant, si les Guinéens dans leur majorité sont partagés entre l’incrédulité et la résignation, les représentants du peuple ne sont pas mieux informés et, pire, ne jouent pas leurs rôles. D’ailleurs, on se rappelle encore que le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo fut le premier à féliciter le gouvernement sur sa gestion de l’épidémie, notant surtout le fait que le gouvernement avait sollicité de l’aide internationale. Et pourtant cette sollicitation de l’aide internationale n’était qu’une fuite en avant pour le gouvernement guinéen qui n’a pas tardé d’ailleurs à céder la gestion totale de l’épidémie à une ONG internationale qui est Médecins sans frontières (MSF). Dans l’ensemble, les représentants du peuple préfèrent se mettre de côté pour observer. En vrais téléspectateurs, ils brisent le silence de temps en temps pour applaudir et féliciter les vraies autorités que sont MSF et l’OMS.
Cependant, ces jours passés, un représentant de l’UFR a indiqué que l’opposition compte saisir le ministre de la Santé pour s’expliquer sur sa gestion de l’épidémie. Tout en espérant que cette annonce soit une nouvelle prise de conscience des députés de leur rôle, je rappelle toutefois que ce sont les actions qui manquent en Guinée et non les déclarations des bonnes intentions.
Médecins sans frontières (MSF) : anges ou diables ?
Nul ne peut nier le rôle de l’ONG MSF dans la gestion d’Ebola en Guinée. A Conakry comme à l’intérieur du pays, c’est MSF qui identifie qui est positif ou soupçonné d’être positif, et c’est elle qui s’occupe du traitement des malades (l’isolement, médication, désinfections). A vrai dire, aujourd’hui MSF peut accuser n’importe qui en Guinée d’avoir le virus ou d’avoir été exposé au virus et de demander par conséquent l’isolement de l’intéressé jusqu’à ce qu’on obtienne une confirmation du laboratoire. Ceci est sans doute une grande responsabilité pour une simple ONG.
Puisque le gouvernement et l’opposition rivalisent déjà dans les félicitations et louanges envers MSF et l’OMS, je vais donc différer en posant des questions visant à susciter un débat sain sur la sagesse de confier toute la gestion de cette épidémie à MSF, l’OMS et autres étrangers. Tout récemment, GuineeActu.info et d’autres médias en ligne ont d’ailleurs évoqué le manque d’association des médecins et experts guinéens aux travaux de MSF et autres partenaires étrangers. Donc, pour le reste de ce papier, je vais expliquer pourquoi il n’est pas sage de confier la gestion de ce virus mortel aux partenaires internationaux sans associer les médecins et experts guinéens. Pour y arriver, je vais utiliser des exemples ou cas impliquant MSF, l’OMS, l’ONU et autres partenaires internationaux où ces derniers ont agi contre l’intérêt du peuple auxquel ils disent venir en aide.
Macenta
Le 4 avril 2014, la population de Macenta se soulève contre les locaux de MSF. Ils accusent ces derniers d’être à l’origine du virus Ebola. Les villageois insistent d’ailleurs sur le fait qu’à chaque fois qu’un parent est isolé, c’est pour ne plus revenir et la mort survient rapidement une fois isolé. Beaucoup, y compris le gouvernement, ont vite qualifié ces jeunes d’être des « manipulés » ou des gens « naïfs » voire même des « ingrats » qui cherchent à chasser les « anges blancs » venus les sauver du virus Ebola. Et pourtant, personne ne s’est demandé si la crainte de cette population est fondée. C’est pourquoi, je vais essayer de prendre le parti de cette population en citant quelques cas qui tendent à supporter leurs accusations contre MSF.
Pour plus d’infos : http://guineenews.org/2014/04/macenta-echaffourees-entre-la-population-et-les-humanitaires-du-msf/
Un malade à Donka est privé de sa nourriture !
Récemment, sur Guinéenews, la sœur d'un patient isolé à Donka révèle que son frère ne reçoit pas la nourriture qu'envoie la famille. Il faut rappeler que c’est MSF qui gère le centre d’isolement à Donka et le traitement des patients à l’intérieur. Pourquoi donc priver un malade, même condamné à mourir, de sa nourriture ? Est-ce une façon de précipiter une mort inévitable afin de libérer l’espace pour d’autres et d’économiser les maigres ressources existantes ?
Lorsque j’ai lu ça, je me suis rappelé ce que disait Sanjay Gupta durant son reportage récent sur Ebola. Avant d’entrer dans la salle d’isolement à Donka, Sanjay Gupta a défendu les précautions et mesures sévères qu’il prenait en rentrant dans cette salle. Il souligne ainsi que bien qu’il ne soit pas établi que le virus Ebola soit transmissible par voix aérosol, le risque de contamination est beaucoup plus élevé à l’intérieur car ceux qui sont positifs laissent beaucoup de traces contaminées en suant, vomissant, ou en laissant d’autres liquides biologiques. Il est utile de rappeler ici que tous les patients isolés ne sont pas nécessairement positifs. Ceci explique d’ailleurs les multiples « miracles » impliquant des patients « guéris ». Sachant bien qu’il n’y a pas de traitements contre le virus Ebola, on peut donc dire que les guéris n’étaient jamais positifs mais étaient plutôt soupçonnés d’être positifs et ont été dangereusement exposés au virus dans leur salle d’isolement. Si on peut douter que MSF soit explicitement en train d’accélérer la mort des patients d’Ebola, on ne peut quand même nier le fait qu’on n’isole pas les patients pour leur bien mais plutôt pour le bien de nous autres qui ne sommes pas isolés.
Pour plus d’infos : http://guineenews.org/2014/04/fievre-hemorragique-un-malade-isole-a-donka-se-plaint-nous-ne-recevons-pas-le-manger-de-la-famille/
Haïti et Macenta : quel lien entre Ebola et choléra ?
Le prestigieux journal américain New York Times révélait récemment que les Nations-Unies refusent toujours d’admettre la possibilité que leurs agents de paix déployés en Haïti puissent avoir importé la bactérie du choléra qui a causé des milliers de morts depuis 2010. Ceci, malgré le fait que la souche de bactérie identifiée en Haïti soit indigène au Népal qui est le pays d’origine de beaucoup de soldats de l’ONU déployés en Haïti. Au Népal, cette souche est fréquente et beaucoup de personnes ont développé la résistance. Les enquêtes menées par l’ONU et d’autres ont identifié le système d'assainissement défectueux à la caserne des soldats de l’ONU comme étant à l’origine des fuites qui ont contaminé une rivière utilisée par les Haïtiens pour boire et se laver.
Comme ça été le cas avec la population de Macenta, lorsque les Haïtiens ont protesté en 2010 et accusé l’ONU d’être a l’origine du choléra, on a tout de suite rejeté leurs allégations comme non-fondée et due aux croyances irrationnels et pratiques superstitieux (Voodoo) de la population. Pourtant, aujourd’hui, le temps leur donne raison. Il y a même des poursuites judiciaires engagées aux USA contre les Nations Unies.
L’exemple de l’Haïti ne montre-t-il pas l’importance d’écouter la voix des populations locales plutôt que de l’ignorer au profit d’une autre voix non-locale ? A défaut, l’exemple haïtien souligne la nécessité d’avoir une présence guinéenne associée à toutes les prises de décisions de MSF ou l’OMS, chose qui n’est pas le cas actuellement en Guinée.
Voir lien : http://www.nytimes.com/2014/04/20/world/americas/un-struggles-to-stem-haiti-cholera-epidemic.html?hp&_r=1
L’origine du virus VIH vs EBOLA : similitudes
Le VIH et Ebola sont deux virus qui partagent beaucoup de similitudes, y compris leur origine commune dans les forêts de l’Afrique Centrale, ou ils existaient longtemps parmi les animaux sauvages. Les premiers cas connus du VIH ont été signalé en Afrique Centrale en 1959. Deux ans plutôt, dans la même région, le célèbre Virologue Polonais-Américain Hilary Korfovski a commencé une campagne de vaccination impliquant plus d’un million de personnes entre 1957 et 1960. Ces essais cliniques utilisaient des vaccins contre la polio qui étaient développés et cultivés à partir des reins du singe.
Le SIV est un virus qui est pour les primates non-humains ce que le VIH est pour les humains. Bien que le SIV ait existé parmi les primates non-humains pendant plus de 32 000 années, c’est seulement en 1985 que ce virus a été isolé et identifié. Si les scientifiques sont unanimes que le VIH provient du SIV et a été transmis à l’homme à partir des primates contaminés, beaucoup nient que le vaccin contre la polio soit à l’origine de cette transmission. Tout comme avec Ebola, les experts étrangers insistent que c’est la consommation de la viande contaminée, et non des vaccins contaminés, qui est à l’origine du VIH. Dans ce cas, comment se peut-t-il que, malgré la longue tradition locale de manger la viande du singe/chimpanzé (VIH) ou la chauve-souris (Ebola), c’est seulement dans l’histoire récente que ces virus infectent l’homme et causent des maladies ?
Egalement, il est important de noter que pour qu’un virus, adapté à une espèce particulière tel que le SIV, puisse infecter des membres d’une autre espèce telle que l’homme, il faut que ces nouvelles victimes aient un système immunitaire faible, moins capable de résister au virus envahissant. La population vaccinée par Korfovski comprenait beaucoup de nourrissons, âgés d’un mois ou moins, et dont les systèmes immunitaires sont moins développés et donc moins capables de résister au SIV. Une fois dans le sang de ces nourrissons, ce virus va non seulement survivre mais se reproduire en grand nombre pour contaminer d’autres. Finalement, il est reconnu par tous aujourd’hui que le virus SV-40 a été transmis à l’homme à travers le vaccin contre la polio. Pourquoi pas donc le SIV aussi?
Pour plus d’infos, voir : http://www.stopvivisection.info/spip.php?article64
http://www.uow.edu.au/~bmartin/dissent/documents/AIDS/
Le cas des infirmières Bulgares
En 1998, dans l’hôpital El-Fatih Children's Hôpital à Benghazi, Libye, plus de 400 enfants libyens ont été délibérément infectés avec le VIH. Initialement, 23 personnels médicaux étrangers, dont la plupart bulgares, et 11 Libyens ont été accusés d’y participer et furent arrêtés.
Dans le rapport du gouvernement libyen, il est indiqué que l’analyse génétique du virus montrait que le virus était d’une nouvelle souche et n’existait pas auparavant. Rejetant l’argument principal avancé par les experts médicaux étrangers, le comité de rapport libyen insiste que le grand nombre d’incidents, tous localisés dans le même hôpital, écarte l’hypothèse d’une infection accidentelle mais qu’il s’agissait plutôt d’un acte délibéré.
Malgré les preuves contre les Bulgares et leur condamnation dans la plus haute Cour libyenne, le 24 juillet 2007, c’est le président français Nicolas Sarkozy lui-même, accompagné de quelques parlementaires européens, qui annonça l’obtention d’une extradition des prisonniers étrangers. Accompagné de la première dame française et de hauts parlementaires européens, les prisonniers ont quitté la Libye dans un avion du gouvernement français, retrouvant ainsi leur liberté.
Depuis lors, Saif Al Islam, l’enfant du guide libyen qui joua un grand rôle dans les négociations, a admis avoir cédé grâce aux efforts diplomatiques menés par les Etats-Unis, l’Union européenne, surtout la France et la Bulgarie. Il admet aussi avoir reçu des garanties de normalisation des relations bilatérales entre les pays signataires et la Libye ainsi que la signature de plusieurs contrats d’achat d’armes par la Libye.
La grande mobilisation de la communauté internationale pour soutenir des personnes inculpées de crimes horribles, avec des preuves crédibles, m’alarme sur les motivations des uns et des autres. Finalement, la vérité est la plus grande victime dans cet épisode car l’OMS ainsi que la plupart des experts internationaux ont soit pris le côté des Bulgares ou gardé un silence coupable. Et pourtant, dans un rapport en 1999, l’Organisation mondiale de la santé admet avoir visité la clinique pendant que les Bulgares travaillaient et géraient l’hôpital.
Pour plus d’infos, voir liens: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/affaire-des-infirmieres-bulgares-la-chronologie_465693.htmlet http://www.bulgaria-france.net/lybie/liberation.html
Conclusion
A présent, il est vrai que le Guinéen a tendance à faire confiance à un étranger plus qu’à son confrère guinéen. On se rappelle encore qu’en Guinée, on a préféré chercher un Malien pour gérer les élections présidentielles de 2010 car les Guinéens ne se faisaient pas confiance. Cependant, qu’est-ce qui explique cette méfiance entre frères et sœurs? A mon avis, cette méfiance est due à l’échec collectif à créer une société vivable. Donc, comme un pauvre qui préfère demander de l’argent au riche, le Guinéen aussi préfère l’aide d’un étranger, surtout si cet étranger vient d’un pays plus développé, c’est-à -dire d’un pays autres que la Guinée ! Malheureusement, cette méfiance continue à nous affaiblir en nous condamnant dans la pauvreté et la désolation. En même temps, en ce moment de grande souffrance et pauvreté, on devient beaucoup plus vulnérable aux abus car on s’ouvre à tout le monde et accepte toute aide, y compris celui du diable. C’est pourquoi d’ailleurs quand on était enfant (faible et naïf), nos parents nous disaient toujours de refuser tout cadeau, tel qu’un bonbon, que nous donne un étranger afin d’éviter de confondre le poisson de l’ange au poison du diable. Malheureusement, cette fois-ci, nos parents (dirigeants et représentants) nous livrent eux-mêmes dans les mains de l’étranger.
L’exemple du VIH est surtout intéressant vu les similitudes entre ce virus et l’Ebola. Vu notre niveau suffisamment bas en science, nous ne savons que ce que les partenaires/experts étrangers nous disent sur la nature et l’origine de ces virus. Malheureusement, comme l’exemple du VIH ou du choléra en Haïti nous montre, l’information que nous recevons des partenaires/experts étrangers est souvent filtrée et pas nécessairement correcte. C’est pourquoi nous devons avant tout apprendre à faire confiance en nous et notre capacité de changer notre destin. La résignation a gagné assez de terrain dans le cœur des Guinéens. C’est-à -dire, pour justifier notre échec, on trouve toujours des explications allant du naturel tel que « le Guinéen est naturellement mauvais, égoïste et méchant » au surnaturel tel que « c’est Dieu qui a puni la Guinée ». De telles mentalités sont néfastes car elles invoquent des problèmes aux origines naturels ou surnaturels. Par conséquent, au lieu de trouver des solutions adéquates aux problèmes que l’on a créés soi-même, on s’attend à des solutions naturelles ou surnaturelles venant d’ailleurs. Et pourtant, rien qu’en priorisant l’éducation, le destin guinéen changera dans le bon sens car l’éducation est le moteur du développement économique d’un pays.
Parfois j’arrive à penser qu’un NATIONALISME FORT pourrait nous unir et nous pousser à grandir pour abandonner nos tendances ethnocentriques qui continuent à nous distraire et à nous éloigner de l’essentiel tant recherché. Le nationalisme pourrait unir les Guinéens sous des symboles communs qui susciteraient leur fierté et honneur d’être Guinéen. Sous cette unité et fierté retrouvées, les Guinéens pourront accomplir un miracle économique, comparable ou mieux que celui de la Chine car, comme on dit souvent : TOUT EST POSSIBLE, SI SEULEMENT TU Y CROIS ! On a certainement assez de richesses minières et énergétiques pour y arriver. Donc, mettons-nous au travail car le miracle c’est pour bientôt!
Souleymane Etienne
Connu sous le pseudo SE
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Commentaires
Apparemment, c'est toi qui ne comprend pas certains passages de mon commentaire que je t'invite à relire tête posée. Il ne sert à rien de ramener le débat sur mon soutien supposé ou non à AC. Comme le dit Gandhi, s'il suffisait de claquer les doigts pour que les choses soient, alors aucun gouvernement du monde ne serait surpris par ce genre d'épidemies ou des catastrophes naturelles. Acceptes les critiques et aies un peu de recul pour comprendre aue tout ne se ramène pas à AC. Il faut aussi éviter des positions sectaires du genre la RTG est une antenne griot à la solde du pouvoir, donc il n'y a rien de bon à y puiser. Quand on est adulte, on s'informe par les différents canaux et on tire sa propre conclusion. Je t'ai parlé d'une émission mensuelle qui avait pour invités 4 personnes impliquées dans les aspects scientifiques d'Ebola : un Américain, le DG de Pastoria (Institut Pasteur de Kindia) et 2 Médecins Guinéens. C'est dommage que sans écouter ces gens, tu les ranges dans le rang des griots de AC. C'est une position qui n'ouvre pas l'horizon pour celui qui veut apprendre.
Solution: Fierté...Fierté...Fierté!! peut etre que le nationalisme aidera...
SE je ne comprends pas comment peut on être fier de n'avoir pas nos besoins ?
Bien ecrit, tres informatif. Mais une chose reste claire, MSF est une organisation reputee et devouee dans ses pratiques. Cette organization perd en moyenne 10 de leurs employes par an en rendant service aux deservis dans des conditions tres difficile. Aider cette organisation a aider les sans aide, doit etre le devoire de tous
Je suis d'accord. Cependant, on peut aussi se poser des questions afin de mieux nous renseigner pour eviter les mauvaises surprises.
Comme beaucoup l’ont souligné, ce texte est essentiellement guidé par le coup de cœur et le nationalisme (pas forcément étroit) d’un jeune Guinéen de la diaspora.
Attaque personnelle. RAS (Rien à Signaler) comme le dit AOT.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Il faut aussi saluer l’effort de recherche qui a sous-tendu le texte même si cela aurait dû être équilibré par des informations venant d la Guinée (les interviews de Dr Sakoba Keita, l’émission Grand Dossier de la Télévision nationale du mercredi passé
Heureusement que je ne vis pas en Guinée et j'ai d'autres sources d'infos autres que la RTG qui est la Radio des Taureaux de Guinée.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Pour revenir au contenu du texte, je ferai les observations suivantes :
- Sur l’origine de la maladie : selon les spécialistes, cette épidémie qui avait déjà touchée la Côte d’Ivoire voisine au début des années 1990, serait due à la consommation de chauve souris. Aussi, la souche découverte en Guinée est différente de celle du Congo, ce qui fait qu’il y a eu un taux de létalité moins élevé chez nous qu’en RDC. Le conditionnel suppose que la piste chauve souris est une hypothèse parmi d’autres et on apprendra de plus au fil de l’évolution des recherches.
Hors sujet. Dans ce texte, je n'ai pas dit que la chauve-souris n'est pas le réservoir d'Ebola. Il faut apprendre a non seulement lire mais aussi comprendre ce que dit l'auteur. Peut-être que c'est pourquoi vous ne comprenez toujours pas les intentions maléfiques de votre président Conde que vous supportez tant.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
- L’attitude des manifestants de Macenta : les rumeurs et la désinformation sont à la base de ce genre de comportements chez certains citoyens qui ont pensé que c’est une campagne de dénigrement orchestrée contre leur préfecture. Il y a aussi cette fatalité due à notre culture qui voudrait que tout cela est volonté de Dieu et qu’on y peut changer rien. Des Imams de certains quartiers ont dit que certaines précautions entamaient la foi de certains fidèles qui croient pouvoir se sauver alors que cela est du domaine Divin. Tout récemment en séjour à N’Zérékoré, un ami qui avait porté ses gangs (en Forêt, on ne peut éviter de serrer les mains) était l’objet de moquerie de la part même des cadres de l’administration. D’abord on lui a dit qu’Ebola n’avait jamais traversé Ziama mais en plus que s’il avait peur de la mort, il se fatigue car dès que son jour arrivera, il va trépasser. C’est cela aussi notre mentalité ici.
Peut-être que la population de Macenta a été manipule, peut-être pas. Peut-être qu'ils ont raison, peut-être pas. Cependant, c'est pourquoi j'ai donné plusieurs exemples surtout celui de Haïti ou la population ont eu raison sur les Nations Unies qu'ils accusent d'avoir envoyé le cholera chez eux.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
- Consommation de la viande de brousse : certes nous avons nos habitudes alimentaires mais pour une cause nationale les gens doivent accepter de se priver momentanément de certaines choses. A ce niveau, tout est question de communication gouvernementale. En Côte d’Ivoire où les autorités étaient en alerte, les populations ont accepté de renoncer à l’agouti lors du repas de Pâques (selon le correspondant de RFI) alors qu’en Guinée beaucoup de personnes (y compris des cadres) remettent en cause la possibilité de contamination par la viande de brousse (singe, agouti, chauve-souris notamment). De nos jours, à Komodou (Kérouané) et Boola (Beyla), les usagers de la route continuent à acheter de l’agouti comme si de rien n’était.
On est d'accord. Je viens même de conseiller Patriote1 sur ce sujet. Donc, RAS.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
- L’ONG MSF : certes le rôle des ONG dans la géopolitique internationale n’est pas exempt de reproches mais comparer le cas Ebola en Guinée au choléra de Haiti est un raccourci à éviter. .
ENCORE VOUS ETES HORS SUJET. Je cite l'exemple de Haïti pour montrer que les populations de Macenta on peut être raison tout comme les Haïtiens ont eu raison sur les Nations Unies et le choléra. Donc, seul le temps nous informera.
Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
En Guinée, on ne s’attendait pas du tout à une telle maladie (ce qui a donné lieu à la cacophonie au début de l’épidémie) et le Gouvernement est obligé de solliciter l’aide de ses ONG et institutions des Nations Unies (OMS, Unicef). Il faut être vigilant mais aussi éviter de voir partout le complot contre l’Afrique.
A quoi sert ce gouvernement donc que vous supportez tant. Donc après tout, malgré les 100,000 Euro par jour, à quoi sert notre gouvernement donc ? Pour appeler au secours a chaque fois ?
- Sur l’origine de la maladie : selon les spécialistes, cette épidémie qui avait déjà touchée la Côte d’Ivoire voisine au début des années 1990, serait due à la consommation de chauve souris. Aussi, la souche découverte en Guinée est différente de celle du Congo, ce qui fait qu’il y a eu un taux de létalité moins élevé chez nous qu’en RDC. Le conditionnel suppose que la piste chauve souris est une hypothèse parmi d’autres et on apprendra de plus au fil de l’évolution des recherches.
- L’attitude des manifestants de Macenta : les rumeurs et la désinformation sont à la base de ce genre de comportements chez certains citoyens qui ont pensé que c’est une campagne de dénigrement orchestrée contre leur préfecture. Il y a aussi cette fatalité due à notre culture qui voudrait que tout cela est volonté de Dieu et qu’on y peut changer rien. Des Imams de certains quartiers ont dit que certaines précautions entamaient la foi de certains fidèles qui croient pouvoir se sauver alors que cela est du domaine Divin. Tout récemment en séjour à N’Zérékoré, un ami qui avait porté ses gangs (en Forêt, on ne peut éviter de serrer les mains) était l’objet de moquerie de la part même des cadres de l’administration. D’abord on lui a dit qu’Ebola n’avait jamais traversé Ziama mais en plus que s’il avait peur de la mort, il se fatigue car dès que son jour arrivera, il va trépasser. C’est cela aussi notre mentalité ici.
- Consommation de la viande de brousse : certes nous avons nos habitudes alimentaires mais pour une cause nationale les gens doivent accepter de se priver momentanément de certaines choses. A ce niveau, tout est question de communication gouvernementale. En Côte d’Ivoire où les autorités étaient en alerte, les populations ont accepté de renoncer à l’agouti lors du repas de Pâques (selon le correspondant de RFI) alors qu’en Guinée beaucoup de personnes (y compris des cadres) remettent en cause la possibilité de contamination par la viande de brousse (singe, agouti, chauve-souris notamment). De nos jours, à Komodou (Kérouané) et Boola (Beyla), les usagers de la route continuent à acheter de l’agouti comme si de rien n’était.
- L’ONG MSF : certes le rôle des ONG dans la géopolitique internationale n’est pas exempt de reproches mais comparer le cas Ebola en Guinée au choléra de Haiti est un raccourci à éviter. En Guinée, on ne s’attendait pas du tout à une telle maladie (ce qui a donné lieu à la cacophonie au début de l’épidémie) et le Gouvernement est obligé de solliciter l’aide de ses ONG et institutions des Nations Unies (OMS, Unicef). Il faut être vigilant mais aussi éviter de voir partout le complot contre l’Afrique.
Se,
Je ne suis pas rancunier. Quand je suis provoque, je reagis tout de suite et je demande reparation. Voila pourquoi j,avais aussi tot reagit en vous disant que les gens qui ont mange ou qui mangent les singes ou chauve-souris, n,ont jamais mange du n,importe quoi. Moi je n,aime pas qu,on juge quelqu,un en fonction de ce qu,il mange, mais a partir de ce qu,il fait.
Enfin, 15% de commission c,est trop peu. En bon guineen, je veux 85% (defense de rire).
Patriote1, avant d'aller célébrer ce soir avec un gros plat de chauve-souris (LOL), je vais etre clair pour tous: JE N'ENCOURAGE PAS DE MANGER LA CHAUVE-SOURIS OU LE SINGE en ce temps d'EBOLA car jusqu'a preuve contraire, les scientifiques ont raison. Cependant, on peut douter mais... ils sont après tout des experts et nous des NEGRES!!
Je ne suis pas rancunier. Quand je suis provoque, je reagis tout de suite et je demande reparation. Voila pourquoi j,avais aussi tot reagit en vous disant que les gens qui ont mange ou qui mangent les singes ou chauve-souris, n,ont jamais mange du n,importe quoi. Moi je n,aime pas qu,on juge quelqu,un en fonction de ce qu,il mange, mais a partir de ce qu,il fait.
Enfin, 15% de commission c,est trop peu. En bon guineen, je veux 85% (defense de rire).
SE,
Franchement si votre article etait un romain, il ferait partie des best-sellers, vu la richesse des informations qu,il contient. Je vous dis simplement bravo, bravo et encore bravo ! Vous vous etes meme rachete lorsque vous vous posez la question suivante : Dans ce cas, comment se peut-t-il que, malgré la longue tradition locale de manger la viande du singe/chimpanzé (VIH) ou la chauve-souris (Ebola), c’est seulement dans l’histoire récente que ces virus infectent l’homme et causent des maladies ? Alors que dans un de vos commentaires precedents vous disiez, je cite : voila pourquoi il faut dire aux gens de ne pas manger du n,importe quoi.
Pour finir, je souhaite que Guineeactu partage cet article avec tous les autres sites et journaux de chez nous.
Haha, Patriote, jespere que je me suis racheté maintenant avec cet article et que vous m'envoulez plus pour mon commentaire. Pour ce qui est du roman, il n'est pas exclu. Cepedant il faudra faire la promotion pour moi du future roman des maintenant et je vous donnerai 15% du profit plus tard LOL
SE , alors quelles solutions proposent tu ?
Education...Education...Education!!!
Citation en provenance du commentaire précédent de Diallo M:
Nous n'avons même pas un laboratoire, aucun scanner national, des Hôpitaux qui ne sont pas dans les normes, etc....
Solution: Fierté...Fierté...Fierté!! peut etre que le nationalisme aidera...
Citation en provenance du commentaire précédent de Diallo M:
faut-il avoir confiance à cet 'état ou aux ONGs
Attentions, le bonbon d'un étranger peut etre le poisson d'un ange ou le poison d'un diable. Alors méfiez vous!
Vous critiquez et remettez en question la crédibilité du New York Times. Et pourtant, aux USA tout comme dans le monde entier, ce journal est l’un des plus fiables. Si j’avais choisi wikipedia, je pouvais comprendre vos critiques d’une telle source. Mais le New York Times ?!?? Je ne connais pas mieux ! Mais comme vous insistez, voilà un article de CNN qui confirme ce que dit le New York Times (voir lien : http://www.cnn.com/2013/10/09/world/americas/haiti-un-cholera-lawsuit/). Par contre, j’ai vu juste et c’est pourquoi j’ai cité une autre source (pour le VIH) venant d’une université (avec edu à la fin) car en faisant les recherches on dit toujours que si le lien a edu a la fin, cela est certainement très crédible. Aussi, vous dites que les infirmières Bulgares n’ont pas délibérément infecté les enfants Libyens. Ok. Alors, il faut me donner un autre exemple en Libye ou dans le monde ou dans un même hôpital, plus de 400 enfants ont été infecté avec le VIH. Comment expliquer ce nombre assez élevé d’enfants avec le VIH dans un hôpital, l’un des meilleurs de Libye, qui est géré par des étrangers ? Finalement, ce n’est pas l’incident isolé du patient et sa nourriture à Donka qui est important. C’est plutôt l’ensemble des incidents que j’ai cité non seulement en Guinée mais ailleurs aussi. C’est comme avec Ebola…Lorsqu’on a la fièvre SEULEMENT, cela ne veut pas dire qu’on a Ebola. Mais quand on a la fièvre, et qu’on vomit, et qu’on fait la diarrhée, alors là on doit craindre la possibilité qu’on soit infecté d’Ebola.
En fin, Je rappelle que je n’incrimine pas les scientifiques blancs/Occidentaux. Plutôt je pose des questions qui visent à susciter un débat vu que tout le monde en Guinée confond le blanc à l’ange. Surtout, mon objectif c’est de rappeler l’importance de nous former nous-même car on ne peut pas continuer à confier nos vies aux étrangers.
Si cette chaine (et lui) l'ont envoyé en Guinée c'est pour faire des reportages choc et des documents visuels qui seront regardés en Occident comme de nouveaux chapitres de la bible médicale.
Tout cela pour dire comme toi que son premier constat sera l'amateurisme et l'inconscience des autorités guinéennes face a cette maladie qui a fait trembler l'Occident après la première flambée connue en RDC dans les années 70 (film Outbreak comme bon exemple).
Ce sera l'occasion de nous sortir un remake de Outbreak avec effets sonores et visuels (3D) et bien evidemment des heros americains venus sauver les pauvres africains ignares et sauvages de l'hecatombe dans le genre blood diamond ou les larmes de soleil ......
Quant au nationalisme fort ou etroit , je me demande bien ou il est passe quand on sait que nous vivons sous assistanat perpetuel de la fameuse communaute internationale, de ces cheres institutions de bretyon woods avec un gouvernement aux ordres et des politiciens pas fichus de prendre la moindre decision sans demander leur aide! Qu'il est beau notre nationalisme!
- La venue de Sanjay Gupta veut dire beaucoup plus de chose encore. Avant tout il est le conseiller principal de Obama sur la santé internationale. Il a même occupé un poste a la Maison Blanche au debut du 1e mandat mais surement que CNN payait beaucoup mieux...
Si cette chaine (et lui) l'ont envoyé en Guinée c'est pour faire des reportages choc et des documents visuels qui seront regardés en Occident comme de nouveaux chapitres de la bible médicale.
Tout cela pour dire comme toi que son premier constat sera l'amateurisme et l'inconscience des autorités guinéennes face a cette maladie qui a fait trembler l'Occident après la première flambée connue en RDC dans les années 70 (film Outbreak comme bon exemple).
Ce qui nous attend avec ses reportages sur CNN nous fera très mal pour de très longues années car il démontrera que "sans les blancs la maladie tuera tous les guineens en moins de 10 ans" avec toutes les conséquences sur notre économie en particulier le tourisme et les investisseurs privés.
- Par ailleurs la découverte d'une souche spécifique guineenne "GuineaEbolaV" est la pire des nouvelles pour nous : ça veut dire que la maladie est chez nous depuis longtemps, pour longtemps et que tous les autres pays de la sous-région diront que ça vient de chez nous. En plus la Guinée va monter en flèche sur le score de "pays a risque" pour tous les pays qui pensent que la perte d'une seule personne est un drame national.
- Comme tu dis nos hôtels 4-5 étoiles seront vides pour très longtemps - autant en faire des a présent des hôpitaux 4-5 étoiles ou des HLM au moins pour les rentabiliser un peu...
Je suis médecin épidémiologique depuis 30 ans, j'ai beaucoup lu sur les exemples que tu prends et je te demande donc de faire attention aux articles de non scientifiques spécialistes du buzz.
- Pour le cas de la dame qui se plaint pour son plat tout d'abord prend toujours avec des pincettes ce qui est ecrit sur un site y compris guineenews. En Guinée aujourd'hui des qu'on est frustré on fonce chez les journalistes et on raconte des salades qui ne sont pas confirmées avant publication. Si ceci avait été répété par d'autres familles on aurait pu y croire. Par contre de très nombreux "miraculés" ont parlé de la qualité et de l’humanité de leur traitement dans ces centres. De plus dans un centre d'isolement de ce genre il est tout a fait normal d'interdire des ustensiles de cuisine venant de l’extérieur surtout si ils doivent ensuite retourner a l’extérieur pour des raisons évidentes. Je reste persuadé jusqu’à preuve concrète que la prise en charge dans ces centres est a 100% professionnelle y compris les 3 repas qui n'existent pas souvent a la maison
- A Macenta il est presque reconnu qu'il y a eu manipulation (surement financière) d'une bande de jeunes qui ne parlaient surement pas au nom de la population de la ville. La suite des évènements l'a d'ailleurs prouvé.
Pour 100,000 GNF tu ne peux pas imaginer ce que tu peux obtenir chez nous.
- Pour le cas du vaccin polio au Zaïre il faut pardon lire les résultats des centaines d’études non discutables qui ont été faites sur ce sujet. Les méta-analyses sont catégoriques et prouvent que ces vaccinations n'ont aucun lien avec le VIH.
Maintenant des journalistes a scandales existent aussi au NY Times, même si ils y sont moins nombreux qu'a Horoya. Ce journal avait aussi parlé de Appolo 11 dans les studios de Hollywood et du 11 septembre réalisé par la CIA
- Pour les infirmières bulgares comme dit Gandhi le régime avait menti sur la présence effective du VIH depuis longtemps dans le pays. Pourquoi sa présence partout autour de la Libye et pas la-bas? Alors dire que les infirmières bulgares ont "délibérément infecté des nourrissons" est vraiment "cheap" comme argument.
Moi j'y ai vu plutôt une opportunité pour Khadafi de reconnaitre que la maladie existait chez lui sans prendre la responsabilité primaire a s'en occuper.
Je pourrais continuer mais je pense que ce n'est pas la peine : la théorie du "complot permanent" n'a pas été inventée par Satan Toure et existera longtemps après son entrée en enfer...
Franchement si votre article etait un romain, il ferait partie des best-sellers, vu la richesse des informations qu,il contient. Je vous dis simplement bravo, bravo et encore bravo ! Vous vous etes meme rachete lorsque vous vous posez la question suivante : Dans ce cas, comment se peut-t-il que, malgré la longue tradition locale de manger la viande du singe/chimpanzé (VIH) ou la chauve-souris (Ebola), c’est seulement dans l’histoire récente que ces virus infectent l’homme et causent des maladies ? Alors que dans un de vos commentaires precedents vous disiez, je cite : voila pourquoi il faut dire aux gens de ne pas manger du n,importe quoi.
Pour finir, je souhaite que Guineeactu partage cet article avec tous les autres sites et journaux de chez nous.
En revanche, je suis plus réservé sur certaines conclusions, d'où les quelques remarques suivantes.
Je ne considère pas qu'un médecin (de MSF ?) soit un meurtrier (serment d'Hippocrate), donc dire qu'on empêche un repas pour tuer plus vite un patient en isolement n'est pas admissible (d'ailleurs les guéris sortent bien de cette situation). Si on disait que les infirmiers guinéens de Donka volent ces repas, ce serait tout aussi scandaleux. La vérité est peut-être plus prosaïque. La réponse indiquant cependant un doute, aurait dû immédiatement suivre le questionnement, pour éviter que cela soit pris au premier degré par certains. On a vu ce que cela a donné à Macenta.
Concernant les "complots", ils existent, personne ne peut le nier, si on évoque Wouter Basson (le docteur la mort sud africain) aux différents tests grandeur nature, faits sur des cobayes humains "à l'insu de leur plein gré". Ceci étant, je préfère entendre les experts médicaux que les responsables politiques. Si mes souvenirs sont exacts, le sida préexistait à l'arrivée des infirmières bulgares, mais n'était pas traité localement, une manière de trouver un bouc émissaire à leur incapacité. On connait ça aussi en Guinée.
Enfin concernant l'implication des médecins guinéens à toutes les procédures, c'est une obligation que le gouvernement devrait imposer (ne dit-il pas partout qu'il est souverain ?), ne serait-ce également que pour la formation de ceux-ci. Il faut également éviter de généraliser, car il existe beaucoup de Guinéens qui ne sont pas complexés, mais ils ne sont pas forcément là où ils devraient être.
De même, il y a une différence à faire appel à des médecins de haut niveau (je ne suis pas sûr que nous en ayons en Guinée) pour bénéficier de leur expertise, et faire appel à des investisseurs étrangers (donc non Guinéens), pour vendre des cailloux, gérer un port, construire un hôtel, etc...
En conclusion, je partage l'idée d'une éducation encore et toujours (celle qui nous sortira du gouffre), mais la démocratie (celle-ci étant l'une des conséquences de l'éducation) plutôt qu'un nationalisme étroit, surtout si celui-ci doit se faire au détriment de nos voisins sénégalais, malien, ivoirien ou autre...








