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La voie du juste milieu ou l’arbre à palabres pour soulager la Guinée
Bakary Diakité Samedi, 29 Mars 2014 23:56
« La vertu se situe à égale distance des extrêmes, chaque extrême étant un vice.» Aristote
Nous connaissons tous le concept de l’arbre à palabres en Afrique noire, c’est l’endroit du village où les notables et les sages se retrouvent pour débattre des questions difficiles et des conflits entre différents protagonistes. C’est bien lors de ces palabres que les populations se concertent, dialoguent, trouvent le consensus, la sérénité et la paix pour tous les habitants. C’est cela voie du juste milieu dans sa version africaine.
Comme dit ce proverbe wolof :
« Il n’y pas des gens qui n’arrivent pas à s’entendre, il n’y a que des gens qui ne dialoguent pas. »
La voie du juste milieu : c’est la voie de Bouddha qui transcende et harmonise les contradictions ; elle refuse les extrêmes et l’intolérance. C’est la voie du « ni- ni.»
Par exemple en matière spirituelle : le Bouddha dit « ni ascétisme, ni luxure » ; en matière politique ni droite, ni gauche, en matière ethnique ni Malinké, ni Peul, ni Forestier, ni Soussou. Cette voie n’est ni la négation, ni l’amalgame des contraires, mais c’est leur transcendance.
La situation politique, économique, sécuritaire, sanitaire, n’est pas bonne dans notre pays ; personne ne peut sérieusement le nier. Notre pays connaît de grandes souffrances : aujourd’hui la violence y est désormais endémique. Le désordre est partout, et chacun fait sa justice et se fait justice, l’Etat de droit est inexistant. Les populations vivent un vrai cauchemar, malgré les effets d’annonce des autorités en place.
Cette réflexion se place dans le cadre de la recherche d’une solution à ce blocage politique et à la souffrance généralisée qui sévissent en Guinée.
La souffrance généralisée qui sévit dans le pays est dû essentiellement à un blocage politique qui tire sa source, et sa substance du la division du pays.
La Guinée est en grand danger pour sa survie car elle est désormais profondément divisée. Cette division est visible et palpable à tous les niveaux : division politique, ethnique, régionale, générationnelle. Le fossé s’est tellement creusé entre nous que les guinéens ne vivent plus ensemble, ils cohabitent simplement.
« Le pays est éclaté en communautés ethniques rivales et opposées les unes aux autres» Prof. Alfa Ibrahima Sow
Le vivre ensemble demande la tolérance, le désir et la volonté de vivre ensemble. La source de cette division se trouve dans notre identification trop forte à l’ethnie, à la région, à l’égo. Les extrémistes de chaque camp cherchent à tirer la couverture à eux! Personne ne veut céder le pas à l’autre, et chacun est persuadé détenir la vérité révélée. C’est cette mésentente, ce refus de dialogue qui est l’origine du blocage.
Le pouvoir en place ne veut pas de dialogue, à l’instar de ses prédécesseurs de la première et de la deuxième République. Le parti unique de la première république qui s’est transformé en parti-Etat avec la pensée unique et le culte de la personnalité, s’est particulièrement illustré par une violence politique et une violence d’Etat. Mais le pouvoir actuel oublie que le pays a besoin de consensus, de réconciliation donc de dialogue.
La vie en société implique de côtoyer des personnes dont les opinions, les mœurs et les affinités peuvent être parfois très différentes des nôtres. Comment faire de cette diversité une richesse et non une source de division ?
Personnellement j’en suis venu à la conclusion très simple que le malheur de la Guinée vient de la mentalité de la classe dirigeante qui a toujours été jusqu’au-boutiste, voire extrémiste. La classe dirigeante a été et reste toujours enfermée dans la guerre de leur ego, et la Guinée est gravement malade. Sa maladie se nomme : égoïsme de la classe dirigeante.
La Guinée patauge dans la souffrance de tous ordres, car les pouvoirs successifs ont toujours dirigé le pays avec l’autoritarisme et l’arbitraire, pour ne pas dire de manière dictatoriale. Ils ont toujours refusé le dialogue, et privilégié l’absolutisme et l’arbitraire.
La Guinée qui est victime des extrémistes ethnocentristes de tout bord est devenue un véritable océan de misère. Pour en sortir, il est plus que temps que chacun taise son égo, afin que le pays trouve un léger mieux.
Cela passe par : la voie du juste milieu, c’est dire de la concertation, du dialogue, du consensus ; et du compromis car dans un débat, personne n’a entièrement raison et personne n’a entièrement tort.
La vérité reste : qu’aucun Guinéen n’est plus guinéen qu’un autre, aucune région naturelle n’est meilleure qu’une autre, qu’aucune ethnie ne peut mettre une autre ethnie hors de Guinée
« Aucune vérité n’est plus vraie que son contraire » nous disent les sages.
Conformément à cette démarche j’en appelle aux compatriotes de toute ethnie, et de toute région, pour que nous nous mettions ensemble (sous l’arbre à palabres) pour animer un Groupe d’initiative de concertation et de réconciliation nationale (GICR).
Vive la Paix !
Vive la Guinée !
Dr. B. Diakité
Commentaires
Bravo Mamadou, votre analyste est extraordinairement juste car très objective! Ce qui est très rare chez l'intellectuel ou le politique guinéen.
Je fais remarquer cependant que les USA sont une Fédération de plusieurs Etats, avec des constitutions différentes, alors que la Guinée est une République Unitaire. Si nous voulons rester dans cette république unitaire, il devient urgent que nous retrouvions pour mettre les choses à plat par une conférence nationale VJR. Ou alors nous changeons notre constitution pour devenir une République Fédérale! Dans tous les cas nous avons impérativement besoin d'un vrai grand débat national pour un refondation de l'Etat guinéen
Aujourd'hui le débat politique dans notre pays est stérile voire inexistant; il se réduit souvent à un appel de ralliement clanique, ou etnno-régional!Depuis plusieurs années, nous assistons à une prise en otage des populations par les ethno-partis.C'est la politi
Je me demande comment ns pouvons ns affranchir de ces ethno-partis. A mon avis les gens adherent a ces partis pr des raisons autres que le strict bien-etre du pays. Conte a pousse les Malinkes ds les bras d Alpha qui en politician opportuniste n a pas rate cette occasion. Conte a publiquemt remercie les pilleurs de commerces malinke. Sekou Toure a ouvertemt declare la guerre aux Peuls.Alpha vient de former un gouvernement ou les Peuls st ss representer. Voila ce qui pousse les gens a vouloir lr tour. Ceux qui pensent que le Fouta est derriere CDD pr uniquemt son passe de gestionnaire se trompent. Il y a trop de rancunes trop de mefiance. Les partis representent intrinsinquemt moins qu il n apparaissent. Que st devenus le PUP et le PDG? On les appelaient partis-Etats. Ils ont quasiment disparu sans que l Etat ne disparaisse. Ns pouvons suivre les exemples du Nigeria et du Liban ou il y a des regles non ecrites d alternance communautaire. Le systeme presidentiel accorde t il trop de pouvoirs au President? On ne peut trouver ces reponses que ds un debat national structure. Sinon celui qui a l armee a le pouvoire
Jesuis d'accord avecvous Patriote pour penser qu l'Etat fédéral n'st la solution pour notre pays, car ce n'est pas dans ntre culture politique fancopnone.
Mais je vous dis qu'aucune élection transparente ne peut se faire avec le Système violent, autoritaire,autocratique et opaque en place avec des populations réduites à la misère . Nous avons assisté impuissants à partition ethnique de la Guinée. Cette division ethnique est la racine du blocage socio-politique du pays. En effet l'ethno-stratégie permet à certains d'accéder au pouvoir et de s'y maintenir, même lorsqu'ils sont médiocres.Et elle empêche d'autres d'y parvenir, d'où des frustrations légitimes.
personnellement je ne vois pas comment une ou des régions peuvent être indépendantes sans un conflit armé dans le but d'une sécession. Or ce scénario de pure folie, est une impasse certaine. C'est seulement une Confrérence nationale pourra nous unir après nous avoir réunis pour vider l'abcès qui gandrène le pays depuis plusieurs décennies.
Vive la Paix
Vive la Guinée.
Je pense que beaucoup de gens se trompent en proposant un Etat federal pour la Guinee car, selon moi, cela demontrerait que nous partons d,une union pour une division suite a notre incapacite a vivre ensemble. Sur cette base, on ne s,entendra pas non plus sur les sujets relevant uniquement du domaine federal tels que la diplomatie et la defense par exemple. A mon sens cela aurait ete interessant si nous etions partis de petits Etats pour former une federation comme ca ete les cas des Etats-Unis et du Canada que je connais bien. Sur cette base, on ne s,entendra pas non plus pour les sujets relevant du domaine federal. Conference nationale d,accord mais elections transparentes d,abord.
La vraie question est de savoir si nous pouvons faire des elections transparentes, si oui alors essayons - je dirais plutot exigeons- cela et on va voir ce que ca va donner. Si on ne peut pas faire des elections transparentes a cause de la division ethnique, alors au lieu de proposer une federation mieux vaudrait que chaque region devienne independante avec toutes les consequences que cet etat de fait entrainerait.
Bravo Mamadou, votre analyste est extraordinairement juste car très objective! Ce qui est très rare chez l'intellectuel ou le politique guinéen.
Je fais remarquer cependant que les USA sont une Fédération de plusieurs Etats, avec des constitutions différentes, alors que la Guinée est une République Unitaire. Si nous voulons rester dans cette république unitaire, il devient urgent que nous retrouvions pour mettre les choses à plat par une conférence nationale VJR. Ou alors nous changeons notre constitution pour devenir une République Fédérale! Dans tous les cas nous avons impérativement besoin d'un vrai grand débat national pour un refondation de l'Etat guinéen
Aujourd'hui le débat politique dans notre pays est stérile voire inexistant; il se réduit souvent à un appel de ralliement clanique, ou etnno-régional!Depuis plusieurs années, nous assistons à une prise en otage des populations par les ethno-partis.C'est la politique du pauvre, sans lendemain, car aucune combinaison politicienne basée sur des intérêts ethniques, claniques ne sortira la Guinée de l'ornière.
L'opposition guinéenne, hélas ne peut pas s'organiser à la sénégalaise par le fait qu'il y a aujourd'hui une véritable partition ethnique de la Guinée. C'est cette Division ethno-régionale qui constitue le véritable problème.C'est autour de cette question, entre autres que le pays doit se retrouver pour débattre et se réconcilier.
Comme j'ai eu à le dire, si nous voulons tourner la page de notre descente en enfer, ce n'est pas en remplaçant un homme par un autre, une équipe par une autre; il nous faut carrément déboulonner tout le Système.
Je vous livre ici le récit du débat de la jeune opposition guinéenne contre la dictature naissante de Sékou Touré en 1960.
" Dans les années 60, dès les premiers pas de l’opposition au régime du parti-Et, un vif débat éclata sur la définition de l’ennemi principal.
1- Pour les uns, peu nombreux il est vrai, il fallait viser le régime de Sékou Touré à sa tête : car il s’agissait de tout un système ayant une idéologie et sa base sociale. Et la lutte devait viser, non pas S.T en tant qu’individu, mais son régime, sa politique, ses soutiens intérieurs et ses inconditionnels extérieurs les zélés. La finalité de la lutte était ainsi un changement en profondeur de politique, et pas uniquement, le remplacement d’une équipe ministérielle par une autre, est de ST par un autre ST.
2- Pour les autres beaucoup plus nombreux le véritable à abattre c’était ST, pour ne pas dire sa personne. Dès que celui serai éliminé, estimaient-ils , tout le système s’effondrerait et disparaitrait, entrainant du coup la solution de tous créés par le régime dictatorial." Pr Alfa I. Sow
Tout le monde connait la suite.
ce cela que vous devez dire aux extremistes angbanssanlees qui ont pris le pays en otage.
Vous devez certainement le savoir que chez moi il n,y a aucun doute que la seule chose qui compte pour moi c,est des elections transparentes. J,ai fait un article dans ce sens sur ce forum. J,ai dit et je persiste a dire que c,est possible. Si les guineens, sans contrainte, sans intimidation, sans truquage, sans elimination de qui que ce soit decident dans la transparence, ils choisiront celui qu,ils veulent comme president. Or il se trouve qu,aucun de ces criteres n,est encore respecte. Alors, battons-nous pour qu,il en soit ainsi et on verra le resultat. Un president bien elu fera le bonheur de la majorite et le contraire ne fera que le contraire.
En plus de ces acteurs acteurs, il convient aussi d'ajouter les acteurs externes qui, eux aussi, font la loi en Guinée : quelques puissances étrangères, organisations internationales et multinationales. Nulle surprise d'ailleurs que ces derniers aient toujours leur mot à dire dans les accords majeurs qui concernent le présent et l'avenir de notre pays.
Merci et bon dimanche !
Merci Patriote de nous soutenir dans l'idée d'une conférence nationale de réconciliation.
Soit par les urnes : il faut s'organiser en conséquence à la sénégalaise et se dire que le pouvoir refusera des résultats non conformes pour lui.
Soit par coup d'état : toujours possible, mais non viable à terme, car il faut de l'argent pour fonctionner et sans cela, aucun régime (même démocratique) n'a de chance de survie. Konaté est bien placé pour le savoir.
Soit par insurrection populaire : c'est vraisemblablement la seule voie qu'AC connaisse pour dégager.
Oui il faut remettre tout à plat, mais avec AC ce n'est pas possible, alors qu'avec les Anciens ce sera plus aisé, même s'il ne faut pas rêver. C'est pourquoi il faut préparer une jeune génération qui prenne le relais. Y'en a marre de personnages sortis de nulle part sans expérience, qui prétendent faire le bonheur des Guinéens, et qu'on devrait croire sur parole. On connait certains et ce qu'ils sont capables de faire bien ou mal. En revanche, on a toujours la mauvaise surprise avec des inconnus (Conté, Dadis, Konaté, AC) qui promettent monts et merveilles, mais qui sont plus retors que leurs prédécesseurs.
Enfin une Conférence VJR ne peut se faire en l'état actuel des choses avec une justice corrompue et une absence d'arbitre impartial.
Qu'y juger, les crimes de sang et/ou les crimes économiques ?
Comment procéder ? chronologiquement de 58 à aujourd'hui ou à rebours, des plus récents aux plus anciens ?
Il faut d'abord des règles de fonctionnement acceptables par tous, pour tenter de mettre en place pareille procédure.
Or la réponse à ces questions induit déjà la tournure que peuvent prendre ces débats.
Qui a peur ?
Beaucoup de monde, mais pas tout le monde.
Merci Patriote de nous soutenir dans l'idée d'une conférence nationale de réconciliation.
Mais vous posez comme préalable le départ d'A.C.C'est le serpent qui se mord la queue
Je vous pose la question:
Comment? Pour ma part je ne vois que trois possibilités.
1- Soit par les urnes.Voici ce que j'en pense:
Aucune élection transparente et équitable ne peut se faire dans un système de parti-Etat qui reste corrompu , opaque et incompatible avec la Démocratie. En effet il ne faut jamais oublier que c'est un Système avec les mêmes hommes, les méthodes, la même approche du pouvoir et du bien publics.
2- Soit par un coup d'Etat
Nous savons tous que notre armée n'a fait jusqu'ici que des coups d'Etat post-mortem. Ce serait surprenant que cela change demain.
3-Soit une insurrection populaire suivie d'un coup d'Etat.
Dans cette dernière hypothèse, il n'y a que l'opposition politique appuyée par la société civile qui pourraient mettre massivement les populations dans la rue sur l'ensemble du pays. Mais pour cela il faut l'union sacrée toute l'opposition; or nous savons qu'elle est profondément divisée. Par ailleurs pour mettre désormais les guinéens dans la rue; il serait mal venu et mal compris que ce soit pour des élections. Elle a accepté d'aller à des élections frauduleuses après la mort de plus 50 personnes, nous avons une assemblée à la solde du pouvoir, comme du reste la Justice, nous sommes sortis d'une transition qui aura duré plus de 5ans , avec des centaines de morts et de blessés, d'énormes pertes en biens matériels, mais surtout une quasi destruction du tissu social . Personnellement je pense que l'opposition a un énorme problème de stratégie, car elle est aveuglée par l'électoralisme; or ce ne sont pas de simples élections qui sortiront la Guinée de l'impasse. Il nous faut tout mettre à plat avec ou sans A.C.
Supposons que l'Opposition Républicaine qui constitue probablement la majorité dans le pays fait de la conférence nationale Vérité-Justice-Réconciliation son thème de lutte elle aura l'adhésion de la communauté nationale et internationale. D'ailleurs j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi cette conférence nationale fait autant peur aux uns et aux autres!
Affaire à suivre. Merci
Vous le savez certainement j,ai toujours partage votre idee de tenir une conference nationale pour que les guineens se parlent les yeux dans les yeux, percent l,abces et se reconcilient apres. Mais d,ici la, reconnaissons qu,avec Alpha cela ne se fera pas. Et meme si on tentait de le faire, ce serait de la poudre aux yeux. Il faut reconnaitre une chose, Alpha est vraiment de tres mauvaise foi, car il est incapable de respecter le moindre engagement qu,il prend. Sinon comment fouler aux pieds l,accord du 3 juillet 2013 sous l,arbitrage des nations Unies. Faut-il encore que les opposants se levent pour le faire respecter, faut-il encore que des guineens meurent pour qu,il bouge. Franchement ! Il n,y a pas d,eau ni de courant ca ne preoccupe pas Alpha. Des guineens s,entretuent, ce n,est pas le probleme de Alpha. Il voyage. Une epidemie frappe une partie du pays et se propage a l,echelle nationale, certains pays ferment leurs frontieres avec son pays pour mettre a l,abri leurs populations, ce n,est pas le probleme de Alpha. Il se promene. Comme l,a si bien dit TUT, mettons d,abord Alpha dehors et apres on ira a la conference nationale.
« Vous avez hérité d’un pays, non d’un Etat. »
Le fait est que vous avez surtout hérité d’une dictature prédatrice, corrompue violente et inhumaine qui doit être désormais balayée par une refondation de l’Etat guinéen lors d’une conférence nationale.
« L’enjeu de ce débat dépasse largement le destin d’un homme et d’un régime pour concerner le présent et l’avenir de tout un pays et ses habitants. » Pr Alfa I Sow
Le fait uniquement d'enlever A.C. en laissant le Système en place, ne résoudra pas notre problème. Avec ou sans A.C. notre pays doit relire son Histoire post-coloniale et savoir ce qui nous est arrivé, ensuite un réel état des lieux, dégager les priorités et les urgences,établir un projet national dont le fondement doit être une sincère et saine réconciliation! Cela est incontournable. Merci
Dans le cas de notre pays , notre leadership qui est la classe dirigeante, elle est médiocre, sectaire, le plus souvent égoïste ethnocentriste. Ce leadership, par sa médiocrité, clientellismùe, népotisme, copinage et petits calculs politiciens est pris en otage par les communautés ethno-régionales qui lui imposent leur volonté et leur décision! Ce sont les coordinations régionales, la ligue islamique, ou autres groupements socio-professionnels qui font la loi en Guinée. Aujourd'hui l'ethno-stratégie et l'ethno-politique ont réussi à faire voler en éclat l'unité syndicale.
Là où nous tous interpelés, c'est la prise de conscience de la nécessité vitale pour notre pays de sortir des débats ethniques, pour nous nous engagés résolument dans la recherche de vraies solutions à notre vrai problème, qui est la Division. Cela passe par le Dialogue national suivi d'une saine et sincère Réconciliation. Merci Bon W.E.
En effet, je pense que la maladie principale de la Guinée se nomme "manque de leadership politique". Dans cette perspective, l'égoïsme de la classe dirigeante résulterait de son "manque de leadership."
Car, le leadership, tout comme la grandeur et la dignité, se mesure aussi par l'aptitude des acteurs à résister à leur égo. Dans cette perspective, l'égoïsme ne serait donc pas la cause, mais plutôt l'une des conséquences majeures du manque de leadership des dirigeants.
Pour terminer, je partage la thèse du juste milieu, du dialogue et du compromis entre les acteurs politiques.
Mais les acteurs politiques guinéens, dont la nouvelle mode consiste à s'insulter et de se traiter de menteurs dans les médias, ont-ils le leadership nécessaire pour la tenue d'un dialogue intelligent, dans le calme et le respect mutuel ?








