Cécé Roger Haba Mardi, 18 Mars 2014 14:55
Le choix porté sur Me Cheick Sakho pour exercer la fonction de Ministre de la justice Garde des sceaux par le citoyen Alpha Condé est un très mauvais choix. Ce choix va à l'encontre des intérêts des Guinéens car cet avocat, formé en France et qui a longtemps exercé à Montpellier, n'attache aucune importance aux libertés publiques, éléments fondamentaux pour tous citoyens.
Certains juges continuent d’ordonner l’embastillement de quiconque formule la moindre critique à l’encontre du citoyen Alpha Condé. Si le Garde des sceaux le souhaite, nous pouvons lui fournir la liste des juges RPG qui terrorisent les opposants au régime d’Alpha Condé.
La nomination de Me Sakho n'annonce rien de bon non seulement pour notre pays, mais plus particulièrement pour les pauvres justiciables guinéens. En tout cas, ses premières décisions concernant le choix de membres du Conseil supérieur de la magistrature, suscitent plus d’inquiétude que de satisfaction.
Nous voilà encore confrontés à un nouveau courtisan démagogue, sorti de l'une des universités françaises, qui vient grossir le rang des corrompus et des prédateurs de la République.
Dans tous les cas, ce n'est pas sans raison si son choix s'est porté sur un procureur véreux répondant au nom de William Fernandez, fortement soupçonné de trafic de drogue et de complicité de trafic de stupéfiants. En effet, comme dit le dicton : « Qui se ressemblent s'assemblent ». Plus rien ne doit nous étonner dans le comportement ténébreux de ce soi-disant ministre.
Il n’y a pas longtemps, ce magistrat douteux était accusé par les services du colonel Tiègboro Camara, d’avoir couvert un important trafic de stupéfiants, en échange de quelques avantages monétaires en dollars. Les indices produits par les hommes de Tiègboro donnaient pourtant une consistance à leurs soupçons.
Le nouveau ministre de la Justice, Garde des sceaux du citoyen Alpha Condé, a-t-il vraiment l'intention de maintenir dans la magistrature de notre pays un tel juge contre lequel pèsent de si lourds soupçons ?
Même dans le gouvernement actuel figurent des ministres hors-la-loi, des repris de justice qui n'ont pas effectué leur peine. Ils continuent d'exercer tranquillement leur fonction.
Ce sont notamment : M. Moustapha Naïté, ministre de la Jeunesse, condamné en appel pour abus de pouvoir, voie de fait et violence, et M. Lousény Camara, ministre du Tourisme condamné à un an de prison ferme pour fraude électorale.
Monsieur le ministre de la Justice, n'est-il pas gênant d'avoir pour collègue des repris de justice ? Cette situation est-elle compatible avec un État de droit ?
Si ce magistrat et ces ministres étaient maintenus dans l’administration, alors il faudrait dire adieu à la tentative de bâtir un État de droit.
Cécé Roger Haba
Paris, France