Violence, une notion mal comprise par mes compatriotes

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BAH_Abdoulaye_Aziz_2_01La violence n’est pas un fait nouveau, surtout en Guinée. Depuis l’ère coloniale, en passant par les différents régimes qui se sont succédé, la violence a toujours été présente dans la société guinéenne. Elle est présente dans nos déclamations, nos actes, et nos tapages. Elle ne cesse de resurgir dans la cruauté de nos relations. Elle existe entre le père et l’enfant, entre le maitre et le servant, et, plus malheureux, entre les gouvernants et gouvernés. En quelque sorte, nous vivons dans une république où la violence est devenue un fait banal.

Depuis l’élection en 2010 du professeur Alpha Condé à la présidence de la République, les tensions ethniques persistent en attendant le chaos. Ainsi, les cadres peuls se sentent discriminés dans les nominations aux postes de responsabilités au sein de l’administration publique. Rappelons que le contrat d’alliance électorale qui liait le RPG et quelques partis politiques de la Basse Côte et de la Forêt, voulait que le premier ministre soit un cadre ressortissant de la Basse Guinée, et le président de l’Assemblée nationale un élu de la Forêt. En plus, les autres nominations aux hautes fonctions de l’Etat renforcent cette discrimination des cadres peuls. De ce fait, ces derniers sont frustrés sous les regards insensibles des grands cadres des autres communautés du pays.

Les politiques de discrimination et de renvoi initiées et développées sous les différents régimes guinéens, ont surtout créé des attitudes et des comportements propres à chaque ethnie ou chaque région. Par conséquent, les ethnies et les régions ont fini par se positionner et s’identifier comme naturellement différentes. Cette histoire du « Manding Tan, Manding Fou, et Manding Pou Â» n’est qu’une idéologie pour rallier les autres composantes des trois régions contre celle du Fouta ; créant ainsi un environnent de « Nous Â» et « l’Autre Â» où dans ce cas « l’Autre Â» est considéré comme étant l’ignoble, le mauvais. Par contre le « Nous Â» signifie la victime innocente, le bon.

Cette diabolisation de l’ethnie peule et leur région a fini par inciter la peur de l’autre, d’autant plus que les violences qui esquissent l’histoire récente de la Guinée viennent la conforter. En effet, les atrocités contre les peuls sous les différents régimes ont provoqué la peur individuelle et collective chez les autres. Rappelons ici l’acharnement de Sékou Touré contre les Peuls (il les traita de traîtres dans un discours officiel), les événements de février 2007, et du 28 septembre 2008 où les victimes étaient majoritairement peules, les violences de Siguiri contre les Peuls en 2010, l’affaire de l’attaque de la résidence privée du président Alpha Condé où les commanditaires ont été sitôt associés à la communauté peule. En plus, il faut noter l’acharnement du président Alpha Condé contre la communauté peule. Il les avait traités de tortues lors d’un rassemblement à Kindia. En même temps il est le seul, parmi les chefs d’Etats guinéens, à vouloir parler publiquement de cette histoire des Mandings Tan, Fou et Pou.

Le silence coupable de l’élite des autres régions du pays face à cette diabolisation de la communauté peule a occasionné ainsi la montée de la haine. Il suffit alors d’un petit différent entre le Peul et les autres pour rallumer les conflits et faire exploser les violences. Dans l’attente d’une violence imminente, les Peuls se sentent affaiblis et dominés. Cette illusion de supériorité va encore se traduire notamment dans les périodes électorales qui pointent en 2015 à travers une propagande ethnique et une mobilisation qui confond délibérément compétition électorale et affrontement ethnique ou régional. Ainsi, nous pouvons réaffirmer, sans se tromper, que l’ethnocentrisme érigé en idéologie est devenu un danger pour la République. Rappelons que toute idéologie qui attise la division contient en germe une violence cachée. D’où mes inquiétudes sur l’avenir de cette République de Guinée.

Mais, la violence est-elle la solution pour calmer les frustrations au sein de la communauté peule ? La réponse à cette question dépendrait de deux choses : Emotion et Raison. Ainsi, je suis persuadé que, si l’on met l’émotion de coté, la réponse à cette question ne pourrait être que non. Je suis fier d’être peul, et je ressens plus que quiconque les douleurs d’être diabolisé dans son propre pays. Par contre, je suis convaincu que l’usage de la violence ne peut que conduire au pire. C’est pourquoi, à la place de la violence, je préfère plutôt la « révolte authentique Â», à défaut du compromis.

D’aucuns se demanderont s’il y a une différence entre violence et révolte, sachant qu’une révolte peut bien être violente. Voyons donc la différence entre les deux.


La violence

Selon Callicles, « la logique de la violence s’appuie sur l’idée de la supériorité et sur une confiance systématique donnée à la domination du plus fort. L’homme violent renonce au respect des valeurs humaines et suit la logique de la violence Â». L’homme violent fait confiance à la violence. L’homme violent voit la justice et la morale comme étant un frein à l’usage de la violence. Et puisqu’il fait confiance à la violence, il fera tout pour empêcher la morale et la justice dans la société où il vit. D’où mon opposition ferme à l’usage de la violence comme une solution à nos problèmes sociaux.


La révolte

Selon Camus, « la révolte est un souci de la justice dans lequel l’homme se lève, sort de son inertie et de son indifférence pour affirmer la conscience d’un bien commun Â». Ainsi, le révolté n’est pas un égoïste. Il réclame un bien commun qu’est la justice. Il reconnait que la justice et le respect des valeurs humaines n’est pas seulement pour soi-même. Le révolté ne mène pas une lutte idéologique. D’où l’absence de violence dans sa lutte.

Notons, par contre, que la révolte devient une révolution dès lors qu’elle est motivée par une idéologie. Une révolution réclame la justice en faisant recours à la violence. L’idéaliste se sert d’une révolution (révolte brutale) pour satisfaire ses rêves égoïstes. D’où la différence entre une révolte et une révolution. Comme Camus, je crois à une révolte authentique, celle que Krisnamurti appelle une révolte de l’intelligence. Selon Krisnamurti, « la révolte de l’intelligence prononce un "non" plus radical, le refus d’entrer dans un quelconque compromis avec l’injustice Â». S’il n’est pas possible de dialoguer avec l’homme violent, le révolté, lui, est prêt au dialogue. Le révolté authentique sait contrôler ses émotions et n’attend que l’occasion où enfin le pari de la raison sera possible.


Conclusion

La complicité de nos « intellectuels Â» dans la fabrication des dirigeants forts, nous a légué une société où la justice, et le respect d’autrui ont disparu pour faire la place à des antivaleurs qui prônent et privilégient l’appartenance ethnique ou régionale au dépens de la citoyenneté nationale. Toutes ces antivaleurs s’installent petit à petit en modèles de comportement que les jeunes générations imitent bêtement. C’est une honte, qu’après plus d’un demi-siècle d’indépendance, notre pays soit sur la liste des pays instables à haut risque pour l’année 2014.

Dans cette République de Guinée imaginaire, vivent une classe politique idéaliste, une société civile périmée, une armée indisciplinée et une jeunesse abandonnée ! Les tensions ethniques persistent dans l’indifférence totale de l’élite sociale. Le peu de gens qui réclament la justice pour tous sont identifiés comme des traitres au sein même de leur communauté. Le mot violence a pris le dessus sur celui de la justice. Ils disent qu’ils sont pour la démocratie mais ils prônent la violence comme solution pour aboutir à cette démocratie. Quelle contradiction ! Soit on est démocrate, soit on est violent. On ne peut pas être les deux à la fois. Par définition, « la démocratie, par nature, suppose la représentation qui permet des moyens de persuasion de la parole, à la communication dans le jeu normal des institutions, sans entrainer pour autant l’usage de la violence Â». D’où mon refus radical de me rabattre sur la violence comme étant une solution à nos politiques. Je suis vraiment révolté !

A bon entendeur salut !

D’ici là, merci de contribuer au débat.

A l’attention des lecteurs : Acceptons la pluralité des idées. Pas d’injures, rien que des arguments.


Abdoulaye Aziz Bah
MBA/ MIS/ PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise
 

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Commentaires  

 
+3 #32 Abdoulaye Aziz Bah 17-02-2014 18:43

Citation en provenance du commentaire précédent de JHON DOE:
Amadousdialamba.
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Votre analyse des questions que j'ai soulevées pour élargir les échanges dans le précédent commentaire, me semble très pertinente.

@ JHON DOE and Amadousdialamba, merci d’avoir contribuer à l’enrichissement de mon article. Mes compatriotes doivent savoir que mes articles sont mes convictions personnelles qui peuvent êtres appréciées ou pas par la majorité des lecteurs.
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+5 #31 Abdoulaye Aziz Bah 17-02-2014 18:29

Citation en provenance du commentaire précédent de Se:
Maintenant, vous considérez mes critiques comme de la violence verbale? Dans la précipitation de faire une reponse a mon article et a celui de Kylé Diallo, vous avez sacrifié la qualité pour la quantité (c'est a dire pour faire un article de plus). Je m'attendais a un autre classique venant de vous et mes critiques montrent ma déception de voir le contraire.

Non SE, tu sais bien que j’apprécie tes critiques objectives. Par contre, suite aux deux articles dont tu fais allusion, j’ai voulu, à travers mon article, justifier les frustrations des peuls tout en m’opposant à l’usage de la violence comme une solution pour mettre fin à celles-ci. Ce que tu n’as pas, me semble t-il, apprécié. Tu t’excuses pour tes critiques, mais tu refuses d’admettre qu’ils sont violents ! De toute façon, j’espère que tu continuerais à contribuer comme d’habitudes à mes articles.
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+4 #30 Abdoulaye Aziz Bah 17-02-2014 18:25

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
AAB, la pour une fois votre réponse me déçoit beaucoup !
Je vous donne un exemple et vous le prenez pour une insulte ??
Je pense donc qu'il vaut mieux arrêter ce débat que vous venez de rendre stérile par vos réponses a SE et a moi - dommage...

Je n’ai fait qu’interpréter vos écrits. Non seulement vous catégorisez ces espèces sauvages comme étant des « révoltés non violents », mais aussi et surtout voici vos commentaires, répondant à Mme Barry, sous l’article de monsieur Lamine Camara : « Le pire serait de regarder cela en se cachant la tête sous le sable - comme nos prédécesseurs qui étaient tous des "révoltés non violents " candidats naïfs et inconscients au martyr par la main de plus nul que eux! ». How would you feel in this case ? De toute façon, j’espère que tu continuerais à contribuer comme d’habitudes à mes articles. Ceci est valable pour tous ceux qui contredisent mes idées. Have a good day bro !
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-1 #29 Amenofils 17-02-2014 15:41

Citation en provenance du commentaire précédent de mohamed diaby:
Mr Boubacar Doumba Diallo
oui je connais Mr Gaoussou Diaby

La question était !
Avez vous des liens de parenté avec le journaliste sportif Gaoussou Diaby dont j' ai également bien connu le père à Télimélé Tonton Ba Diaby décédé en 1969 ?
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-2 #28 A.O.T. Diallo 17-02-2014 14:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoulaye Aziz Bah:
Malheureusement je suis trop bien aimé sur ce forum ! Après qu’on m’ait traité de singe, d’insignifiant, et de griot, c’est au tour de mon cher AOT de me comparer aux espèces animales sauvages en danger de disparition. Est-ce un débat d’idées ? Ceux qui traitaient nos opposants de chiens ont été plus tendres car le chien est, avant tout, le meilleur ami de l’Homme.

AAB, la pour une fois votre réponse me déçoit beaucoup !
Je vous donne un exemple et vous le prenez pour une insulte ??
Je pense donc qu'il vaut mieux arrêter ce débat que vous venez de rendre stérile par vos réponses a SE et a moi - dommage...
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-3 #27 mohamed diaby 17-02-2014 10:19

Mr Boubacar Doumba Diallo
oui je connais Mr Gaoussou Diaby
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+4 #26 Abdoulaye Aziz Bah 16-02-2014 21:29

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Cher AAB,
- D'abord un constat : les gorilles, les éléphants et les baleines sont des révoltés non violents encore appelés espèces en voie de disparition.
- Les solutions ? Soit les blancs viennent les sauver des sauvages soit ils disparaitront effectivement dans moins de 100 ans - a moins qu'ils se réveillent bien sur...

Malheureusement je suis trop bien aimé sur ce forum ! Après qu’on m’ait traité de singe, d’insignifiant, et de griot, c’est au tour de mon cher AOT de me comparer aux espèces animales sauvages en danger de disparition. Est-ce un débat d’idées ? Ceux qui traitaient nos opposants de chiens ont été plus tendres car le chien est, avant tout, le meilleur ami de l’Homme.
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-5 #25 Se 16-02-2014 18:31

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoulaye Aziz Bah:
Tu n’as fait qu’écrire ce que tu ressens sans même chercher à comprendre le contenu de l’article. Sinon, la réponse à tes questions se trouve bien dans l’article. Par contre, tu n’as pas besoin de t’excuser! Comme je l’ai mentionné au début de l’article, la violence, qu’elle soit physique ou verbale, est devenue une culture chez le guinéen au plus haut niveau. J’ai été traité de singe sur ce forum il y a juste quelques jours. D’ailleurs, le président de la république n’avait-il pas, lui-même, traité ses adversaires de chiens ?

Maintenant, vous considérez mes critiques comme de la violence verbale? Donc pour vous et autres (les Mahatma Ghandi de la Guinée), on doit plus critiquer? Et pourtant vous avez écrit de bons articles ici critiquant CDD. C'était une erreur de vous comparer a un griot et je me suis excusé la dessus (une excuse que vous avez immédiatement rejété). Pour ce qui est du contenu de l'article, je repète qu'il est vide de sens et plein de contradictions. Pourkoi? Car, après avoir lu l'article, j'ai toujours plus de questions que de reponses. Comme l'a dit AOT vous employez des termes académiques tirés directement des dictionnaires sans apporter votre propre interprétation de ces termes. A mon avis, je pense que vous etes du coté de ceux la qui pensent que la fin ne justifie pas les moyens. C'est a dire si il faut la VIOLENCE et seulement la VIOLENCE pour arréter la VIOLENCE alors vous préférez la REVOLUTION AUTHENTIQUE (selon mon sens du mot car vous ne l'avez pas clairement défini). Dans la précipitation de faire une reponse a mon article et a celui de Kylé Diallo, vous avez sacrifié la qualité pour la quantité (c'est a dire pour faire un article de plus). Je m'attendais a un autre classique venant de vous et mes critiques montrent ma déception de voir le contraire.
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-3 #24 A.O.T. Diallo 16-02-2014 15:36

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoulaye Aziz Bah:
Excellente question mon cher AOT ! Par contre, sans prétendre avoir une réponse magique à cette question, je suis persuadé qu’elle ne peut être la violence. Sans vouloir vous retourner la balle, j’aimerais bien savoir qu’elle option vous préconisez ?

Cher AAB,
- D'abord un constat : les gorilles, les éléphants et les baleines sont des révoltés non violents encore appelés espèces en voie de disparition.
- Les solutions ? Soit les blancs viennent les sauver des sauvages soit ils disparaitront effectivement dans moins de 100 ans - a moins qu'ils se réveillent bien sur...
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+3 #23 JHON DOE 16-02-2014 13:16

Amadousdialamba.
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Votre analyse des questions que j'ai soulevées pour élargir les échanges dans le précédent commentaire, me semble très pertinente. Le sujet est délicat et nécessite tout une "ingénierie" de scénarios et de contre scénarios pour peut-être parvenir à un consensus quant au recours ultime à choisir en cas de situation insoutenable de violence orchestrée d'une ou de plusieurs entités coalisées contre une.
L'évasion ou l'exode pour emprunter ce terme biblique n’est nullement la solution de même que la résignation. La Guinée est notre bien commun qu'ils le veuillent ou pas. La solution est à la portée de ce gouvernement, elle est simple. Il doit prendre conscience que diviser pour conquérir, contrôler, et conserver le pouvoir a toujours conduit à violence dans l'histoire de l'humanité et que la Guinée ne saurait être éternellement une exception historique.
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+5 #22 amadousdialamba 16-02-2014 06:45

Citation en provenance du commentaire précédent de JHON DOE:
L’équation posée est complexe mais très intéressante du point de vu cognitif. ................. ? Si nous partons du principe qu’il faut choisir entre « révolution authentique » et violence, .....................................». En conclusion, en l’absence de « révolution authentique », et face aux violences continues, disproportionnées, orientées de tous contre un, Que faut-il envisager ? Attendre ? Disparaitre ? S’évader ? Se communautariser ? Se résigner ? Ou Recourir peut-être à la violence ? A chacun d’y réfléchir.
M. JHON DOE, vous avez bien cerné le problème posé par M. AAB, à savoir REVOLUTION ATHENTIQUE OU VIOLENCE. Comme vous venez de le dire, moi j’ai bien réfléchi à vos pertinentes questions ci-dessus et trouvé qu’ATTENDRE ?, on finira par disparaitre petit à petit. S’EVADER ?, les peuls de Guinée le sont aujourd’hui en grande majorité. Se COMMUNAUTARISER ?, c’est ce qui est plus plausible actuellement pour échapper à la disparition collective et totale ou à l’évasion continue. SE RESIGNER ?, une attitude irresponsable qui sera fatale à tous les peuls, même à ceux qui sont avec les persécuteurs. REVOLUTION AUTHENTIQUE ? Peu probable, car elle n’entrainera pas beaucoup de partants, surtout parmi les favorisés du régime. LA VIOLENCE ? Peut-être oui. Une ultime solution à ne pas souhaiter pour la Guinée. Mais à défaut de la mère on s’est toujours contenté de la grand-mère. Si on est amené à le faire, il faudrait s’y impliquer sans réserve. En conclusion, sans vraiment vouloir encourager la violence en tant que telle comme réponse ou solution, il faut se mettre à l’esprit qu’une entité persécutée, doit, sans hésiter, prendre ses responsabilités pour échapper au pire. La violence est une ultime solution, surtout pour le faible. On l’oblige à réagir, à être violent, on le pousse à l’extrême frustration qui l’amène à s’auto-défendre par tous les moyens. La violence appelle la violence et il n’y aura jamais de vainqueur en cas de violence, quelle que soit la puissance et les moyens des belligérants. Car il y aura de pertes de toutes parts. Les guinéens bien réfléchis, toutes ethnies confondues, les sages en particuliers, ne devraient pas attendre que ce phénomène dégénère avant d’agir. Ils devraient arrêter les dérives répétitives de ces autorités insensibles à la souffrance des autres. Il ne faut pas encourager la confrontation des communautés à travers des attitudes irresponsables amenant aux frustrations extrême d’une partie de la population. Au lieu d’attendre le déclanchement d’hostilités, il faut savoir les prévenir dès maintenant. Il est évident aujourd’hui que des signes avant-coureurs sont nettement visibles. A bon entendeur salut ! Je suis convaincu qu’une entité en danger de disparition n’attendra pas la fin de la préparation de ce qui l’attend pour réagir.
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+3 #21 Abdoulaye Aziz Bah 16-02-2014 04:02

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
@ A. AZIZ
" Dans cette republique de Guinee IMAGINAIRE ,vivent une classe politique IDEALISTE ,une societe civile PERIMEE , une ARMEE INDISCIPLINEE et une JEUNESSE ABANDONNEE . " Que reste-t-il de la GUINEE REELLE ?

Bien vue cher frère ! Merci pour cette contribution.
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+1 #20 Abdoulaye Aziz Bah 16-02-2014 03:54

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Juste une question : que proposez-vous, en tant que révolté non violent et non révolutionnaire comme actions concrètes contre la dictature et l’impunité exponentielles ??
Donnez-nous enfin de nouvelles options plus efficaces....

Excellente question mon cher AOT ! Par contre, sans prétendre avoir une réponse magique à cette question, je suis persuadé qu’elle ne peut être la violence. Sans vouloir vous retourner la balle, j’aimerais bien savoir qu’elle option vous préconisez ?
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+1 #19 Abdoulaye Aziz Bah 16-02-2014 03:34

Citation en provenance du commentaire précédent de Se:
C'est vrai que je suis allé trop loin dans mes critiques de ce papier et de son auteur (dans la première et la dernière phrase). je m'excuse auprès de l'auteur. Cependant mes questions sur le contenu de l'article restent les mêmes.

Tu n’as fait qu’écrire ce que tu ressens sans même chercher à comprendre le contenu de l’article. Sinon, la réponse à tes questions se trouve bien dans l’article. Par contre, tu n’as pas besoin de t’excuser! Comme je l’ai mentionné au début de l’article, la violence, qu’elle soit physique ou verbale, est devenue une culture chez le guinéen au plus haut niveau. J’ai été traité de singe sur ce forum il y a juste quelques jours. D’ailleurs, le président de la république n’avait-il pas, lui-même, traité ses adversaires de chiens ?
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-3 #18 Se 15-02-2014 18:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoulaye Aziz Bah:
Mon cher SE, pourtant ton article sur « Afolabi Kamatigui » m’avait beaucoup inspiré. Dans cette histoire, le « révolté authentique » Afolabi s’était sacrifié pour mettre fin à la violence et l’injustice de l’animal féroce, sauvant ainsi tout un village. Rappelles-toi, malgré que toute sa famille fût dévorée par l’animal, Afolabi attendît jusqu’à ce qu’on le désigne par compromis pour aller affronter l’animal. Pourtant, il pouvait faire appel à une révolution (révolte violente) du village pour affronter l’animal, sans attendre l’appel du chef du village. Tu t’imagines combien de villageois allaient mourir ? Et si tous ceux qui prônent la violence faisaient comme Afolabi pour se débarrasser de nos dictateurs ? Cela allait diminuer le nombre de victimes.J’espère que ceci te permettrait de comprendre le sens de mon article. Encore une fois, merci pour ta contribution dans le débat. I’m loving it bro !

Je vois que le conte d'Afolabi peut etre utilisé pour justifier nos deux positions opposées...j'accepte cela. Cependant, dites moi c'est quoi vraiment une revolution authentique? est-elle synonyme a une revolution non-violente? Aussi considérez-vous une revolution brutale (ou violente?) comme une mauvaise revolution? Pour vous, la fin ne justifie t-elle pas les moyens? Et si, la stratégie de revolution authentique dont nous employons a présent continue a échouer, faudrait-il y penser a une autre stratégie? Wassalam.
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-7 #17 Se 15-02-2014 18:28

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
@ SE !
Votre post est tres " DUR " ! Est ce utile ?
Vous touvez le texte " VIDE " et pourtant il vous amene a poser qques questions : " c' est quoi une revolte authentique ? Et une revolte brutale ? " . MODESTIE et RESPECT constituent ce que nous appellons SEMTEENDE . PULAAKU ! Bien a vous.

C'est vrai que je suis allé trop loin dans mes critiques de ce papier et de son auteur (dans la première et la dernière phrase). je m'excuse auprès de l'auteur. Cependant mes questions sur le contenu de l'article restent les mêmes.
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+5 #16 Abdoulaye Aziz Bah 15-02-2014 14:37

Citation en provenance du commentaire précédent de Se:
Ce papier est VIDE de sens mais plein de contradictions. C'est quoi une revolte authentique? Et une revolte brutale? La violence n'est t-elle pas l'un des outils d'une revolte? Quel est le lien entre la démocratie et la violence? Les pays les plus violents, tel que les USA, ne sont-ils pas les plus démocrates aussi? Il ne faut pas écrire que de beaux mots qui sonnent bien a l'oreille. Si c'est pour nous faire plaire, on préfère entendre un griot!

Mon cher SE, pourtant ton article sur « Afolabi Kamatigui » m’avait beaucoup inspiré. Dans cette histoire, le « révolté authentique » Afolabi s’était sacrifié pour mettre fin à la violence et l’injustice de l’animal féroce, sauvant ainsi tout un village. Rappelles-toi, malgré que toute sa famille fût dévorée par l’animal, Afolabi attendît jusqu’à ce qu’on le désigne par compromis pour aller affronter l’animal. Pourtant, il pouvait faire appel à une révolution (révolte violente) du village pour affronter l’animal, sans attendre l’appel du chef du village. Tu t’imagines combien de villageois allaient mourir ? Et si tous ceux qui prônent la violence faisaient comme Afolabi pour se débarrasser de nos dictateurs ? Cela allait diminuer le nombre de victimes.J’espère que ceci te permettrait de comprendre le sens de mon article. Encore une fois, merci pour ta contribution dans le débat. I’m loving it bro !
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+1 #15 Amenofils 15-02-2014 13:03

Webmaster, je ne vois pas mes commentaires !
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+3 #14 Tutankhamon 15-02-2014 07:26

Ma solution pour la Guinee est de jeter tout le monde a la mer sauf les femmes et les enfants de moins de 18 ans. après cela on peut commencer a construire le pays. D'ici la, je ne vois que de la violence, misere, mendicite, indignite et corruption. Ca serait difficile comme tache et c'est la raison pour laquelle la politique ne m'interesse pas, mais en tant que citoyen mon droit est de toujours critiquer les moutons qui pensent qu'ils peuvent nous diriger sans agenda
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+3 #13 mamadou saliou bah 15-02-2014 04:37

@ SE !
Votre post est tres " DUR " ! Est ce utile ?
Vous touvez le texte " VIDE " et pourtant il vous amene a poser qques questions : " c' est quoi une revolte authentique ? Et une revolte brutale ? " . MODESTIE et RESPECT constituent ce que nous appellons SEMTEENDE . PULAAKU ! Bien a vous .
@ A. AZIZ
" Dans cette republique de Guinee IMAGINAIRE ,vivent une classe politique IDEALISTE ,une societe civile PERIMEE , une ARMEE INDISCIPLINEE et une JEUNESSE ABANDONNEE . " Que reste-t-il de la GUINEE REELLE ?
@ Mohamed Diaby
Charte de l'OUA , Art 1er, INTANGIBILITE DES FRONTIERES HERITEES DE LA COLONISATIONS .
C'est dire combine vous avez raison a propos de ces " PERES FONDATEURS " . Question : Ne vaut il pas mieux un retour a l AFRIQUE DES NATIONS ? Bien a vous .
Koto Boubacar , GAOUSSOU etait un tres tres tres bon ami . Salam !
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-10 #12 Se 15-02-2014 03:48

Ce papier est VIDE de sens mais plein de contradictions. C'est quoi une revolte authentique? Et une revolte brutale? La violence n'est t-elle pas l'un des outils d'une revolte? Quel est le lien entre la démocratie et la violence? Les pays les plus violents, tel que les USA, ne sont-ils pas les plus démocrates aussi? Il ne faut pas écrire que de beaux mots qui sonnent bien a l'oreille. Si c'est pour nous faire plaire, on préfère entendre un griot!
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+1 #11 boubacar doumba diallo 15-02-2014 03:43

@ Mohamed Diaby
Bonjour monsieur Mohamed Diaby!
Vos références aux villes de Kindia et Télimélé m'amènent à vous poser une question. Avez vous des liens de parenté avec le journaliste sportif Gaoussou Diaby dont j' ai également bien connu le père à Télimélé Tonton Ba Diaby décédé en 1969 ?
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+2 #10 Diakité falilou 15-02-2014 02:45

Savez vous qu’en 1985 Lansana conte aidé de Capitaine Balde, Facinet toure et Fofana ont massacre toute l’élite militaire d’origine malinké (Si on a besoin de malinkés on ira chercher de la semence au Mali disait un d’entre eux).
Sékou Touré s'est bel et bien servi de tous pour liquider ses adversaires politiques sous le manteau d'une révolution inventée de toute pièce aux seules fins de refuser la démocratie à son pays, la démocratie populaire était pour lui le moyen le plus sur et le plus efficace pour confisquer le pouvoir politique,tout le reste n'est que mal de tête. il a même mis des peuls a contribution pour trucider d'autres peulh, des malinkés pour tuer d autres malinké, des soussou pour neutraliser d'autres soussou....
la terreur révolutionnaire se nourrit de la peur et du sang de ses citoyens, le procédé est aussi vieux que les intrigues pharaoniques.
En 1985, Commandant Baldé a été utilisé dans les mêmes condition que les autres cités/ bon dieu de bon dieu pourquoi l'ethnie peul entière doit porter seule le chapeau de ses forfaitures comme si Lansana conté le commanditaire doit être dédouané de toute responsabilité historique, comme si Goebbels rouage du système nazi libère HITLER de ses délires ethno-aryens qui ont précipités des millions de personnes dans la mort et la désolation !!!
il est des raccourcis intellectuelles qui puent la mauvaise et dégoulinent tout simplement de haine gratuite. IL faut vider les abcès!
Toutes Ces victimes sous Conté comme sous Sékou ont été dévorés par un système politique d'une violence inouïe connus de tous dont les guinéens toutes ethnies confondus sont les complices. la turpitudes des uns n'excusent pas celles des autres, Aucune autorité morale ou politique n'a réussi EN SON temps a ramener ces dictateurs a la raison, au bercail de nos traditions d'humanité et de tolérance, si ce n'est de responsabilité fraternelle, islamique des uns envers les autres, voila. Un peuple dominé par les pulsions de morts de ses enfants est condamné au déclin d'une mort certaine.
Nous voyons ainsi la folie d'un seul homme peut égarer tout un peuple quant il ne le défonce pas dans le chaos que nous redoutons aujourd'hui sous le magister calamiteux de AC, voilà le défi de notre génération !!!
la concurrence mémorielle n'honore pas nos mort, interpelle plutôt nos consciences en lieu et place de l'omerta collective qui nous tient lieu de boussole sociale. Comment allons nous inventer ici et maintenant une éthique politique qui mettent nos enfants a l'abri des violences ethniques et autres dérives tyranniques de nos hommes de pouvoir sous quelque régime que se soit.
Le propre du dictateur s'est d'ôter tout à tous jusqu'à leur entendement: un sursaut civique s'impose a tous !!!
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+6 #9 mohamed diaby 15-02-2014 01:18

je suis de mere peule de Kankalabe et de pere diakhanke de Touba,Une frange non moins importante de ma famille vit a kankan kindia et a Telimele.Jai grandi a entre Telimele et Kindia.Je ne sais pas ce que je suis car mon sousou est bplus riche que le diakhanke. Jai un pincement de coeur quand jentend des compatriotes me traiter de lautre.je suis siderer a entendre le nous au relent ethnique ou tribale.En fait nous vivons une periode de regression morale.Nos parents ont vecu dans lharmonie et le respect.Cest en engageant la lutte pour lemancipation de nos peuples que ces ecueils sont survenus sur nos chemin.
Je me moque souvent de nos chefs quand ils se reunissent pour clamer lunion africaine;quelle union lorsque les problemes ethiques ne sont pas regler.Regarder en casamance,au Rwanda,en RDC,en centrafrique,en cote divoire,en algerie,partout des tensions intertribales.Comment faire germer lidee dune union des ethnies.Nos experts ont du travail car ces semblants de conference naboutiront a rien au cours des siecles prochains..Les peres fondateurs des etats modernes dafrique nont pas eu le courage historique de redefinir les frontieres ne serait ce que par lappartenance linguistique.On aurait je pense moins de probleme....et moins de micro etats.POUR RESOUDRE LEQUATION DE LUNION AFRICAINE IL NOUS FAUT TROUVER UNE SOLUTION AUX PROBLEMES ETHNOTRIBALES DE NOS ETATS SANS NATION....
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+7 #8 Amenofils 15-02-2014 00:03

Citation en provenance du commentaire précédent de mohamed Diaby:
Mon très cher frère
A certains égards on partage les mêmes points de vue. La grande majorité des guinéens ne comprennent pas le plaisir de certains de nos compatriotes a se faire passer pour des victimes éternelles alors que tout le peuple de guinée a souffert de la même façon depuis l’indépendance de la sottise des ses gouvernants.
Sékou Toure a tué toute personne qui s’est approchée de son pouvoir sinon il n’aurait pas assassiner Kaman Diaby ,Fodeba Keita ,Magassouba Moriba, Kaba Laye et autres… . Ce n’est pas parce que ceux ci sont pas peuls qu’on doit leurs faire passer sous silence. Vous avez donné des dates mémorables pour surement dénoncer le >. Savez vous qu’en 1985 Lansana conte aidé de Capitaine Balde, Facinet toure et Fofana ont massacre toute l’élite militaire d’origine malinké (Si on a besoin de malinkés on ira chercher de la semence au Mali disait un d’entre eux).Ou étaient ils les intellectuels peuls d’alors ?qui avait compatit a la douleur des centaines de familles dont les maisons ont été rasées a Conakry ? Ou étiez-vous ?
La culpabilité, le crime, la mauvaise gouvernance, la cupidité, la traitrise est un bien commun à tous les guinéens sans distinction d’ethnie. Des milliers de guinéens ont perdu la vie parce que a chaque moment de l histoire en fonction des intérêts du moment les gens s’alignent derrière le pouvoir et stigmatisent l’autre. Des esprits malins se servent de la fibre ethnique pour se trouver de la place au soleil.
Je te rejoint mon frère sur la violence et ses conséquences. Quand on voit ce qui se passe en Centrafrique ,aux soudans et ailleurs je préfère cette vie précaire que de s’embarquer dans des camions des refugiés et autres….. vive la guinée

Mohamed Diaby,
La violence sous alfa condé est imputable à alfa condé !
La violence sous lansana conte est imputable à la lasana conte!
La violence sous Sekou Toure est imputable à Sekou Toure
Les dictateurs savent trouver des exécutants pour leurs sales besognes qui sauront rivaliser " d'ingéniosité " dans l'horreur pour plaire et satisfaire. Les exécutants sont de toutes les ethnies. Mais c'est le chef qui décide.
Je ne vois pas ce qu'on peut reprocher aux peuls si ce n'est qu'ils n'ont pas levé le petit doigts comme tous les autres guinéens en 1985. Mais je connais la légende qui circule dans certain milieu et qui incrimine les peuls de cette tragédie.
Mais le peul n'étais pas aux commandes du pays et comment soutenir pour ramener un régime ignoble qui était celui de Sekou Toure que voulaient les commanditaires du coup d'état de 1985?
Et d'ailleurs l'axe de la liberté qui a de tout le temps manifesté contre les dictatures se retrouve aujourd'hui ennemi de alfa condé et de ses soutiens. Meilleure façon de dire merci !
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+7 #7 Amenofils 14-02-2014 23:34

AAB,
Il y'a un projet très concret de alfa cond, de son gouvernement et de son parti le RPG pour dégager les populations de l'axe de la liberté Hadia, hamdallahi, Bambeto, koloma, enco5 ... ( des populations principalement peules ) sous prétexte de modernisation de la ville de Conakry.
Ma question pour vous est la suivante: que préconisez-vous pour aider ces populations car aucun recours en justice ne peut aboutir tant que les mêmes sont en poste à la justice guinéenne. Vous préconisez la révolte authentique ou c'est défendre ses bien, sa maison, sa famille y compris par la violence !
Par ailleurs, parler de démocratie ou de non violences à un ethno comme alfa condé et ses acolytes est une perte de temps. Gandhi, Martin Luther Kong, Nelson Mandela ... Ont réussi plus ou moins dans la non violences par ce qu'ils avaient en face des être humains avec un respect des valeurs humaines. Non des primates sauvages.
Continuer à prôner de la non violence face à un primate tel alfa condé est une perte de temps.
Si vous avez un serpent dans votre maison ou un scorpion, j'imagine que vous lui parlerez pour qu'il sorte et vous ne prendrez jamais un bâton !
Un peul qui parle à alfa condé est semblable à un homme qui parle à un scorpion sauvage pour qu'il ne le pique pas.
Personne n'aime la violence, encore moins le peul qui a plus à perdre ! Mais dites moi a quoi cela a servi depuis 50 ans. Il faut que le peul change pour se faire respecter. Tout le monde connaît la non violence du peul que alfa condé appelle politesse chez Cellou dont les multiples conciliations sont perçues comme de la faiblesse y compris dans le camp de alfa condé !
Il faut que cela change. Même l'islam dit: œil pour œil ...
Vous êtes resté longtemps ailleurs, il ne faut parler de la Guinée que quand on la connaît. Demandez-vous pourquoi la violence des mêmes envers les mêmes ?
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+8 #6 A.O.T. Diallo 14-02-2014 20:37

Cher AAB, comme Ousmane ci-dessus je trouve beaucoup de contradictions entre vos définitions academiques (de dictionnaires ?) et votre analyse assez juste du contexte particulier de la Condecratie.
Juste une question : que proposez-vous, en tant que révolté non violent et non révolutionnaire comme actions concrètes contre la dictature et l’impunité exponentielles ??
Donnez-nous enfin de nouvelles options plus efficaces....
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+4 #5 Abdoulaye Aziz Bah 14-02-2014 16:24

Citation en provenance du commentaire précédent de mohamed Diaby:
Ce n’est pas parce que ceux ci sont pas peuls qu’on doit leurs faire passer sous silence.

Merci bien mon frère Diaby. Rassurez-vous que je condamne toutes les exactions sans exception. Comme je l’ai dit dans le texte, je suis un révolté authentique. Donc, je lutte pour une cause commune pour tous les citoyens. Mon but dans cet article était d’énumérer quelques événements qui pourraient êtres la cause des frustrations au sein de la communauté peule. Je ne voulais point passer sous silence les autres. Par contre, j’étais bien là en 1985 mais j’étais tout petit car étant à l’école primaire. Encore, une fois, merci et ensemble nous vaincrons !
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+1 #4 Ousmane Diallo 14-02-2014 16:01

Mr Bah, votre raisonnement me semblait cohérent jusqu'au niveau de la conclusion.
En effet, dans votre conclusion, je détecte trois confusions principales:
1ère confusion: disparition du clivage entre le "Nous" et l'"AUtre". Lorsque vous écribvez "la complicité de nos «intellectuels» dans la fabrication
de dirigeants forts", on n'ignore
s'il s'agit de tous les intellectuels guinéens sans distinction ethnique ou régionale ou s'il s'agit d'un groupe d'intellectuels bien déterminé.
Autre passage qui mériterait plus de clarifications: "Les tensions ethniques persistent dans l’indifférence totale de l’élite sociale."Qu'entendez-vous
par "élite sociale" ?
2ième confusion: "Ils disent qu’ils sont pour la démocratie mais ils prônent la violence comme solution pour aboutir à cette démocratie. Quelle contradiction!"
Qui sont ces "ils" dont vous parlez ? Il me semble aussi que vous pourriez être plus nuancé dans la manière dont vous opposez démocratie et violence. Votre argumentation laisse penser que toutes les violences se valent.
Pourtant, pour citer Weber, on sait que "l'Etat a le monopole de la violence légitime." A partir de là, on peut distinguer au moins deux formes de violence : la violence légitime exercée par l'État et la violence illégitime qui pourrait
être être menée par une rebellion.
Bref, pour bien comprendre la notion de
violence, il me semble nécessaire de refléchir aussi sur le lien entre "moyens" et "fins". D'ailleurs, les révolutions française et américaine ainsi que la lutte contre l'Apartheid en Afrique du Sud ne constituent-elles pas des exemples qui contredisent votre
équation finale:"Soit on est démocrate, soit on est violent"?
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+3 #3 mohamed Diaby 14-02-2014 14:36

Mon très cher frère
A certains égards on partage les mêmes points de vue. La grande majorité des guinéens ne comprennent pas le plaisir de certains de nos compatriotes a se faire passer pour des victimes éternelles alors que tout le peuple de guinée a souffert de la même façon depuis l’indépendance de la sottise des ses gouvernants.
Sékou Toure a tué toute personne qui s’est approchée de son pouvoir sinon il n’aurait pas assassiner Kaman Diaby ,Fodeba Keita ,Magassouba Moriba, Kaba Laye et autres… . Ce n’est pas parce que ceux ci sont pas peuls qu’on doit leurs faire passer sous silence. Vous avez donné des dates mémorables pour surement dénoncer le >. Savez vous qu’en 1985 Lansana conte aidé de Capitaine Balde, Facinet toure et Fofana ont massacre toute l’élite militaire d’origine malinké (Si on a besoin de malinkés on ira chercher de la semence au Mali disait un d’entre eux).Ou étaient ils les intellectuels peuls d’alors ?qui avait compatit a la douleur des centaines de familles dont les maisons ont été rasées a Conakry ? Ou étiez-vous ?
La culpabilité, le crime, la mauvaise gouvernance, la cupidité, la traitrise est un bien commun à tous les guinéens sans distinction d’ethnie. Des milliers de guinéens ont perdu la vie parce que a chaque moment de l histoire en fonction des intérêts du moment les gens s’alignent derrière le pouvoir et stigmatisent l’autre. Des esprits malins se servent de la fibre ethnique pour se trouver de la place au soleil.
Je te rejoint mon frère sur la violence et ses conséquences. Quand on voit ce qui se passe en Centrafrique ,aux soudans et ailleurs je préfère cette vie précaire que de s’embarquer dans des camions des refugiés et autres….. vive la guinée
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+4 #2 JHON DOE 14-02-2014 13:40

L’équation posée est complexe mais très intéressante du point de vu cognitif. Si j’ai bien compris la nature de votre article. Vous voudriez que les gens s’interrogent sur par exemple, face à la violence, aux discriminations, aux humiliations, aux stigmatisations et aux injustices répétées, dirigées et ciblées contre une ethnie identifiée. Quelle est la réponse adéquate que cette population marginalisée et violentée devrait « mobiliser » pour se défendre afin de changer la situation ou re-normaliser la situation ? Si nous partons du principe qu’il faut choisir entre « révolution authentique » et violence, je choisirais à première vue, la « révolution authentique ». Mais en examinant la question de plus près, sous une approche socio-historique, vous conviendriez monsieur Bah, que depuis notre indépendance, l’histoire se répète en Guinée et avec à la clé, toujours les mêmes injustices orientées envers et contre la population que vous avez mentionnée. Je salue l’effort que vous avez mis pour aider à distinguer les notions de violence et de « révolution authentique ». Les deux définitions sont adaptées au sujet que vous soulevez ici, mais prises telles quelles, elles ne siéent pas tout à fait à la culture africaine très souvent stratifiée, clanique et où l’appartenance ethnique est plus valorisée que l’appartenance nationale. Comme moi, vous savez monsieur Bah tout comme beaucoup de commentateurs pour qu’une « révolution authentique » réussisse et soit possible, il faut la participation de toutes les composantes ethniques à cette révolution. A l’état actuel des choses, les guinéens toutes ethnies confondues sont-ils prêts à entamer cette révolution pour mettre fin à cette injustice ciblée et politicienne contre les peuls ? Tous les guinéens ont-ils intérêt que la situation change ? Ces questions nous ramènent encore à la complexité de la problématique. En conclusion, en l’absence de « révolution authentique », et face aux violences continues, disproportionnées, orientées de tous contre un, Que faut-il envisager ? Attendre ? Disparaitre ? S’évader ? Se communautariser ? Se résigner ? Ou Recourir peut-être à la violence ? A chacun d’y réfléchir.
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+1 #1 celloumbah 14-02-2014 11:59

Ah Mr A.A.Bah, il ya eu une évolution sur vos analyses concernant l'ethnocentrisme et la mal gouvernance en guinée (il a fallu du temps pour que vous soyez révolté). Je suis entièrement d'accord avec vous(dans cette analyse), mais je pense avant de parler de révolte ou violence, il faut qu'il y est une union (entente) entre la communauté peule comme toutes les autres ethnies ( je ne suis pas contre les autres communautés). De plus, moi je ne parlerais pas de silences coupables ou de complicité de l'élite des autres communautés, mais d'une silence coupable des élites de la communauté peule qui a mon avis devaient définir le cap (révolte ou violence) a suivre pour faire face a la discrimination (l'exclusion).
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