Analyse sur l’origine et le rôle de la violence suite à l’article d’Ibrahima Kylé Diallo

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ETIENNE_Souleymane_01Il était une fois, dans un village, un jeune homme qui s’appelait Afolabi Kamatigui et se réveilla un beau matin pour trouver que toute sa famille ainsi que son voisinage avait été massacrés. La nuit précédente, un animal étrange avait visité le village et dévoré ses victimes en ne laissant que les traces de morsures qui témoignent de l’intensité de la violence la nuit précédente. Le roi du village décida alors de convoquer tous les bras valides du village pour faire face à la menace. Chaque nuit, trois hommes, étaient armés et mis devant l’entrée du village pour surveiller et neutraliser cet animal mystérieux qui visitait ses victimes la nuit. Comme il était le seul survivant de sa famille et pour éviter que son acte soit un acte de vengeance pour sa famille, le jeune homme fut interdit d’y participer malgré son insistance.

C’est seulement après que tous les hommes qui furent envoyés pour neutraliser l’animal ne furent pas revenus, qu’on accepta qu’Afolabi aille lui aussi remplir son devoir. Après la cérémonie d’au revoir, Afolabi reçut du roi un couteau, des gris-gris, et une bouteille d’eau contenant du poison qu’il devait donner à l’animal au cas où il n’arriverait pas à le tuer physiquement. La nuit venue, Afolabi se dirigea vers sa mission. Conscient qu’il allait servir de repas à l’animal, tout comme ceux qui le précédèrent, Afolabi but l’eau lui-même tout en attendant impatiemment cet animal mystérieux pour l’affronter. Entre temps, il aperçut une belle femme qui se dirigeait vers lui, demandant son aide pour transporter un coli. Sans hésiter, il se mit à l’aider et c’est à ce moment que la femme, qui n’était autre que le monstre, le dévora.

Le lendemain, personne n’était surpris qu’Afolabi ne revienne pas. On décida d’aller récupérer son corps ou ce qui restait de son corps. Arrivés à la scène, Afolabi gisait au sol, un bras par ci et le torse par là. A quelques mètres du corps d’Afolabi se trouvait la bête sauvage, couchée à terre, ne faisant aucun mouvement. On se rendit compte vite que la bête était morte ; mais comment ? Elle ne montrait aucune blessure ou trace. On se rendit compte plus tard que la bête avait été empoisonnée après avoir dévoré Afolabi. Même mort, Afolabi fut fatal à l’ennemi. Quelle belle résistance! 

Ce mythe, qui vient des Maasaï du Kenya, nous enseigne le devoir de commettre la violence pas à cause d’une vengeance ou haine contre l’agresseur mais plutôt comme un acte altruiste dont le but est de mettre fin à la violence commise par l’agresseur sur autrui. Différentes versions de ce mythe existent dans plusieurs cultures où un peuple ou une communauté en danger fait appel à l’un de ses fils ou filles qui se sacrifie pour sauver son peuple ou sa communauté. C’est souvent le cas dans les films aussi, tels que Spiderman, Superman, Batman où le héros use de son pouvoir surnaturel pour affronter et neutraliser un danger qui guette une société.

Ces mythes nous enseignent aussi des valeurs importantes pour la survie humaine car ils naissent de l’expérience commune de l’homme sur terre, datant de plusieurs siècles. Le fait que ce genre de mythes existe dans plusieurs cultures fait de lui un outil d’enseignement de valeurs universelles possédant des avantages éternels. A quoi sert ce genre de mythe qui encourage l’autodéfense ? A-t-on besoin d’encourager la violence chez l’homme qui est déjà assez violent ?


Origine et rôle de la violence intra spécifique

Bien que l’homme ait une tendance à être plus violent que pacifique, la violence de l’homme ou tout autre animal contre des membres de la même espèce que soi n’est pas naturelle (Grossman, 2000). Je dis ceci pour expliquer la réticence de beaucoup de gens à recourir à la violence comme solution à la violence (voir les commentaires sous l’article d’Ibrahima Kylé Diallo). Cette réticence explique par exemple pourquoi, selon le brigadier général, S. L. A. Marshall, historien de l’armée américaine durant la deuxième guerre mondiale, seulement 15 à 20% des militaires tiraient sur leurs ennemis. La plupart tirait par hasard sans viser l’ennemi, préférant être tué que de tuer. Par contre, les hommes tuent aisément les animaux d’autres espèces.

Chez les autres animaux, cette réticence se voit dans l’apparition des traits physiques dont le but est de signaler sa hiérarchie sociale face à un potentiel adversaire pour éviter une confrontation physique (Grossman, 2000). Les cerfs rouges par exemple, pendant la période d’accouplement, poussent leurs cornes et s’affrontent en affichant la taille de leurs cornes. Ceux qui ont les plus grandes cornes sont les dominants et les dominés reconnaissent cela en cédant les femelles aux dominants afin d’éviter de subir la violence du dominant. Deux lézards s’affrontent aussi en prenant une posture qui consiste à déplacer la tête verticalement a plusieurs reprises. A travers cette posture, le dominant confirme sa supériorité et le dominé s’incline. Les dominés s’en sortent sain et sauf mais perdent le partage équitable des ressources communes. Par contre, lorsqu’il s’agit des membres d’une autre espèce, la violence est infligée gratuitement sur le plus faible.

Nous sommes tous soumis à l'évolution et à ses règles. L’évolution dicte que si un trait existe chez des membres de différentes espèces, alors cela veut dire que ce trait a été choisi dans le passé car il est avantageux ou est lié à un trait avantageux (Pickrell, 2006). Par exemple, on trouve le système nerveux dans la plupart des animaux multicellulaires tel que l’homme, les primates, les oiseaux, les vers, etc. Donc, on déduit que le système nerveux qui permet à l’animal de senser et de réagir aux demandes de son environnement intérieur et extérieur est très important pour l’animal. De même, cette résistance à faire du mal à un membre de la même espèce est un trait avantageux pour les animaux car il permet la survie de l’espèce dans un monde caractériser par l’agression des mâles. Pourquoi donc l’agression, source de toute violence, existe-t-elle chez les mâles ? Est-elle aussi soumise aux règles de l’évolution ? Quel avantage pourrait avoir l’agression pour qu’elle continue d’exister chez la quasi-totalité des mâles de toute espèce ? L’avantage de l’agression est que la vie se nourrit de la vie. Pour survivre, tout animal doit manger quelque chose qui était une fois en vie. Donc, dans le passé, nos ancêtres dont l’activité principale était la chasse, avaient besoin d’être agressifs pour, non seulement se défendre contre les prédateurs, mais pour capturer des proies, source de nourriture.

Pourquoi alors ce phénomène anormal qui est la violence intra spécifique est-elle valorisée quelquefois dans nos légendes bien qu’elle ne soit pas naturelle ? Elle est valorisée car dans ce monde animal, il y arrive parfois que seule la violence intra spécifique peut mettre fin à la violence intra spécifique. Il a fallu que les Etats-Unis, l’Union soviétique, l’Angleterre et d’autres puissances commettent des violences féroces contre l’Allemagne pour que la violence commise par celle-là à l’encontre des juifs, homosexuels, handicapés et autres, cesse. Personne ne doute que la violence, et seule la violence, a pu mettre fin à la violence commise par l’Allemagne nazie. Donc encore une fois, nos légendes nous donnent des leçons nées de l’expérience humaine. A nous de nous en servir ou de les ignorer.


Conclusion

En reconnaissant la légitimité d’une guerre défensive ou l’autodéfense physique, on admet par inadvertance le rôle légitime de la violence dans certains cas. Le leader des droits civiques américain Malcom X disait autrefois que « je n’appelle même pas cela la violence lorsqu’il s’agit de la légitime défense. J’appelle cela l’intelligence.» La force la plus puissante et la plus efficace pour garantir le maintien à long terme du pouvoir abusif n'est pas la violence déployée par la partie dominante contre celle dominée, mais plutôt le consentement des dominés dans leur propre domination.

Voici un scenario sur lequel il faudrait sérieusement méditer dans les jours, mois et années à venir. Il s’agit de deux conducteurs venant du sens opposé qui s’approchent l’un de l’autre au niveau d’un pont sur une trajectoire de collision. Si les deux maintiennent leur accélération durant la collision, ils ont 20% chances de survie chacun. Si l’un ralenti et l’autre ne ralenti pas, celui qui a ralenti à 30% chance de survivre pendant que celui qui n’a pas ralenti sortira indemne à 80%. Si les deux ralentissent, ils ont 100% chances de survivre tous les deux. Laquelle des stratégies préférez-vous dans ce cas ? Et si dans le passé, vous avez eu à faire avec le même conducteur qui avait préféré la stratégie d’accélération pendant que vous, vous avez ralenti, ralentirez-vous cette fois aussi, avec 30% de chances que vous sortirez indemne. Mes frère et sœurs, la stratégie d’Alpha Condé, l’autre conducteur a été la violence (l’accélération), choisirons-nous la soumission (le ralentissement) avec 30% chances de survivre ? L’accélération des deux conducteurs est certainement la plus mauvaise des options si on mesure les chances de survivre à une telle collision. Par contre, si l’objectif c’est de neutraliser ce danger que représente ce chauffeur, qui vous a déjà montré qu’il préfère la stratégie d’accélération, alors cette option reste la meilleure. Comme le montre l’exemple d’Afolabi Kamatigui, la violence doit être un acte altruiste et non un acte de vengeance. Demain si nos enfants nous demandent qu’avons-nous fait pour arrêter ce danger, j’espère que nous serons fiers de notre réponse à cette question.

Wassalam.


Souleymane Etienne
Connu sous le pseudo SE


Références :

Grossman, Dave (2000) : « Aggression and Violence». In Killogy Research Group. [En ligne]. Page consultée le 8 février 2014. http://www.killology.com/article_agress&viol.htm

Pickrell, John (septembre 2006): « Introduction : Evolution ». In NewScientist [en ligne]. Page consultée le 8 février 2014. http://www.newscientist.com/article/dn9953-instant-expert-evolution.html#.UvcCq4zTnUM 

 
 

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Commentaires  

 
+3 #35 Fela barry 12-02-2014 11:19

" La ou il ya le choix qu ' entre lachete et violence , je conseillerai la violence ".j exhorterai plutot les guinens a faire le pari de l intelligeance CMMmE LUTHE KING OU MANDELA !!!
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+2 #34 Ibrahima Kylé DIALLO 12-02-2014 09:58

"Bah", "doumba" et "Tybah", je vous remercie d'avoir accepté de me comprendre. En fait tout le monde m'a compris mais ceux qui refusent de l'admettre se font mal puisqu'ils sont tiraillés de l'intérieur et rongés par la haine.
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+2 #33 Tybah 12-02-2014 01:44

Nul Homme qui aime son pays ne peut l'aider a progresser et negliger le moindre de ses compatriotes.
Quand on n'a plus foi en la justice et qu'on ne se sent plus proteger par l'etat, forcement on trouve securite a cote des siens .C'est la peur qui cree le sentiment de l'ethnocentrisme.
Je suis etonne qu'on fasse table rase de toute la pertinence de l'analyse du doyen Kyle pour y soutirer simplement le mot violence en lui taxant a tort de tous les noms d'oiseaux.
Meme Mahatma Gandhy , apotre de la non violence , a conseille ceci: " La ou il ya le choix qu ' entre lachete et violence , je conseillerai la violence ".
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+13 #32 boubacar doumba diallo 11-02-2014 16:12

Après les sources de violence de Dubréka, Boké et Banlieue de Conakry hier,les thuriféraires du pouvoir se sont brusquement tu.C'est vrai , ces manifestations n'ont pas éclaté à Manden Djallon, ni sur l'Axe ,où les sbires du régime n'attedent que cela pour TIRER..,Tuer, Violer...,n'est ce pas ?
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+13 #31 boubacar doumba diallo 11-02-2014 13:54

http://www.afrik.com/soulevement-a-boke-et-dubreka-ambiance-deletere-en-guinee
Encore des sources de violence....Et ce n'est dans Manden Djallon...
Yahin toune...Ko nébhi wo guitè labhaye!
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+2 #30 Se 11-02-2014 13:21

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Se,
Pour ma part, si Alpha usait de la violence pour s,imposer en 2015, on pourrait et on devrait lui opposer la violence. D,ici la, battons-nous pour faire des elections transparentes. Pour moi Alpha pourrait gagner en 2015 tout comme il pourrait perdre.

Patriote1, je suis d'accord avec vous que la meilleure solution c'est celle qui n'implique pas la violence mais il faut que le vote du peuple en 2015 soit respecté a grande partie (80% crédible au moins). Seulement, il faudrait pas sacrifier notre pays au nom de la paix car si on le fait notre pays continuera a aller de mal en pire car ceux qui sont habitués a user de la violence pour se maintenir en position de privilèges vont toujours continuer a employer ce moyen pourvu que sa leur permet de s'emparer des richesses du pays. Enfin, pour réussir, ce combat doit etre celui du peuple contre le pouvoir et non une guerre entre les composantes du pays car chez nous le pouvoir est la source de toutes les violences, violations et injustices.
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+6 #29 Bah 11-02-2014 13:09

Nelson Mandela, pour justifier l'utilisation de la violence comme moyen de lutte par l'ANC au début de la décennie 60 a dit ceci:"On ne peut pas affronter une bête sauvage les mains nues"( source Mémoire d'errance de Tidiane Thiam). Même si aujourd'hui il est devenu l'un des chantres de la non violence, il reste l'auteur de ces propos. L'utilisation de la violence s'impose lorsque toutes les voies pacifiques échouent (négociations, manifestations pacifiques, lobbyng...). Parfois la violence constitue la solution face à certaines injustices ( ce n'est pas Soro Guillaume ou Ouattara qui diront le contraire lorsqu'ils ont été considérés comme des citoyens de seconde zone).
Il faut aussi souligner le fait que la violence physique est l'aboutissement de plusieurs facteurs violents ( la violence verbale et bien d'autres formes dites violence symbolique). D'ailleurs lorsque l'incitateur numéro 1 à la violence en république de Guinée (Alpha Condé) qualifie ses opposants de chiens, un groupe ethnique de tortue, n'Est-ce pas à ce niveau qu'il faut s'indigner et condamner? voire entamer des poursuites judiciaires? Mais lorsque le chef de l'Etat incarne la violence verbale par excellence et que la justice reste muette quand des familles de victimes la saisissent concernant certaines bavures policières meurtrières, n'est-il pas normal que des citoyens décident de se faire entendre autrement?
Idéalement, on rêve tous d'une société non violente, républicaine et démocratique. Pour éviter qu'on ait des velléités belliqueuses, soignons le mal à la racine tout en évitant les indignations sélectives.
(je ne crois pas que Kylé ait systématiquement encouragé la violence, ses propos doivent être analysés dans leur contexte précis).
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+4 #28 Patriote1 11-02-2014 09:33

Se,
Pour ma part, si Alpha usait de la violence pour s,imposer en 2015, on pourrait et on devrait lui opposer la violence. D,ici la, battons-nous pour faire des elections transparentes. Pour moi Alpha pourrait gagner en 2015 tout comme il pourrait perdre.
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+5 #27 boubacar doumba diallo 11-02-2014 06:48

Les sources de la violence en Guinée ne sont pas celles auxquelles peuvent s'attendre les thuriféraires du régime .Elles sont diverses et concernent presque tout le monde.Ce n'est d'ailleurs sans aucun rapport avec les origines comme l'atteste ce qui s'est passé hier en haute banlieu à Conakry et cela est récurrent.voir le lien ci-dessous:
http://nrgui.com/index.php/fr/2-actualites/5810-conakry-le-delestage-electrique-provoque-des-nouvelles-manifestations-en-haute-banlieue
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+3 #26 Ibrahima Kylé Diallo 10-02-2014 23:25

"Fatoumata", comment dialoguer avec celui qui ne comprend que le langage de la violence? Croyez-vous que tous ceux qui ont utilisé la violence l'ont fait par choix? Faut-il, pour maintenir le calme, accepter à n'importe quel prix toutes les injustices, subir toutes les humiliations et supporter au quotidien les répressions ethniquement ciblées ?
Savez-vous réellement les causes de la violence en RCA ?
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+7 #25 Fatoumata 10-02-2014 22:26

J'ignore dans quelle mesure ou situation on peut trouver une justification à la violence. Mais lorsque je vois ce qui se passe en Centrafrique, je suis heureuse de constater qu'au lieu d'exercer la violence, nous choisissions d'en débattre.
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0 #24 Ibrahima Kylé Diallo 10-02-2014 21:51

"Abdoulaye Aiz Bah", lorsque j'ai décidé d'intervenir sur le Net, j'ai accepté le risque de me faire insulter par des gens comme vous. Vous avez été libre d'ouvrir un débat; vous êtes libre de le clore. Mes amis me disent que répondre à certains, c'est se mettre à leur niveau et leur donner de l'importance alors qu'ils sont généralement insignifiants. Pour moi,même si vous estimez que la sagesse n'a pas de place chez moi, vous êtes important, ne serait-ce qu'en tant qu'être humain. Vous parlez d'âge! Si vous estimez que c'est un handicap, mettez fin à votre vie avant de vieillir sans empoisonner celle des autres.
Si vous pensez me faire mal, c'est raté (vous aimez tellement ce mot !)car je suis vacciné.
Je vois que tous les malades ne sont pas dans les hôpitaux.Certains doivent doivent bien se frotter les mains !
Par respect pour les internautes, j'ai envie de mettre fin à cet échange infécond en osant espérer que vous n'y verrez aucune forme de capitulation déguisée.
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+10 #23 boubacar doumba diallo 10-02-2014 21:46

J'oubliais :
WAS SALAM !
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+13 #22 boubacar doumba diallo 10-02-2014 21:28

Ni pacifiste, ni va-t-en guerre, je m`abreuve à la source de la sagesse prophétique illustrée par ce hadith rapporté par Boukhari : "O gens, ne souhaitez pas la rencontre de l`ennemi et demandez plutôt à Dieu la paix;mais si vous le rencontrez ,montrez de l`endurance et sachez que le paradis est à l`ombre des épées ".Ainsi s`exprimait le Prophète au milieu de la bataille de Uhud. C'est mon dernier mot. Diallo Boubacar Doumba.
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+1 #21 Se 10-02-2014 21:24

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Mignan SE démasqué, tu confirmes bien le proverbe : l’appétit vient en mangeant...
J'ai relu ton texte 2 fois et j'avoue qu'il me fait réfléchir encore - ce que j'adore dans un débat contradictoire.
Tu l'abordes sans passion et avec tes arguments et je pense que dans ce cas c'est un débat sain pour nous tous car on sent dans tous ces commentaires contradictoires (et parfois je suis d'accord avec les 2 ! ) beaucoup de ressentiments cachés et donc dangereux sur ce sujet qui nous concernera tous demain lors de la reconstruction de notre pays.
Je dirais donc : débattons-en pour vider les abcès mais faisons en sorte qu'il y ait des survivants après pour appliquer les bonnes idées qui en sortiront...

AOT, je suis entierement d'accord que l'appétit vient en mangeant. En goutant ce délicieux repas, je me demande maintenant pourquoi j'ai tant attendu pour vous joindre sur la table lol. Pour ce qui est du débat contradictoire, c'était mon objectif de continuer le débat initié par I. Kylé Diallo sur un thème très important, surtout a l'approche des présidentielles. je suis content que l'article vous a donné a refléchir.
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+11 #20 Abdoulaye Aziz Bah 10-02-2014 21:01

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrahima Kylé Diallo:
"Abdoulaye Aziz Bah", vous devenez ridicule! Si voulez singer, faites-le au moins intelligemment!

Je pensais qu’on était dans un débat d’idées. Encore une fois, je suis déçu que ces genres de propos viennent de vous. Ainsi, vous venez de confirmer que, malgré votre âge, la sagesse n’a pas de place chez vous. De toute façon, mon rang social ne me permet pas de répondre à ces genres de propos sur un forum public. D’ailleurs, dans tous mes articles, j’ajoute ceci : « A l’attention des lecteurs : Acceptons la pluralité des idées. Pas d’injures, rien que des arguments ». Mais comme on aime le dire, à chacun son drapeau! Par conséquent, vous pouvez considérer ce débat clos !!!
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+5 #19 A.O.T. Diallo 10-02-2014 20:49

Mignan SE démasqué, tu confirmes bien le proverbe : l’appétit vient en mangeant...
J'ai relu ton texte 2 fois et j'avoue qu'il me fait réfléchir encore - ce que j'adore dans un débat contradictoire.
Tu l'abordes sans passion et avec tes arguments et je pense que dans ce cas c'est un débat sain pour nous tous car on sent dans tous ces commentaires contradictoires (et parfois je suis d'accord avec les 2 ! ) beaucoup de ressentiments cachés et donc dangereux sur ce sujet qui nous concernera tous demain lors de la reconstruction de notre pays.
Je dirais donc : débattons-en pour vider les abcès mais faisons en sorte qu'il y ait des survivants après pour appliquer les bonnes idées qui en sortiront...
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-1 #18 Se 10-02-2014 20:49

Tous ceux qui sont contre le recours a la violence, je vous demande cette question. Et si Alpha Condé use de la violence pour s'imposer en 2015 comme il l'a fait durant les législatives, allez-vous continuez a vous soumettre a la loi du plus fort? j'ai bien indiqué dans la conclusion de cet article que le rallentissement des deux conducteurs reste la meilleure solution; tous les deux. Mais, si vous voyez que l'autre conducteur ne rallenti pas, 1 fois, 2 fois, 3 fois, allez vous toujours continuer a rallentir avec 30% que vous survivrez chaque fois? La vie est une question de choix. Soit on choisit de se soumettre par peur ou on refuse de se soumettre face a l'injustice. Une chose reste claire quand meme: personne, meme Dieu, ne va pas défendre celui qui ne veut pas se défendre. Tout comme l'argent ne vient pas a celui qui ne le cherche pas, la liberté ne vient pas a celui qui ne la demande pas. Pour avoir la paix, il faut être prêt a la Guerre (voir le commentaire de Abdoul). je rappelle que le budget de défense des USA est 40% le budget de défense de tous les autres pays du monde réunis et cela n'est pas par hazard.
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-8 #17 Ibrahima Kylé Diallo 10-02-2014 18:05

"Abdoulaye Aziz Bah", vous devenez ridicule! Si voulez singer, faites-le au moins intelligemment!Vous pouvez vous prénommer Addoulahi, Bouroulaye ou Abdallah.
Moi je préfère rater une sortie que de me comporter comme certains ratés !!!!!!
Lorsque je vois la qualité de ceux qui m'ont approuvé et de ceux qui m'ont téléphoné sans vouloir écrire sur le Net, je considère le reste comme des restes.
"peulh nouveau" et dynamique, bon vent loin de votre clavier et profitez bien de votre anonymat protecteur!
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+10 #16 Abdoulaye Aziz Bah 10-02-2014 17:15

Citation en provenance du commentaire précédent de ABDOUL:
Je crois que AZIZ BAH a complètement raté la plaque.
Alors Mon cher AZIZ tout est question de détermination, de cœur ( la foie et la force de ne pas avoir peur de confronté la mort) ainsi que la stratégie et le courage.

Je vois l’émotion dans vos écrits. Nous n’allons jamais donner l’occasion au déclenchement d’une guerre civile en Guinée. Je le répète, encore une fois, que perdre une élection n’est pas la fin du monde. Nous préférons l’usage des urnes qu’à celui des armes.
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+11 #15 Abdoulaye Aziz Bah 10-02-2014 16:51

Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
A défaut de le faire partir par la rue, les urnes demeurent l’opportunité historique de changer le destin de ce pays, impossible n’est pas guinéen !!!

Entièrement d’accord avec vous monsieur Barry ! Rien à ajouter.
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+4 #14 Abdoulaye Aziz Bah 10-02-2014 16:44

Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrahima Kylé DIALLO:
En Guinée dès que vous parlez d'utilisation de la violence, certains vous taxent d'extrémiste. Ils sont si étriqués intellectuellement qu'ils ne pensent qu'aux armes à feu. Dans mon article, je n'ai parlé ni de flèches, ni de couteaux encore moins de kalachnikovs ou de chars !

Ainsi, vous cherchez à nous donner une nouvelle définition de la violence. Alors de quel genre de violence parlez-vous, doyen Abraham ?
Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrahima Kylé DIALLO:
Je voudrais revenir sur le cas d'un certain "Abdoulaye Aziz Bah" (d'habitude, on dit "Abdoul Aziz" mais c'est un détail).
Encore une fois, doyen Ibrahima (d’habitude on dit « Ibrahim » (lol) ou plutôt « Abraham » pour votre cas) apprenez à contribuer sans personnaliser le débat ! Je vous croyais plus grand que ça.
Citation en provenance du commentaire précédent de Ibrahima Kylé DIALLO:
Sékou Touré avait voulu créer un "homme nouveau" en Guinée. Il n'avait pas totalement réussi mais il a pu y créer (il disposait d'une matière première très malléable) un "foulè" nouveau, c'est-à-dire un "poulet" incapable de picorer le moindre grain de fonio sur un couteau. Le poulailler est plein.
Démocratie, démocratie, démocratie !!! Qui ne souhaite pas la démocratie en Guinée? Chacun, du mois toute personne sensée, préfère les urnes à la violence. Encore faut-il que les élections soient libres et transparentes. Ce type de "peulh nouveau" soutient que peu importe l'origine ethnique du Président qu'il soit X ou Y. Il cite ( inconsciemment?) les autres ethnies en terminant toujours, après des points de suspension, par la sienne !

Avant vous, j’avais condamné, dans un de mes articles, la discrimination des ressortissants du Fouta par Alpha Condé. Je suis surpris que vous cherchiez à vous racheter, à travers ces commentaires, sur votre sortie ratée qui prônait la violence comme une solution à cette discrimination, malgré que vous vous contredisiez dans ces commentaires! Par contre, je n’étais pas le seul à cautionner l’usage de la violence comme la solution à nos politiques. Mais puisque j’étais presque le seul peul à le faire, vous trouvez cela anormal. Il faut que ça cesse ! Certes je suis un peul « nouveau », mais pour votre information, je suis loin d’être ce genre de peul statique qui ne voit que la victimisation comme une solution à ses malheurs. Je suis ce nouveau peul dynamique, qui cherche à résoudre les problèmes de la Guinée en tant que République. Soyez patient, vous me verrez très bientôt sur le terrain en Guinée, loin de mon clavier !
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+5 #13 Tutankhamon 10-02-2014 15:46

Ceux qui pensent que le mot “violence” est tabou oublient que la violence se retrouve par tout: donner naissance, faire de l’amour, le sport. Par exemple, les suedois et les Canadiens sont les peuples les moins violent de la planete mais regarder comment ils encouragent la violence dans un match de Hockey etc .. C’est quand il ya l’intention que la violence pose des problemes: Alpha cible les peuls et authorise des loubards a bruler des boutiques en Guinee.
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+8 #12 boubacar doumba diallo 10-02-2014 14:56

Parler sereinement de la violence politique en Guinée n'est pas une chose aisée.les années ayant précédé l'indépendance furent émaillées de violence et dès la Loi Cadre plusieurs adversaires politiques et sybdicaux du PDG durent prendre le chemin de l'exil .Certains se réfugièren à Dakar.De 1958 à 1984, la violence et la terreur exercées par le Parti-Etat est symbolisée par le Camp Boiro et le Pont aux Pendus.Parler de Violence politique sous entend par conséquent celle exercée par l'Etat.En juillet 1985 des règlements de compte ont conduit à la liquidation d'une partie de l'élite politico-militaire malinké accompanée de destruction de biens matériels et de violence VERBALE (le wo farara entre autres).Un proverbe chinois dit que l'on peut guérir d'un coup d'épée, mais non d'un coup de gueule.A ce sujet je recommande aux internautes le re-lecture d'un de mes articles intitulés "La maîtrise de soi et l'art d'écrire et dont voici le lien :
http://www.nrgui.com/index.php/fr/107-opinions/on-ne-vit-pas-que-de-pain/2817-la-maitrise-de-soi-et-l-art-d-ecrire
Sous Lansana Conté et Dadis Camara, la violence d'Etat était présente notamment avec les répressions meurtrières de 2007 et de 2009.Impunité depuis.
Sous le présent régime la violence continue...
Parlons aussi des violences intercommunautaires dont la Guinée Forestière en fut le théâtre...
En 2000-2001 ,c'est l'attaque rebelle aux frontières avec le soutien du RUF et des troupes de C.Taylor.C'est la seule fois où une opposition guinéenne "cagoulée" a pris les armes.L'agression du 22 novembre 1970 est d'une autre nature :le colonialisme portugais.
Que dire des manifestations de rues? Sont elles toujours pacifiques ? Cela mérite un débat car dans certains cas elles peuvent aboutir même à une insurrection.
Ce sont là quelques idées jetées pêle -mêle .
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0 #11 Ibrahima Kylé DIALLO 10-02-2014 11:24

SE, n'osant plus parler de "poutoh" par peur des terroristes du Net, je vous tire mon chapeau. Vous avez abordé avec clairvoyance et dans un style accessible à tous un sujet très sensible.
En Guinée dès que vous parlez d'utilisation de la violence, certains vous taxent d'extrémiste. Ils sont si étriqués intellectuellement qu'ils ne pensent qu'aux armes à feu. Dans mon article, je n'ai parlé ni de flèches, ni de couteaux encore moins de kalachnikovs ou de chars !
Il y a des moments où la violence est INDISPENSABLE ! L'instauration de la démocratie en Afrique du Sud ne s'est pas faite par de bons sentiments. Ce pays s'est libéré plus par les flèches de l'ANC que par les prêches de Desmond Tutu.
Je voudrais revenir sur le cas d'un certain "Abdoulaye Aziz Bah" (d'habitude, on dit "Abdoul Aziz" mais c'est un détail). Sékou Touré avait voulu créer un "homme nouveau" en Guinée. Il n'avait pas totalement réussi mais il a pu y créer (il disposait d'une matière première très malléable) un "foulè" nouveau, c'est-à-dire un "poulet" incapable de picorer le moindre grain de fonio sur un couteau. Le poulailler est plein.
Démocratie, démocratie, démocratie !!! Qui ne souhaite pas la démocratie en Guinée? Chacun, du mois toute personne sensée, préfère les urnes à la violence. Encore faut-il que les élections soient libres et transparentes. Ce type de "peulh nouveau" soutient que peu importe l'origine ethnique du Président qu'il soit X ou Y. Il cite ( inconsciemment?) les autres ethnies en terminant toujours, après des points de suspension, par la sienne !
Je reste très clair: je n'ai jamais dit que les problèmes de la Guinée ne seront résolus que lorsqu'un Peulh sera au pouvoir. Je n'ai jamais dit que seul un Peulh peut diriger convenablement la Guinée!
Je fais tout simplement un constat: la volonté d'écarter systématiquement les Peulhs des principaux centres de décision !
Revenons sur le cas des diplomates. Peut-être qu'il y a quelques ambassadeurs peulhs mais on a plus de chances de les voir plus à Pyongyang qu'à Tokyo, plus à La Havane qu'à Paris, plus à Dacca qu'à Dakar, etc.
Je ne tomberai jamais dans le piège des confusionnistes. Mon article qui a fait beaucoup de mal aux ethnos (incapables de relever le défi qui leur est lancé)est comme un sous-marin. Il sera bientôt dans les profondeurs mais il va faire de temps en temps surface, avec d'autres couleurs !
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+5 #10 Bachir 10-02-2014 10:49

Je partage une Bonne partie des arguments avances dans ce texte. Je pense que l'injustice ne peut conduire qu'a la frustration et a la violence . par contre je pense que cette violence ne doit intervenir qu'en dernier ressort après avoir usé toutes les autres options non violente et notamment les urnes. Car contrairement a ce que je lis ici nous n'avons pas finis d'explorer cette piste et il est encore possible de battre AC dans les urnes. Comment?
L'analyse des résultats des législatives montre que malgré les scores soviétiques enregistrés en haute guinée, malgré l'élimination de près de 60% des bulletins de n'zerekore, malgré la diminution du nombre de bureau de vote au fouta et basse cote, malgré l'utilisation des moyens de l'État le parti présidentiel n'enregistre qu'une courte avance face a l'opposition républicaine. Donc je pense qu'en corrigeant un certain nombre de raté il est encore possible de battre AC. Pour cela il faudra impérativement corriger certaines maladresses de cette opposition républicaine:
Elle ne peut pas se permettre de céder tout lors des négociations politiques sous prétexte qu'il faut préserver une paix illusoire ou en se targant d'obtenir des gages d'une communauté internationale .
Elle doit etre consciente de sa force et mettre AC devant ses contradictions quand il prétend vouloir une élection libre et transparente car les élections ne peuvent avoir lieux sans elle.
Elle doit augmenter le nombre de bureau de vote et limite le nombre d'electeur a 500 par bureau sur tout le territoire, imposer un vrai recensement des guinéens de l'extérieur et veuiller a leur participation effectif au vote, mettre leur représentant dans tous les bureaux de vote surtout en haute guinée car la vrai fraude se passe laba, mener une vrai campagne de proximité auprès des populations a l'intérieur afin d'expliquer la façon de voter et l'échec d'AC.
Elle devrait aussi améliorer le niveau de ses communiquant en particulier l'ufdg dont le discours est plus que flou et dont l'organisation est indigne d'un parti de ce standing.
Si malgre tout ca AC essaie un passage en force alors la oui il faudra le virer de ce palais avec fracas et tintamarre.
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+5 #9 Féla Barry 10-02-2014 05:57

Misère et décadence du tyran de Condédougou !
Mahatma Gandhi disait à la suite de Moise : « Je suis prêt a donner ma vie à toutes les causes, à l’exception de celles qui autorisent qu’on « tue » au propre comme au figuré. Cette petite phrase résume à elle seule, toute sa grandeur d’âme. La haine et la violence s’entendent : « tu ne tueras point !!! ». Le principe de non-violence n’est pas une vue de l’esprit, il accorde nos pensées a nos actes pour la félicité de tous. Quid de nos valeurs de civilisations clamées ça et là, pendant qu’AC entend gouverner ce pays, et prospérer dans la haine des uns des autres ! Avis aux imams et bienfaiteurs politiques de tous bords, croire en quelque chose et ne pas le vivre est malhonnête. C’est le comble même de l’indignité et de la bassesse morale qui dévident « leurs religions et leurs lumières » de tout sens. Et il y a aucun espoir, même divin, à attendre quelque chose de la Guinée, si tout le monde ruse avec sa foi et les principes démocratiques qui doivent gouverner la cité. L’égalisation des conditions sociales et politiques de vie est une nécessité historique insurmontable et aucun régime ne peut y déroger au risque d’une tragédie nationale sans nulle pareille. La tyrannie n’est pas une fatalité elle se paye au prix fort de la démission collective éhontée et inédite de notre élite nationale, entendu que les tyrans ne connaissent que les limites que leurs imposent leurs peuples ! Qu’en n’est-il en vrai de la guinée indépendante, elle a ruinée tout son crédit, tous ses acquis historiques dans une culture politique de la violence et du mensonge pour la seule et petite gloriole de celui qui la préside jusque dans son lit de mort. Ceux qui dirigent ce pays travaillent plus à leur légende personnelle, qu’ils ne travaillent à la légende de l’émancipation économiques de leur pays, à l’extraire des fers de la tyrannie de la pauvreté. Le comble dans la vie d’un peuple ce n’est pas d’être pauvre, c’est la pauvreté prise dans les chimères de la liberté doublée une pauvreté d’esprit qui ruine toute espérance : les inégalités font le lit de l’insécurité. Ce n’est pas par hasard que les guinéens sont devenus violents, c’est le seul mode de gestion et de gouvernement qu’ils ont connu. Je serai plus enclin à croire que c’est la violence et l’incivisme caractérisé de ceux qui la dirigent qui déteignent sur tout le corps social. L’inculture politique et l’immaturité civique est telle qu’on n’a du mal à imaginer que la démocratie a été inventée pour préserver les gouvernés de l’arbitraire des gouvernants, pire tous le monde s’en accommode profanes comme clercs de service. Ne pouvant faire que ce qui est juste fut fort, on finit par faire triompher la raison du plus fort dans une spirale de violence, engageant ainsi le pays dans une compétition ethnique meurtrière, aucune ethnie ne sortir indemne de ce fléau social. Cependant la guinée indépendante se meurt doucement mais surement dans un ethno-totalitarisme débile ! Des servitudes révolutionnaires à la course forcenée à l’enrichissement illicite, à l’ethnocentrisme d’Etat d’AC, les guinéens ont fini de perdre la tète et de livrer leurs âmes aux démons de la politique, des suppôts ethniquement conditionnés d’une violence politique inouïe. AC est devenu le promoteur industriel de la haine interethnique, il a fini d’opposer la haine à la haine, à la répandre en surface comme en profondeur pour en faire l’horizon politique indépassable de notre époque, ce qui est une insulte à notre intelligence et traditions de coexistence pacifique. Pauvre guinée avec son roitelet négre de président dont les capacités intellectuelles ne vont guère au-delà des horizons ethniques, vautré dans l’interminable remake des guerres précoloniales qui lui sert de cache-sexe de sa misère intellectuelle, si ce n’est de son impuissance à emporter l’adhésion populaire par sa capacité à changer la vie de ses concitoyens au quotient !!! Par delà cette ligne imaginaire de démarcation des ethnies, se trouve la cité de demain: un homme d’état pense aux générations à venir et le politicien à la petite semaine à sa réélection. A défaut de le faire partir par la rue, les urnes demeurent l’opportunité historique de changer le destin de ce pays, impossible n’est pas guinéen !!!
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+3 #8 ABDOUL 10-02-2014 05:16

Merci SE pour ta belle analyse.
Je crois que AZIZ BAH a complètement raté la plaque. Les USA contre le Vietnam devait rassembler le même scenario mais là le camion n'a pas vaincu la moto.
Quant on est devant une situation de vie et de mort, il est tout a fait possible a ce que l'adversaire qui a la moto arrive a neutralisé le camion. Ils suffit dans ce contexte de bien se préparer avec un bon plan à prévoir comme ce qui suit:
1-Ne pas avoir peur de mourir car la vie et la mort sont étroitement liées. Donc être prêt à être martyre pour que les générations futurs (enfants et grands enfants) vivent en paix.
2- Viser les parties sensible du camion soit le réservoir ( avec un cocktail molotof ou un explosif dissimulé) et le moteur car une fois ses parties touchées il y a forte chance que le camion quelque soit la grandeur et sa puissance soit complètement neutralisé par la moto..
Alors Mon cher AZIZ tout est question de détermination, de cœur ( la foie et la force de ne pas avoir peur de confronté la mort) ainsi que la stratégie et le courage . Tel a été le cas du Vietnam face aux américains, le cas des Afghan face aux Russes etc. Ceci a été d'ailleurs le cas pour la plus part des guerres depuis le début des temps.
Il vaut mieux mourir dans une confrontation avec ton ennemi que d'attendre d'être tué par lui à petit feu.
Pour le cas guinéen, il est impératif que les gens s'apprêtent à mourir pour la liberté et l'épanouissement des futurs générations. S'il y avait eu la guerre en Guinée depuis le temps de Sekou Touré durant l'indépendance, on en serait probablement pas là. Il y aurai certainement eu plus du respect, du développement et des institutions viables.
La paix en occident est le fruit des guerres depuis des millénaires entre pays et nations. D'ailleurs dans la mentalité occidentale, la guerre est partie quotidienne de leur vie et elle considère que la sécurité précède le développement. L'histoire occidentale a toujour été accompagnée des Guerres jusqu'à nos jours (Afghanistan, Irak, etc.) et l'avancée en terme de développement pour l'occident a été favorisée par la mise en place des systèmes de sécurités qui sont les conséquences des guerres précédentes dans leur histoire. Nous témoignons de cette importance que l'occident accorde à la sécurité mais aussi de leur conviction et leur détermination de faire face à tous ce qui menace leurs sécurité quelques soit l'inégalité des forces. Face au problème de sécurité, le sacrifice a toujours prévalu.
Seul l'africain en général et le peul en particulier minimise sa sécurité. Telle n'est pas le cas pour la plus part des autres nations sur cette terre.
La Guinée à l'état actuel n'est pas mieux qu'un pays en Guerre car la plus part des gens meurt de manière atroce a cause de la faim (qui est plus brutale qu'une balle) ou des maladies dont ils ne peuvent se faire soigner. Au delà des maladies réelles vécues par les pauvres gens, il y a les mensonges des dirigeant qui font plus mal que les maladies physiques. Quant ALfa Conde, Damantang et associées osent sortir et dire à tous le monde qu'une feuilles blanche (visible par tout le monde) n'est pas de couleur blanche mais rouge juste à cause d'être malhonnête et la faite de considérer les gens comme des cons, alors on devient plus malade psychologiquement donc plus malade que physiquement dans la peau.
Les guinéens doivent accepter la logique de la guerre et être prêt à l'affronter pour que nous puissions se développer à l'image de l'occident. La mort n'est rien qu'une étape de la vie humaine. Et la chose la plus douloureuse n'est pas la mort mais plutôt de vivre dans l'indignité. Mourir en défendant sa dignité est un honneur et le fruit de l'acte est sans conteste un meilleur avenir.
Vive la Guinée et à bas les hypocrites .
Un hadith du prophète SAW dit que le mensonge est un signe de l'hypocrisie. Autrement dit toute personne qui mente est considérée comme un hypocrite. A Damantang, ALfa Conde, Naite et autre d'y méditer.
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+7 #7 mamadou saliou bah 10-02-2014 03:02

Violence !
Les meme BAA OULE de ABLA POKOU disent : "C'EST FER QUI COUPENT FER " !
Aux KAMIKAZES , la BOMBE ATOMIQUE .
A DADIS , TOUMBA .
A BEN LADEN , OBAMA .
VIOLENCE vs VIOLENCE !
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+6 #6 Patriote1 10-02-2014 01:35

Se,
Merci pour ce conte que j,ai lu comme au moment ou, tout petits, nous ecoutions les contes et fables que nos aines nous contaient dans les cases en paille nouvellement construites au clair du feu de bois.
Par contre, je ne partage absolument pas votre point de vue sur l,incitation a la violence. Pour moi, il y a une autre facon de vaincre sans violence. Il suffit de faire preuve d,intelligence. Dans le cas de figure, l,arme de violence devrait etre les urnes. D,aucuns me diront que ce n,est pas possible, mais moi j,y crois fermement. Si vous vous n,y croyez pas, alors je voudrais vous voir des demain pas derriere votre clavier QWERTY ou AZERTY mais devant la troupe dans les rues de Conakry. Ce sera la seule facon de me convaincre. Si mon commentaire ne vous suffit pas relisez a tete reposee celui de mon frere Abdoulaye Aziz Bah.
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+4 #5 TOOLA 10-02-2014 01:22

ABMCR
En politique, disent certains auteurs, ce qui fonde notre vivre-ensemble, c’est une convention (dont la Constitution pourrait être l’incarnation) en vertu de laquelle nous abandonnons notre liberté à une institution supérieure qui acquiert la légitimité et l’autorité d’en appliquer termes au nom de tous. Ce faisant, nous échappons au chaos et à la violence de tous contre tous.
Si chez nous cette théorie est contredite par l’Histoire (décolonisation), elle a l’avantage de rappeler que la vie en communauté obéit (normalement) à des règles convenues et justes mais aussi favorables à tous. Que faisons-nous tous ici lorsqu’on critique Alpha, sinon rappeler qu’il viole ce pacte? Et pour parler du rôle de la violence, comment ne pas voir dans le «tous contre un » de koro, le rôle de «victime sacrificielle» dévolu aux peuls? L’injustice mène à la violence...
S’agissant des mythes et de traditions, je rappelle que l’Islam nous demande de lutter contre l’injustice mais enseigne aussi le djihad, dont une des interprétations possibles est la violence contre... soi-même, contre nos vices et nos imperfections. Que dire de l’Homme de Nazareth, l’agneau par excellence qui demandait qu’on tende l’autre joue, n’a-t-il pas usé de la force pour chasser les marchands du temple? Je rappelle par ailleurs que nos héros, nos fameux résistants se sont aussi dressés contre l’injustice le sabre à la main. Donc, il est des circonstances où parler de violence et en faire l’usage devient juste, et c’est vers quoi nous fait tendre Alpha. C’est pourquoi, je salue M. Diallo lorsque, droit dans ces bottes, il nous rappelle à nos valeurs et à l’urgence de les défendre.
Je terminerai en disant que le débat suscité devrait nous emmener à réaliser que notre pays a besoin de faire le point, d’aller sous l’arbre à palabres. C’est comme si nous ne partagions plus les mêmes valeurs, comme si, pour l’analphabète comme pour l’érudit, le bien, le mal, le juste et toutes les règles du jeu étaient à géométrie variable et fonction de notre appartenance.
AA’
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+13 #4 Mamadou 10-02-2014 01:13

L histoire d Afolabi est tres touchante. Cependant vs en tirez une lecon eronnee. Il est facile d appeler a la guerre quand on sait qu on sera loin, tres loin de la ligne de front. Imaginez un poete comme Kyle avec une kalach. Dites moi qui va tuer qui? Ou sera la ligne de front? Pensez vs que s il y a rebellion, elle sera conduite par les intellos? Detrompez vs les commandants seront les plus habiles au front qui st en gl des jeunes desoeuvres et drogues. Vs pensez que les Guineens souffrent? Attendez de les voir transporter lr matelats sur la tete, manger des herbes sauvages, transporter les viellards ds des brouettes...Pensez vs que les Touareg du Mali aient avance apres lr rebellion? La Casamance est elle independante? Que dire d Ojukwu au Nigeria? Je suis d accord pr la solution de l altruisme. Et si Mr Kyle buvait du poison et attendait sagement que le sanguinaire Alpha boive son sang? Ca sera du gagnant gagnant: il se debarasse de son Prof prefere et Alpha se debarasse de sa plume noire.
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+3 #3 Se 09-02-2014 22:39

Mr Diallo,
Merci bien pour ce compliment. Je viens de lire la légende d'Abla Pokou. Cette légende est tres intéressante et me rappelle beaucoup l'histoire du prophète Ibrahim et le rève qu'il a eu de sacrifier son enfant Ismail. Toutes ces légendes nous enseignent des lecons. C'est a dire la vie, c'est la douleur. En venant au monde, le bébé cause une douleur immense a sa maman et en quittant ce monde il sent cette meme douleur. Le héros c'est celui qui accepte cette douleur en faisant le sacrifice ultime pour reduire la douleur que doit porter les autres. Jesus Christ est mort (a pris la douleur) pour effacer les péchés (douleurs) de nous autres. On a beaucoup a apprendre de nos mythes.
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+7 #2 Abdoulaye Aziz Bah 09-02-2014 21:43

Et si le violent conduisait un camion, alors que l’autre conduit une moto? Ne faut jamais oublier le rapport de force entre les deux !
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+9 #1 boubacar doumba diallo 09-02-2014 20:16

Bonsoir SE !
Grand merci pour cet article qui donne beaucoup à réfléchir.Quant à l'origine et au rôle de la violence...,le débat est largement ouvert.Je ne connaissais pas ce mythe kényan d'Afolabi.Cependant il me rappelle le sacrifice de la reine Abla Pokou dont voici un récit à travers le lien ci-dessous.
http://afreekan.net/la-legende-d-abla-pokou.html
Merci encore et bonne chance pour la suite.Vive le sang nouveau !
Doumba
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