Abdoulaye Aziz Bah Mardi, 04 Février 2014 19:45
Nous étions à Kindia, une grande ville de la Basse Côte communément appelée Kania pour les uns et cité des légumes pour les intimes. Nous étions là pour assister au mariage d’un grand pharmacien très connu dans cette cité. Je ne me rappelle pas exactement de la date car j’étais tout petit. Tout de même, je me rappelle que c’était un grand mariage où les invités, en plus des membres de la famille, étaient majoritairement des grands cadres de l’administration publique.
La cérémonie religieuse terminée, nous nous dirigeâmes vers la salle de réception où se tenait la suite des activités du jour. Dans cette salle, l’ambiance était au comble ! Une retrouvaille d’amis d’enfance pour certains, et de collègues de travail pour d’autres. Les pas de danse qui variaient tantôt entre les musiques africaines et cubaines, ne laissaient personne indifférent. La cérémonie continuait, et il était temps pour la présentation des grands invités du soir. Parmi ces invités, on notait, à première vue, le parrain du mariage. Dès l’annonce du nom du parrain, les applaudissements dans la salle attirèrent mon attention sur l’homme qu’on venait de présenter comme étant un grand cadre de la Banque centrale de la République. L’homme au profil bas, avec sourire aux lèvres, se leva au milieu de la grande table réservée aux invités de marque. A l’élégance de l’homme, s’ajoutait un comportement respectueux digne de la culture peule. Après la présentation de tous les invités, le parrain vint vers la table où j’étais assis avec mon grand frère ainé qui était aussi un ami intime du nouveau marié. Après des accolades chaudes avec mon frère, le parrain me serra la main et me parla pour quelques secondes avant de continuer la conversation avec mon frère. Ici, ce parrain était bel et bien monsieur Cellou Dalein Diallo, devenu aujourd’hui président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).
Ainsi donc, comme vous le voyez, j’ai connu monsieur Cellou Dalein Diallo bien avant beaucoup de personnes qui s’intéressent aujourd’hui à la vie politique guinéenne. Incontestablement, l’homme est l’un des meilleurs technocrates parmi les grands cadres l’administration publique guinéenne.
Le but de cet article est de démontrer comment certaines défaillances au sein de l’UFDG pourraient faire du tort à monsieur Cellou Dalein Diallo lors de l’élection présidentielle de 2015. Et, j’ose croire que si ces fautes ne sont pas corrigées à temps, la victoire de l’UFDG serait dangereusement compromise en 2015.
En voici les fautes :
La structure de l’UFDG en tant que grand parti doit être révisée
S’il est incontestable que l’UFDG est aujourd’hui le plus grand parti politique, la structure actuelle a des défaillances qui empêchent le parti d’évoluer dans l’harmonie. Théoriquement, avoir quatre vice-présidents semble être une bonne stratégie pour montrer à l’opinion que le parti est national. Par contre, les rivalités entre ses vice-présidents ont favorisé l’émergence de différents clans au sein du parti. Ces rivalités empêcheraient le parti de répondre efficacement aux nouvelles réalités du terrain politique. Les événements suivants sont les conséquences directes de ces rivalités entre les dirigeants du parti :
Départ de Saliou Bella Diallo, ancien vice-président : L’interview qu’il avait accordée à la presse après son départ du parti, prouve à suffisance que la cause principale de son départ était liée au choix porté sur Fodé Oussou Fofana pour présider l’assemblée générale hebdomadaire du parti en l’absence du président du parti. Pour Saliou Bella, Fodé Oussou vient après lui dans le rang des vice-présidents. Donc, il n’était pas question que ce dernier préside l’assemblée générale hebdomadaire du parti, en sa présence.
Divergences entre Bah Oury et Fodé Oussou Fofana : Il n’est un secret pour personne que ces deux hautes personnalités du parti ne sont pas sur la même longueur d’onde concernant le rang des vice-présidents du parti. Bah Oury se considère comme étant la deuxième personnalité du parti. Ainsi, il signe toujours ces articles en tant que premier vice-président du parti. Par contre, Fodé Oussou Fofana, non sans contester cette interprétation de Bah Oury, dit à qui veut l’entendre que les quatre vice-présidents sont au même rang au sein du parti. D’ailleurs, il avait justifié sa position lors d’une interview qu’il avait faite, en tant qu’invité, sur le Jack Roger Show, aux Etats-Unis. Rappelons, que l’invité Fodé Oussou n’avait pas manqué de s’attaquer personnellement à Bah Oury. La réplique de Bah Oury ne s’était pas fait attendre sur les medias guinéens. Ce qui, encore une fois, démontre les tensions au sommet du parti.
La difficile restructuration des fédérations de l’étranger : Chaque clan voulant dominer les différentes fédérations. Le cas de la fédération de New York est un exemple palpable de la pagaille qui règne au sein du parti. Notons aussi la suspension de certains fédéraux jugés proches de Bah Oury, après l’accusation d’un certain Oumar Wann contre ce dernier via un courrier interne du parti.
L’importance accordée au mouvement de soutien au président du parti : Il n’est un secret pour personne que les membres de ce mouvement de soutien sont plus influents au sein du parti que les représentants légitimes du parti. Le choix comme vice-présidente de la CENI d’un des membres fondateurs de ce mouvement de soutien en est un exemple. En plus, certains accusent le président du parti de favoritisme au sein du parti. Ainsi, cette situation a fini par décourager beaucoup de sympathisants et cadres talentueux d’adhérer au parti.
La frustration des supports financiers du parti doit être consolidée
La démotivation et le retrait des hommes d’affaires Haali Pular des activités courantes du parti est l’une des fautes qui couteront cher à l’UFDG. Sans un soutien financier, aucun parti politique ne saurait jouer pleinement son rôle sur le terrain. Surtout quand on sait qu’en Afrique, les dirigeants du parti sont, le plus souvent, les seuls contributeurs financiers. D’ailleurs, rappelons ici qu’à part l’adhésion massive des militants issus de la communauté Haali Pular, la force principale de l’UFDG était, incontestablement, sa capacité financière. Le dynamisme des fédérations de l’étranger dans la collecte de fonds, et surtout la générosité des hommes d’affaires restés au pays, ont été les facteurs majeurs qui ont propulsé l’UFDG au sommet de la scène politique.
Cependant, force est de constater que des poids lourds financiers, aussi bien en Guinée qu’au sein de la diaspora, se sont définitivement retirés de la vie du parti. Le silence des responsables du parti face à l’acharnement du chef de l’Etat Alpha Condé contre les hommes d’affaires Haali Pular, a fini par démotiver ces derniers. Ainsi, les plus grands sont forcés à l’exil, et les autres, restés au pays, observent la prudence. Cette négligence des dirigeants du parti envers ses soutiens financiers aura des conséquences regrettables lors des échéances de 2015, car sans ceux-ci, rien ne pourrait arrêter le RPG en 2015. Comme le disait le célèbre Will Rogers « la politique est devenue si chère que cela prend beaucoup d'argent même d'être vaincu ».
La stratégie d’alliance électorale avec les partis de l’opposition doit être rectifiée
Certes, l’alliance des bâtisseurs fut un espoir pour beaucoup de Guinéens, si l’on tenait compte de la qualité des membres de l’équipe. Si parmi les alliés de l’UFDG, l’UFR de Sidya Touré semblait être le plus important, l’aide des autres partis n’était pas non plus négligeable. L’élargissement de cette alliance en Opposition républicaine (OR) avec l’arrivée de Lansana Kouyaté, Kassory Fofana, Jean Marc Telliano, Aboubacar Sylla, Jean Marie Doré et Bah Baadiko, avait été un coup dur pour la mouvance présidentielle. Mais, force est de constater que l’UFDG en tant que chef de file de cette opposition, n’a pas pu concrétiser l’union de celle-ci en sa faveur. La façon dont les alliances ont été conçues pour les élections législatives de septembre 2013, a occasionné des mécontentements qui pourraient couter très cher à l’UFDG en 2015.
Vouloir tout donner à l’UFR de Sidya Touré a été une faute stratégique difficile à rectifier d’ici 2015. Si hier c’était l’UFR qui avait besoin de l’UFDG, il n’est un secret pour personne que l’UFR est devenue, aujourd’hui, incontournable dans la scène politique guinéenne. L’UFDG a vite oublié que l’UFR était plus un futur adversaire qu’un allié pour la conquête de Sékoutoureya en 2015. Les frustrations nées des alliances pour les législatives font qu’aujourd’hui, il serait plus facile de rassembler les partis de l’opposition autour de l’UFR qu’autour de l’UFDG. Le refus de l’UFDG de céder Kindia à la NGR d’Abe Sylla, Forecariah au GPT de Kassory Fofana, Matoto au PEDN de Lansana Kouyaté, et d’inclure Fodé Mohamed Soumah sur sa liste nationale, pourraient couter très cher à l’UFDG en 2015. On ne saurait jamais tout donner à un futur concurrent. Ceci m’amène à rappeler cette citation de Machiavel « Un dirigeant sage ne doit jamais garder la foi quand ce faisant, elle serait contre ses intérêts ».
Même si je ne suis pas contre les faveurs de l’UFDG envers l’UFC d’Aboubacar Sylla et les NFD de Mouctar Diallo, il est incompréhensible qu’un grand parti comme l’UFDG accorde une grande importance à ces partis qui n’ont jamais participé à une consultation électorale, au détriment de ses autres alliés.
Finalement, donner trois communes sur cinq de la capitale à l’UFR de Sidya Touré était trop naïf, surtout qu’avec l’arrivée de l’AFAG de Baidy au sein de l’opposition, il était clair que l’UFR ne pouvait être le maitre de Kaloum. Donc, l’UFDG devait exiger d’avoir Baidy sur sa liste à l’uninominale. D’ailleurs, Baidy est un transfuge de l’UFR, et de surcroit sa place devrait être au sein de l’UFDG.
Les décisions par consensus étaient de trop
Je commence cette section par une citation de Martin Luther King, Jr « un véritable leader n'est pas un chercheur d'un consensus, mais un mouleur de consensus ».
Le poids politique de l’UFDG est trois fois plus que celui de tous les autres partis de l’opposition réunis. Ainsi, s’il était compréhensible de consulter ses pairs de l’opposition face à une mouvance déterminée, il était tout de même trop naïf de prendre toutes les décisions importantes par consensus. L’UFDG qui avait beaucoup plus à perdre que ses alliés, pouvait seule prendre certaines décisions, et amener les autres à les accepter. La composition de la CENI et l’acceptation de Bakary Fofana comme président de cette institution, l’acceptation du fichier de Waymark avant la correction de toutes les anomalies constatées, et la décision de siéger à l’Assemblée nationale sans aucune condition concernant la suite des accords du 3 juillet 2013, sont des décisions consensuelles qui n’étaient point à l’avantage de l’UFDG. Ceci m’amène à rappeler cette citation de Tony Blair : « l’art du leadership est de dire non quand il faut, au lieu de dire oui, car il est très facile de dire oui ». Par conséquent, ces décisions consensuelles qui favorisaient la mouvance présidentielle pourraient couter cher à l’UFDG en 2015.
L’adhésion au parti des électeurs non Haali Pular tarde à se concrétiser
Bien que les quatre vice-présidents du parti soient issus des quatre régions du pays, et malgré les alliances avec les autres partis de l’opposition, l’UFDG n’arrive toujours pas à attirer des électeurs non Haali Pular. Les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2010, et ceux des législatives de 2013 ont montré que l’UFDG a du travail à faire au niveau des autres communautés du pays. Surtout, ne me dites pas que les résultats de ces élections ne reflétaient pas les réalités des urnes, puisque malgré tout, elles ont été acceptées sans condition par l’UFDG.
Kindia est la ville la plus cosmopolite et la moins ethnocentriste du pays. Rappelons ici que Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, Aboubacar Sylla, numéro 3 sur la liste proportionnelle de l’UFDG, et Hadja Halimatou Diallo, épouse de Cellou Dalein, sont tous des natifs de Kindia. En plus, le candidat à l’uninominale de l’UFDG à Kindia était un homme bien connu dans la cité. Ajoutons à cela le soutien de l’UFR de Sidya Touré. Aussi, la candidature d’Abe Sylla devait plutôt être à l’avantage de l’UFDG. Mais, avec tout ça, perdre Kindia à 18 mois de l’élection présidentielle de 2015 n’était pas une bonne nouvelle pour l’UFDG.
Malgré la situation catastrophique à Fria, et avec le soutien de l’UFR, l’UFDG perdu cette ville aussi. Ce qui signifie que les électeurs de la Basse Côte tardent toujours à accepter l’UFDG. Nul besoin de rappeler que sans un soutien de ces électeurs de la Basse Côte, une victoire de l’UFDG en 2015 serait incontestablement impossible.
Le manque de cadres expérimentés au sein du parti doit être altéré
S’il est compréhensible qu’en Afrique, les grands cadres finissent le plus souvent du côté de la mouvance, il est inacceptable qu’un parti de l’opposition aussi grand que l’UFDG ne regorge pas de beaucoup d’hommes capables d’assumer, si besoin en était, de hautes fonctions gouvernementales. Les difficultés récentes concernant le choix du candidat de l’opposition pour la présidence de l’Assemblée nationale est un exemple palpable de ce manque de cadres valables au sein du parti. A part le président du parti, qui est incontestablement un des meilleurs cadres guinéens, on peut aisément compter du bout des doigts les cadres expérimentés du parti.
D’ailleurs, c’est le moment de rappeler que le RPG du professeur Alpha Condé avait les mêmes problèmes quand il était dans l’opposition. Conséquemment, au lendemain de son élection à la présidence de la République, monsieur Alpha Condé était obligé de recycler certains caciques du pouvoir militaire de Lansana Conté. Le peu de cadres choisis du RPG ont été considérés par l’opinion comme une récompense car ils ne méritaient pas leur place au sein du gouvernement. Cette situation continue aujourd’hui avec le nouveau gouvernement qu’il vient de mettre en place.
Si l’UFDG se veut comme un parti capable de faire face aux intempéries futures, comme l’indique le baobab sur son logo, il devrait s’atteler, immédiatement, à la recherche de cadres capables d’assumer, le moment venu, des hautes fonctions au sein de l’administration publique. A défaut de cela, nous auront en face un baobab plein de termites.
La stratégie de communication du parti doit être améliorée
La communication est l’un des points faibles de l’UFDG. Il me semble que ce parti confond communication et information, deux notions qui sont loin d’êtres équivalentes. Qu’elle soit un parti politique ou un business, aucune organisation ne peut atteindre ses objectifs sans une bonne stratégie de communication. La victoire d’Obama en 2008 et sa réélection en 2012 étaient le fruit d’une bonne stratégie de communication. Par contre, la raison principale de la défaite de Cellou Dalein Diallo en 2010 était le manque d’une stratégie efficace de communication.
Même lors des élections législatives de septembre 2013, l’UFDG s’était plutôt mise à informer que communiquer. De toutes les défaillances du parti, celle-ci doit être la priorité. Les récentes publications sur les sites internet d’une certaine cellule de communication de l’UFDG, ne sont pas du genre à rassurer. Des slogans comme « La rupture c’est maintenant » ou « Cellou Dalein Diallo, l’homme nouveau » sont en contradiction avec la réalité puisque Cellou Dalein Diallo est loin d’être un homme nouveau.
Comme Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Macky Sall du Sénégal, et Ibrahim B Keita du Mali, l’expérience de Cellou Dalein Diallo, en tant que grand cadre de l’Etat, devrait être un atout pour l’UFDG. Malgré les accusations non justifiées d’une minorité contre ceux qui ont occupé des postes de responsabilité au sein des gouvernements des différents régimes guinéens, l’expérience de Cellou Dalein Diallo est plutôt un grand avantage sur lequel l’UFDG devrait pouvoir communiquer. Avec une bonne communication autour de cette expérience, rien ne pourrait arrêter l’UFDG en 2015.
Enfin, il faut noter que malgré leur dynamisme au sein du parti, Dr. Fodé Oussou Fofana et Ousmane Gaoul Diallo, sont loin d’êtres des spécialistes en communication. Leurs sorties récentes sur les medias concernant le salaire mensuel des députés, ne sont pas de nature à aider le parti, surtout à la veille des élections aussi importantes que les communales et communautaires. Ceci prouve à suffisance que l’UFDG, en tant que grand parti, doit avoir un porte-parole désigné pour parler au nom du parti.
Conclusion
Je commence cette section par cette citation de Benjamin Franklin : « en omettant de vous préparer, vous vous préparez à l'échec ».
Ainsi, nous sommes à 18 mois de l’échéance de 2015. Malgré ces défaillances du parti, j’ose espérer qu’avec la détermination et l’engagement du leader de l’UFDG, celles-ci pourraient êtres corrigées. Pour ce faire, une équipe de talents doit être constituée autour du président du parti pour mettre en place une stratégie pour la correction rapide de ces fautes.
L’UFDG reste et demeure le plus grand parti si l’on tient compte du nombre de ses militants, et des résultats des diffébdrentes consultations électorales. Ainsi, à part le président de l’UFDG, aucun leader de l’opposition actuelle ne peut prétendre être le mieux placé pour affronter Alpha Condé en 2015. L’union de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2015 devrait donc se faire autour du seul candidat de l’UFDG. D’ailleurs, si l’on se réfère aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2010, et à ceux des législatives de 2013, une candidature unique de l’opposition serait à l’avantage du pouvoir en place. Par contre, si l’UFDG rectifie ses défaillances à temps, et si les anomalies du fichier électoral sont corrigées, rien n’empêcherait le candidat de l’UFDG de gagner cette élection présidentielle prévue en 2015, et si possible dès le premier tour. Ceci me rappelle cette citation de Henry Ford : « l'échec est tout simplement la possibilité de commencer à nouveau, cette fois de façon plus intelligente ».
Finalement, mon seul conseil aux dirigeants de l’UFDG est cette citation de Joseph Staline : « Il ne suffit pas que les gens sachent qu'il y a une élection. Les personnes qui expriment des voix ne décident rien. Les gens qui comptent les votes décident de tout. » Ainsi, les élections locales prévues en ce 2014 seront celles qui décideraient du sort de l’échéance de 2015.
A bon entendeur salut !
D’ici là, merci de contribuer au débat.
A l’attention des lecteurs : Acceptons la pluralité des idées. Pas d’injures, rien que des arguments.
Abdoulaye Aziz Bah
MBA/ MIS/ PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise