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22 janvier 2014 , 7e anniversaire du massacre au Pont-Tombo de Conakry
Bah Oury Mercredi, 29 Janvier 2014 01:37
Il y a sept ans, jour pour jour, des dizaines de milliers de manifestants dévalent les hauteurs de la banlieue de Conakry pour se diriger vers la presqu'île de Kaloum, répondant à l'appel du mouvement social guinéen appuyé par l'opposition de l'époque dont l'UFDG, le RPG et l'UFR. La Guinée était en proie à une crise sociale et politique sans précédent. Des grèves récurrentes massivement soutenues, une inflation vertigineuse qui avait fragilisé les bases économiques du pays et une mauvaise gouvernance endémique qui avait promu la corruption des élites administratives et leurs réseaux clientélistes avaient ébranlé les bases du régime du général Lansana Conté. Malgré sa santé vacillante, le chef de l'Etat guinéen comme à ses habitudes privilégia le recours à la répression pour endiguer le flot des revendications populaires.
Joyeux et pleins d'espoir, les manifestants majoritairement des jeunes parvinrent au Pont Tombo ignorant que la mort les guettait. La « garde présidentielle » sur des véhicules auto-mitrailleurs, charge la foule en tirant sans interruption sur le tas. Des rescapés seront poursuivis et achevés dans le cimetière mitoyen de la Camayenne. Combien de morts, ce jour-là ? Plusieurs observateurs indiquent que le nombre de morts approchait 200 personnes. Peu importe la querelle sur les chiffres mais le massacre a été d'une telle ampleur que dés le lendemain une rumeur infondée, circulait à Conakry pour « dédouaner » les forces de défense et de sécurité guinéennes et pour faire retomber la responsabilité de cette boucherie sur « des mercenaires venant de la Guinée-Bissau ».
La barbarie de la répression avait créé un immense choc au niveau de l'opinion nationale et risquait de plonger le pays davantage dans le chaos. Le général Lansana Conté était contraint par la suite, de lâcher du lest en acceptant sous les auspices de la CEDEAO et du médiateur le général Babaguinda du Nigéria, une cohabitation avec un Premier ministre, chef de gouvernement qui aura la responsabilité politique de gérer la Guinée.
Depuis lors, la crise perdure
Quel est le chemin parcouru par la société guinéenne depuis lors ? Au général Lansana Conté ont succédé, le capitaine Dadis Camara, le général Sékouba Konaté et M. Alpha Condé. Mais la Guinée reste toujours marquée par le règne de l'impunité, le triomphe de l’affairisme, le culte de la violence aveugle sur les citoyens, les violations systématiques des droits de l'homme, la négation des fondements d'un Etat de droit et la perpétuation d'une mal-gouvernance chronique. Après sept ans les maux de la Guinée se sont amplifiés et la pauvreté a largement progressé affectant douloureusement prés des deux tiers de la population.
Aussi entretemps, le 22 janvier 2007 a été éclipsé par l'ampleur de l'horreur du massacre du 28 septembre 2009. Les journées macabres des 15-16 et 17 juillet 2013 dans la région de la Guinée Forestière où plusieurs centaines de nos compatriotes périrent ont montré la montée de la violence dans le pays. Zogota avec sept paysans tués, Gallaye qui a enregistré une trentaine de morts et l'axe Hamdallaye-Cosa-Cimenterie où froidement plus d'une cinquantaine de militants de l'UFDG sont abattus par les forces de l'ordre, rappellent que le cycle de violence et de tueries ne cesse d'atteindre des niveaux chaque fois plus inquiétants.
Cette triste réalité indique également, la persistance des crises qui ont fait déferler dans les rues les populations guinéennes en janvier -février 2007. Les différentes transitions politiques qui se sont succédées, n'ont pas réussi, ni même cherché à trouver des sorties de crise durables pour le pays. Pis, elles ont cherché à « s'empiffrer » accentuant ainsi la mal-gouvernance et la misère. C'est ainsi, sept années après le massacre du Pont Tombo, la Guinée se retrouve dans des conditions similaires à celles qui prévalaient en 2007.
Sept années après, la Guinée se retrouve à la même case
Malgré les sacrifices consentis et le lourd tribut que les jeunes ont payé, les espoirs ne sont pas encore au rendez-vous. Le changement démocratique pour lequel des centaines de personnes ont été broyées par des répressions barbares, n'est pas là . Au contraire la restauration du passé a triomphé. La composition des instances dirigeantes du pays à travers le gouvernement, les institutions nationales notamment le parlement et les administrations publiques est une preuve irréfutable de la continuité entre les différents régimes politiques de la dernière décennie. Ainsi il n'est guère étonnant que les crises guinéennes se soient approfondies car les mêmes causes engendrent les mêmes effets. Mal-gouvernance institutionnalisée, ethno-stratégie décomplexée, culte de la violence assumée et mépris pour la population affirmée, constituent le cocktail explosif de la réalité guinéenne. Le pouvoir d'Alpha Condé est le principal responsable de cette descente aux enfers de la Guinée sans pour autant dissimuler la complicité passive dont il a bénéficiée de la part d'une « certaine opposition politique » qui a capitulé le 3 juillet 2013. En effet les militants tués, d'autres handicapés à vie et d'autres privés de leur liberté ou de leur gagne-pain restent les oubliés de cette mascarade politique de courte vue.
Que faut-il faire pour stopper la descente aux enfers ?
Le régime d'Alpha Condé a montré ses limites. Les Guinéens de toutes les régions et de toutes les sensibilités politiques ne se font d'ailleurs aucune illusion. Ils ont compris que cette gouvernance ne fera qu'aggraver les plaies de la Guinée. La courageuse et inattendue réaction des jeunes du RPG le samedi 25 janvier dernier qui ont conspué les dirigeants de leur parti et scandé leur défiance vis-à -vis d'Alpha Condé lui-même ne reflète que l'écume des choses. En réalité la colère est perceptible dans le pays et le désespoir est grandissant. Alors que l'incendie couve dans tout le pays, l'opposition dite parlementaire emboite les pas d'Alpha Condé et est rivée exclusivement sur « l'horizon 2015 ». Elle a abdiqué ses responsabilités et ne sert que de « vernis démocratique » à la propagande officielle. De la compromission à la trahison, le chemin est hélas ténu.
Devant cette déchéance collective en perspective, c'est un devoir de résister pour sauver les Guinéens et la Guinée du chaos. Il est manifeste que le maintien de la gouvernance d'Alpha Condé constitue un danger réel pour la stabilité et la cohésion nationale. La décomposition de la République Centrafricaine et la convalescence agitée du Mali sont suffisamment expressives pour rappeler que la Guinée n'est pas à l'abri face à ces tourmentes avec ses cohortes de destruction et de désolation. Aussi, comme en 2007, les forces sociales réorganisées, la société civile rénovée, les hommes, les femmes de progrès et les jeunes doivent se donner la main pour sauver le pays et parvenir enfin à instaurer le changement démocratique et la victoire des idéaux de paix, de modernité et de réconciliation nationale. C'est possible et il n'y a aucune autre voie crédible et réaliste, hormis la mobilisation sociale et civique.
L'opposition extra-parlementaire en gestation s'engage dans cette voie afin d'être en phase avec les attentes et les aspirations de la société guinéenne. La fatalité de la permanence des dictatures en Guinée doit être cette fois-ci définitivement vaincue. Cet engagement permettra d'honorer la mémoire de tous les martyrs de la lutte pour la dignité en attendant qu'un monument national soit érigé pour y graver les noms de toutes les personnes qui sont tombées pour que la démocratie et la liberté éclosent en Guinée.
Les jeunes de Guinée doivent prendre davantage conscience que leur avenir et celui de la prochaine génération sont en train de se jouer. Ils ont atteint l'âge de la maturité et sont pétris d'une expérience douloureuse analogue à celle des jeunes de Sowéto sous l'apartheid. Par conséquent ils doivent prendre leur destin en main car ils sont capables collectivement d'exercer des responsabilités et de les assumer pleinement. Ils doivent le faire pour se donner une chance et sauver ainsi la Guinée. En agissant ainsi, ils auront honoré la mémoire de leurs amis lâchement assassinés au cours de ces sept longues années de deuil et de calvaire.
Pour les morts de la tuerie du pont Tombo le 22 janvier 2007, la Guinée à jamais reconnaissante ! Que vos âmes reposent en paix ! Vos sacrifices ne sont pas vains !
Le 28 janvier 2014
Bah Oury
Ancien ministre de la Réconciliation nationale
1er vice-président de l'UFDG
Commentaires
Je veux juste dire que je trouve que c'est déloyal de dire ou faire dire ce genre de choses sur le net, surtout quand on fait usage d'un pseudonyme pour ne pas être reconnu (même sans photo sur internet).
Heeeee,les guineens calmez vs. Ce Monsieur est de loin incomparable a Husain Bolt de Coleah. Par ailleurs, meme le soldat qui l'aurait "tou n'toun khi" a ete emprisonne par lui lors du faux proces passé.
Aussi, il faut reconnaitre que l'attitude de l'UFDG envers Bah Oury surprend plus d'un.
Sylla sujet très délicat….je ne suis pas de l’UFDG c’est pourquoi d’ailleurs je me refuse de me mêler de leur querelles internes et comme c’est de grands garçons j’espère que la sagesse va les habiter un jour pour qu’ils reviennent a de meilleurs sentiments.
Je crois que Bah Oury s’est senti abandonne a tors par ses amis sous le prétexte qu’ils n’ont rien fait pour mettre koné hors d’état de nuire…Mais il oublie que le sprinter de Pine voulait soit sa peau ou l’éloigner de la Guinée le plus loin que possible (heureusement pour lui c’est la deuxième option qui s’est concrétisée sinon l’irréparable aurait été sans doute commis par le vieux boiteux)……Donc pour ce faire il doit rester la ou il est (en sécurité) pour l'instant et faire son combat comme tous les autres (je sais qu’il n’est pas n’importe qui mais que faire !?....) jusqu’au jour il aura l’opportunité de retourner au pays (prendre son mal en patience pour le moment) car ses amis ne peuvent rien faire pour lui actuellement sauf crier sans resultat concret.
CDD est lui meme incapable d’assurer sa propre sécurité chez lui ce n’est pas celle d’un autre qu’il va assurer……D’ailleurs les sbires de koné vont chez lui pour foutre le bordel impunément comme ils veulent à tout moment et tout ce qu’il peut faire c’est de larmoyer sans suite……
Eu égards a ce qui précèdes, il ne sert à rien de s’agiter contre son propre parti inutilement car c’est contreproductif. Personne ne peut faire infléchir le vieux boiteux parce qu’il a en parti réussi à éloigner Bah Oury du pays a défaut d’avoir sa peau……
Au demeurant, Mr. Bah devrait se mettre au dessus de la mêlée et se comporter en gentleman mais hélas ! Et a cause de ses sorties contre son propre parti, il a donne l’occasion a tout le monde de lui manquer du respect, même de petits militants agitateurs se foutent de lui comme un petit mal propre, alors qu’il devrait être considéré par ces derniers comme un monument de leur parti. A sa place j’aurais continue à faire de bonnes analyses politiques et autres interviews, marches et colloques a travers le monde et ignorer les agissements de certaines brebis galleuses de leur parti jusqu’au jour ou il rentrera au pays……après il s’attèlera a faire le grand nettoyage……Mais encore hélas !
Je crois qu’il lui manque un vrais conseiller en stratégie et communication sur le plan politique qui lui dira quand ou/et comment faire ses sorties surtout quand il s’agit des sorties concernant des erreurs de leur parti (Dieu seul sait qu’ils commettent des tonnes de bobos….).
Monsieur Bah, il ne fallait pas donner l’occasion à certains opportunistes de « baver » sur vous car «un prince ne doit jamais descendre dans l’arène pour se mêler a ses sujets sinon il risque d’obérer son prestige».
Bien vous ! Combattant de la liberté.
Aussi, il faut reconnaitre que l'attitude de l'UFDG envers Bah Oury surprend plus d'un.
@ greeg: j’ose croire que tu avais donne les mêmes conseils a l’opposant hystérique qui avait battu le record de « Houssen Bolt » au stade municipale de Coleah !.....Ou lors de son escapade vers la frontière de pinet tu avais pris le loisir de lui rappeler qu’il était le seul opposant en fuite avant les résultats des électrisons présidentielles aux quelles il avait pris part…….(Sic !).
Le voyant, on dit souvent que comparaison n'est pas raison mais cette voici vous avez eu raison sur moi. Merci de m'avoir rappeler cet autre feuilleton
Mon Pays la Guinee est comme ca .Il elevera un arriviste au seul son de cloche de l'exterieur.
Qui etait Bah oury avant que CDD ne prenne la tete du parti ?
Il continue a se targuer du titre d'ancien Ministre voyez vous-meme.
Qui etait CDD avant que Kassory ne l'associe a la curee ?
Il se targe d'etre aujourd'hui celui qui sauvera la Guinee.Et le sieur Kassory est meme cite pour un poste de premier ministre.Les guineens sont-ils amnesiques ou carrement debiles ?
Seul le Peuple de Guinee sera capable de se .....t a rien de faire le pedant dans les journaux. L'action seule laisse des traces. Le mythe de l'homme providentiel doit etre a jamais banni dans nos coutumes
Marcel qui était alfa koné avant d’être président ? Un chômeur fauché qui n’a jamais travaille de sa misérable existence et qui se faisait payer son loyer (son entrée coucher) par la mairie de Paris. La seule indemnité qu’il recevait était celle allouée aux vieux « gâteux » pour ne pas qu’ils meurent de faim, de froid en hiver ou de canicule en été. Indemnité de vieillesse pour les vieux non-retraites c’est-a-dire qui ont eu l’âge de la retraite mais qui n’ont rien contribue pour mériter une retraite……Le reste il se débrouillait dans les petites commissions qu’il recevait avec certains dictateurs comme Balise Compaore qui passaient par lui pour régler certaines factures de « fesse »….Allez savoir.
Mr bah pourquoi tu ne veux pas revenir en guinee au lieu de te transformer en donneur de leçon. Mieux pourquoi tu a fui de la Guinée aujourd'hui les vrais opposant vivent tous en Guinée. En tout cas tu es le seul opposant en fuite actuellement.
Qui etait Bah oury avant que CDD ne prenne la tete du parti ?
Il continue a se targuer du titre d'ancien Ministre voyez vous-meme.
Qui etait CDD avant que Kassory ne l'associe a la curee ?
Il se targe d'etre aujourd'hui celui qui sauvera la Guinee.Et le sieur Kassory est meme cite pour un poste de premier ministre.Les guineens sont-ils amnesiques ou carrement debiles ?
Seul le Peuple de Guinee sera capable de se tirer d'affaire de se sauver en se rememorant le chemin parcouru, tirant des lecons credibles et courageuses de son odysee.CAR
"Un people qui renie ou oublie son histoire est oblige de la revivre ".
Il ne sert a rien de faire le pedant dans les journaux. L'action seule laisse des traces. Le mythe de l'homme providentiel doit etre a jamais banni dans nos coutumes
Bonjour Monsieur Se et merci pour la promo que vous venez de faire de mon article:"hari pétè ko bagghè".
J'ai lu vos autres commentaires .Vous au moins, vous n'avez pas la langue dans votre poche et cela change de la musique habituelle.Les notes rouges en témoignent...
Je vous encourage dans la voie de l'audace et de l'esprit critique.
Was salam !
Le VIEUX Doumba.
Merci Mr. Boubacar Doumba Diallo! Ce site ne serait interressant que si on analyse dans l’objectivité plutot que d’obéir tout le temps a une idéologie. Sur ce point, je resterais fidèle.
J'ai lu vos autres commentaires .Vous au moins, vous n'avez pas la langue dans votre poche et cela change de la musique habituelle.Les notes rouges en témoignent...
Je vous encourage dans la voie de l'audace et de l'esprit critique.
Was salam !
Le VIEUX Doumba.
Avec ses atermoiements, il montre en réalité qu'il n'est ni courageux pour démissionner, ni conséquent pour accepter le fait qu'il soit minoritaire dans le parti ce qui n'est en rien une fatalité.
Dans tous les cas son comportement et sa position deviennent intenables. Il doit clarifier sa position et le plus vite sera le mieux à l'instar de Faya Millimouno lorsqu'il s'est senti en désaccord avec la NGR.
On ne peut pas être un membre négatif dans une organisation positive.
Mais bon comme je l'avais indiqué Bah Oury n'est pas un leader c'est un agitateur qui n'excelle que dans la démagogie et jamais dans la responsabilité qui requière du courage, de la constance et la prise de décision.








