Chronique d’un consensus hypocrite

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DIOUBATE_Mamadi_01La Guinée post mascarade électorale : un pays toujours sans gouvernement crédible ni opposition organisée.


Montesquieu disait : « Il faut rechercher l’approbation, jamais les applaudissements ».

C’est dire le choix qui m’a guidé, c’est la volonté de parler en vérité de mon pays et de son avenir.

Aussi affirmer ma conception de la démocratie pour laquelle à un moment donné, j’ai tout abandonné pour aller l’expliquer aux amis, à tous ceux qui la partageaient afin de pousser le pouvoir dictatorial militaire sous la houlette du général Lansana Conté installé depuis les années quatre-vingt, sourd et aveugle aux ouvertures démocratiques sur le continent.

Aujourd’hui le temps est venu de parler en vérité de notre pays effondré et des efforts que nous devons accomplir afin de sortir notre pays de l’abîme dans lequel le pouvoir de Monsieur Alpha Condé l’a plongé depuis son accession à la magistrature suprême de notre pays.

Je n’ignore pas qu’il existe des gens pour qui parler en vérité choque ou dérange parce qu’ils sont sur la même ligne que Monsieur Alpha Condé, c’est-à-dire l’ethno-stratégie qui, mise en place, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour notre jeune pays où il existe un taux d’analphabétisme dépassant les quatre-vingt pourcents.

Si par hasard des personnes n’étaient pas d’accord avec moi, je les prierais de me supporter. Peut-être entendront-ils au fil de mon analyse, d’un développement à l’autre, des affirmations avec lesquelles elles seraient d’accord quant au fond.


Le mensonge de Jean Marie Doré

Monsieur Doré, président de l’Assemblée du fait de son âge avancé, a présenté la démocratie guinéenne comme étant l’œuvre de quatre personnes, c’est-à-dire lui, Alpha Condé, Siradiou Diallo, Bah Mamadou.

Bah Mamadou et Alpha Condé peuvent revendiquer ce fait mais en aucun cas Jean Marie Doré n’y a participé.

Quant à Siradiou Diallo tout le monde sait le combat qu’il a mené contre la dictature de la première République, cependant il m’a dit : « Je ne ferai la politique que lorsqu’une ouverture démocratique se fera dans notre pays ».

Lorsque nous nous battions pour arracher aux militaires le multipartisme le sieur Jean Marie Doré était transitaire, le jour de notre première table ronde il avait été séquestré dans ses bureaux par ses employés qui lui réclamaient des arriérés de salaires. Ceux qui étaient à l’époque à Conakry peuvent en témoigner.

Bah Oury était présent au nom de l’UFD du professeur Alpha Sow, il pourrait dire le nom des syndicats et des partis politiques qui ont répondu à notre appel, c’est moi qui ai demandé au doyen Ba Mamadou de laisser le PDG participer car je savais le courage et les efforts qu’ils ont faits pour soutenir nos actions sur le terrain.

Monsieur Doré Jean Marie vous êtes venu après, lorsque le dictateur Conté eut accepté le fait « multipartites ».

J’ai rencontré le président Siradiou à l’aéroport de Conakry accompagné d’Alexandre Haba il m’a dit « Dioubaté il faudrait que tu reviennes, nous allons reprendre du service Â». Je lui ai dit mon frère c’est trop tard, je suis maintenant ailleurs et il s’est allié au parti de Bah Jules où il était chargé de la communication.

Je voudrais que mes compatriotes sachent qu’aucunement le sieur Jean Marie n’a participé à notre lutte c’est après qu’il a compris et comme toujours il c’est pour se fondre dans les situations intéressantes qu’il a créé son parti.

Monsieur Doré Bla Soumahoro alias Jean Marie a causé énormément de tort à l’opposition guinéenne depuis la première République, nous aurons l’occasion de parler de cela prochainement.

Cependant tous les observateurs guinéens avertis savent que cet homme a été à la base de tous les problèmes de l’opposition depuis le FRAD, la Codem, etc...

Ce qui est surprenant c’est que nos hommes politiques continuent à tisser des liens avec ce monsieur malgré son absence de fiabilité.

Voilà un ancien premier ministre qui veut transformer un problème de droit commun qui a mis en danger notre vie en commun en secret défense, cela démontre le caractère monstrueux d’une personne à laquelle nous avons confié le destin de notre pays à un moment donné.

Je voudrais aussi m’adresser à Madame Zalikatou Diallo Traoré en lui disant que l’honneur d’un pays ne se traite pas par la trahison et que si elle avait du courage, elle devrait abandonner son mandat car elle fut élue sur liste du PEDN.

Ce qui intéresse cette dame c’est « me voilà » je suis députée, ce n’est pas la Guinée car la politique du gouvernement ne se déroule pas à l’Assemblée nationale.

Madame Traoré vous ne pouvez aimer la Guinée plus que nous, nous avons consacré plus de temps à nous occuper de notre pays que de nous-même c’est pour cela que nous nous battons ne serait-ce que pour la cinquantaine de jeunes tombés sous les balles des tontons macoutes d’Alpha Condé plus les deux cents jeunes tués lors des manifestations de 2006-2007, ajoutées aux tueries des démocrates au stade du 28 septembre par les miliciens du capitaine Dadis.

Prochainement en Guinée, lorsqu’une trahison interviendra, on dira: « il s’est fait zalikatouser » car vous n’avez pas fait honneur à la confiance que le grand patriote Lansana Kouyaté qui a toujours servi avec loyauté son pays à l’extérieur comme à l’intérieur, a placé en vous. Bon vent Madame, la vie continue et les historiens décriront demain votre ignoble comportement indigne des Mafori Bangoura et des M’Balia Camara que nous chantions toujours pour leur combat pour la libération de notre pays du joug colonial.

Madame le débat contrairement à ce que vous pensiez ne se déroule pas uniquement à l’Assemblée nationale.

Dans les pays de démocratie moderne le débat se fait partout: la Thaïlande, l’Egypte, d’avant Mohamed Morsi et après Morsi, la Tunisie, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, etc. sont des exemples actuels, si vous suivez l’actualité internationale.

Que pourrez-vous changer à l’Assemblée guinéenne où vous êtes minoritaire car le professeur a tout fait pour organiser une mascarade électorale en flouant le parti dans lequel vous avez milité, bénéficiant de la confiance sans faille de son président malgré les mises en garde de certains de ses militants.

Normalement le PEDN doit vous empêcher de siéger car après consultation d’un éminent juriste, vous ne pouvez siéger car élue sur liste et exclue du parti, c’est à la personne qui vous suit, et seulement à cette personne de prendre votre place.

Cependant connaissant la magnanimité du président Kouyaté, il n’accepterait pas de vous enlever le pécule parlementaire qui vous intéresse tant.

Alpha Condé racontait lors de la réception de ses fans à Paris que le Parlement ne l’effrayait pas car le régime guinéen est un régime présidentiel et que c’est lui qui prend les décisions et non les députés. Il aurait dû dire qu’en Guinée nous sommes dans un régime présidentialiste c’est-à-dire concentration des pouvoirs dans les mains du président, ce qui est une dictature.


Absence d’un gouvernement capable de relever le pays de ses ruines

A la prestation de serment du professeur je m’attendais à un discours de rassemblement après les drames du mensonge sur l’empoisonnement des militants du RPG, mensonge inventé par les maoïstes actuellement au pouvoir dans notre pays.

Alpha Condé qui n’était intéressé que par le pouvoir ne percevait pas le fossé qu’il venait de creuser entre les ethnies de notre pays et que ce fossé lui serait un rempart pour toutes les initiatives prises par les différents ministères car aucun programme n’était mis en place pour s’attaquer à la construction du pays et la réconciliation nationale.

Nous avons vu Alpha dans une décontraction consternante, s’adresser aux hôtes de la Guinée à la « Coluche », en riant. Or il s’agissait d’une prestation de serment.

Un cadre d’une institution africaine avec lequel je suivais ces évènements était tellement déçu qu’il s’est levé pour nous dire au revoir et souhaiter bonne chance aux Guinéens.

C’étaient les prémisses de la mise en place dans notre pays d’une dictature qui serait plus dure que les précédentes car il s’agit maintenant de la «la nordcorénisation» de notre pays, la république des « Kim Il Sung ».

Dans un discours frôlant le ridicule notre professeur parla sans fil conducteur. La Guinée is back, comme si elle avait démarré un jour. Il ne s’est même pas rendu compte que le président Ahmed Sékou Touré « himself » avait un peu avant sa mort commencé une ouverture car il savait que le pays était trop isolé et qu’il fallait entreprendre des grands travaux routiers comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Ainsi « la Guinée is back Â» était un slogan vide et un non-sens pour nous qui luttions depuis plus de trente ans pour la démocratie vraie dans notre pays.

Un autre exemple de son discours: « nous allons construire le chemin de fer jusqu’à Bobo Dioulasso » Quelques minutes après il rectifia en disant jusqu’à Ouaga.

Là j’ai éclaté de rire car je me suis dit que le condèkè n’a pas bien digéré le rouge, que si nous ne l’arrêtons pas il mettra les rails jusqu’à Paris.

Après l’épisode de la prestation de serment le prési a mis en place un gouvernement de près d’une soixantaine de personnes, des doublons sur plusieurs ministères qui entraînèrent des bagarres entre certains ministres.

Aucun programme ne fut annoncé, c’était l’improvisation totale qui a eu son point culminant par l’obtention de l’IPPTE.

Le président ivoirien actuel a eu le courage d’annoncer que le travail pour arriver à l’obtention du PPTE avait été commencé par ses prédécesseurs, mais Alpha Condé n’a pas daigné dire au peuple de Guinée le travail effectué pour cette obtention par les gouvernements Sidya et Kouyaté.

L’affaire du 19 juillet viendra couronner cette illisibilité de l’action gouvernementale de Monsieur Alpha Condé.

C’est une affaire qui me tient à cœur car je suis entré en politique choqué par l’élimination physique souvent pour peu de choses, car des individus nous gouvernant s’approprient notre pays comme étant leur propriété privée.

Revenons sur cette affaire: le président à sa descente d’avion à l’aéroport de Conakry après une visite je crois au Libéria, déclare qu’il sait qu’un complot se prépare contre son pouvoir et pire qu’il connaît les commanditaires.

A la suite du président, d’autres officiers supérieurs de notre pays relayent l’information ce qui fait que le commun du mortel savait cette affaire.

Une dame nommée Fatou, dite Fatou Badiar, veuve d’un ancien officier des services de renseignement, rencontre des jeunes qui l’aident à déménager certaines affaires domestiques à cause des intempéries et à les mettre à l’abri dans une villa louée.

Jusque-là aucun indice d’intention maléfique à l’égard du pouvoir.

Cette dame malheureusement avait hébergé chez elle malgré les réticences de son défunt mari, une fille et c’est celle-ci qui la mettra dans les tracasseries dans lesquelles elle se trouve actuellement.

Le chef d’état-major de notre pays, ami du mari de madame Badiar, pensait qu’il pourrait hériter de cette femme puisqu’il se sentait le plus légitime pour cela.

En un premier temps on se charge de démanteler le service de renseignement du capitaine Dadis en arrêtant les jeunes qui ont aidé la veuve Badiar, une semaine avant l’attentat, et les voitures louées à un certain Mory Kaba sont neutralisées et mises à l’arrêt au camp ; ce qui fait qu’elles ne pourraient en aucun cas servir pour une attaque.

Deuxième erreur, madame Diallo est absente de Conakry, elle se trouve à plusieurs centaines de km de la capitale, elle est dans son village près de la frontière de Guinée Bissau pour son remariage.

D’après les avocats de la partie civile et le juge Fodé Bangoura, les ustensiles transportés devaient servir à faire la cuisine pour les mercenaires.

Tous les soldats du monde savent qu’en temps de combat, impossible de faire la cuisine car chaque soldat a sur lui sa ration de nourriture.

On utilise la protégée de Mme Badiar pour mettre la main sur son frère (de Fatou Badiar) et on oblige ce dernier à appeler AOB afin de compromettre ce dernier.

Cette histoire abracadabrantesque entraîna la mort de plusieurs personnes et l’amputation d’un jeune menuisier, père de famille âgé de moins de trente ans.

Ni l’opposition ni les organisations de défense des droits de l’homme ne sont intervenues pour crier fort et faire stopper cette machine de mensonges destinée à faire peur. Demain nous risquons tous d’être broyés car seul compte pour certains de nos compatriotes quelques billets pour dire des contre-vérités même si cela pourrait coûter la vie à leurs frères.

Ainsi le gouvernement d’Alpha Condé a brillé par sa médiocrité avec un programme illisible, incohérent et inopérant, qui a engendré un énorme fossé entre « les en-hauts de en-hauts et les en-bas de en-bas ».


L’absence d’une opposition organisée

Et les opposants exilés depuis la première République et sous Alpha Condé, c’est-à-dire ceux qui sont à l’extérieur du pays depuis plusieurs années, quelle est leur unité, leur action? Comment sont-ils organisés ? Pour ceux qui sont actuellement condamnés par contumace, quelle est leur réflexion afin que le drame qui les a portés dehors soit amplement connu dans le monde et y suscite des gestes de solidarité ? Comment se préparent-ils à revenir au pays tombé entre les mains des maoïstes sans vraie victoire sur le plan politique ? Dispersés sous plusieurs sigles nous ne parvenons pas à nous donner un nom collectif, à publier une analyse conséquente dans les domaines où l’incapacité de nos adversaires est plus que criarde.

Nous n’avons aucun organe de presse commun, et ne sommes pas organisé. Par conséquent nous n’avons pas encore construit en esprit l’alternative au pouvoir communiste de Monsieur Alpha Condé.

Je refuse en tout cas d’appeler actes d’opposition les manifestations de rue qui se produisent à l’occasion des venues en France du président ou de certains responsables. Ce sont plus des actes de protestation que d’opposition car ils ne sont faits au nom d’aucun programme global de lutte contre le pouvoir. Ils ne s’inscrivent pas dans le cadre d’un combat de tous les jours contre le régime guinéen. D’ailleurs tout le monde remarque que l’attention sur la Guinée et même sur les opposants à la dictature baisse lorsqu’il y a un officiel qui arrive à Paris.

Dans le même ordre d’idées, je déplore que les protestations qui revêtent la forme de lettres ou documents adressés aux autorités françaises laissent éclater l’état émietté de l’opposition. Les signatures sont si nombreuses que les destinataires doivent se poser entre autres questions celle-ci : quels sont ces opposants qui ressemblent à une nuée de sauterelles, sans hiérarchie ?

Absence de gouvernement crédible à l’intérieur du pays et d’opposition organisée à l’extérieur, comment s’explique cette situation ?

Ma réponse sera relativement brève, en deux parties: l’ethno-stratégie et la non fiabilité de certains qui, en mal d’être leader, se prennent comme tel.

Il n’y a rien de plus aveugle que le manque de discernement et de réflexion.

Nous ne pouvons vivre sur des périodes courtes d’enthousiasme, sans des analyses claires sur ce qui pourrait nous arriver.

A la mort du président Ahmed Sékou Touré et la prise du pouvoir des militaires à la suite d’un coup d’Etat, j’avais demandé aux leaders de l’époque de tempérer leur enthousiasme car je savais que les militaires non seulement feraient pire que le PDG, mais pilleraient notre économie, personne parmi eux ne m’a écouté.

Tous les mouvements d’opposition se sont précipités pour envoyer des messages de félicitations, je le sais d’autant plus que c’est moi qui les ai envoyés avec Roger Haba.

Certains messages avaient des connotations ethnocentriques.

L’ethno-stratégie prit forme à ce moment. Certains déclarèrent en pleine réunion de l’opposition que « la Guinée est un bÅ“uf : Sékou a donné la viande aux Malinkés, les os aux Peuls et la peau aux Soussous pour en faire un tam-tam ». Aucun homme politique guinéen n’a pu contredire ce grotesque mensonge lorsque l’on sait ce que les Malinkés ont payé sous la première République.

Tous les cadres valables du haut fonctionnaire au fonctionnaire furent engloutis dans une révolution qui était devenue folle.

Cette vision a atteint son point culminant par la mort de plusieurs officiers militaires et civils d’une même région sans protestation de la part de tous ceux qui reprochaient à Sékou Touré la même attitude et certains se sont même attaqués au professeur Kaké lorsqu’il a écrit pour attirer l’attention de l’opinion internationale sur ce qu’on pourrait appeler la nuit de cristal guinéenne.

Alpha Condé lui-même a dit que ce sont les extrémistes malinkés et soussous qui se sont rentrés dedans.

L’opposition ayant compris le pillage et profitant du discours de la Baule et de l’effervescence des conférences nationales, surtout Alpha Condé, a changé de tactique. Lui Alpha Condé qui avait déclaré en 1985 que ce sont les extrémistes malinkés et soussous qui se sont affrontés et que le général Conté était au-dessus de la mêlée est subitement devenu malinké, prenant des cours de manlinké, se trouvant un village en Haute Guinée pour profiter de la frustration de cette ethnie de notre pays et en faire son fonds de commerce.

La force de notre président c’est qu’il sait analyser profondément les différentes contradictions des sociétés africaines.

Deux situations lui ont offert une énorme opportunité: les déçus du PDG et les frustrés de la bêtise de Conté, en insultant et livrant une grande communauté de notre pays à la vindicte populaire.

Le président a su flouer tout le monde dans les différentes organisations comme la Codem, le FRAD, etc.

Le gouvernement de Lansana Kouyaté lui donnait encore une occasion de pousser les pions importants en engageant une campagne de dénigrement contre ce dernier et en convaincant les membres du PUP et d’autres de le renverser car ce dernier commençait à avoir l’aval des militaires, lui qui réglait tous les problèmes qui se posaient à cette institution.

A la mort du général, tout en utilisant Cellou Dalein comme partenaire, il le fustigeait au bouillant capitaine Dadis et d’ailleurs je vous laisserai regarder l’intervention de ce dernier sur vidéo sur certains sites d’internet de notre pays c’est édifiant et éclairant sur le personnage.

Les différentes conférence de Ouaga et l’engagement personnel du ministre des Affaires étrangères française, son utilisation de Cellou, l’ont renforcé dans sa quête du pouvoir.

Lorsqu’il était absent à une réunion, il disait qu’il était d’accord sur tout ce que son frère Cellou dirait et fustigeait Lansana Kouyaté en le traitant de tous les noms (revoyez les discours d’Alpha Condé de cette époque).

Mais la situation de pays sans gouvernement crédible ni opposition organisée qui caractérise la Guinée depuis l’élection du professeur Condé ne s’explique pas seulement par ses origines imbéciles, c’est-à-dire l’ethno-stratégie. Elle est aussi et surtout la conséquence, d’une option, d’une stratégie : celle de gouverner ou de s’opposer, adoptée de part et d’autre en connaissance de cause.

Le chaos qui recouvre le pays est transformé en bannière pour ne pas dire en allié. Le pouvoir le brandit volontiers en disant: « c’est l’opposition qui m’empêche de travailler, d’éradiquer misère et chômage, de réussir la renaissance du pays Â». De son côté, l’opposition pointe du doigt l’écroulement continu du pays :            « Voyez comme ils sont incapables » !

Cette stratégie est dangereuse. Pour deux raisons. La première c’est le fait que le chaos est quelque chose qui ne se laisse pas geler, immobiliser, qui ne sait pas s’arrêter. Chaque jour qui passe, il s’approfondit. La deuxième, confirmée abondamment par l’histoire, c’est qu’une crise, un drame immobilisé, finit par chercher son issue, son exécutoire dans n’importe quelle direction.

Et les premières qui se présentent sont souvent celles qui ne le résolvent pas, qui l’aggravent.

La situation qui caractérise notre pays nous expose à de grands dangers. Lesquels ?

Dans une précédente intervention je vous avais parlé de Zadig, le célèbre roman ou conte de Voltaire, du chapitre intitulé Le corridor de la tentation. Ce titre peut convenir pour caractériser la situation surtout si nous mettons tentation au pluriel. Comme vous vous en souvenez, il s’agissait de plusieurs candidats au poste de premier ministre d’un roi nommé Nabussan. Serait choisi celui qui traverserait le corridor sans mettre la main sur la plus petite pépite des nombreuses pierres précieuses qui étaient laissées sans surveillance. La situation ne comportait donc qu’une seule tentation.

En Guinée, les tentations que peut générer son état de pays sans gouvernement ni opposition sont, elles, nombreuses. Voici les plus saillantes :

  1. Le maître actuel des lieux, quoique déjà roi tout puissant dans les textes mais impuissant devant les problèmes à résoudre, peut décider de se faire décerner un mandat perpétuel, à vie, croyant que cela relèvera la Guinée.
  2. Le peuple lassé ou désespéré peut souscrire à cette fuite en avant ; consulté, il ne pourra que dire «oui», les élections étant ce qu’elles sont dans notre pays.
  3. Un homme fort peut silencieusement rêver de devenir le Moïse qu’attend la situation. C’est ce qui se produit plus d’une fois dans les pays où, malgré le chaos, il reste un peu de forces armées.
  4. Les citoyens peuvent recourir à la résistance passive.
  5. Le pouvoir impuissant peut faire des offres de collaboration à ses adversaires qui n’ont pas pu organiser sa chute. Alors c’est l’impuissance qui appelle une autre impuissance au secours. Ceci se produit plus souvent qu’on ne pense. Le pouvoir tend la main.
  6. En réalité, c’est l’absence de pouvoir qui tend la main à l’absence d’opposition. Et ces tractations, ces réconciliations qui interviennent au terme de sombres négociations ne connaissent ni lune de miel, ni clair Midi. « Difficile cohabitation, profondes divergences, impossible unité, impossibilité à gouverner ensemble », tel devient vite le nouveau langage de part et d’autre, après la « main tendue » acceptée inconsidérément tant il est vrai qu’il n’y a de bonnes réconciliations que celles recherchées et établies à la lumière du jour.
  7. Un pays étranger ou des forces internationales peuvent entreprendre de déposer le Roi fainéant, sans oublier leurs intérêts évidemment.
  8. Enfin, le peuple peut se soulever. A commencer, en l’occurrence par les parties frustrées de notre nation et ceux qui ont compris qu’on se sert d’eux ou qu’on les utilise pour se maintenir au pouvoir. La logique qui concerne        « mieux vaut perdre mes adversaires Â» se retournera contre le pouvoir car il existe maintenant dans tout le pays, des jeunes qui pensent que ce que fait Alpha Condé est suicidaire pour eux, et nullement pour sa famille richement installée maintenant à l’extérieur, en France en particulier.

D’autres dangers existent car le chaos est tel que si une disparition brusque du président intervenait, cela engendrerait une déflagration totale de notre pays.

Dans une prochaine intervention j’expliquerai comment sortir notre pays de cet état sans gouvernement ni opposition.


Dioubaté Mamadi


NB: Je connaissais le remaniement du gouvernement, cependant je refuse d’en parler car c’est un non-événement comme la décision de Mme Traoré Zalikatou qui, en mal de sensations, essaie de nous donner des cours de militantisme. Que c’est tristement triste son acte de trahison !


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Commentaires  

 
+1 #22 Mamadou 26-01-2014 16:51

"La viande aux Malinkes, les os aux Peuls, la peau aux soussous..." Si mon defunt pere vivait je lui aurait demande ma part de viande car je n ai vu que la misere en Haute Guinee. D ailleurs Kankan fut longtemps un gros village avec cases et boullie de mangue( cela peut etre verifie en 2014). Le relatif succes economique de la communaute Peule viendrait du fait qu il se soient vite appercu que leurs os n etaient pas mangeables et qu il fallait compter sur soi-meme et non cet etat demissionnaire. Aujourd'hui meme la peau est difficile a avoir. Au lieu d en faire un tam tam bcp en feraient du bouillon pimente(les temps st durs).Je n approuve pas les methodes de Mr Kouyate visant a pousser ses cadres a la demission. On a vu le cas des ministers demissionnaires. La nature a horreur du vide. Ns avons compris que Dore manque de legitimite historique. Ne peut on pas en dire autant de CDD qui a servi Conte a ts les niveaux meme quand ce dernier tirait sur les opposants?
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0 #21 DIOUBATE MAMADI 26-01-2014 14:26

Il y a un certain Mamadou Saliou Bah qui dit m'avoir connu à Abidjan je n'ai jamais connu ce Monsieur refusant de dire son vrainom se cachant sous un pseudo.
Je me bats pour mon pays et je le rassure que je parlerai encore plus fort n'en délpaise à ce Monsieur.
Je m'appelle Mamadi et alors? c'est comme ça que mon père et ma mère m'ont nommé.
Je suis de Bassando et particulièrement de Dalagna j'ai le droit de parler de mon pays lorsque mes frères sont emprissonnés de manière arbitraire et massacrés,mon pays pillé il faudrait alors se taire?
Je suis contre le pouvoir de Monsieur Alpha Condé dans mon pays et je ne suis pas le seul.
Si vous Monsieur SB vous acceptez cette politique tant mieux pour vous.
Lorsque Alpha Condé écrivait pour dénoncer la politique de Lansana Conté qu'il reconduit actuellement en pire je crois qu'il était muet.Je vous rassure Monsieur je n'ai pas encore parlé.
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+1 #20 Almamy 25-01-2014 18:33

I like your comments one of the best I ever read about guinean politic, specially about those innocent people that been humiliated,tortured,jailed,killed for no raison by Alpha conde regime.And the sad part about is all this fake political leaders not saying anything about it. The last thing it's about lansana kouyate,he did a great job firing that lady because she is selfish.
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+3 #19 Paul Théa 25-01-2014 11:22

Grand frère Mamadi,
Je sais que tu es un homme de conviction et je l’apprécie beaucoup.
Je cherchais ton no en fait et je crois l’avoir perdu quand ils ont « emprunté sans mon avis» lol, mon tel en Guinée. Tu peux me le redonner
Je ne connais pas encore la date de mon séjour en France.
Pour Monsieur Lansana Kouyaté, je serai enchanté de le rencontrer pour en débattre avec lui.
Regards
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+4 #18 Sylla democrate 24-01-2014 04:47

De toute les manieres, Sankhon barbare de la CNSS a explique une partie des combines qu'ils ont monte pour qu'ilsoit 1er ministre et ce qu'ils ont fait pour l'evincer.
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+5 #17 mamadou saliou bah 24-01-2014 00:41

MAMADI ! ( c'est come CA que Je t'appellais a ABIDJAN )
En PUULAR , nous disons :
" PAYKOUN DHO WONDOO , SI NUUDHA HAALA ." !
Tu parles trop !( et CA n'eclaircit rien et ne resout rien ). QUALITE qui devient DEFAUT ?
Peut-etre !
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+3 #16 Sylla democrate 23-01-2014 23:33

1) Sur Zalikatou,aucun autre commentaire supplementaire,elle est une "traitresse" je ne connais pas d'autres mots en francais qui lui conviennent mieux.
2) Sur Dore,nous savons tous qu'il manque d'ethique dans les actes qu'ilpose. Mais cela n'est pas surprenant car nous savons ce dont le guineen est parfois capable.
3) tout passe beaucoup de temps sur "Conte dictateur", en realite qu'en est-il de alpha? Mieux, depuis l'independance de la Guinee, quel est le regime qui n'est pas gere par un dictateur (pen partant des faits sur le terrain).
4) Enfin,depuis 1958,l'unique leader guineen qui a prouve au guineen qu'il peut assumer 50% de ces responsabilites c'est Sydia,le reste se dit "faits divers".
5) Enfin, la situation en 2015 vous surprendra tous car c'est au moins 60% de transparence ou les kalach (ce n'est pas un souhait mais c'est ce qui se dessine) et apres il faut pas se mettre a dire que c'est la volonte de Dieu.
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-1 #15 DIOUBATE MAMADI 23-01-2014 22:04

Mon cher frère Africain je te dis que je suis aussi africain,mon entrée en politique date de très loin.
En vacance à Conakry je fus choqué par les pendaisons de nos frères dont faisait parti le signataire de mon acte de naissance Magassouba Moriba.
Lors d'une sortie à Azureti près de Grand Bassam de l'association des étudiants guinéens en Côte d'Ivoire alors présidé par notre frère Sidoux Barry je suis intervenu pour raconter ce que j'ai vu dans mon pays qui était tellement effrayant que j'en fais encore des cauchermards.
J'ai vu que la plupart de ces grands frères étaient affiliés au Regroupement des guinéens de l'extérieur alors je me suis rapproché de ce mouvement en y faisant rentrer des amis et certains condisciples.
Le frère Mansour Kaba qui était chargé de ce mouvement en Côte d'Ivoire facilita mon intégration,j'étais en troisième et oui en troisième donc mon combat date de ces années là.
Notre frère Sidoux est aujourdhui à la retraite et il continue le même combat avec nous comment pouvez vous avancer que je me bats pour quelqu'un je me bats pour mes idées qui se trouvent partagées par des femmes et des hommes qui ont porté leur espoir à Lansana Kouyaté dont je sais qu'il est un grand patriote.
Vous pouvez ne pas l'aimer c'est votre droit absolu cependant si vous lui reprochez quelques choses au cours de la transition qu'il a eu à diriger rencontrer le.
Quant à moi je sais qu'il y a une injustice à son égard car Lansana Kouyaté a obtenu beaucoup:le gouvernement fut nommé par lui,l'opposition d'alors luia demandé de faire tout pour changer les préfets il a changé tous les préfets et obtenu du président sa démission du poste du ministre de la défense.
Il a réussi à ouvrir un compte au président afin qu'il arrête de décaisser comme il veut à la banque centrale.
Mon frère Lansana Kouyaté fut victime d'un complot dont il n'a pas vu venir car les mêmes personnes qui ont fait la révolution 2006-2007 se sont alliés au PUP pour pousser le général mourant à reprendre la main en allant lui dire que le premier ministre veut lui faire un coup d'état.
J'ai eu moi une semaine avant le départ un débat avec celui qui fut ministre de la culture du gouvernement Souaré une chaude discussion à la gare du Nord à Paris il m'a dit dans une semaine on va le déposer,il s'appelleIfono vous pouvez lui demander.
Kouyaté était trahi de partout:le RPG,le PUP et leurs alliés tout le monde même ici à Paris.N'ayant pas une unité de force derrière que voulez vous qu'il fasse?
Ceux qui racontaient à Paris qu'il faudrait qu'il prenne des diasporas et les payer à 1500 euros je voudrais parler de Sidiki Kéïta a t-il eu les 1500 euros avec le gouvernement Alpha Condé?mon frère je suis certe dans un parti mais je suis un homme libre et un combattant de la démocratie.
Je vous prie d'accepter cela car j'accepterai et respecterai votre manière de lutte pour la vraie démocratie en Guinée débarrassée de l'ethno stratégie qui ne peut qu'engendrer la dislocation de notre cher pays que vous et moi aimons tant§
Vive la Guinée vive la république.
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+5 #14 Africain 23-01-2014 16:45

A la lecture du contenu de ce papier ; le titre "PELE MELE : Chronique d’un thuriféraire de Lansana Kouyaté"(paraphrase du titre d'un livre de Régine Deforges), convient parfaitement ici.
Par ailleurs et au-delà de la « non structuration de votre texte », veuillez cher Monsieur DIOUBATE bien vouloir faire un effort pour les plus jeunes ou les novices dans la lecture de la vie politique guinéenne, en définissant succinctement les termes : FRAD, la CODEM.
Et le MND (Mouvement National Démocratique) vous dit quelques choses ou encore l'UJP (Unité, Justice, Partie) ? Juste pour vous dire que vous avez sauté tout un pan de l'histoire des hommes politiques surtout Prof SOW et Prof Condé (actuel Président de la Rép.) que vous cités dans votre papier. Pan qui pouvait vous donnez peut être plus de « crédibilité » dans votre charge contre JMD.
Je vous cite "...Deux situations lui ont offertes une énorme opportunité: les déçus du PDG et les frustrées de la bêtise de Conté en insultant et livrant une grande communauté de notre pays à la vindicte populaire."
Je vous rappelle cher Monsieur que notre grand écrivain national tenait le même discours à l’encontre de votre CHEVALIER Kouyaté Lansana avec les mêmes verbes ou les mêmes mots à quelques nuances près.
"………….Inutile de se voiler la face, c’est un gouvernement ethniquement très marqué. Comme aux heures les plus noires du règne cannibale de Sékou Touré, le ministre peul le plus important arrive en sixième position. S’il s’agit là d’un message, il est vraiment fort de café et ma foi, plutôt bien avisé pour la circonstance. Oyé pour le patriotisme ! Anitché, Monsieur Kouyaté pour votre sens fort étendu du consensus national et de l’équilibre ethnique ! Rien de mieux, en effet, que de s’appuyer sur une ou deux ethnies pour faire avancer tout un pays. : les faramineux résultats que nous avons obtenus depuis 1958 sont là pour en témoigner !..." Un passage de l’ article "la racine du mal" Et Maintenant!publié en 2007 signé MONENEMBO THIERNO.
Vous voyez cher Monsieur qu'on retrouve à quelques nuances près, les mêmes argumentaires ou les mêmes mots dans votre papier pour décrire la gestion du Président Alpha Condé. Au vu de ce constat, Alpha Condé a t-il singé Lansana KOUYATE ?
Au limogeage de votre « homme » "KOU-RATE" pour rependre l'ironie ou la caricature du journal le LYNX; cette phrase ci dessous du même auteur Monenembo en dit long sur l’homme que vous cirez les bottes dans votre papier.
"...Un mois de plus, et cet homme nous menait tout droit à la guerre civile ! Reconnaissons tout de même qu’il a réussi l’impossible : redonner à Lansana Conté une virginité politique absolument inespérée ! Un comble !" (SIC).
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+1 #13 DIOUBATE MAMADI 23-01-2014 10:57

Bonjour mon frère Paul Théa je ne sais pas quand tu seras à Paris et dès que tu arrives appelles moi.
Mon frère la politique est très compliquée il est très difficile de mettre la vérité en exergue cependant je te conseille rencontres Lansaana Kouyaté après cela tu feras la part des choses.
Il y a ce qui se dit et il y a la réalité ce qu'on raconte depuis longtemps est encore l'oeuvre de Alpha Condé et le Pup je sais de quoi je parle.
Kouyaté a obtenu beaucoup du Général mais je le laisserai lui même se défendre car je ne voudrais pas donner l'occasion aux gens de penser que je suis en service commendé or ceux qui me connaissent savent que je suis un homme très libre d'esprit.
Je suis mes convictions et un nom une personne.
A bientôt mon frère!
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+1 #12 DIOUBATE MAMADI 23-01-2014 09:29

J'ai oublié d'ajouter qu'au moment du scandale de l'empoisonnement de l'eau Kouyaté n'était pas à Conakry.
Monsieur je me suis battu depuis mon jeune âge contre l'injustice et la barbarie je voudrais que vous reprenez tous mes écrits et venez me voir je vous montrerai les démarches que je fais en faveur de dame Fatou Badiar car je suis sûr qu'elle est victime d'un réglement de compte au sein des services d'espionnage de notre pays donc sur ce point je ne sais pas si d'autres personnes en font.
Vous savez la Guinée on tue la femme on nomme le mari ministre avez vous vu le nouveau mari de Mme Badiar se manifester?
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-1 #11 DIOUBATE MAMADI 23-01-2014 09:18

Monsieur Abraham et d'autres je ferai une réponse globale:vous dites que Monsieur Kouyaté a fait de l'ethnocentrisme ce qui est faux,le gouvernement Kouyaté comptait 19 membres,ily avait neuf membres issus du Fouta mais mon frère Monénembo s'est laissé abusé voilà pourquoi il a écrit.
Monsieur la formation d'un gouvernement ne doit pas tenir compte de l'ethnie ceux qui arrivent au pouvoir prennent ceux qui acceptent d'appliquer leur programme c'est tout,et puis mon frère je ne veux plus dans le combat que je mène contre la dictature parler de l'ethnie si vous voulez une étude sur les ethnies en Guinée nous pouvons nous rencontrer et je vous donnerai la seule étude sur les ethnies en Guinée faite en 1957 vous serez édifié.Kouyaté avec neuf membres d'une même région je suis sûr que si le frère Jusky l'avait su il n'aurait pas écrit et d'ailleurs il a dit après cette épisode qu'il ne se mêlerait plus de politique.
On me dit aussi que cet article a été écrit contre Zalikhatou soyons sérieux,cette dame a parlé sur tous les sites de notre pays pour nous faire un cours de militantisme de trahison dont nous sommes victimes depuis la première république,des guinéens de toutes les régions sont morts sur des trahisons ignobles.Elle est élue sur liste du parti non sur son nom,cette liste est conduite par Lansana Kouyaté je crois que cette dame pour ne pas choquer les guinéens aurait dû se taire et aller toucher sa pécule perlementaire en silence que peut elle défendre après un tel acte?le PEDN ce n'est pas uniquement Lansana K ce sont des femmes et des hommes réunis pour un idéal et non pour gérer les caprices d'une dame.Je voudrais dire à celui qui cautionne l'ignoble en disant que les malinkés ont été les prvilégiés de la révolution je suis malinké je crois qu'il trouvera peu de gens de ma génération qui s'est battu contre la dictature de Sékou Touré que moi,aussi je suis prêt à lui remettre des documents avec le décompte des morts ville par ville vous serez étonné.
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+9 #10 Paul Théa 23-01-2014 06:23

Bonjour frère Mamadi,
Toujours un plaisir à te lire, tu es sur ma liste des personnes que j’ai envie de rencontrer à Paris pour recueillir des témoignages.
Par contre, j’ai du mal à te suivre quand tu fais les éloges de Lansana Kouyaté, qui est à mon humble avis, l’un des rendez-vous manqués de l’histoire de la Guinée ; la déception de tout un peuple. bref
J’adore parler sport, culture et tourisme et je déteste parler politique à cause du mal de tête qu’elle me donne.
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+19 #9 Abraham 23-01-2014 00:38

Mr Doubaté, nous ne sommes pas amnésiques! En tout cas, beaucoup d'entre nous. Nous n'avons pas oublié Mr Lansana Kouyaté PM:il est celui qui a mis en place et commencé ce qu'Alpha Condé fait aujourd'hui et en perfectionnant cette politique de ségrégation a but de confiscation du pouvoir(C.f l'article de Tierno Monembo de l'époque,2007). Kouyaté boude aujourd'hui parce qu'il se sent humilié, lui le Grand Kouyaté ne peut avoir que deux députés. Souvenez-vous des très nombreux "comités de soutien",l'ONG de sa femme,qqchse...vie,ses trop nombreux voyages dans les palaces les plus chers(comme AC aujourd'hui),que lorsqu'il a été démis de la primature en 2008 par Conté, il a refusé de faire la passation avec Souaré(il se croit trop fier et méprisant pour les autres Guinéens et pourtant...). Il avait encore boudé plus d'un mois enfermé chez lui à Matoto. Kouyaté ne boude pas l'AN à cause des fraudes mais parce qu'il se sent humilié! Kouyaté a rencontré Alpha Condé en catimini jusqu'aux derniers jours avant les législatives malgré toutes les exactions contre lui et l'opposition;il a été le premier à annoncer son retrait du Collectif-ADP pour aller aux législatifs tout seul. Penser donc que Kouyaté pose un acte politique ainsi est naïf. Kouyaté comme Alpha Condé pensent qu'ils sont supérieurs à tous les Guinéens. C'est cet ego démesuré et arrogance mal placée qui ont poussé Alpha à ne jamais avoir voulu transiger avec Conté. Pour finir,si Kouyaté avait honnêtement appliqué la feuille de route de 2007 pour laquelle des jeunes été morts en janvier 2007, AC n'aurait certainement jamais été PRG, et certainement q'un 28 septembre 2009 ne se serait pas produit.
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+4 #8 mamadou saliou bah 23-01-2014 00:08

" Je suis peule mais Madame Zalikatou a trahi la confiance de son parti " !
Question : " Peule " et " trahi son parti " sont- ils lies ?
Voila la plus parfaite facon de fausser un debat POLITIQUE : L'ETHNIE !
Misere !
On est de OPPOSANT et on refuse de VOTER contre le pouvoir en place !
Ah, La Nguinee !
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+5 #7 ABDOUL 22-01-2014 23:27

A ceux qui critique Monsieur Dioubaté, vous avez certainement tort. Je suis peule mais Madame Zalikatou a trahi la confiance de son parti. Pour des raisons d'éthiques, elle devait en tant que secrétaire générale du parti i.e membre important du parti, suivre les poliliques décidées par son parti. A la rigueur, elle devait demandé l'opinion des partisans du parti avant de décider unilatéralement. Je crois que l'éthique fait partie des problèmes fondamentaux des guinéens.
L'analyse de l'article doit être objective et je crois que ceux qui critiquent Monsieur Dioubaté devrait certainement essayé de se mettre à sa place. Cad prendre le scenario d'être exécutif d'un parti ou tout simplement membre d'un parti qui serait confronté à un tel cas. Ils changeront probablement de point de vue.
Enfin je crois que les critiques qu'on effectue sont faite sans qu'il y ait du recul, choses qui affectent la portée de l'analyse ou du jugement.
Merci
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+5 #6 amadousdialamba 22-01-2014 22:15

Il y a beaucoup d’éléments consistants dans cette analyse professionnelle. Mais ce qui est plus frappant c’est l’autosatisfaction. L’appréciation des mentors préférés ne saute pas aussi aux yeux de l’observateur. Il faut fustiger et incriminer les comportements des uns et magnifier ceux des autres. Typiquement nous-mêmes. Par ailleurs, celui qui avait dit que : « Sékou a donné la viande aux Malinkés, les os aux Peuls et la peau aux Soussous pour en faire un tamtam », a été contredit à tort. Il avait parfaitement raison. Son affirmation était tout, saut un grotesque mensonge comme vous l’indiquez. Il devrait peut-être simplement se compléter en rajoutant la partie réservée aux Forestiers, comme la Guinée continue de se présentée en quatre pattes. L’histoire lui donne aujourd’hui encore plus qu’hier raison. Car Alifa le ‘’Mandenkè’’ parce qu’il ne se réclame plus soussou, vient de retirer aux peuls même les os que Sékou les avaient laissées. Laginè no yurmi fewdho handè, Pullo bhuri ! ‘’Kono haa baba nyandè nyaari onti gitè doobi buyi faatoto. Alifa gbèlèèkhu yo wadhu doyi mèdhen ardudè è doolè inchaa Allah’’.
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-1 #5 se 22-01-2014 21:29

Je retiens 3 grandes idées dans cet article.
1-Vous semblez haïr Mme Zalikatou car vous employez des termes (attaques) personnels qui vont au dela de simples critiques tel que trahison, traitrise, honneur, ignoble. En meme temps, vous n'avez que de bons mots a dire de Lansana Kouyaté. Et pourtant votre article nous averti tous du danger d'avoir un leader au pouvoir supreme et inconstestable car cela mene a la dictature. Alors pourquoi ne tolérez-vous pas ceux qui ne sont pas d'accord avec une décision de leur leader, que ce leader soit Lansana Kouyaté ou autres?
2-Vous avez bien décrit la situation de l'opposition en Guinée et a l'extérieur. C'est a dire le manque d'organisation au niveau du leadership qui fait que malgré les efforts des militants qui marchent a Bambeto, Paris et Washington, il n'ya aucune stratégie derriere ces marches et aucun objectif n'est poursuit a long terme. Vous pointez du doigt aussi CDD et son amateurisme dont s'est servi a leurs avantages Alpha Condé et tout récemment JMD, Kassory, Telliano et autres.
3)- Vous parlez de Alpha Condé en disant ceci "[Alpha Conde] qui avait déclaré en 1985 que ce sont les extrémistes malinkés et soussous qui se sont affrontés et que le général Conté était au-dessus de la mêlée est subitement devenu malinké, prenant des cours de manlinké, se trouvant un village en Haute Guinée pour profiter de la frustration de cette ethnie de notre pays et en faire son fonds de commerce."
Ce passage mérite beaucoup d'attention car il montre comment obtenir le soutient de cette communauté, chose qu'Alpha Condé a facilement réussi a faire. Vous dites que cette communauté est tombée pour cette ruse parce qu'elle a été victimizé et humilié au temps de Conté. Et pourtant, vous reconnaissez aussi que toutes les ethnies ont souffert durant le 1er et le 2eme régime. Pourquoi alors les autres communautés n'ont pas exigé le pouvoir a tout prix? Nul ne doute qu'en 2010 Alpha Condé et ses militants du RPG représentaient la plus grande menace a la paix civile. Ils étaient sans doute pret a bruler ce pays pour venir au pouvoir. Je me demande ceci, cette volonté de venir au pouvoir et se maintenir au pouvoir était-elle du a une volonté de se venger ou d'empécher que d'autres ne viennent au pouvoir pour se venger?
Bonne analyze, globalement!
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+12 #4 Abdoulaye Aziz Bah 22-01-2014 20:37

Je suis de ceux qui sont contre la décision de l’opposition de siéger à l’AN. Mais, je pense que le but principal de cet article était de s’attaquer à Zalikatou. Pourtant, cette pauvre dame n’a fait que ce que nos politiciens peuvent faire mieux : suivre ses intérêts égoïstes et tromper sa base qui est, à 80%, analphabète. Monsieur Dioubaté vous dites, parlant de Jean Marie, « Voilà un ancien premier ministre qui veut transformer un problème de droit commun qui a mis en danger notre vie en commun en secret défense, cela démontre le caractère monstrueux d’une personne à laquelle nous avons confié le destin de notre pays à un moment donné. » Pourtant vous oubliez qu’au lendemain de ce problème d’empoisonnement (parce que c’est de cela il s’agit), c’est votre leader Lansana Kouyaté qui avait publiquement dit que ses militants ne laisseraient pas le candidat Alpha Conde se rendre à Siguiri avec son challenger Cellou Dalein, pour apaiser les tensions entre les deux camps adverses. Pour rappel, il l’avait dit en complicité avec Jean Marie Doré (alors 1er ministre) venu rendre visite au candidat AC à sa résidence de Madina. Où étiez-vous monsieur Dioubate ? JMD se réclame du centre qui est une idéologie créée par Lansana Kouyaté depuis l’ère Dadis. Parlant du PPTE, vous dites « Le président ivoirien actuel a eu le courage d’annoncer que le travail pour arriver à l’obtention du PPTE avait été commencé par ses prédécesseurs, mais Alpha Condé n’a pas daigné dire au peuple de Guinée le travail effectué pour cette obtention par les gouvernements Sidya et Kouyaté. » Dites nous, avant l’arrivée de Kouyate en 2007, il y’a eu combien de 1er ministres après Sidya ? Pourquoi reconnaitre seulement ces deux ? Parlant de Siradio Diallo (paix à son âme), vous dites «Quant à Siradiou Diallo tout le monde sait le combat qu’il a mené contre la dictature de la première République, cependant il m’a dit : « Je ne ferai la politique que lorsqu’une ouverture démocratique se fera dans notre pays ». » Pouvez-vous nous clarifier sur ce que vous voulez dire ? Est-ce que vous voulez lui denier le rôle de combattant pour l’instauration du multipartisme en Guinée ? Parlant du comportement d’AC durant la transition vous dites « Lorsqu’il était absent à une réunion, il disait qu’il était d’accord sur tout ce que son frère Cellou dirait et fustigeait Lansana Kouyaté en le traitant de tous les noms (revoyez les discours d’Alpha Condé de cette époque). » Pourtant, malgré tout, Lansana Kouyaté s’était rallié a Alpha au 2e tour ! Où étiez-vous monsieur Dioubaté ?
Albert Camus disait « la vraie générosité envers l’avenir, c'est de tout donner au présent. » Ainsi donc, je me suis engagé, malgré mon calendrier très serré, à participer, de façon responsable, au débat concernant ma chère Guinée. Plus rien ne m’arrêterait dans ce combat, si le tout puissant Allah le veut bien.
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-3 #3 celloumbah 22-01-2014 19:40

Une belle analyse, merci doyen entièrement d'accord avec vous, le mal de la guinée c'est AC est les maoïstes qui l'entourent!
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+5 #2 mamadou saliou bah 22-01-2014 19:22

Mr DIOUBATE !
Il me semble que La DAME ZALIKATOU vous " obnibule " ! Vous en parlez plus que des " mefaits " de SOUMAHORO DORE .
J'aurai ete a votre place , je m'en prendrais plus a KOUYATE qu' a qui que ce soit dans ce que vous appellez " NI OPPOSITION ORGANISEE " !
Je n'aime pas etre tres long . Aussi , vous demanderais - je
Pourquoi , Bon Dieu , KOUYATE , n'a pas mis "SA POSITION " ( 2 deputes )pour " aider " a mettre en echec le projet de ALPHA ?
Pourquoi n'a - t - il pas SIEGE et VOTE( surtout ) contre ce Projet ?
Pourquoi n'a-t-il pas fait une " CAMPAGNE " comme il sait le faire ( bien )pour amener TOUS LES AUTRES a voter AVEC LUI pour defaire ALPHA ?
Laissons Alpha " sieger " ( et gouverner ) SEUL , n'etait pas LA VOIE . Ce n'est pas POLITIQUE ! Enfin ... allez y comprendre .
" Je ne veux pas que tu gouvernes " a ta facon " , mais je te laisse faire !
La VICTOIRE en POLITIQUE se construit sur " DES VERTES ET DES PAS MURES " !On avale " certaines couleuvres " !
Bien a vous !
PS : Ne croyez pas que je sois " neophyte ", Mr DIOUBATE .Nos " parcours " sont tres proches .
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-3 #1 bateka 22-01-2014 19:21

Quelle analyse!!!
les mots me manquent pour qualifier.
Merci mon frere
Que dieu vous recompense
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