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L’Afrique au centre d’une concurrence déloyale !
Abdoulaye Aziz Bah Lundi, 20 Janvier 2014 20:50
Malgré la situation désastreuse en République Centrafricaine, en République Démocratique du Congo, et au Sud Soudan, l’Afrique reste et demeure le continent de tous les espoirs à l’horizon 2030. Depuis le début des années 2000, les regards que portent les grandes puissances sur l’Afrique ne laissent personne indifférent.
Ainsi, la question que chacun devrait se poser est de savoir si les dirigeants africains, dont la plupart est esclave d’une doctrine de gouvernance défaillante, seraient à la hauteur des défis qui les attendent.
Les visites récurrentes de chefs d’Etats puissants et de grandes entreprises sur le continent africain ne sont pas dues au hasard. Rappelons ici la visite sur le continent du président français Nicolas Sarkozy et son discours controversé au Sénégal, celle du président Barack Obama et son discours critique au Ghana, celles récentes du président chinois et du premier ministre japonais, pour ne citer que ceux-là . En effet, depuis 2000, les tendances économiques du marché global ont montré jour après jour, que l’Afrique serait la force motrice de l'économie mondiale en ce 21e siècle.
Ceci m’amène à parler de ma visite en Corée du Sud l’année dernière. Je rappelle que depuis 2010, j’ai commencé ma propre entreprise qui évolue dans le domaine des énergies renouvelables. Donc, je suis parti pour assister à une conférence sur les énergies nouvelles à Busan, la 2e ville de la Corée du Sud après Séoul.
Ici, dans cette ville bombée de gratte-ciels, on trouve le plus grand magasin au monde avant celui de Macys à New York. On y trouve aussi le plus grand bâtiment du monde avant Burdj Khalifa à Dubaï et Taipei 101 à Taipei, Taiwan. Les autoroutes et autres infrastructures n’ont rien à envier à celles des Etats-Unis.
Après la conférence, je profitai, avec mes amis américains, d’aller visiter un des restaurants de la place. Ainsi, dans ce restaurant, on rencontra un Américain qui était professeur d’économie dans une université de la place.
A ma question de savoir comment la Corée du Sud a pu atteindre un tel niveau de développement, le professeur répondit gentiment que ce n’était point un miracle. La Corée du Sud a eu l’audace de bien utiliser l’aide étrangère américaine après la guerre coréenne. Il nous rappela qu’après la guerre de Corée, la Corée du Sud était l'un des pays les plus pauvres du monde. Sur le plan économique, dans les années 1960, elle traînait derrière la République démocratique du Congo (RDC). Il soulignait que les États-Unis ont offert 60 milliards de dollars sur des subventions et des prêts à la Corée du Sud, entre 1946 et 1978. Dans la même période, le montant total de l'aide fournie par les États-Unis à l'ensemble du continent africain a été 69 milliards de dollars. Il continua en arguant que la différence était que la Corée du Sud avait indiscutablement très bien utilisé l'aide qu’elle recevait des différents bailleurs de fonds.
Alors, je lui demandai s’il pensait que l’Afrique pourrait un jour suivre le modèle sud-coréen. Avec un sourire aux lèvres, il me demanda si je comprenais bien les réalités de l’Afrique ? Je répondis non, mais les réalités palpables sont suffisantes pour dire que l’Afrique n’est pas pour demain. Ainsi, Il me conseilla de ne pas désespérer. Il ajouta que l’Afrique a des potentialités qui lui permettraient d’avancer à un rythme sans précédent. Il conclut que le seul handicap est la mal gouvernance et une mauvaise utilisation des aides reçues des bailleurs de fonds. Il disait à part ça, qu’avec la bonne volonté des dirigeants africains, il suffirait seulement d’appliquer la DÉCLARATION DE PARIS SUR L'EFFICACITÉ DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT et le PROGRAMME D’ACTION D’ACCRA.
Dès mon retour à l’hôtel où je séjournais, je cherchai sur l’internet la déclaration de Paris et le programme d’action d’Accra. A ma grande surprise, je remarquai que ces documents étaient si importants qu’ils devraient être le projet de société de chaque pays africain. Rappelons que ces documents étaient le fruit d’un forum de haut niveau tenu à Paris, France, en 2005. Tous les pays signataires avaient ratifié le contenu de ces documents lors du forum de haut niveau tenu à Busan, Corée du Sud en 2008.
L’Afrique et plus particulièrement la Guinée pourraient-elles se servir audacieusement de ces documents pour une sortie rapide de cette pauvreté qui n’a que trop duré ? Avec l’installation de l’Assemblée nationale, le président Alpha Condé, qui parle d’un gouvernement de mission, devrait tout simplement réactualiser ces documents pour le bonheur des Guinéennes et Guinéens sans exception.
J’ose espérer que les jeunes cadres issus de la diaspora, qui ont eu la chance de pratiquer des grandes entreprises occidentales publiques ou privées, auront une place primordiale dans le prochain gouvernement qui sera mis en place dans les jours à venir. Le slogan « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » doit se concrétiser dans les actes de nos dirigeants.
De toute façon, le train « Afrique » a démarré. Si rien ne peut l’arrêter dans son trajet, la vitesse qu’il adoptera se trouve dans les mains des Africains eux-mêmes. Mais avant de finir, je me pose la question de savoir dans lequel des wagons de ce train notre chère Guinée se retrouvera-t-elle ? That’s the big question !
Attention aux lecteurs! Acceptons la pluralité des idées. Pas d’injures, rien que des arguments.
Abdoulaye Aziz Bah
MBA/ MIS/ PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise
Commentaires
Malheureusement mon frère, l’Afrique a besoin des autres pour se laver le dos. Le problème est que l’Afrique ne peut même pas se laver le ventre par la faute de nos dirigeants. Acceptons de reconnaitre nos faiblesses pour pouvoir profiter des mains tendues des autres. Arrêtons d’accuser perpétuellement les autres qui ne cherchent qu’à défendre leurs intérêts. C’est à nous africains d’apprendre à défendre les nôtres.
Quelle contradiction ! Vous dites une chose et son contraire. Par ailleurs, j'aimerais bien que vous me montriez le passage de mon commentaire ou j'accuse les autres. C'est exactement le contraire que je preconise.
Malgre' les omissions negligeables,le monsieur s'est livre' a un remarquable exercice analytique,appreciable dans son ensemble.
Au moins pour une fois on parle de strategie de developpement et non de politique politicienne ou d'ethnie(le repas prefere' de many dans le restaurant Guineeactu.)
On peut debattre,et completer les idees,sans essayer de se ridiculiser les uns les autres.Sans tourner le clavier en cannon et les mots en obus.
Aziz,je mentionne pour toi que le peu de resultats atteints le terrain en Afrique, l'est plus, par justement les differents cadres qui ont travaille dans le cadre de l'aide au developpement. Dans ton hometown,la Guinee,les infrastructures scolaires, sanitaires (postes de sante/centres de sante), le financement des differentes formations, l'existence des caisses communautaires (CAFODEC) et bien d'autres existent par le travail louable des cadres des organisations internationales. L'Etat durant tout ce temps ne faisait que retourner en occident l'argent qui leur tombait sur la tete pour acheter des pavillons-voitures et envoyer leurs enfants ds les universites. Alors mon frere, un agent de developpement devrait etre felicite +tot que le contraire.
Enfin,si tu avais fait attention a ce que ton pote t'a raconte, tu aurais aisement compris que le probleme, ce n'est pas parcequ'on ne connait pas ces documents ou d'autres beaucoup mieux elebores sur l'aide au developpment, mais +tot parceque nous manquons "d'HOMME RESPONSABLE". Il faut suivre ce qui se passe en Cote d'Ivoire aujourd'hui avec Ouattara qui s'occupe d'un pays en post guerre compare a........
1-L'Afrique n'a pas besoin d'aides mais de partenariat dans le domaine de l'éducation, la technologie, et les industries. Comme amadousdialamba l'a dit, il est plus important aujourd'hui d'avoir des usines en Guinée qui pourront transformer la bauxite en Alumine et de l'alumine a l'aluminium. Rien qu'en cela, plus la bonne gouvernance, la Guinée peut faire ses affaires sans aides extérieures. Je suis aussi d'accord avec Diaila que les aides viennent souvent avec des intérets ou avec l'ingérence des organisations financiere tel que le FMI ou la Banque mondiale dans la direction de notre économie avec des conséquences néfastes pour nous (l'austérité...). Celui qui préfere vous donner des poissons plutot que de vous apprendre a pécher nest pas votre ami car il vous rend dépendant de lui. Or cest ce qui se passe aujourd'hui en Afrique ou meme aux USA parmi les noirs (Welfare checks). Le Cuba dépendait énormement des Etats Unis ou plus de 90% du sucre que produisait le Cuba était exporté. Avec Fidel Castro et grace a l'embargo Américain, ce pays est devenu souverain et indépendant politiquement et économiquement des USA. Cela a contribué a la fierté de ce peuple de cette petite ile qui, de nos jours, exporte ses docteurs en Afrique et en Haiti, et enseigne la medecine chez eux aux éleves Américains et autres. Bref, L'Afrique n'a pas besoin de PPTE, d'aides ou de dons. Elle a besoin du respect mutuel (non-ingérence) et de la collaboration dans le domaine de l'éducation, la technologie et l'industrie. Le respect s'exige et se mérite bien sure.
3. « SUR L'EFFICACITÉ DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT » Nous voulons maintenant qu’on nous aide à produire et à transformer sur place, ensuite de vendre et d’exporter les excédents de tout ce qu’on a comme ressources dans une forme d’échange équitable. Cela nous permettrait de nous passer de toutes ces aides extérieures conditionnées.
Vous me semblez un peu naïf ! Si les réalités du terrain le permettent, il n’y a aucun doute que ceux que vous accusiez d’êtres des ennemies d’Afrique, vous aide à produire et à transformer sur place, comme vous le souhaitez.
Le malheur, chez nous africains, c'est que nous croyons toujours que le developpement viendra d'ailleurs.Malheureusement mon frère, l’Afrique a besoin des autres pour se laver le dos. Le problème est que l’Afrique ne peut même pas se laver le ventre par la faute de nos dirigeants. Acceptons de reconnaitre nos faiblesses pour pouvoir profiter des mains tendues des autres. Arrêtons d’accuser perpétuellement les autres qui ne cherchent qu’à défendre leurs intérêts. C’est à nous africains d’apprendre à défendre les nôtres.
Ne vous attaquez donc jamais de cette sorte à des personnes dont vous ignorez tout du parcours. Dans le domaine de l'aide au développement je peux affirmer que je peux vous donner des leçons.
quote]
Avec tout ça, vous n’avez aucune idée de ce que signifie la déclaration de Paris ? A vous lire on sent que c’est votre première fois d’entendre parler de celle-ci, sinon vous n’alliez pas réagir de la sorte parce que cette déclaration ne concernait pas que les pays Africains. Plus de 150 pays ont ratifie cette déclaration. Des pays comme l’Inde, le Brésil, le Botswana, le Chile, et beaucoup de pays de l’Asie du Sud-est ont prouvé que cette déclaration de Paris peut avoir un impact positif sur le développement rapide d’un pays. Mon frère, vous ne devriez pas être fière d’avoir été un gérant de projets d’aide au développement en Guinée, car nous savons tous la mauvaise gestion et les détournements de fonds qui accompagnent ces projets. Je comprends maintenant pourquoi vous avez été le premier à réagir à cet article. Bonne journée.
Sachez par ailleurs pour votre information personnelle que l'aide au développement a été mon travail sur le terrain durant plus de 10 ans (au Sénégal, en Guinée, en République Démocratique du Congo). Mon travail (au sein d'Organisations Internationales)consistait justement à gérer des projets financés par des bailleurs de fonds bi et multilatéraux.
Ne vous attaquez donc jamais de cette sorte à des personnes dont vous ignorez tout du parcours. Dans le domaine de l'aide au développement je peux affirmer que je peux vous donner des leçons.
Si malgré tout vous souhaitez à nouveau vous attaquer à mes arguments (ce qui est tout à fait votre droit), trouvez des arguments plus convaincants et surtout renseignez vous sur moi si ça vous tente!
Je suis surpris de la naïveté avec laquelle vous traitez le sujet énoncé et qui n'a d'ailleurs aucun lien avec le contenu. J'ai eu l'impression que vous utilisez le sujet à des fins publicitaires pour parler de votre entreprise d'énergies renouvelables. Car je ne pense pas que les lecteurs de Guineactu aient besoin de savoir les raisons de votre voyage en Corée. ça c'était sur la forme.
Et sur le fonds, votre première naïveté c'est l'admiration que vous semblez avoir de votre interlocuteur quand il déclare que "le seul handicap est la mal gouvernance et une mauvaise utilisation des aides reçues des bailleurs de fonds". Or on ne peut jamais se passer de l'aide avec l'aide d'autant plus qu'il s'agit très souvent de prêt avec intérêt qui continue à asphyxier les économies du continent. Votre seconde naïveté c'est d'affirmer que la déclaration de Paris et le programme d’action d’Accra devraient être le projet de société de chaque pays africain. Comme si l'Afrique était une entité homogène et que la réussite d'un programme dans un pays pouvait était être transposée à l'identique dans un autre pays. C'est d'ailleurs l'une des causes de l'échec de la plus part des programmes de développement en Afrique.
Je suis de ceux qui se font des reproches en lisant passivement les écrits des autres.
J'ai pensé et pense souvent ecrire sur le net pour taper sur la conscience de nos freres et soeurs, sutout ceux restés au pays.
Mais quand je lis ces commentaires des uns/unes et des autres et quand je discutent avec certains tout l#espoire j'avais quant à l'avenir de ce continent qui nous sont chers, je me dis qu'il faut encore des siecles.
Le guineen trouve une explication pourquoi la guinee est si differente.
Ce pays est malade de ces cadres, ces pseudo intellectuels.
La guinee ne bougera que si chaque cadre guneen, chaque functionaire prendra conscience que ce ne sont ni les francais, ni les amercicains encore moins les chinois qui viendront rasé les taudis de corontie et les remplacer par des immeubles importer de la chine, ou d'europe ou USA.
Mr Bah fait un travail extraordinaire, il nous montre que le guineen peut reussir, s'il travaille comme les autres, il ne fait que nous parlé de son experience, il ne compte pas sur la guinee encore sur son gouvernement pour exister, mais au contraire il nous apporte son experience, ses expertises, au lieu d'apprecier cela on se met à le critiquer.
Ne soyons pas egoiste à tel point chers freres et soeurs soyons fiers de nos compariotes qui reussissent en dehors de la guinnee.
A vraie dire qui a reussi en guinee sans dependre de l'etat?
ceux qui ont cherché leur fortunes ailleurs
Ne soyons pas jaloux, mechants !
Au contraire soyons fier de la diapora guineene qui reussie
Je vous remercie
La Coree du Sud, c'est d'abord un niveau d'education extraordinaire. Les jeunes sud correens sont souvent dans le peloton de tete des classements des tests PISA qu'organise regulierement l'OCDE pour tester le niveau des eleves, loin devant les jeunes americains et europeens, particulierement en Maths.
Ils sont d'ailleurs en tête.
Citation en provenance du commentaire précédent de Alhousseny:
Le malheur, chez nous africains, c'est que nous croyons toujours que le developpement viendra d'ailleurs. L'histoire du monde a pourtant montre que le developpement etait un travail graduel de longue haleine sur plusieurs generations et dont la pierre angulaire est l'education.
AC en constitue la caricature, puisqu'il n'attend que les investisseurs étrangers, pour prendre ses com et espérer l'embauche de quelques manoeuvres.
Ce qui différencie pourtant l'Allamgane et le Japon de 1945 et l'Afrique, c'est justement l'éducation (syndrome hollandais).
Le professeur americain que vous avez croise a raison lorsqu'il dit que le developpement de la Coree du Sud n'est pas le fruit d'un miracle. La Coree du Sud, c'est d'abord un niveau d'education extraordinaire. Les jeunes sud correens sont souvent dans le peloton de tete des classements des tests PISA qu'organise regulierement l'OCDE pour tester le niveau des eleves, loin devant les jeunes americains et europeens, particulierement en Maths.
Le malheur, chez nous africains, c'est que nous croyons toujours que le developpement viendra d'ailleurs. L'histoire du monde a pourtant montre que le developpement etait un travail graduel de longue haleine sur plusieurs generations et dont la pierre angulaire est l'education. Alors bien sur, il faut beaucoup d'autres choses en plus au nombre desquelles la bonne gouvernance, la democratie, la paix, la liberte, etc. Un pays qui, encore en 2013, ne s'envisage que sous l'angle ethnique n'est pas a entrevoir un avenir a la Coree du Sud.
2. Au lieu des « DÉCLARATIONS DE PARIS », nous voulons maintenant des déclarations d’une Afrique libérée de toute influence et interférence extérieures.
3. « SUR L'EFFICACITÉ DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT » Nous voulons maintenant qu’on nous aide à produire et à transformer sur place, ensuite de vendre et d’exporter les excédents de tout ce qu’on a comme ressources dans une forme d’échange équitable. Cela nous permettrait de nous passer de toutes ces aides extérieures conditionnées.
4. Vous avez aussi « OSE ESPERER QUE LES JEUNES CADRES ISSUS DE LA DIASPORA, AURONT UNE PLACE PRIMORDIALE DANS LE GOUVERNEMENT » espérance doublement déçue ce soir, n’est-ce pas ? Quant au slogan « L’HOMME QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT », vous conviendrez avec moi également, après la publication de la liste du nouveau gouvernement, que la concrétisation de ce slogan va se faire attendre des longues années encore en Guinée. Surtout au cas où ce mal guinéen parviendrait, grâce à ses fraudes habituelles à décrocher un second mandat (Que Dieu sauve la Guinée de cette maudite supposition. Amen !)
5. LE TRAIN « AFRIQUE » dans Lequel nous sommes embarqués surtout depuis un certain temps, ne doit pas allé plus loin que ça. Sinon il finira sa course au fond des ravins, avec comme conséquences tous ses wagons brisés. Parce pour moi, il a démarré sur fond de Guerres, politique, ethnique et même religieuses dans certaines parties du continent, comme la Centrafrique, la République Démocratique du Congo, le Sud-Soudan, le Mali, la Libye, l’Egypte ... Plus grave le train a, à son bord des dictateurs à la solde des faiseurs de rois qui ne reculent devant rien pour dilapider toutes les ressources africaines. A cause de ces ressources et leurs fauteuils, ils éliminent délibérément toutes voix discordantes, musèlent tout sur leur passage. Les indépendances que les dignes fils du continent avaient arrachées par des hautes luttes et dans le sang ont été toutes remises en cause. L’Afrique est devenue plus aliénée qu’auparavant. Elle n’ose plus rien dire sans se référer, rien partager sans donner la part des autres, rien prévoir sans l’autorisation des anciens maitres. Aucun nouveau président africain ne peut se permettre de s’installer longtemps sur son fauteuil sans avoir sa lettre d’accréditation signée de l’autre côté. Où sont passées nos indépendances ?
6. Sur la question de savoir dans quel des wagons se trouve notre chère Guinée, je répondrais, sans détour, qu’elle se trouve au premier wagon, où l’on peut rencontrer toutes sortes d’incompétents qui ont fait leur preuve en médiocrité. La Guinée à même des étrangers qui surveillent tous nos faits et gestes dans ce wagon. Elle a des représentants personnels des décideurs de deux des plus grandes puissances mondiales au cœur même de son système étatique. M. Bah, j’espère que je me suis conformé à votre instruction, A défaut d’arguments, il n’y a eu que d’idées. Pas d’injures dans mes propos.
Mr Bah,
1- Lorsque vous dites que depuis le début des années 2000, les regards que portent les grandes puissances sur l’Afrique ne laissent personne indifférent, pensez-vous que c,est dans l,interet des africains.
Oui c’est bien sûr dans l’intérêt des africains. Il suffit d’avoir des dirigeants africains qui peuvent défendre ces intérêts. Pour le reste, je vous prie de lire ma réponse à Diaila concernant le titre de mon article et l’aide au développement. Merci de votre contribution à ce forum.
Je suis surpris de la naïveté avec laquelle vous traitez le sujet énoncé et qui n'a d'ailleurs aucun lien avec le contenu. J'ai eu l'impression que vous utilisez le sujet à des fins publicitaires pour parler de votre entreprise d'énergies renouvelables. Car je ne pense pas que les lecteurs de Guineactu aient besoin de savoir les raisons de votre voyage en Corée. ça c'était sur la forme.
Et sur le fonds, votre première naïveté c'est l'admiration que vous semblez avoir de votre interlocuteur quand il déclare que "le seul handicap est la mal gouvernance et une mauvaise utilisation des aides reçues des bailleurs de fonds". Or on ne peut jamais se passer de l'aide avec l'aide d'autant plus qu'il s'agit très souvent de prêt avec intérêt qui continue à asphyxier les économies du continent. Votre seconde naïveté c'est d'affirmer que la déclaration de Paris et le programme d’action d’Accra devraient être le projet de société de chaque pays africain. Comme si l'Afrique était une entité homogène et que la réussite d'un programme dans un pays pouvait était être transposée à l'identique dans un autre pays. C'est d'ailleurs l'une des causes de l'échec de la plus part des programmes de développement en Afrique.
Diaila, je vous prie d’être logique avec vous-même. De quelle publicité parlez-vous ? Je n’ai même pas mentionné le nom de mon entreprise a plus forte raison… Et vous m’accusez de faire une publicité ! C’est très malhonnête de votre part. Ensuite, je vois que vous ne connaissez même pas la différence entre une aide et un prêt. Sinon vous n’allez pas nous parler d’intérêt concernant l’aide au développement. En ce qui concerne le titre de l’article, je me demande si vous êtes un fruit du système éducatif du PDG, car si vous suivez l’actualité internationale, vous conviendrez avec moi que la visite du 1er ministre japonais en Afrique la semaine dernière, a été suivie de critiques acerbes de la part de l’Europe et de la Chine. D’ailleurs, la presse internationale avait parlé de concurrence déloyale entre ces grandes puissances économiques. J’ai rappelé ceci dans un paragraphe entier. D’où, le titre de mon article. De toute façon, vue votre niveau et mauvaise foi, je ne peux continuer le débat avec vous.
1- Lorsque vous dites que depuis le début des années 2000, les regards que portent les grandes puissances sur l’Afrique ne laissent personne indifférent, pensez-vous que c,est dans l,interet des africains. sachez simplement que les occidentaux veulent juste profiter chacun de ce continent mal gere et riche en matieres premieres.
2- L,Afrique occupe quel rang aujourd,hui sur l,echiquier mondial en terme economique. Bonne derniere. Et vous avez le courage de croire qu,elle sera la force motrice de l,economie mondiale de ce 21e siecle. C,est simplement ridicule.
3- Vous donnez l,exemple de la Coree du Sud comme pays ayant bien gere son aide au developpement (60 milliard de dollars) qui lui a permis d,emerger, alors que l,Afrique toute entiere a recu (toujours selon vos propres chiffres 69 milliards). Rien ne vous choque dans tout ca. Mr Bah, retenez une fois pour toute l,aide au developpement ne developpe pas. Elle sert a garder en vie. C,est l,investissement direct etranger ainsi que celui interieur qui developpent un pays.
4- On n,a pas besoin d,aller a Alpha de faire usage de la declaration de Paris. Il ne peut meme pas faire ce qu,il promet.
5- Alpha a deja donne la couleur du nouveau gouvernement en reconduisant le capitaine de l,equipe et vous continuez de rever a du miracle.
6- Vous titrez : L,Afrique au centre d,une concurrence deloyale, mais dans le developpement vous ne parlez nulle part de concurrence deloyale si ce n,est pour nous parler de votre voyage en Coree du Sud. Dans un devoir d,ecole, on appelle ca hors sujet.
Et sur le fonds, votre première naïveté c'est l'admiration que vous semblez avoir de votre interlocuteur quand il déclare que "le seul handicap est la mal gouvernance et une mauvaise utilisation des aides reçues des bailleurs de fonds". Or on ne peut jamais se passer de l'aide avec l'aide d'autant plus qu'il s'agit très souvent de prêt avec intérêt qui continue à asphyxier les économies du continent. Votre seconde naïveté c'est d'affirmer que la déclaration de Paris et le programme d’action d’Accra devraient être le projet de société de chaque pays africain. Comme si l'Afrique était une entité homogène et que la réussite d'un programme dans un pays pouvait était être transposée à l'identique dans un autre pays. C'est d'ailleurs l'une des causes de l'échec de la plus part des programmes de développement en Afrique.








