Peuls du Wassolon ou Wassolon-foulahs : « Si-nani » où sont-ils dans notre République éclatée de Guinée ?

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DIAKITE_Bakary_01Comme dit un proverbe du pays : « l’on ne s’assoit pas sur la termitière pour critiquer les termites ».

Ce n’est ni par compétence concernant les questions ethniques en Guinée, ni par ethnocentrisme, que j’ose aborder ici la question, des Wassolon-foulas. Ces Peuls qui ne parlent pas peul. C’est plutôt pour une raison simple : aujourd’hui la division ethnique est devenue une réalité sociologique en Guinée.

Muriel Devey, géographe et historienne dans son livre intitulé La Guinée écrit : « le Wassoulou : vaste territoire peul occupé jadis par les Bambara, qui s’étend sur les rives du Sankarani entre le Mali, la Guinée et la Côte-d’Ivoire ». Elle poursuit : « Les Wassoulounkés, des peuls sédentarisés qui ont adopté la langue malinké, sont des éleveurs et surtout des habiles agriculteurs ; dont l’ardeur et le soin qu’ils apportaient aux champs ont frappé René Caillé ».

Dernièrement Monsieur Ibrahima Sibibé a abordé la question des Wassolon-foulahs dans un article intitulé : « Histoire du Wassoulou, territoire peul "Malinkisé" où M. Sidibé explique comment les Wasson-foulas ont perdu l’usage de la langue peule Â».

« Les Wassoulounkés ne sont que des populations peules assimilées, "absorbées" par les Malinkés sur le plan linguistique et culturel. D’aucuns ont tendance à les compter parmi les Malinkés vu le métissage avec ces derniers. »

Pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu la sociologie de l’ouest africain du Mali, de la Guinée, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, du Burkina, les « Si-Nani » Diallo-Diakité-Sidibé-Sangaré sont non seulement classés parmi les Peuls mais sont surtout « liés par le sang ». En effet dans toutes les contrées du Manden et du Wassolon, lorsqu’on me salue par mon Diakité, on rajoute systématiquement «Si-Nani» qui veut dire quatre noms : Diallo-Diakité- Sidibé-Sangaré. Dans la tradition cela signifie que les quatre noms sont complètement équivalents.

Une des traditions les plus tenaces du Manden est de classer les Si-Nani dans l’ethnie peule ; même s’ils ont perdu l’usage de la langue peule au profit du malinké. Cette tradition est d’autant plus tenace que le terme « Si-Nani Â» est devenu un nom de famille pour tous les Diallo-Diakité- Sidibé –Sangaré. Lorsque je suis allé dans le Wassolon profond pour la première fois, ce qui m’a frappé, c’est le brassage interethnique, en même temps l’existence de villages entiers de Sidibé, de Diallo, de Diakité et de Sangaré ; mais surtout la cohabitation pacifique des différentes communautés.

Dans la tradition mandingue, les Wassolon-foulas sont indiscutablement des Peuls. Cependant chaque Wassolon-foula se range dans l’ethnie peule ou malinké en fonction de plusieurs autres critères : les ascendants directs (père - mère), le lieu de naissance, l’éducation, la langue parlée… C’est devant cette bi-appartenance des Wassolon-foulas que je me pose la question de la place et du rôle de ces Peuls dans le débat ethnique de notre pays. Ici je donne un avis strictement personnel dans ce débat ethno-régional. Je le fais en tant que Wassolon-foula, mais surtout en tant que citoyen guinéen.

Mais avant de donner cet avis, il me parait nécessaire de préciser qu’une ethnie se définit par plusieurs critères : l’origine, la langue, la culture, la ressemblance morphologique et physique, les traditions, les coutumes. Parmi ces nombreux critères la langue est très importante, mais elle ne suffit pas à elle seule pour définir l’ethnie. L’appartenance ethnique n’est pas un mal en soi car c’est une réalité sociologique, mais surtout un facteur identitaire primordial. La question est de savoir, si nous les Guinéens avons un réel désir et une vraie volonté de vivre ensemble et de partager un destin commun.

C’est par une indigence politique et intellectuelle qui se base sur nos faiblesses pour nous diviser davantage, ce qui a abouti à l’ethno-stratégie et à la manipulation des communautés ethno-régionales. Le seul défi aujourd’hui pour tous, est de faire tomber ces barrières artificielles pour créer ensemble une communauté de destin.

La question de la place et du rôle de ces Â« Peuls-Malinkés Â» du Wassolon, dans la confusion socio-politique et la quasi-partition ethno-régionaliste de notre pays m’habite depuis un moment. En effet nous assistons, pratiquement impuissants à la destruction du tissu social à cause de la division ethnique. A mon avis les Wassolon-foulas ont un grand rôle à jouer dans le rapprochement entre les Peuls et les Malinkés, et dans la réconciliation nationale car les Peuls du Wassolon sont peuls et malinkés. En effet le Wassolon a toujours été une région d’intégration et de cohabitation de différentes ethnies, tous les Wassolonkas sont d’abord wassolokas avant d’être peuls ou malinkés !

En tant que Wassolon-foulas, j’estime que notre devoir c’est de faire en sorte que Peuls et Malinkés s’entendent, car je pense réellement que nous ne pouvons pas prendre parti pour les Malinkés coutre les Peuls ou vice-versa

Comme le dit un proverbe du pays : Â« l’on ne s’assoit pas sur la termitière pour critiquer les termites ».

Vive la Paix.

Vive la Guinée.


Dr B. Diakité
 

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Commentaires  

 
0 #17 aissatou barry 21-03-2017 18:03

je crois que y'a pas de peuhls wassouloun; soit on est peuhl ou alors oon est wassouloun; constatez vous meme que foula wassouloun est un mot composé; je ne parle pas des enfants nés du métissage d'un peuhl et d'un wassouloun; mais wassouloun et peuhl sont biens distincs; je suis amoureuse d'un diallo et si son origine est wassouloun bien qu'aujourd'hui toute sa famille est peuhle et tout ces ancetres dont il se souvient sont peuhls; moi j'ai aucun soucis avec ça car je l'aime mem s'il avait été forestier; mais faut juste pas dire qu'il ya peuhl-wassouloun et peuhl; pour moi il y'a peuhl à part et wassouloun à part
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0 #16 Nimory 15-01-2014 23:58

[quote name="Optimiste"]
Monsieur Nimory, on est d'accord avec vous sur le fait que l'on a notre origine et l'on devient ce que l'on est par la culture!!
Je concede que l ethnie est principalemt definie par la culture. Omar El Bechir se dit Arabe alors que biologiquement il a du sang noir. Il est plus facile pr les Djallonkes de se transformer en Malinke, Soussou ou Peul. Linguistiquemt et geographiquemt ils st a equi-distance de ces ethnies. Les Peuls du Wassoulou sont de la caste des nobles au Mande. Cela fait qu ils st tres integres. Il est dit que beaucoup de Peuls a nom Malinke st de la caste des captifs. Cela rendrait-il lr integration difficile? Cpdt j admets que le Mande est confronte aussi a l injustice des castes. Lansana Kouyate malgre les hautes fonctions qu il a occupees est vu par beaucoup de Malinkes comme un petit griot. En conclusion ns sommes sur la meme longueur d onde et il est malsain de politiser l appurtenance ethnique.
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+1 #15 Optimiste 15-01-2014 15:00

Citation en provenance du commentaire précédent de Nimory:
La recherché de l'unite nationale est louable mais evitons les amalgamss. Les Peuls du Wassoulou sont Malinkes. Les Morianes sont Soussous malgre leur origine Maninka Mory. Les Camara, Kouyate, Souare du Fouta sont Peuls malgre leur origine Malinke. Les Keita de Kissidougou sont Kissi malgre leur origine Malinke. Moussa Dadis Camara est Guerze; Le ministre Ahmed Kante est Peul; feu le General Kelefa Diallo etait Malinke...Hmpate Ba a trouve la formule correcte en disant, "il y a des Bambaras qui se sont tellement foulanises qu'ils sont devenus Peuls et des Peuls qui se sont tellement bambaranises qu'ils sont devenus Bambara."

Monsieur Nimory, on est d'accord avec vous sur le fait que l'on a notre origine et l'on devient ce que l'on est par la culture!! il aurait ete tres interessant de rappeler cela a des regimes qui ont toujours voulu que les Camaras, Kouyate, Souare, Doukoure, Sidibe, Doumbouya du Foutah soient des "Mandingues" au lieu de Peulhs tout en considerant les "Sangare, Sidibe, Diakite et Diallo" du Wassolon comme "Malinkes" au lieu de Peulhs!!! Cela a ete le cas sous AST et c'est le meme amalgame que le regime AC essaie de faire avec la complicite des gens comme des Mansour Kaba etc...
C'est cela le probleme!!!
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-1 #14 Nimory 15-01-2014 00:57

La recherché de l'unite nationale est louable mais evitons les amalgamss. Les Peuls du Wassoulou sont Malinkes. Les Morianes sont Soussous malgre leur origine Maninka Mory. Les Camara, Kouyate, Souare du Fouta sont Peuls malgre leur origine Malinke. Les Keita de Kissidougou sont Kissi malgre leur origine Malinke. Moussa Dadis Camara est Guerze; Le ministre Ahmed Kante est Peul; feu le General Kelefa Diallo etait Malinke...Hmpate Ba a trouve la formule correcte en disant, "il y a des Bambaras qui se sont tellement foulanises qu'ils sont devenus Peuls et des Peuls qui se sont tellement bambaranises qu'ils sont devenus Bambara."
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+2 #13 Optimiste 14-01-2014 10:14

Citation en provenance du commentaire précédent de Moussa:
Adradiallo c'est l'experience qui le dit. Je n'est rien invente'. Le general Malien( Sangare) qui etait implique' dans la getion de la transition a ete accuse' d'avoir favoriser Alpha parcequ'il est malinke.

Oui Moussa vous avez parfaitement raison sauf que tout cela s'explique!! Les "Si-Nani" ont toujors eu du mal a exprimer leur Fulanite (complexe de minorite dans cette region? ou sous la premiere republique, valait-il etre mieux Malinke que Peulh? Volonte des autorites de l'epoque d'ooculter cela? paraitrait-il qu'un certain Toummany Sangare a eu de serieux problemes car revendiquant sa Fulanite? On se souveint des declarations recentes de AC sur Mandjan Sidibe " Mandjan Sidibe, que je veux arreter n'est pas Peulh mais il est malinke" donc du coup pour le commun des Guineens, tout "Si-Nani" est assimile aux Malinkes, ce qui est en soi n'est pas mauvais, mais il est toujours important de savoir d'ou on vient comme cela si on se part sur le chemin, on peut toujours retourner!!! De toute facon, on ne peut jamais nier la Fulanite des "Si-Nani" et ne les appele-ton pas Wassolon Fulas? c'est bien dommage que les politiciens nous amenet a ces debats!! le Peuple de la Guinee a tjs vecu des siecles dans le respect mutuel et chacun etait fier de ce qu'il est...mais Helas depuis l'independance, c'est la politique du Divisier pour regner!! VIVE LA GUINEE UNIE DANS SA DIVERSITE
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+2 #12 Abdoul.H 14-01-2014 07:13

Le commentaire de Moussa me rappelle une expérience vécu: Un jour j'ai accompagné dans un district de Faranah, sur la route de Dabola, un nouveau directeur préfectoral de la sante qui venait de prendre service. Je note en passant qu'il est peul et Diallo. Il avait entrepris sa première visite des formations sanitaires, et comme d'habitude le personnel en place est toujours stresse quand il y a changement de chef. A notre arrivée, voici comment le chef de poste s'est présenté : "Mon nom est X Sangaré, chef de poste"; cependant, M. Sangaré ne s’est pas arrêté là, il ajoute une précision qui lui semble déterminante, peut-être pour la suite des évènements et même de l’avenir pour son poste: "Waassolon foula".
Demandons-nous et si CDD avait gagné les élections en 2010!
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+1 #11 Patriote1 13-01-2014 23:55

Sekou falil Doumbouya,
Voila qui est clair comme l,eau de roche. Je suis parfaitement d,accord avec toi.
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+4 #10 Sékou Falil Doumbouya 13-01-2014 22:11

Mon Cher ami Patriote1
Il faut plutôt lire « imposer » dans le sens « influencer ». Il me semble qu’il y a effectivement des défenseurs de la pensée communautariste en Guinée, mais ils préfèrent souvent influencer les individus qu’ils visent (disons leur communauté). Plutôt que de te donner les noms de ces défenseurs diffus dans la société, je préfère te donner leur argument phare et mon objection de principe par rapport à cet argument. Ces penseurs/activistes estiment qu’un individu n’a pas accès à d’autres conceptions de l’identité indépendante de la notion de communauté, ni à d’autres approches de l’identité. Ainsi, le milieu social d’un individu serait ancré dans la communauté et détermine ses modes de raisonnement et ses lois morales. Je prends au sérieux cet argument communautariste car la communauté à laquelle un individu appartient peut avoir une influence déterminante sur la façon dont il perçoit une situation ou prend une décision (vote, recrutement,..). Mais cela ne saurait, en aucun cas, restreindre ou éliminer la possibilité de choisir son identité (plurielle) au terme d’un raisonnement construit. D’où mon insistance sur le développement individuel d’une capacité de choix.
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+3 #9 Abdoul.H 13-01-2014 20:23

Dr Diakite, si vous pousiez la question de l'appartenance ethnique des "si-nani" a Alpha et Alassane Conde (des invidus en mal d'electorat), eux trouvons tres vite la reponse. Souvenez-vous qu'ils ont trouve meme le moyen de creer de nouveaux malinkes dans le fouta; ceux qu'ils appellent les roundes. On ne parle meme pas des manding djalon.
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+4 #8 Moussa 13-01-2014 18:11

Adradiallo c'est l'experience qui le dit. Je n'est rien invente'. Le general Malien( Sangare) qui etait implique' dans la getion de la transition a ete accuse' d'avoir favoriser Alpha parcequ'il est malinke.
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+3 #7 Optimiste 13-01-2014 17:26

Je trouve l'article de Dr Diakite tres pertinent!! et effectivement,les Wassolonkas peuvent vraiment jouer un tres grand role dans le raffermissemnt des liens qui ont d'ailleurs toujours existe entre le Mandingue et le Foutah!!! car entre ces 2 communautes et entre toutes les commaunuates d'ailleurs, il ny'ya jamais eu d'histoires mais plutot le respect depuis des siecles mais tout se gate apres 58 et la plotique de diviser pour regner des dirigeants!!donc Les Peulhs du Wassolon comme leur nom l'indique sont Peulhs de sang mais de culture Malinke (d'ailleurs ceux du Mali et Burkina et Niger parlent parfaitement le Peulh!!) et sont fier de leur fulanite.
En effet, en Guinee, il faut que l'on apprenne plutot a apprecier ce qui est positif chez l'autre et essayer de l'integrer et chaque groupe ethnique peut bcp apporter car chanter u'on est une famille, qu'on n'appartient pas a une ethnie, tout cela c'est bien beau, mais c'est de laTheorie de propagande mais il faut que l'on accepte notre diversite culturelle et voir cela comme une richesse et non comme un crime et essayer de s'accepter sans que chacun eassie de dominer ou d'assimiler l'autre!! le jour ou on comprendra que le Peulh verra seuelent le cote positif du Souusou, que le Toma cote positif du Malinke et Le Malinke le Cote positif du Peulh, alors on aura franchi une tres grand pas!!! mais tant que l'on ne voit que le cote soi-disant negatif (alors qu'a regarder de pres, les memes tares se retrouvent dans toutes les ethnies), alors nous n'irons nulle part!! Vive la Guinee riche dans sa diversite
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+1 #6 KOUYATE 13-01-2014 17:00

Revoyez la copie de la genèse des Noms du Mandingue. Les époques ne collent même pas de Soundjata KEITA (XIè S) à l'exode dans le Mandingue (surement XVIIè S).
Il y a eu ce qu'on a appelé "Sanankounya" qui permit l'intégration de nouveaux peuples venus qui ont adopté par eux même les Noms équivalents. Ce qui fait qu'on retrouve ce "petit jeux patronymique" entre toutes les ethnies et tous les noms du pays.
Et par syllogisme, tous les Diakité ne sont pas de Wassolon. C'est aussi vrai qu'un Keita de Moria ou KOUYATE de Fouta aura du mal à enseigner à ses petit-fils, l'histoire du premier ancêtre...
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-2 #5 Patriote1 13-01-2014 16:54

Sekou Falil Doumbouya,
Vous dites, je cite : Le problème est que les penseurs communautaristes ou les activistes sectaires ont cette tendance de se substituer à l’individu en leur imposant d’accorder la priorité à l’identité ethnique par rapport aux autres composantes de son identité plurielle. Peux-tu me donner quelques exemples dans lesquels on a impose ou on impose d,accorder la priorite a l,identite ethnique par rapport aux autres composantes de l,identite. plurielle.
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+10 #4 Sékou Falil Doumbouya 13-01-2014 14:51

Un élément pertinent qui réticent mon attention dans ce témoignage de Dr B. Diakité est son affirmation suivante :
« Dans la tradition mandingue, les Wassolon-foulas sont indiscutablement des Peuls. Cependant chaque Wassolon-foula se range dans l’ethnie peule ou malinké en fonction de plusieurs autres critères : les ascendants directs (père - mère), le lieu de naissance, l’éducation, la langue parlée… C’est devant cette bi-appartenance des Wassolon-foulas que je me pose la question de la place et du rôle de ces Peuls dans le débat ethnique de notre pays.».
Je pense que ce genre de témoignage documenté contribue à un meilleur traitement de la question de l’identité ethnique en Guinée. Il est loisible d’étendre la portée du questionnement de Dr Diakité en se demandant comme suit : c’est devant la multi-appartenance des guinéens que je me pose la question de la place et du rôle de la liberté individuelle ou de la liberté de choix dans le débat ethnique de notre pays. Je peux être à la fois africain, citoyen guinéen, soussou d’origine moryanaise, résider en Guinée ou en Sierra-Leone, être économiste, aimer la philosophie, croire en la laïcité et à la démocratie, être un homme, féministe, défendre les droits de l’homme, croire aux vertus du marché. Ceci n’est qu’un bref échantillon des catégories (affiliations ou groupes) auxquelles je peux appartenir simultanément ; il y en a bien d’autres. Appartenir à chacun de ces groupes peut être très important selon le contexte. Lorsque ces groupes se font concurrence, l’un voulant être prioritaire sur tous les autres, l’individu doit décider seul de l’importance relative qu’il doit accorder aux différents constituant de son identité, et cette importance dépend du contexte. Le problème est que les penseurs communautaristes ou les activistes sectaires ont cette tendance de se substituer à l’individu en leur imposant d’accorder la priorité à l’identité ethnique par rapport aux autres composantes de son identité plurielle. Cela devient un problème car il peut être source de tensions sociales ou de violences. Une façon d’éviter cela est d’encourager les partis politiques et la société civile à discuter de l’inclusion et de la faisabilité de l’accroissement de la liberté individuelle de choix (pour tous les guinéens) dans leur éthique sociale.
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+3 #3 Adradiallo 13-01-2014 12:50

un bon message unificateur.
@ Moussa ki dit ke Mr Sangare serait classe ds la colonne des Malinke s'il est ministre: En Guinee, ya des noms des famille ke generalement les guineens ne classe poa avant de connaitre la person. ces 4 noms cites par Mr Sidibe font parti, on y ajoute Camara, Drame, Tounkara, Souare, etc. y en a assez car les ethnie en Guinee ne sont pas homogene. Aimons la Guinee ds l'ensemble.
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+3 #2 mohamed diaby 13-01-2014 05:06

Merci mon frere.Je pense que wassonkas,peuls diakhankes,djallonkas ou autres nont plus dimportance dans une guinee que nous voulons REPUBLIQUE UNIE ET INDIVISIBLE.Au lieu de nous dire par quellle voie rapide on peut poser les jalons dun developpement harmonieux ,nos politiciens nous font ingurgiter la fibre ethnique. A court didees,ils se refugient derriere leur region,leur langue.Oh mon Dieu,qu ils seffacent.Regarder les manifestations!!Des gens de leur ethnie(nimporte quel camp)apres on fait appel a la communaute internationale..Lunite nationale est baillonnee au profit dinteret personnel.Ils sont malins en recrutant mais il nous faut un travail deducation pour que les gens comprennent qu on a besoin de routes d'hopitaux,duniversites et decoles,qu'on veut des labo,des avions ,des trains et des bus,qu'on veut respirer de l'air pur.....
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+7 #1 Moussa 13-01-2014 04:27

Mr Diakite si vous etes nomme' ministre aujourd'hui en Guinee vous trouverez votre nom dans la colonne des Malinkes nommes.
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