Ma contribution au débat « Comment "changer" la Guinée »

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BAH_Abdoulaye_Aziz_2_01Au lieu de la question comment changer la Guinée, moi je poserais plutôt la question quelle solution pour la Guinée ? Je suis persuadé que cette dernière est la vraie question. J’avoue que cette question, je me la pose à tout moment, et il m’arrive souvent qu’elle me coupe le sommeil tant elle me semble importante. D’aucuns se disent que la Guinée est une équation à solutions multiples. Moi, je dirai, par contre, que la Guinée est un système d’équations à plusieurs inconnues. Si nous arrivons à déchiffrer chacune des inconnues qui composent ce système, cela nous conduira à une, et une seule, solution possible.

Dans mon précédent article, j’avais promis de partager les contours de cette solution. J’avais aussi évoqué le fait que le problème réel de la Guinée n’était ni politique, ni ethnique. Par contre, qu’on le  veuille ou pas, les acteurs politiques actuels seront incontournable dans la concrétisation de cette solution que je vais partager dans ces quelques lignes. Certes, ils ne seront pas les meneurs, mais avec la détermination du peuple, ils seront obligés d’endosser cette solution pour des intérêts purement politiques.

Ceci m’amène à dire avec conviction, que le noyau de tous les problèmes de la Guinée, depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui, n’est rien d’autre que l’inexistence d’une structure apolitique forte au niveau de la société civile. Ainsi, la solution immédiate qu’il faut pour la Guinée reste l’établissement de cette structure avec l’appui moral et matériel de l’ONU, l’Union européenne, les Etats Unis et les organisations internationales des droits de l’homme.

L’instauration d’une vraie démocratie a comme préalable l’existence d’une société civile forte et organisée. D’ailleurs, toutes les grandes démocraties de par le monde sont passées par ce stade. Les partis politiques ne peuvent jouer le rôle dévolu à la société civile et vice-versa. Dans l’établissement de cet organe fort, qui représente le pilier de tout Etat démocratique, le choix des hommes qui le composent est un élément majeur de ce processus. J’ose espérer, qu’avec un soutien franc des institutions et pays cités plus haut, la Guinée ne manquerait pas d’hommes capables d’êtres à la hauteur des attentes.

Les Etats Unis, la France, la Grande Bretagne et autres grandes démocraties sont les fruits de luttes, parfois sanglantes, des organes de la société civile qui composent chacun de ces pays. Même sur le continent africain, des pays comme le Sénégal, le Ghana et l’Afrique du Sud doivent leur démocratie à l’existence d’une société civile forte et organisée. J’ai eu l’occasion de visiter chacun de ces pays. Ce qui est frappant est que chacun d’eux a son propre modèle de gouvernance. Leur seule ressemblance se situe au niveau des organes de la société civile. Des organes socialement organisés et financièrement indépendants. La Guinée, notre patrie commune, a besoin de ce genre d’organes pour que nos rêves d’un Etat démocratique voient le jour.

Ceci me conduit à rappeler que sans l’existence d’une société civile forte au Sénégal, la victoire d’Abdoulaye Wade contre Abdou Diouf n’allait point se concrétiser. De même, sans cette même société civile, Wade serait toujours président du Sénégal aujourd’hui. Si en 2007, la Guinée avait eu une vraie société civile, les politiciens n’allaient jamais détourner la victoire du peuple contre un général affaibli. Dans le même sens, après la mort du général Conté, la présence d’une vraie société civile allait contraindre les militaires et les politiciens au respect des dispositions de notre constitution qui voulait que la vacance du pouvoir soit assurée par le président de l’Assemblée nationale. L’exemple le plus palpable est le cas du Mali voisin. Grâce aux exigences des organes de la société civile, les militaires et la classe politique ne pouvaient que respecter ce que dit leur constitution.

Pour mieux démontrer la nécessité d’une société civile digne de ce nom en Guinée, je prendrai un exemple concret sur le déroulement des élections législatives du mois de septembre 2013 en Guinée. Rappelons que sans la présence des observateurs de l’Union européenne (UE) et leur rapport préliminaire, mettant en cause la validité du scrutin, rien n’empêchait la mouvance d’avoir les 2/3 des députés. Pourtant, ces observateurs ne sont rien d’autre que des membres de différents organes de société civile au sein de l’Union européenne. D’ailleurs, malgré les déclarations parfois partisanes du représentant de l’Union européenne en Guinée et de certains ambassadeurs, les observateurs avaient dénoncé, de façon impartiale, le déroulement des élections législatives. Mettant ainsi une pression non seulement sur l’UE, mais aussi et surtout sur le régime de Conakry. C’est ça le rôle d’un vrai organe de société civile !

Par contre, je trouve grotesque que l’opposition se félicite et se donne crédit pour les résultats obtenus lors de ces échéances électorales. C’est soit une manière de tromper leurs militants, soit une incapacité de nos leaders à tirer les leçons d’un échec total après trois ans de tractations politiques. Jamais dans l’histoire de l’Afrique, des observateurs étrangers n’avaient été aussi transparents. Même en Côte d’Ivoire, ces observateurs n’avaient pas été aussi transparents qu’au lendemain des élections présidentielles de 2010 qui opposaient Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi l’opposition guinéenne a finalement accepté de siéger au Parlement sans même attendre le rapport final des observateurs de l’UE. Le comportement de l’opposition est si grave, que les observateurs ne savent plus que faire. Conséquemment, leur rapport final sur les élections législatives tarde toujours à venir. Une faute politique de l’opposition qui aurait des conséquences sur le déroulement de toutes les élections futures en Guinée. L’opposition s’est décrédibilisée à jamais devant ces observateurs qui ne voulaient, d’ailleurs, que le respect des résultats sortis des urnes. Mais hélas !

La démocratisation de la Guinée passera nécessairement par l’émergence d’une vraie société civile. Que ce soit en Guinée ou ailleurs, les politiciens n’ont jamais voulu volontairement résoudre des problèmes sociaux qui n’ont pas de retombés politiques. Sans une société civile forte et organisée, Cellou, Sidya, ou tout autre politicien ferait comme Alpha Condé. D’ailleurs, Alpha Condé n’avait-il pas le même titre d’opposant il y a juste quelques années ? Sidya et Cellou n’étaient-ils pas, à un moment donné, des bras droit du général Conté ? Juste une question de cohérence !

Ceci m’amène à donner des exemples pour illustrer que le politicien ne s’intéresse qu’aux problèmes sociaux avec des avantages politiques. Par exemple, en France, en Grande Bretagne et aux Etats Unis, le sujet le plus débattu à chaque élection est la taxation. Pourquoi ? Parce que cette question affecte des millions d’électeurs. En Afrique, et plus particulièrement en Guinée, la question d’électricité demeure presque le seul sujet de campagne. Pourquoi ? Parce que c’est le seul sujet qui fait rêver, tellement le Guinéen a trop attendu. D’ailleurs, tous les efforts d’Alpha Condé, depuis trois ans, sont consacrés à ce secteur. Imaginez un instant les avantages politiques que monsieur Alpha Condé aurait s’il arrivait à résoudre ce problème d’électricité. De l’autre coté, Sidya Toure ne parle que de son bilan dans ce secteur. Ce sujet est si important pour la classe politique guinéenne, que Kassory Fofana était obligé, a un moment donné, de contredire Sidya Touré sur ce bilan.

Je saisis l’occasion pour dire que la raison doit toujours dominer l’émotion. Il faut lutter contre les méthodes de nos hommes politiques, mais pas contre nos hommes politiques. Personnellement, je ne suis ni contre Alpha, ni Cellou, ni Sidya, ni tout autre politicien. D’ailleurs, comme indiqué, ces personnalités sont incontournables dans la situation politique actuelle de la Guinée. Au-delà des politiques, ils doivent aussi savoir qu’ils sont avant tout des Guinéens. Monsieur Alpha Condé, comme Cellou et Sidya, est guinéen à 100%.

Ainsi, il serait malhonnête et dangereux que des diplômés (intellectuels ?) et hommes politiques de haut rang continuent à s’attaquer à l’origine familiale de monsieur Alpha Condé, pour des manipulations politiques. Si la méthode de gouvernance de monsieur Alpha Condé n’a pas été à la hauteur des attentes, il faut donc lutter contre sa méthode de gouvernance ! De même, il serait désastreux que des militants et hommes d’Etat en exercice dans le gouvernement de monsieur Alpha Condé continuent à déclarer publiquement qu’un ressortissant de la communauté peule n’a pas droit à être président de la République. Il faut que ça cesse, et maintenant!

Pour conclure, je dirai que l’urgence pour la Guinée est de mettre en place cet organe de la société civile le plus tôt possible. Toute autre solution doit être subordonnée à l’implémentation de cet organe fort, organisé, apolitique, et financièrement indépendant de l’Etat. Par contre aucune manifestation de rue, quelle soit pacifique ou armée, émanant des partis politiques, ne résoudrait les problèmes de la Guinée. Seules des pressions venant de la société civile sur les politiques pourraient nous mettre sur le chemin de la démocratie. Le rôle que pourraient jouer nos opérateurs économiques et les medias, dans la dynamisation de cette nouvelle société civile qui sera mise en place, serait déterminant. L’histoire des nations nous enseigne que rien ne peut arrêter un peuple déterminé à changer son destin. Oui, comme le disait l’autre dans un récent article, « la foi peut bien déplacer des montagnes ».

Dans mon prochain article, je parlerai, de façon impartiale, de mes séjours en Guinée durant l’année 2013. Qu’est-ce qui a changé positivement et négativement sous la présidence d’Alpha Condé ? Tout un sujet !

D’ici là, merci de contribuer au débat.

Attention aux lecteurs! Acceptons la pluralité des idées. Pas d’injures, rien que des arguments.


Abdoulaye Aziz Bah
MBA/ MIS/ PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise


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Commentaires  

 
+1 #31 bah Ibrahima 14-01-2014 23:13

Merci Mon frère
Au lieu d'une societe civile forte, nous avons plutot besoin de lois fortes et de leurs respect. comme aux USA "Nobody is above the law"
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+1 #30 Patriote1 14-01-2014 00:08

Mr bah,
Vous n,etes pas choque lorsque vous dites que la vraie question est de savoir quelle solution pour la Guinee et non comment changer la Guinee. Soit, on ne va pas epiloguer longtemps puisque heureusement aucun de nous deux n,est sous l,effet de l,emotion. Disons que vous ne m,avez pas du tout convaincu.
Bien a vous mon cher frere !
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+3 #29 Abdoulaye Aziz Bah 13-01-2014 23:28

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Mr Bah,
En quoi mon commentaire est-il irresponsable.

Je vous prie de juger vous même si votre réaction suivante est responsable: « En conclusion, vous êtes passé complètement à coté de la plaque puisque vous n’avez rien démontré. Votre seule contribution a été de reconnaitre qu’Alpha est guinéen comme vous et moi. » J’aurai préféré que vous soyez logique avec vous-même en reconnaissant que ma contribution n’était nullement de démontrer qu’Alpha est guinéen. Sans émotion, j’espère que vous me comprendrez…
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+2 #28 Patriote1 13-01-2014 22:28

Mr Bah,
En quoi mon commentaire est-il irresponsable.
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+3 #27 Abdoulaye Aziz Bah 13-01-2014 21:19

Merci Dr. Diakité. Certes, la Guinée a des problèmes politiques et ethniques. D’ailleurs, ces problèmes existent et existerons dans toute société hétérogène. Même en France, aux USA, et en Angleterre, ces problèmes existent et existerons. C’est la nature de l’Homme ! Seule l’existence d’une vraie société civile peut forcer les citoyens à tolérer leurs différences ethniques et politiques.
En ce qui concerne l’ONU, l’UE, et autres organisations, je n’ai parlé que de leur soutient moral et matériel. La lutte, elle, c’est bien sûr le peuple qui la mènerait !
Le bipartisme ne changerait en rien les tensions politiques et ethniques. D’ailleurs, en prenant l’exemple sur les premier et deuxième tours de l’élection présidentielle de 2010, nous pouvons affirmer que le multipartisme est mieux que le bipartisme dans la mesure où Il y’avait moins de tensions ethniques et politiques au premier tour qu’au deuxième tour. De même, malgré 3 ans de tensions politiques et ethniques, les élections législatives ont été moins violentes que le 2e tour de la présidentielle parce qu’ils y’avaient plus de concurrents sur le terrain.
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+2 #26 Abdoulaye Aziz Bah 13-01-2014 20:50

@ Optimiste et Patriote1, prière d’apprendre à contribuer sur ce forum de façon responsable comme le font souvent mes frères Cisko, Gandhi, Se, et autres. Il ne sert a rien de vous attaquez personnellement à toute personne qui aurait des idées contraire aux vôtres. Merci pour la compréhension.
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+1 #25 Abdoulaye Aziz Bah 13-01-2014 20:49

@ Mr. Cisko, merci bien pour cette contribution remarquable. Si j’ai décidé d’utiliser ce forum pour parler de notre Guinée, c’est effectivement dans l’espoir d’avoir un débat civilisé et enrichi par des compatriotes comme vous. Mon objectif dans cet article était de démontrer la nécessite d’une société civile qui jouerait pleinement son rôle dans ce processus de démocratisation de la Guinée. Encore faut il rappeler que la société civile telle qu’elle existe aujourd’hui en Guinée n’est que théorique car pratiquement elle ne joue pas son rôle. D’ailleurs, comme je l’ai indiqué en bas de cet article, mon prochain article aborderait la question : « Qu’est-ce qui a changé positivement et négativement sous la présidence d’Alpha Condé ? » Ainsi, le changement négatif serait pour moi de parler des défaillances de cette société civile dont vous faites allusion, et qu’est ce qu’il faut pour la rendre pratiquement dynamique.
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+2 #24 I.B. 13-01-2014 17:11

3e defaite de l'opposition! waw!
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+2 #23 I.B. 13-01-2014 15:14

Cher Patriote1:
J'aurais peut-être du m'expliquer plus clairement, mais je suis très loin d’être un partisan de CDD. C’était juste un exemple comme c'est lui qui était a 43% environ..et qui aurait pu concrétiser si il s’était battu pour la 5e région: La Diaspora.
Mon argument est valable pour n'importe quel parti SÉRIEUX, en ce qui me concerne.
Ça sera mon critère pour les futurs partis puisque j'ai disqualifie l'actuelle classe après les élections législatives.
J'attends des gens comme...Gandhi (par exemple)..people who back up their words!
Bien a vous.
I.B.
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+3 #22 diakite bakary 13-01-2014 15:00

Bonjour chers compatriotes.
je suis surpris d’entendre Mr Bah dire que le problème réel de la Guinée n’est ni politique, ni ethnique. Au contraire je pense que le problème de la Guinée est principalement politique et secondairement ethnique.
Je m’explique :
1-Le blocage de notre pays est dû à la Mal- gouvernance qui est un fait purement et simplement politique. C’est l’échec de la gouvernance politique des différents régimes qui a engendré la pauvreté, le repli identitaire, la division ethnique et l’ethno-politique.
La mal-gouvernance a enfanté un système politique monstrueux de parti-Etat qui est l’absence de l’Etat de droit et de justice (la non séparation de l’exécutif, du législatif et du judiciaire). Dans ces conditions la Justice est inféodée au pouvoir exécutif. Ce qui fait qu’il n’y pas de vraie justice. Tant que le pays n’aura une justice indépendante, nous n’aurons un décollage économique par manque de confiance d’investisseurs sérieux.
C’est la mal-gouvernance, avec ce manque de justice, qui est la cause de l’impossibilité du développement socio-économique. Le manque de justice est le lit de l’impunité, de l’insécurité de la corruption, népotisme, du clientélisme et du clanisme. Sans une justice indépendante, il ne peut pas y avoir d’Etat de droit, de démocratie, et de développement.
2- Du reste la Division ethnique et la scandaleuse instrumentalisation politicienne des communautés ethno-régionales est une des multiples conséquences directes de la Mal-gouvernance. Cette division ethnique a infiltré, puis infecté tout le corps social, y compris la fameuse société civile ! Les coordinations régionales en sont une belle illustration. Et l’élection présidentielle de 2010 a catalysé l’ethno-stratégie qui pratiquement détruit le tissu social.
Les syndicats guinéens ont été le fer de lance de la société civile. Ils ont toujours été à la pointe des luttes pour l’indépendance, l’insurrection populaire de 2006, la grève générale de2007, mais aujourd’hui l’unité syndicale est mise à mal par l’ethnocentrisme !
3-Pour qu’une société civile puisse être efficace, il faut qu’elle mette l’intérêt général au-dessus des intérêts partisans. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui en Guinée. Ce n’est ni l’ ONU, ni l’U.E , ni Les Etats unis, ni aucune organisation des droits de l’homme ne pourront nous « offrir » une société civile forte et organisée. C’est uniquement notre lutte sincère pour l’unité nationale et notre volonté de faire éclore une conscience collective : CONSCIENCE NATIONALE GUINEENE au-dessus de nos différences. Chaque guinéen devra faire passer la nation avant son ethnie, et si nous voulons réellement une République Unitaire : UNE et Indivisible : nous devons revenir à ce que le président Conté avait proposé, à savoir renoncer au multipartisme intégral pour instituer en Guinée Deux ou Trois partis politiques.
Merci à tous.
La lutte continue.
Vive la Paix.
Vive la Guinée
Dr. B. Diakité
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+2 #21 A.O.T. Diallo 13-01-2014 13:43

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Personnellement je m’attendais à une solution originelle que celle déjà connue et qui a été souvent rappelé par certains, à savoir la nécessité d’une société civile forte. Tout de même, il faut reconnaitre la pertinence du sujet même si, contrairement à ses précédents textes, l’auteur est resté cette fois à la périphérie. La contribution devait plutôt porter sur « Comment redynamiser la société civile Guinéenne » en faisant ressortir les forces et faiblesses de l’existant en vue d’apporter des solutions idoines, car ici comme ailleurs, il ne saurait être question de création ex nihilo d’une société civile forte. A partir d’un état des lieux, on sait que la société civile a connu des périodes de gloire (la période d’avant les indépendances et les événements de 2007) et des périodes difficiles comme l’anéantissement du mouvement syndical de l’Education en marge du complot dit des Enseignants au temps de Sékou. Aussi vu les antagonismes politiques et ethniques de ces dernières années, on sait que la société civile, qui n’a certes pas su gérer son succès de 2007, a été aussi piégé par les politiques qui voyaient d’un mauvais œil le succès des syndicats et organisations non gouvernementales face à Conté (là où eux ils ont échoué). C’est pour cela que les politiciens ont réussi à diviser le mouvement social à partir de 2008. Donc il faut d’abord qu’à l’interne du mouvement social, une nouvelle équipe moins politisée puisse prendre le relais. A mon avis, cela ne sera pas évident avant l’échéance présidentielle de 2015. Mais cela me parait être un passage obligé pour un renouveau de la société civile Guinéenne.

Well thought and said, mignan...
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+2 #20 Patriote1 13-01-2014 01:24

Mon cher IB,
Votre position partisanne fausse deja le debat en ce sens que vous comptez mobiliser plus d,electeurs a l,etranger pour que CDD gagne plus de voix. Croyez-moi que si tel est l,objectif il n,y a que les partisans de CDD qui se battraient pour cette cause. D,ou votre effort pour organiser la diaspora serait vain. Il aurait ete mieux de dire que chaque guineen de l,interieur ou de la diaspora devrait se mobiliser pour que tout le monde vote car c,est un droit pour tous.
En ce qui concerne la methodologie pour formaliser la societe civile a l,etranger, ce serait trop pretentieux de ma part de vous donner une piste, qui plus est, je ne sais meme pas ce qu,elle signifie exactement. Je sais cependant une chose, les gens qui partagent les bonnes idees, peuvent les partager avec tout le monde dans des forums comme celui-ci.
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+2 #19 I.B. 12-01-2014 23:50

Cher Patriote1:
En rétrospective, l'UFDG a rafle près de 90-95% a l’extérieur, donc même si il y a eu fraude (imperfection oblige) ça n'est pas aussi grave que ce qu'on a vu en Guinée.
Le seul hic, a la place de CDD, j'aurais préféré avoir 95% de 1,000,000 plutôt que de 300,000 comme cela a été le cas.
Est-ce que cela répond a votre question? Si non, pourriez-vous élaborer pour que je puisse mieux répondre.
En conclusion, c'est ce commentaire de Gandhi que je voulais lire, je cite: "C'est nous la société civile...". Quelle sera la méthodologie pour la formaliser dans nos pays respectifs
Bonne fin de week-end
I.B.
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0 #18 Patriote1 12-01-2014 22:00

Mon cher IB,
Pensez-vous qu,il y a eu fraudes a l,etranger aussi. Si oui, donnez-moi quelques exemples.
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+6 #17 Gandhi 12-01-2014 20:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Barry Kadiatou:
elle disait à juste titre qu'il fallait redynamiser cet organe dont le mandat est dépassé depuis longtemps et que les responsables ne représentaient plus rien et que cet organe était devenu un tremplin pour les responsables de se faire connaitre et de rejoindre le parti au pouvoir pour des postes de resposabilité,

C'est nous la société civile. Il ne faut pas confondre des organismes non représentatifs qui ont été créés, mais qui ne représentent qu'eux-mêmes, tout en faisant des malversations, et l'ensemble des citoyens. Il ne faut surtout pas croire que nous devons être à la remorque de ces organismes qui ne représentent qu'eux mêmes. Tout citoyen doit se faire entendre sans autorisation de qui que ce soit.
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+1 #16 I.B. 12-01-2014 19:58

CDD, candidat unique de l'opposition!
J'espere qu'on ne l'a pas jete aux loups pour une 3e defaite consecutive, et l'ecarter pour 2015 en meme temps. D'une pierre 2 coups??
En tout cas, on dirait que c'est Sidya qui va affronter Alpha en 2015, car si CDD est Presi, il devient automatiquement OUT!!!
La derniere carte de Sidya???
Bien a vous tous
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0 #15 Barry Kadiatou 12-01-2014 18:36

Merci pour ce article, cela me rappelle le passage de Mme Yansané de la société civile sur hafianews en Décembre, elle disait à juste titre qu'il fallait redynamiser cet organe dont le mandat est dépassé depuis longtemps et que les responsables ne représentaient plus rien et que cet organe était devenu un tremplin pour les responsables de se faire connaitre et de rejoindre le parti au pouvoir pour des postes de resposabilité, elle a pris l'exemple du président de la ceni, cette dame m'a vraiment impressionné, voilà des gens courageux qui on besoin de l'aide de tout la diaspora guinéenne, pourquoi ne pas tendre la main à celle-là pour commencer Mr BaH ?
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-1 #14 I.B. 12-01-2014 18:02

Cher Patriote1:
En effet, loin de moi l’idée d'organiser la diaspora sous un "seul" même groupe. Impensable!
Ce que je voulais dire c'est que les efforts (logistiques, financiers, etc.)pour faire voter 1,000,000 de diaspo sont bien moindres que ceux pour faire voter 1,000,000 de nos Frères de l’intérieur. Hors, on n'a pas pense a les soutenir de l’extérieur en faisant en sorte que l'enregistrement et le vote de la majorité des diaspos soient pris en compte. Il aurait été impensable que des fraudes soient massives a l’extérieur.
Je me demande est-ce que la diaspora dans son ensemble n'est pas un empêcheur de tourner en rond aussi bien pour le Pouvoir que pour l'Opposition?
D’où la nécessité de peut-être refonder la soc. civile a partir de l’extérieur?
Bien a vous tous
I.B.
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+5 #13 Cisko 12-01-2014 10:59

Personnellement je m’attendais à une solution originelle que celle déjà connue et qui a été souvent rappelé par certains, à savoir la nécessité d’une société civile forte. Tout de même, il faut reconnaitre la pertinence du sujet même si, contrairement à ses précédents textes, l’auteur est resté cette fois à la périphérie. La contribution devait plutôt porter sur « Comment redynamiser la société civile Guinéenne » en faisant ressortir les forces et faiblesses de l’existant en vue d’apporter des solutions idoines, car ici comme ailleurs, il ne saurait être question de création ex nihilo d’une société civile forte. A partir d’un état des lieux, on sait que la société civile a connu des périodes de gloire (la période d’avant les indépendances et les événements de 2007) et des périodes difficiles comme l’anéantissement du mouvement syndical de l’Education en marge du complot dit des Enseignants au temps de Sékou. Aussi vu les antagonismes politiques et ethniques de ces dernières années, on sait que la société civile, qui n’a certes pas su gérer son succès de 2007, a été aussi piégé par les politiques qui voyaient d’un mauvais œil le succès des syndicats et organisations non gouvernementales face à Conté (là où eux ils ont échoué). C’est pour cela que les politiciens ont réussi à diviser le mouvement social à partir de 2008. Donc il faut d’abord qu’à l’interne du mouvement social, une nouvelle équipe moins politisée puisse prendre le relais. A mon avis, cela ne sera pas évident avant l’échéance présidentielle de 2015. Mais cela me parait être un passage obligé pour un renouveau de la société civile Guinéenne.
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+3 #12 Mamadou S. Diallo 12-01-2014 08:19

De mon point de vue, le commentaire de I.B. pointe le le doigt sur le problème fondamental qui nous empêche de réaliser le changement: Que des idées pour la solution mais rarement des efforts pour traduire ces idées en actions concrètes, qui sont absolument nécessaires pour amorcer le changement.
Pour amorcer le changement il faut avoir l'aptitude de "s'organiser" et agir ensemble pour les mêmes objectifs. Individuellement nous sommes capable de générer de idées merveilleuses; Ce qui nous semble difficile a mon avis c'est de générer l'impulsion pour une action collective, soutenues autour de ces idées, d'exposer les idées de sortes q'une masse critique puisse les épouser et les défendre comme si elles étaient produit de son intellect. Enfin,pour qu'il y'ait cette masse critique, il faut au préalable qu'une grande majorité soit disponible a soutenir les idées qui articulent un changement pour la promotion et le respect des droits de l'homme en Guinée.
La question que chacun doit se poser est de savoir au fait qu'elle vision on a pour cette Guinée? Sommes nous réellement disponibles a contribuer a l’émergence d'une Guinée pour tous?
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+2 #11 Telli Adams 11-01-2014 23:37

Great article but I still believe that the easiest way to solve our political problems in Guinea by applying consociationalism (power-sharing) according to Lijphart or even instituting a balanced presidential ticket by establishing a mix ticket of president/vice-president in order attenuate the ethnic fervor that is at an all time high in the city.
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+3 #10 Sylla democrate 11-01-2014 22:53

Le jour que Bah reussira a convaincre les differents chefs d'Etat et responsables politiques guineens a nous lire, je promets que la Guinee changera rapidement. Dieu soit loue que nous disposions de quoi payer la connexion pour ecrire sur differents forums, sinon .....
La Guinee a rate son envole et depuis que des problemes. Le point de retour risque d'etre atteint quand le pays amorcera le landing. Mr Bah une fois de plus, j'ose esperer que tres bientot tu nous donneras enfin la recette miracle pour ne pas que nous nous ecrasions l'un sur l'autre en 2015,l'annee de tout risque comme jamais connu au pays. God bless.
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+4 #9 Patriote1 11-01-2014 17:35

IB,
1- Tous les intervenants ne sont pas de la diaspora, meme si la plupart sont a l,etranger - manque de courant a l,interieur oblige.
2- Tous les intervenants ou toute la diaspora ne soutient pas l,opposition et donc ne defend pas la meme cause. De ce fait vous aurez toutes les peines du monde a l,organiser.
3- Je prefere qu,on responsabilise plutot l,elite intellectuelle afin qu,elle puisse jouer reellement son role d,apporteur d,idees constructives et innovantes au sein de leurs partis politiques respectifs ou au sein de la societe civile. Aussi nos debats sur ce forum ou sur d,autres (s,ils sont constructifs) servent a quelque chose parce que les acteurs politiques ou certains parmi eux les lisent et s,y instruisent. C,est bien de voter, mais c,est aussi bien d,emettre de bonnes idees.
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+4 #8 I.B. 11-01-2014 16:20

Bonjour a tous:
Je rejoins certains quand il s'attendaient plutôt a avoir la réponse a "Comment organiser la nouvelle société civile?".
En effet, ce n'est qu'une seule inconnue, cependant si deja on a un semblant de solution, c'est deja bien.
En ce qui concerne le sujet principal "Comment changer la Guinée ou quelle est la solution? (kif kif), je me demande plutôt ceci:
Nous, tous, intervenants dans ce forum n'avons eu cesse de remettre en question l"opposition et le pouvoir guinéens ces 3 dernières années, cependant nous n'avons JAMAIS remis en question l'organisation de la diaspora en son sein quelque soit le pays dans lequel nous nous trouvons. Nous n'avons même pas été capable d'influencer notre propre opposition pour qu'elle force les organisateurs des élections de 2010 pour qu'au moins 1 000 000 de Guinéens votent?
Et pourtant, nous vivons dans des pays extrêmement organises, ou la liberté d'expression est de mise.
En conclusion, ne devrions-nous pas commencer par "organiser" la diaspora?
Bien a vous tous
I.B.
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-2 #7 Optimiste 11-01-2014 11:30

Mr Bah, avec tous vos articles precedents nous faisant l'historique de la politique Guineenne que tout le monde connait deja et vos promesses de nous sortir une solution miracle: Vous nous parlez d'une solution miracle qui a tjs existe en Guinee!!!c'est incroyable!!! Bref,Je rejoins les commentaires de Abraham et Patriote.
En fait ce qui vous choque, c'est le fait de reconnaitre que AC est d'origine Burkinabe, mais bien sur ou est le probleme!!c'est un secret de polichinelle et aucun politicien n'a jamais denie sa nationalite Guineenne!!mais selon tous les observateurs, la maniere dont il divise les Guineens, et son mepris du Guineen on trouve cette explication en partie par son origine non Guineenne!!
Mais lorsque ce AC insulte, exclue une ethnie, fait de l'ethno startegie, ne fait que des discours qui divisent, cela ne vous choque pas!!!MR BAH vous faites partie de certains Guineens helas tres nombreux qui: souhaitent toujours avoir l'ooportunite de dire, je savais, je les avais prevenus, mais ils ne m'ont pas ecoutes!!!voila c'est bien fait!!! et en plus vous tenez le genre de discours," je ne suis contre personne, ce qui se passe, c'est de la faute de personne mais de tout le monde"!!!avec cela on n'avancera jamais!!! alors de grace, si votre prochain article c'est de nous dire "objectivement" ce qui a change en Guinee, de grace, vous pourrez essayer de resumer.. meme en une phrase: La Guinee a recule...le reste du blabla, on le voit a la RTG...
Si aussi c'est pour taper sur l'ooposition et en particulier sur Cellou comme c'est votre sport favori, vous pourrez nous epargner cela sur ce site qui est objectiof mais je vous conseille vivement d'aller sur le WWW.ANTI-CELLOU.COM= Guineepress.info
Many thanks my brother Mr Bah, beleive me, you may like it or dislike it, either you get in the train or you stay out, the people in Guinea, the majority do not acre about our useless critics towards our leaders because they know and are convinced that we, supposely intellectual, are cowards, and selfish and think about only ourselves and our ego!!they know where they are heading now and they will reach there in Cha Allah, with us or without us!!
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+5 #6 Gandhi 11-01-2014 10:20

Il n'y a jamais une seule solution, ce qui conduirait à l'imposer envers et contre tout, et on sait où ça mène ce genre de certitudes.
Oui personne n'est dupe, l'opposition a perdu les législatives, et on le savait dès le départ. En revanche, il est normal que ses responsables s'auto-congratulent. Il n'y a que dans les pays asiatiques - à ma connaissance - où un responsable politique peut avouer publiquement ses erreurs et demander pardon.
Il n'empêche, c'est en prolongeant dans cette voie de l'union de l'opposition, avec le soutien réel du PEDN, voire de l'UPG, que le résultat pourrait être inversé.
Quant à la société civile, il n'est pas question ici de discuter sans fin de ce concept complexe, considéré tantôt comme un secteur séparé de l'État (donc autonome ou indépendant), tantôt comme un rapport social entre des corps intermédiaires et l'État (ce dernier achetant des "acteurs" dit représentatifs en Guinée). Mais je confirme que sur le temps, la société civile est un élément essentiel de la construction d'une société démocratique.
Il ne faut surtout pas institutionnaliser la société civile. Chaque partie prenante (associations, ONG, entreprises, groupes socio-professionnels, presse, syndicats...) doit pouvoir exprimer clairement et publiquement son point de vue, à charge pour quelques-uns de faire se rencontrer des "représentants" de chacun d'eux, pour une plate-forme de revendications communes.
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+2 #5 TOOLA 11-01-2014 09:42

Je pense au contraire de Patriote et Sylla que ce texte a sa pertinence même si, à mon avis, la solution proposée par l’auteur paraît insuffisante.
Que nous dit Aziz en réalité? Il nous parle d’équilibre des pouvoirs, de contrôle du pouvoir par un autre, plus populaire, moins intéressé, plus légitime en somme. Ce principe d’équilibre est au Coeur de la démocratie, dont on dit qu’il est le meilleur à l’exception de tous les autres.
En vérité on pourrait questionner l'effectivité de notre démocratie. La masse, au terme de consultations se choisit des représentants, une poignée de puissants,une petite aristocratie , des individus qui ont les mêmes intérêts (garder leurs positions sociales), qui sont les plus riches (il faut des moyens pour faire tourner un parti, les cotisations d’adhérents ne suffiraient pas à payer la Toyota de l’année). Cela veut dire que pour accéder au pouvoir il faut non seulement ne pas être petit mamadou socialement ( faire partie des notables, s’être forge un prestige, être membre de l’élite), mais il faut avoir les moyens ou alors savoir les trouver, et dans ce dernier cas, on devient l’obligé de nos bailleurs comme Alpha qui paye ses dettes avec nos richesses.
Comment s’étonner que ce soit les mêmes qui depuis 60 ans règnent dans l’administration et les hautes sphères, qui profitent de leurs statuts? Et il ne quitteront qu’après avoir placé leurs fistons.
Par ailleurs, il est naïf de croire que l’Homme est intrinsèquement vertueux, qu’il est naturellement porté sur le bien commun, au point de confier à une poignée le destin de millions d'âme, pour une longue durée, sans possibilité de les révoque au moindre faux pas. Tout pouvoir corrompt et comme dit Aziz “Que ce soit en Guinée ou ailleurs, les politiciens n’ont jamais voulu volontairement résoudre des problèmes sociaux qui n’ont pas de retombés politiques.(…)Cellou, Sidya, ou tout autre politicien ferait comme Alpha Condé”. Et personnellement, ca m’emmerde que n’importe quel banu adama, sous prétexte qu’il a un du flouze et a reussi a tire ses marrons du feu ardent du bled, puisse prétendre à un quelconque pouvoir sur un autre individu que lui-même(sa vie, sa sécurité, ses biens, son bien-être etc). Mais Je vous épargnerai mes états d’âme…
Que faut-il faire? Le vrai problème ce sont les règles du jeu. Le véritable changement viendra peut-être de la refondation du fonctionnement de notre “démocratie” pour la rendre plus directe, redonner le pouvoir aux gens, réécrire la Constitution. Si le meilleur système est celui dans lequel tous les citoyens participent et qu’on considère que nous sommes politiquement tous égaux, pourquoi ne pas s ‘assurer EFFECTIVEMENT que n’importe qui peut accéder aux postes de pouvoir (selon des modalités à définir qui tiennent compte d'un niveau de formation, durée limitée, etc.)? Quel Guinéen ne s’est pas senti profondément impuissant, face à des évènements, des actes, des décisions de nos chefs, alors que normalement, NOUS sommes sensés décider?
Ce que je dis là est une simple hypothèse que d’autres africains ont mieux exprimée: penser un système propre, qui nous ressemble et qui règle nos problèmes. Pour cela il faudra questionner des termes comme démocratie, représentativité, pouvoir, prise de décision et l’entièreté du système et de ses règles.
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+3 #4 Sylla democrate 11-01-2014 05:48

Mr Bah j'espere que t'as bien compris le point un developpe par Patriote. Mais, comme tu nous as dit au debut, nous comprenons que tu sois anglophone. Mr Bah j'ai peur que tu ne passes toute l'annee 2014 sans une nuit de sommeil si c'est la situation guineenne qui te donne de l'insomnie.
Aziz, ou est finalement la solution que tu proposes? Rendre forte la societe civile,ce n'est qu'un souhait que tu formules. Mais il serait peut etre mieux que tu nous dises avec exactitude comment renforcer la societe civile. A te lire, j'ai l'impression que tu n'as pas une experience de terrain. Pour ne pas etre long, ce qui se passe sur le terrain n'est pas une science exacte et le jour que tu seras confronte aux guineens tu comprendras pourquoi des millions d'euro et de dollars n'ont rien pu faire pour la nation.
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0 #3 Patriote1 11-01-2014 02:37

Mr Bah,
1- Comment changer la Guinee et quelle solution pour la Guinee veulent dire la meme chose. Les uns et les autres veulent dire comment ameliorer le bien-etre individuel et collectif du guineen en partant d,un point A (situation actuelle non desiree) a un point B (situation future desiree).
2- Vous ne pouvez pas dire que la situation guineenne est un systeme d,equations a plusieurs inconnues et vous contenter de la valeur d,une seule inconnue pour pretendre avoir trouve la solution. Il faut trouver la valeur des autres inconnues avant de declarer avoir trouve la solution. Vous vous en trouver une et vous vous contentez de cela. Cela me parait tres leger comme effort de recherche de votre part. La societe civile dont vous parlez ne joue que le role d,arbitre mais cela ne suffit pas, il faut des joueurs qui fassent preuve de Fair-play, des regles du jeux, etc.
3- Vous condamnez l,opposition d,avoir accepte de sieger au parlement sans attendre, selon vous, le rapport des observateurs, combien de temps se sont-ils ecoules entre les elections et la decision des opposants. Qu,attendaient ou attendent ces observateurs. Faut-il ajouter que l,opposition a fait recours a la Cour Supreme pour denoncer les enormes irregularites qui ont emaille ces elections. La Cour Supreme a ete incapable de dire le droit. Et vous voulez que l,opposition attende toujours l,avis des observateurs.
4- Vous concluez que la Guinee doit implementer une societe civile. Elle l,a deja fait. La societe civile existe chez nous depuis longtemps sauf qu,elle s,est decredibilisee en s,infeodant a des partis politiques.
En conclusion, vous etes passe completement a cote de la plaque puisque vous n,avez rien demontre. Votre seule contribution a ete de reconnaitre que Alpha est guineen comme vous et moi. Ce sur quoi on est tous deux d,accord.
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+1 #2 se 11-01-2014 01:10

Je suis d'accord avec le point essentiel de cet article, c'est a dire de la nécessité de former une société civile Guinéenne forte et indépendante. Par contre, la Guinée avait une société civile/syndicat fort en 2007. Qu'est ce qui s'est donc passé a cette société civile? la corruption! vous voyez tant que ceux qui sont au pouvoir peuvent se servir des richesses de l'état pour faire ce qu'ils veulent avec, ils continueront a influencer nos juges, nos syndicats, nos députés et autres surtout si ces fonctionnaires ont de maigres salaires. C'est pourquoi Alpha a commencer par appauvrir la population d'abord, ensuite les fonctionnaires, et apres il est venu avec ses milliards de Fg (notre argent tous) pour corrompre les Hadja Rabi, JMD, Lounseny Camara qui, vu leur maigres salaires, ne pouvait résister. Il faut abolir la corruption sinon on avancera jamais.
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+1 #1 Abraham 11-01-2014 00:24

1-"je trouve grotesque que l’opposition se félicite et se donne crédit pour les résultats obtenus lors de ces échéances électorales."
Quoi que vous pensiez, c'est pourtant le cas! Il n'auraient pas été combatifs et vigilants dans beaucoup de circonscriptions,le RPG aurait triché sans vergogne. Les observateurs de l'UE ne sont pas acteurs mais juste observateurs passifs sans mot à dire. Comment pouvaient-ils empêcher les fraudes sans l'action de l'opposition?
2-La non publication du rapport final de l'UE est peut-être plutôt par souci de ne pas influencer le boycott de l'opposition,non? A moins que vous soyez dans les secrets des Dieux.
3-"Je saisis l’occasion pour dire que la raison doit toujours dominer l’émotion." Justement! Comme vous dites,c'est l'émotion qui pousse à demander le boycott de l'AN plutôt que d'affronter courageusement la nouvelle donne. Encore, une fois, svp, écrivez pour nous dire le scenario que vous préconisez avec le boycott et la suite à donner. Nous allons voir si cela est viable et plus sensé que siéger. Nous attendons! A propos, Alpha Condé jusqu'aujourd'hui vendredi 10/01/14 aurait fait travailler le CNT pour passer une loi sur le travail. Pour vous dire qu'AC est capable de continuer avec le CNT ou juste ses députés RPG. Vous faites quoi alors? Appeler la Communauté internationale au secours ou bien prendre la rue encore? Moi, je vis en Guinée et je peux vous dire que le peuple veut un "break" pour quelques mois au moins. Raison qui a poussé les différentes bases à opter à contre cœur pour siéger.
4-"Ainsi, il serait malhonnête et dangereux que des diplômés (intellectuels ?) et hommes politiques de haut rang continuent à s’attaquer à l’origine familiale de monsieur Alpha Condé, pour des manipulations politiques". Là, je ne sais pas si vous voulez jouer à l'équilibriste ou autre "vertueux" mais tous les Guinéens qui suivent la politique de la Guinée depuis 2009, savent d'où viennent ces attaques et ce qui pousse à attaquer AC sur ses origines. Vous êtes le seul à ne pas savoir que c'est AC qui a amené le débat sur les origines des habitants de la Guinée alors qu'il est le plus mal placé pour en d'origine. Vous vouliez que l'on se taise et vous seriez encore les premier à critiquer. Et depuis tout prouve qu'il a menti. Cela ne vous gêne pas?
J'ai moi aussi critiqué de façon acerbe l’opposition pour sa naïveté en participant à ces législatives truquées de la sorte mais cela étant passé maintenant, il faut évoluer si possible en progressant avec des conseils utiles tenant compte de la nouvelle donne plutôt que de continuer à se lamenter sur des "il n'y avait qu'à" ou "il auraient dû". Cela ne changera plus rien! Mr Bah, aidez nous plutôt à rectifier la bévue des législatives plutôt que de faire l'historien. Que pouvons nous faire maintenant avec votre aide éclairée? Pas des analyses du passé mais des stratégies du futur.
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