Amadou S Dialamba Dimanche, 05 Janvier 2014 14:40
Que de propositions et de contrepropositions ! Loin des critiques stériles, j'apprécie hautement la qualité de vos contributions. Mais cela ne m'empêche pas de me poser la question suivante : qu'est-ce qui ne va pas chez nous ? Depuis que la Guinée s'est perdue de chemin, il y a eu beaucoup de propositions et de contrepropositions allant dans le cadre du changement tant attendu. Il y a eu dans tous les secteurs plusieurs propositions pertinentes : au sein des médias, comme en témoignent ces deux pertinents articles de Dr Bano Barry et de M. Sékou Falil Doumbouya ; au sein des départements ministériels compétents par des cadres guinéens de bon niveau et même par des partenaires au développement. Si besoin en était, il suffirait maintenant tout simplement d'exploiter et de mettre en œuvre ce qui est déjà proposé. Mais où est la volonté politique pour mettre en œuvres ces propositions ? Elle n'a jamais été le souci du Guinéen d'en haut. Tous les Guinéens d'en bas sont bons. Jusqu'à ce qu'ils soient intégrés dans le système opaque de gestion (nèè Diadia Rabiyatou caméléon). En Guinée, les affaires de l'Etat (l'administration publique) sont gérées comme une entreprise personnelle. C'est dans ce seul pays du monde que l'on entend fréquemment dire, nonchalamment, que le directeur a voyagé, qu'il faut attendre son retour pour débloquer votre dossier. Ou bien on vous dit que tout un secteur administratif est bloqué à cause de son absence. Ces agents de l'Etat peuvent se permettre d'enfermer des dossiers brulants dans leurs bureaux puis s'absenter du pays des mois durant, sans aucun problème dans leur tête. En plus, à leur retour, ils prennent tout leur temps pour se reposer, deux à trois jours ou même au-delà, avant la reprise. Par un simple manque de réalisme, certains cadres guinéens sont incapables de faire fonctionner leurs services. Et tellement que ce phénomène est récurrent, il arrive parfois à certains citoyens de se demander si le pays ou les Guinéens ne sont pas maudits ? Certains vont jusqu'à douter des compétences guinéennes. A toutes ces interrogations, moi je réponds par :
Un exemple de manque de réalisme : à part la petite parenthèse du temps de Dadis Camara, de tous les scandales financiers que le pays a connus, aucun auteur n'a été inquiété, à plus forte raison n'a séjourné en prison ou été intimé de rembourser les fonds détournés. Souvent on entend par-ci et par-là que des montants faramineux ont disparu des caisses de l'Etat, ou sont octroyés mais ne sont jamais versés. Aucune explication convaincante de tout cela. Comment voulez-vous que le pays change avec ce genre de pratique ? IL FAUT AVANT TOUT, OBLIGER NOS DIRIGEANTS A RESPECTER ET A APPLIQUER LES TEXTES EXISTANTS. Les tiroirs de nos commis de l'Etat sont bourrés de textes règlementaires qui pourrissent au fil du temps, sous leur totale indifférence. JE ME REPETE, LA PLAIE LA PLUS GRAVE ET MEME GANGRENEE DU PAYS CE SONT LES HOMMES ET NON LES TEXTES. Nos comportements civiques laissent à désirer. Depuis plusieurs décennies, à chaque tournant de l'histoire de notre pays, c'est pratiquement les mêmes personnes qu'on retrouve au sommet de l'Etat. Ils passent par tous les moyens possibles pour être majoritaires à la mangeoire. Ils sont comme du gluant entre les doigts. « Il ne faut pas appeler la Guinée Etat pour le moment ». C'est la pratique primitive qui continue chez nous. A MON AVIS, ON NE PEUT PAS CHANGER LA GUINEE, NI LES GUINEENS. MAIS LES VIEILLES HABITUDES DU GUINEEN. Toujours long et confus. Lol.
Amadou S Dialamba![]()