Retour sur le débat « Comment “changer” la Guinée »: une lecture éthique et économique

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DOUMBOUYA_Sekou_Falil_01J’ai eu l’opportunité de lire une réflexion du Dr Bano Barry, sociologue, sur « Comment changer la Guinée ». Le sujet débattu est d’un intérêt considérable si l’on en juge, par exemple, par les situations socio-économiques individuelles des Guinéens. En 2012, les données de l’enquête légère sur l’évaluation de la pauvreté (ELEP-2012) du ministère du Plan, indiquent que 55,2% de la population totale du pays vit en dessous du seuil de pauvreté. Outre cet indicateur de conditions de vie, la perception du bien-être individuel est aussi préoccupante : 77,6% des ménages estiment qu’ils ne vivent pas bien, avec 33,4% qui vivent difficilement.

Un constat notable dans l’article de Dr. Barry est l’absence d’une réponse théorique et articulée à la question du changement ou de la rupture en Guinée, en dépit des slogans de campagne proposant le changement, et de la disponibilité de nombreux rapports officiels d’horizons divers et relatifs au changement (ex : document de stratégie de réduction de la pauvreté, Guinée Vision 2035). Son article comporte de nombreux éléments pertinents : une discussion de nature sociologique sur la notion de changement, un guide instrumental pour repérer les imperfections de nos institutions et règles (diagnostic avant changement) et les réformer au moyen de six propositions concrètes, et une recherche de consensus de type concertation nationale.

La motivation du présent article est d’apprécier quelques argumentations de nature éthique et économique sous-jacentes au débat « Comment changer la Guinée » et faire des propositions générales. Ces propositions relevant du débat public, vont l’alimenter, voire influencer les opinions, et non pas se substituer au débat lui-même.

Plus spécifiquement, j’essaierai autant que possible, de faire une distinction entre la discussion sur le choix du critère pour décider ce qu’il faut changer en Guinée (jugement normatif ou parti-pris personnel), et la discussion sur « Comment changer la Guinée » selon le critère retenu (jugement positif).


1. Quel critère pour décider ce qu’il faut changer en Guinée ?

Le projet de société de l’élite dirigeante du moment apportera-t-il une amélioration des situations sociales et économiques individuelles des Guinéens ? Les projets de société des élites qui aspirent à diriger la Guinée dans l’avenir apporteront-ils une rupture meilleure ? Voici deux exemples concrets de préoccupations qui sont souvent soulevées par la plupart de nos compatriotes et qui ont trait à la question de changement.

Pour répondre à ce genre d’interrogations, il importe de construire ou d’adopter un critère d’évaluation qui permette de comparer différents projets de changements (ou modèles de société) pour discerner ceux qui sont meilleurs que d’autres. Où trouver des critères pour décider ce qui est bien ? Les valeurs morales, ou parfois, les théories de la justice issues de la philosophie morale nous offrent plusieurs critères. Ces critères (ou principes) n’étant pas familiers dans le langage courant, je commencerai par une brève présentation de la terminologie de trois d’entre eux afin de ne pas désorienter la conclusion de cette section. Ces trois critères sont :

Principe d’efficacité et d’unanimité : un projet de changement socio-économique préconisé est efficace lorsqu’on ne peut obtenir l’unanimité des Guinéens pour préférer la situation d’avant changement (ce principe s’appelle aussi le parétianisme ou le critère de Pareto).

Principe utilitariste : le meilleur projet de changement socio-économique est celui qui réalise « le plus grand bonheur du plus grand nombre », c’est-à-dire, dans un langage plus technique, celui qui « maximise la somme des bien-être individuels des Guinéens ».

Principe de l’égalitarisme libéral : le meilleur projet de changement socio-économique est celui qui met les Guinéens les plus défavorisés dans la meilleure situation possible dans la liste des « ressources promises à partager » (ce sont des ressources d’usage universel qui sont désirées par quiconque, et qui sont utiles pour tous les projets de vie individuels). Chaque classe politique peut faire sa liste. Le philosophe de Harvard, John Rawls, décédé en 2002, a proposé la liste suivante pour une société juste : la richesse, le revenu, le statut, les conditions de l’exercice de l’autonomie des individus (y compris en matière de santé et d’éducation), l’accès à une vaste panoplie de styles de vie et de rôles sociaux (liberté de choix), et le pouvoir de décision sur les affaires communes. Deux projets de changements peuvent être différents en proposant les mêmes éléments dans la liste, mais en se différenciant dans l’importance relative à accorder à chaque élément.

Le premier critère présenté (principe de Pareto) a l’avantage d’insister sur un aspect fondamental, l’efficience (on ne peut se satisfaire des projets inefficaces), mais il présente deux inconvénients. Premièrement, avec ce critère, on peut évaluer et proposer des changements que quand il y a unanimité. Deuxièmement, le parétianisme est silencieux à propos des changements qui produisent des gagnants et des perdants.

Les deux derniers critères proposés renvoient par contre à des conceptions philosophiques divergentes. Le dernier critère, celui de l’égalitarisme libéral, sous-tend la thèse que le changement social consiste à distribuer équitablement des ressources (biens premiers) aux personnes, à charge pour ces personnes d’en tirer tout le bénéfice qu’elles souhaitent en fonction de leur propre vision de la « bonne vie ». Dans cette thèse, le bien-être subjectif est, lui, renvoyé à la sphère privée où chaque individu se forge une conception de la vie, des objectifs personnels, qui déterminent comment il tire parti des ressources qui sont à sa disposition. Cette conception s’oppose au deuxième critère, issu de la philosophie utilitariste, qui fait au contraire du bien-être subjectif (le bonheur) l’élément principal de l’évaluation des situations individuelles et, partant des projets de changements. La plupart des projets concrets de changements sont implicitement (parfois explicitement) inspirés par des principes éthiques (efficacité, utilitarisme, égalitarisme, libertarisme, marxisme (?)…). Les projets de changement sont donc des partis-pris éthiques.

On peut se poser la question si le débat sur le choix du critère éthique n’est pas stérile ou académique, car il peut être attaqué par la critique pragmatiste qui exige des applications concrètes ou par la critique que le changement est gouverné par des rapports de force, sur lesquels les idéaux ont bien peu de prise.

Les retombées pratiques de ce débat normatif sont pourtant loin d’être négligeables pour la Guinée. Une première retombée est l’appréciation de la mise en œuvre des projets de changements. Les enquêtes pour l’évaluation de la pauvreté de l’Institut national de la statistique (INS) du ministère du Plan, incluent un volet « consommation » qui porte sur des ressources (consommations privées et consommations collectives) et un volet « perception » qui porte sur l’appréciation subjective que les Guinéens portent sur leur vie. Les deux dernières enquêtes datent de 2007 et 2012. Si le calendrier de réalisation de ces enquêtes coïncidait avec le début et la fin de chaque mandat présidentiel, elles auraient permis aux Guinéens d’apprécier en fin de mandat l’impact du projet de changement déclaré en début de mandat. Une deuxième retombée est l’influence des « technocrates » ou groupes d’intérêts, notamment étrangers, sur les politiques suivies par nos gouvernements successifs. Cette influence est parfois relativement forte si l’on pense que bien des choix en matière de précision des objectifs qui sont faits par les « technocrates » étrangers devraient être davantage soumis au débat public. Aussi, une formation critique des « technocrates » guinéens au sujet des différents critères en présence ne pourrait qu’être bénéfique. Enfin, une dernière retombée est le lien entre les critères éthiques et le débat « Comment changer la Guinée ? ». Les critères éthiques mesurent le bien commun à l’échelle de la nation, et la réponse de « Comment changer la Guinée ? » doit être évaluée en prenant en compte les conséquences sur le bien commun.


2. Comment rendre le changement possible ?

Un projet de changement crédible cherche au moins à satisfaire le critère d’efficacité (c’est une condition de bienveillance minimale) et un autre critère éthique choisi (utilitariste, égalitariste, libertarien, …). Il est donc important que les considérations d’efficacité et d’éthiques soient prises en compte à la fois (non séparément) dans tous les domaines d’action d’un gouvernement qui cherche à mettre en œuvre un projet de changement. Un de nos problèmes méthodologiques est que nos politiques sont souvent conçues, mises en œuvre et évaluées en prenant en compte seulement leur objet particulier (santé, éducation, mines, environnement, …) sans prendre en compte suffisamment les conséquences sur le bien commun (mesuré par le critère éthique retenu dans le projet de changement).

Pour faire contribuer les différentes politiques (santé, éducation, mines, environnement, …) pour la réalisation des aspects éthiques d’un projet de changement (comme la liste des ressources à partager), ma proposition serait de faire la promotion du principe démocratique dans la prise de décisions sur la multitude de questions qui se posent à chacune de ses politiques. De quoi s’agit-il ?

Le principe démocratique fondamental est le suivant : toute décision doit être prise ou revendiquée par ceux qu’elle concerne, et le pouvoir de décision doit être réparti en proportion des intérêts en jeu (mesurés par le critère éthique retenu dans le projet de changement). C’est ainsi que le principe démocratique justifie que le choix du maire d’une commune soit décidé seulement par les habitants de la commune concernée et non par les résidents d’une autre commune. Il en est de même pour les droits fondamentaux de la personne ou droits de l’homme (le pouvoir est attribué à l’individu). Mais les exemples abondent de situations où le point de vue des personnes concernées ne prévaut pas alors qu’il est possible que leurs intérêts soient particulièrement affectés par une décision. C’est le cas de l’influence occulte des experts de l’administration dont les notes secrètes orientent les décisions des ministres en toute impunité. La multiplication de comités d’experts et de rapports d’experts, dont les conclusions sont rendues publiques et largement discutées dans les medias, est un moyen de mettre les décideurs (y compris nos députés) dans de bonnes conditions pour évaluer les conséquences de leurs décisions (quels sont les intérêts des groupes affectés ? comment attribuer le pouvoir de décision à ces groupes ?). C’est cela, le principe démocratique, et il dépasse largement les activités de nos professionnels de la politique. Car les décisions se prennent dans les familles, dans les entreprises, dans les associations, dans les tribunaux, dans les syndicats et les partis, dans les administrations, dans les écoles et les universités, et pas seulement dans les hautes sphères de l’exécutif et du législatif. C’est à tous ces niveaux, dans tous ces lieux, que la répartition du pouvoir est en jeu. Par exemple, la crise dans les grandes entreprises comme Friguia et Sotelgui peut être vue comme un problème de répartition du pouvoir entre l’actionnaire Rusal et les salariés (cas de Friguia), ou entre l’actionnaire d’Etat et les managers d’une part et entre les managers et les salariés d’autre part (cas de Sotelgui).

Les différentes politiques (santé, éducation, mines, environnement, …) peuvent également contribuer à la recherche de l’efficacité. Contrairement au problème de répartition des ressources (comme le pouvoir de décision sur les affaires communes), la recherche de l’efficacité est relativement facile. En effet, le marché occupe une place importante dans notre organisation collective et nous connaissons aujourd’hui (grâce à la science économique) les mécanismes théoriques qui contrarient l’efficacité du marché : abus de position dominante, externalités de production ou de consommation ou de sentiments, aléa moral, sélection adverse, … Ces imperfections peuvent être relevées dans de très nombreux secteurs. Il est bien connu, par exemple, que le comportement d’oligopole des transporteurs maritimes internationaux (contrôle du fret), fait que les prix à l’importation et à l’exportation sont très élevés en Guinée. Dans les externalités, nous pouvons citer la perte de biodiversité avec certaines productions agricoles et minières. Les véhicules d’occasion, les prescriptions médicales et interventions chirurgicales, par exemple, mais également l’alimentation, sont entachés de nombreuses incertitudes sur le contenu ou la qualité du bien échangé (aléa moral). Il est difficile pour le citoyen ordinaire de repérer cette multitude d’imperfections en s’y consacrant pleinement. L’Assemblée nationale peut mieux faire. Les tâches de réflexion et d’information doivent également s’étendre à la gestion ou à la correction de ces imperfections par les ministères sectoriels.

La réflexion sur « Comment changer la Guinée ? » est un exercice de prospective, et avec un champ un peu plus large, que la contribution effectuée ici. Que se passe-t-il par exemple si les promoteurs du changement ne sont pas bienveillants, ou sont mal informés, ou ont un agenda privé ? Néanmoins, il est loisible d’espérer que la prospective sociale trouve un intérêt chez l’élite politique et académique en Guinée. Ce type de prospective ne peut se contenter d’une simple démarche objective, mécaniste, comme « Guinée Vision 2035 » du ministère du Plan. Négliger le volet normatif aboutit à un conformisme myope, c’est-à-dire à la soumission inconsciente aux préjugés du moment ; négliger le volet positif c’est tomber dans l’utopisme, c’est-à-dire la construction de projets sans lendemain.


Sékou Falil Doumbouya


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Commentaires  

 
+2 #23 Sékou Falil Doumbouya 06-01-2014 11:42

@Monsieur Boubacar Doumba Diallo
Je vous remercie sincèrement pour votre dédicace à la mémoire de Ibrahima Ly. Personnellement, je lui dois beaucoup. J'avais effectivement appris que son fils est actuellement PM au Mali.
Bonne Année 2014
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+1 #22 boubacar doumba diallo 05-01-2014 23:46

@ Monsieur Sékou Falil Doumbouya
Avez vous déjà pris connaissance de mon papier dédié à Ibrahim Ly dont le fils est l'actuel PM du Mali ?
http://guineeactu.info/HTML/a-la-memoire-d%E2%80%99ibrahima-ly.htm
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+2 #21 Sékou Falil Doumbouya 05-01-2014 23:26

Monsieur Boubacar Doumba Diallo
Je viens de prendre connaissance de votre article « Eléments de réflexion pour une véritable renaissance africaine » de septembre 2011. Cet article est une excellente recherche et appuie l’idée qu’une discussion à l’intérieur des partis politiques et portant sur les bases éthiques de la formulation de leurs projets de société est hautement bénéfique pour le changement. Je vous cite :
« Cependant, la plupart de ces nouveaux partis, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, ne sont que de simples comités électoraux pour propulser ou maintenir un individu souvent sans foi ni loi vers e pouvoir personnel. En fait, aucun de ces partis, qu’il soit de la mouvance présidentielle ou de l’opposition, n’apporte une solution véritable aux problèmes fondamentaux de notre société. Tous aspirent avant tout à être l’interlocuteur privilégié des bailleurs de fonds ou des multinationales. Qu’ils s’inspirent du libéralisme, de la vieille social-démocratie ou du nationalisme, aucun de ces partis ne remet en cause le système en place. Bien au contraire, ils rivalisent d’ardeur et de combines machiavéliques pour accéder, par n’importe quel moyen, aux commandes de l’Etat, afin d’être parmi ceux qui réussiront, par exemple, à remorquer l’Afrique à l’Europe des Douze sous la houlette du FMI.
En ignorant superbement toute dimension spirituelle ou éthique à leur action, ces parties s’ingénient par tous les moyens pour se hisser au pouvoir : ethnocentrisme, régionalisme, corruption des électeurs, mensonges, terrorisme, assassinats, etc. Tout y passe. ».
C’est un plaisir de prendre connaissance de vos travaux et de votre amitié avec le feu Ibrahima Ly (malien). Il fut mon prof de maths à Dakar en 1986 et avait une grande bienveillance à mon égard.
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+3 #20 Patriote1 05-01-2014 21:19

Amadousdialamba,
Pour la falsification des résultats des urnes, je suis tout à fait d'accord avec vous. Par contre pour le bon choix, c'est discutable. Si c'est pour faire gagner son parent, on est d'accord puisque c'est ce qui compte pour le moment. Mais si c'est pour faire avancer le pays, je ne suis pas d'accord puisque nous mettons nos ethnies avant la nation lorsque vient le moment de choisir nos dirigeants. Alors, inversons la tendance et surveillons les urnes et vous verrez.
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+3 #19 Patriote1 05-01-2014 21:00

Gandhi,
Tout à fait d'accord.
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+2 #18 amadousdialamba 05-01-2014 20:39

Patriote1, par ce commentaire vous venez de décrire l’imbroglio politique guinéen. Pour vous compléter, je voudrais simplement rajouter que souvent les dirigés font des bons choix dans les urnes mais les dirigeants ressortent des élus magiques qui sont loin de refléter le choix des dirigés. Le premier responsable de la CENI ne pourra pas me démentir catégoriquement. Car je suis sûr que depuis la fin des législatives, jusqu’à ce jour, il ne s’est pas encore remis des maux de tête causés par les travaux excessifs de falsification et de combinaisons de chiffres pour inverser les vrais résultats issus des urnes.
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+3 #17 Gandhi 05-01-2014 16:39

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
D'abord, les dirigés que nous sommes, ne choisissons pas bien nos dirigeants.

C'est pourquoi certains choisissent à notre place, sans se préoccuper de leur représentativité réelle, ou pire de leurs capacités.
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+3 #16 Patriote1 05-01-2014 14:25

Mon cher Falilou,
Puisque tu es d'accord avec moi sur le fait que juger les acteurs politiques ou les promoteurs du changement dans notre pays au regard des critères définis dans votre exposé élèverait le débat, je te prierais de bien vouloir accepter de faire ce travail pour ta prochaine sortie.
En fait, tu as bien élaboré la théorie sans laquelle on ne pourrait connaître la bonne direction, mais le temps presse. On veut savoir dès maintenant par rapport à ce cadre théorique, où sommes nous et quoi faire.
D'ici là, moi je pose comme postulat que nos promoteurs du changement connaissent bien les critères évoqués dans ton article (la plupart sont des universitaires) mais ils sont à la fois malveillants et ont un agenda privé. Mon autre postulat est que les acteurs du changement que nous sommes tous (dirigeants, dirigés, élites) ne jouons pas le jeu. D'abord, les dirigés que nous sommes, ne choisissons pas bien nos dirigeants. Dis-moi ton nom, je te dirais tu es de quel parti. Ensuite, nos dirigeants font ce qu'ils veulent parce qu'ils savent qu'on ne va pas les sanctionner dans les urnes. Enfin, l'élite intellectuelle ne se démarque pas non plus de la masse ni par son discours ni par son attitude citoyenne, mais se confond à la masse populaire. A partir de ce moment, on peut dire que lorsque chacun de nous jouera le jeu, on changera la Guinée. Mais quand ?
Bien à toi !
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+2 #15 boubacar doumba diallo 05-01-2014 12:15

@ monsieur Sékou Falil Doumbouya !
Boujour! Je vous adresse personnellement ce lien portant sur certaines de mes élucubrations, afin de mieux se connaitre.
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/476-elements-de-reflexion-pour-une-veritable-renaissance-africaine.html
Portez vous bien et bonne année 2014!
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+3 #14 Lamin Balde 05-01-2014 11:45

Je vous en pris ne confondons pas vitèsse et precipitaions. Comment peut on parler de developpement s’il n’y a pas d’organisation. Sans organistion on peut parler peut etre de richesse mais pas de developpement. Je crois sans exagerer que la Guinée est le pays le plus desorganiser au monde. Pour preuve il n’y a même pas d’adresse en Guinée. Tout le monde habit soit près d’un carrefour ou devant ou derière la mosquee etc ..... Les dirigeants guinéens n’ont jamais voulu developper cet pays. Tous les projects qu’ils ont eu a faire ne sont pas destinés a la population mais plutot un moyen de s’enrechir. Lorsqu’ils réalisent un pont ils s’en foutent du bien être des beneficiaires mais il pensent plutôt a l’argent qu’il peuvent detourner en realisant un tel project. Regarder nos marchés (yengema) qui sont des depositoirs d’ordures. Nous parlons ici du comment du toit et du plafond de notre maison alors que nous n’avons même pas le terain ou construire surtout avec l’ethnocentrisme comme mode de gouvernace de notre faux prof alpha koné, la Guinée n’existe que de nom. Si rien n’est fait sur cet domain on aura plus a changer la Guinée car elle n’existera plus.
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+3 #13 Sékou Falil Doumbouya 05-01-2014 10:12

Mes remerciements à @SOC pour son interprétation fidèle de ma pensée.
Monsieur Boubacar Doumba Diallo a certainement raison de revenir sur la complexité du débat « Comment changer la Guinée » compte tenu de ses dimensions pluridisciplinaires. Je pense qu’une coopération interdisciplinaire ne peut être que bénéfique pour un tel débat.
@amadousdialambaI : je pense que nous devrions plutôt dire qu’une revue spécialisée ou académique convient mieux à certains travaux de réflexion et que le rôle de l’éducation et des médias pour « démystifier » ou vulgariser les produits de la réflexion est important.
Enfin, je voudrais aussi insister sur le fait qu’il n’est pas impossible de concilier pragmatisme à court terme et tâches de réflexion à long terme.
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+5 #12 Tutankhamon 05-01-2014 09:13

@ SFD, voici en raccourci ce que je pense de ces trois elements: « Élite responsable, la Justice et l'éthique morale » de mon premier commentaire:
Élite Responsable: des citoyens et citoyennes(imams, ministers, chef de quartier…etc) soucieux del'intérêt general de la nation et qui peuvent établir une relation d'égal à égal avec les leaders et autres commis, bailleurs de fonds occidentaux voir libanais et autre aliens qui pillulent en Guinee. Nos leaders (chef de partis, imams, ministers, chef de quartier…etc) ne doivent pas jouer l'impression d'avoir la tête vide devant les occidentaux, les arabes et Chinois. Nous avons ete dans les memes ecoles que les blancs qui nous aident a faire une election, qui nous volent nos matieres premieres, qui sont deployes comme militaires pour sauver la Cote D’ivoire, le Mali et maintenant la Centrafrique et qui sait bientot la Guinee?. Ce n’est pas normal. Il est grand temps d’assumer notre responsabilité et de prendre les rênes de notre destin . Aucun partenaire ne va nous sortir de la merde.
La Justice: le respect de la personne humaine et le devoir de sanctionner les coupables, ce qui revient a séparer le bourreau de la victime. Mais cela ne peut se faire qu’avec une institution judicaire (la police, les cours, les prisons) digne de nom. Nous avons un serieux probleme de justice en Guinee et le changement commence par la. Nous avons le droit en tant que nation de connaitre pourqoui et comment Loffo Camara a ete tuee, pour eviter de telles tragedies au futur.
l'éthique morale: nous permet de comprendre le sens de la conduite de la vie. Ca s’apprend d’abord en famille en suite avec les voisins et avec le reste de nos citoyens. En Guinee, les normes n’existent plus. C’est le chaos total. Par exemple, l’etat ment comme il respire. Voir la derniere sortie d’AC.
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+2 #11 amadousdialamba 05-01-2014 02:37

Monsieur Dounbouya a un très haut niveau. Il est de très loin en avance sur nous les amateurs. Tellement que sa contribution est de niveau académique, j’ai eu tout de suite l’envie de lui proposer que l’on mette à dispositions du public des textes pas trop académiques. Nos produits doivent être accessibles et consommables à tous. Rendons-les parfois le plus élémentaire que possible pour nous faire comprendre par la majorité. Les textes de très haut niveau doivent être réservés pour des commissions interministérielles, des commissions mixtes ou pour des cadres de concertation de plus haut niveau. Si je prends l’exemple sur moi, j’avais tous les problèmes du monde à assimiler les cours de philosophies tellement qu’ils comportaient des zigzags idéologiques.
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+11 #10 boubacar doumba diallo 05-01-2014 01:30

Oui ,Monsieur Doumbouya!Je pense que vous avez assez bien perçu mon point de vue ,ce qui dénote de votre part un esprit pénétrant, à l'écoute et ouvert.Je voudrais sans abuser de votre bienveillance préciser davantage ma pensée car si je ne comprends pas grand chose aux problèmes économiques, les questions éthiques par contre me tiennent à cœur , notamment le perfectionnement individuel.Les médecins de l'âme parleraient du djihad intérieur ou du grand djihad.
Dans notre société fondée sur les rapports de force, la direction est la résultante de l’ensemble des rapports intérieurs et extérieurs : car tout se reflète dans la direction. Une nouvelle tendance néanmoins se fait jour. Elle consiste à regarder les multitudes anonymes comme des êtres à la fois responsables et libres, ayant non seulement le droit, mais également le devoir de participer à la direction de la société.
Ainsi l’homme aliéné est celui qui refuse d’assumer cette responsabilité, et se résigne devant les rapports de force, encouragé dans cette attitude par les religieux alliés aux pouvoirs dictatoriaux en place.
Dans cette phase critique que traverse la Guinée, la tâche la plus urgente en vue d’assumer cette responsabilité consiste à faire participer, de manière consciente, active et libre, les populations opprimées de notre pays à la direction de la société. La réalisation de cet objectif dépend avant tout du changement que nous devons opérer en nous-mêmes d’abord, puis progressivement au sein de notre peuple. Or le transfert du savoir et de la vertu, d’un individu à un autre ne peut se réaliser par la force quelle qu’en soit la forme, mais seulement dans la liberté, le développement autonome de l’esprit critique et de l’effort personnel.
Je vous remercie.
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+5 #9 Sékou Falil Doumbouya 05-01-2014 00:29

Je remercie les différents « contradicteurs » pour la qualité des commentaires.
La clarification demandée par A.O.T. Diallo sur la pertinence de la partie 1 se fait aisément grâce aux commentaires formulés par les différents intervenants. La partie 1 cherche à mettre en exergue l’importance de la discussion sur les bases éthiques de la formulation d’objectifs pour la société (comme préalable à la question Comment ?). J’ai proposé, à titre d’illustration, un critère éthique banal (Pareto) et deux critères d’éthique sociale opposés (utilitariste, libéral égalitariste) comme base possible pour les projets de changement. Je rappelle que l’éthique sociale porte sur la manière dont nous devons construire ou améliorer collectivement nos institutions non marchandes (politiques/associations…) et marchandes (le marché). M. boubacar doumba diallo dit que certes les critères d’éthique sociale sont importants, mais qu’il a un parti-pris personnel pour un critère d’éthique individuelle (la manière dont chacun de nous doit se comporter au sein de nos institutions collectives). @Tutankhamon a proposé d’autres critères qu’il a appelé « élite responsable, la Justice et l'éthique morale » mais il est regrettable que les exigences éthiques de ses critères ne soient pas définies. En effet, le concept de « Justice et éthique morale » recouvre presque toutes les conceptions de justice sociale et qui sont parfois diamétralement opposées. Or, un projet de société crédible se doit être précis.
@amadousdialamba a fait des propositions concrètes, entre autres, sur des contraintes d’incitation/sanction. Mais on ne peut ériger une contrainte en principe éthique. Toutefois, en lisant le contenu de ses propositions, je comprends qu’il a un parti-pris personnel pour un principe d’éthique individuelle.
Plusieurs commentaires portent aussi sur la partie 2. Dans cette partie, j’ai estimé que si l’on retient des critères d’éthique sociale de type utilitariste ou égalitariste, mes propositions concrètes sont : extension du principe démocratique dans les institutions non marchandes, et correction/gestion des imperfections du marché pour l’institution marchande. Mon ami Cheick Condé illustre la pertinence de cette proposition d’extension du principe démocratique dans les institutions telles que les partis politiques. Dans le dernier paragraphe de la partie 2, j’ai reconnu qu’on ne peut se satisfaire des seuls critères d’éthique sociale et qu’il est important d’interroger l’éthique individuelle des porteurs de projets de changement: que faire s’ils ne sont pas bienveillants, ou s’ils sont mal informés ou s’ils disposent d’un agenda privé ? Je suis d’avis avec @Patriote1 que le travail sur cette question permettrait d’élever le débat. Que 2014 nous aide à trouver des réponses adéquates. Mes meilleurs vœux à @Patriote1.
Le réalisme conformiste de M. Youssouf Bangoura et de @Tutankhamon (partiellement) semble les amener à douter de l’intérêt d’une dissertation et d’une littérature sur la possibilité et la nature d’une société alternative en Guinée. Moi, je pense que nous devrions plutôt nous interroger sur l’idée que l’absence de perspective qui résulte de l’insuffisance d’une analyse fouillée sur les bases éthiques de la formulation d’objectifs pour la société (partie 1) pèse sur la vie politique, et que la platitude des débats peut susciter un désespoir chez le citoyen.
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+6 #8 SOC 04-01-2014 23:50

Je ne vais pas jouer au maître d'école mais je vais essayer de rendre le texte accessible au plus grand nombre. Pour ce faire, je vais dire autrement ce qu'a dit Sékou Falil à propos de la question soulevée par Dr Bano Barry, à savoir: Comment changer la Guinée.
D'abord, il faut savoir que le papier du Dr Barry est à la fois académique et opérationnel. Académique puisqu'il aborde la question ''Comment changer la Guinée'' sous l'angle de la sociologie. Opérationnel, parce que l'auteur a fait oeuvre de pédagogie pour rendre son texte accessible au plus grand nombre: les décideurs guinéens peuvent (s'ils le souhaitent) se servir de ce document comme d'un bréviaire.
Ceci dit, la différence entre l'article du Dr Bano et celui de Sékou est d'abord formelle. En effet, sur une même question matérielle "Comment changer la Guinée'', l'un apporte une réponse sociologique (mais pas seulement...) et l'autre une réponse économique et éthique (ou morale). On peut même dire que Sékou approche la question ''Comment changer la Guinée'' de manière philosophique puisqu'il se sert des Idées économiques comme objet formel de son intervention.
Au fond, ce que dit Sékou en gros est ceci: ''On nous parle de Changement mais on ne nous dit pas ce que c'est. Or du point de vue de la science économique, par exemple, nous ne savons pas quelles sont les Idées qui informent le concept de Changement tel qu'on l'emploie en Guinée.'' Il expose ensuite les 3 principaux paradigmes dégagés par la science économique à propos des changements socio-économiques. Enfin, il indique que le Changement nécessite 2 choses au moins (sur le plan de la pensée économique...): l’efficacité et l'Idée (utilitarisme, égalitarisme, etc.)...Enfin, il conclut en disant que le plan ''Guinée Vision 2035'' manque de base théorique en raison de ce qui a été dit plus haut.
En somme, Sékou invite les élites de la Guinée a aller au-delà des slogans et à véritablement réfléchir sur ce qu'il faut à la Guinée. Autrement dit, le développement se pense; il ne se crie pas.
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+8 #7 A.O.T. Diallo 04-01-2014 20:05

Mon frere SFD je t'avoue que j'ai relu le texte deux fois de suite et je n'ai pas compris grand chose de la partie 1, la moitie de la partie 2 et pour le dernier paragraphe je me suis posé la même question que mon cher chauvin. Je n'ose même pas imaginer ce que nos martiens de service y ont pigé en dehors de votre nom...
Mon frère je pense que nus écrivons sur ce forum pour partager des analyses simples et pratiques qui pourront être utiles a tous les démocrates guineens qui veulent faire fonctionner leurs méninges pour une nouvelle Guinée. Hélas ce genre de texte académique risque plutôt de les décourager sur capacités et aptitudes de Guin-ex a les aider a trouver des solutions aux milliers de problèmes qui les assaillent aujourd'hui.
NB: franchement je dois dire que je m'attendais a ce genre de discours lorsque j'ai appris que nous avions un président professeur de droit, d’économie et de sciences politiques formé a la Sorbonne et a Scienes-Po. Je me demandais qui pourrait donc nous aider, nous pauvres guineens, a déchiffrer et comprendre ce qu'il allait nous dire.
Mais il a fait beaucoup d'efforts pour nous et grâce a son inimitable francais-sorbonnard qu'il nous sert abondamment et tous les jours, je comprend presque tout ce qu'il dit Walahi...
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+1 #6 Condé Cheick 04-01-2014 19:02

Un exposé brillant ,bon courage mon ami,il est urgent que ceux qui ont quelque chose dans leur tètes se décident enfin d’écrire pour que le pays ne parte pas à vaut l'eau .
Trop de contributeurs sembles venir sur les sites pour exposer au grand jour leurs amertumes.
Mon point de vu est que le pays n'arrive pas a changé pour la simple et bonne raison que le pays semble chérir les médiocres dans les positions de décisions .
A voir meme les partis politiques on ne constate point de structures ,tous les partis n'ont que des présidents et vices ,a la limite on voit un secrétaire politique ce qui fait que lorsqu'ils arrivent en position de gérer ils font appellent a des gens de partout sans aucune préparation pour donner du solide (résultat).
Combien de présidents de parti possède un cabinet ?`je dis cela parce qu'en principe un président potentiel se doit d'avoir un cabinet qui gère ses activités avant d’être en charge.
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+9 #5 Youssouf Bangoura 04-01-2014 11:52

je ne pense pas que toute cette littérature a un sens, vous pouvez réunir les meilleures têtes de la planète pour élaborer les meilleurs textes possibles, si les hommes qui doivent appliquer ces textes sont pourris, ça ne donnera à rien . La Guinée n'a qu'un seul problème, et tant qu'on ne résout pas ce problème, nous resterons toujours derrière les autres, nous n'avons pas sur le terrain les hommes capables de penser à autre chose qu'à leurs intérêts . Sur ce plan, il y a un déficit total, aucun pays ne pourra avancer s'il y a pas des patriotes, capables, déterminés et efficaces, le retard qu'on accumule depuis l'indépendance, vient justement de là .
L'unique solution est de virer en 2015 l'incompétent AC et sa bande, et d'exiger les résultats tangibles à ceux qui viendront les remplacer, pour cela, nous allons devoir dépasser tous les clivages, c'est après seulement que nous pourrions espérer quelque chose en Guinée . Le changement de générations est primordial pour l'avenir de notre pays, tant que ce sont les mêmes qui reviennent, nous serions à ce stade et le " changement " ne serait qu'un rêve .
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-2 #4 amadousdialamba 04-01-2014 06:32

QUE DE PROPOSITIONS ET DE CONTREPROPOSITIONS ! Loin des critiques stériles, j’apprécie hautement la qualité de vos contributions. Mais cela n’empêche pas de me poser la question suivante : Qu’est-ce qui ne va pas chez nous ? Depuis que la Guinée s’est perdue de chemin, il y a eu beaucoup de proposions et de contrepropositions allant dans le cadre du changement tant attendu. Il y a eu dans tous les secteurs plusieurs propositions pertinentes : au sein des médias, comme en témoignent ces deux pertinents articles de Dr Bano Barry et de M. Sékou Falil Doumbouya ; au sein des départements ministériels compétents par des cadres guinéens de bon niveau et même par des partenaires au développement. Si besoin en était, il suffirait maintenant tout simplement d’exploiter et de mettre en œuvre ce qui est déjà proposé. Mais où est la volonté politique pour mettre en œuvres ces propositions ? Elle n’a jamais été le souci du guinéen d’en haut. Tous les guinéens d’en bas sont bons. Jusqu’à ce qu’ils soient intégrés dans le système opaque de gestion (nèè Diadia Rabiyatou caméléon). En Guinée, les affaires de l’Etat (l’administration publique) sont gérées comme une entreprise personnelle. C’est dans ce seul pays du monde que l’on entend fréquemment dire, nonchalamment, que le directeur a voyagé, il faut attendre son retour pour débloquer votre dossier. Ou bien on vous dit que tout un secteur administratif est bloqué à cause de son absence. Ces agents de l’Etat peuvent se permettre d’enfermer des dossiers brulants dans leurs bureaux puis s’absenter du pays des mois durant, sans aucun problème dans leurs têtes. En plus, à leur retour, ils prennent tout leur temps pour se reposer, deux à trois jours ou même au-delà, avant la reprise. Par un simple manque de réalisme, certains cadres guinéens sont incapables de faire fonctionner leurs services. Et tellement que ce phénomène est récurrent, il arrive parfois à certains citoyens de se demander si le pays ou les guinéens ne sont pas maudit ? Certains vont jusqu’à douter des compétences guinéennes. A toutes ces interrogations, moi je réponds par :
1. S’il y a malédiction, elle est de Dieu. Sa cause : les assassinats massifs d’innocentes personnes pour des raisons presque toutes politiques (par pendaisons, diète noirs, enterrement de vivants avec des morts, des pratiques inimaginables, au mépris de tout principe, etc. – donc repentance collective obligatoire). Il y a aussi entre autres :
2. L’abandon de contrôle sérieux par l’Etat (inspection systématique et rigoureuse).
3. Manque d’obligation de résultats.
4. Sanctions : sévère en cas de manquement et positive en cas de réussite).
5. Le refus catégorique et volontaire des tous nos régimes à se baser sur le critère de compétence dans la promotion des cadres de l’Etat (brouiller les pistes pour mettre des parents incompétents à des postes de responsabilité sensibles).
6. Un manque de système automatisé (tout est lié à des personnes).
7. Un laisser-aller total dans l’exécution des taches par les agents de l’Etat.
8. Le manque de motivation des cadres (médiocres et compétents sont tous confondus)…
Un exemple de manque de réalisme : A part la petite parenthèse du temps de Dadis camara, de tous les scandales financiers que le pays a connus, aucun auteur n’a été inquiété à plus forte raison séjourné en prison ou intimé à rembourser les fonds détournés. Souvent on entend par-ci et par-là que des montants faramineux ont disparu des caisses de l’Etat, ou sont octroyés mais ne sont jamais versés. Aucune explication convaincante de tout cela. Comment voulez-vous que le pays change avec ce genre de pratique ? IL FAUT AVANT TOUT, OBLIGER NOS DIRIGEANTS A RESPECTER ET A APPLIQUER LES TEXTES EXISTANTS. Les tiroirs de nos commis de l’Etat sont bourrés de textes règlementaires qui pourrissent au fils des temps, sous leur totale indifférence. JE ME REPETE, LA PLAIE LA PLUS GRAVE ET MEME GANGRENEE DU PAYS C’EST SONT LES HOMMES ET NON LES TEXTES. Nos comportements civiques restent à désirer. Depuis plusieurs décennies, à chaque tournant de l’histoire de notre pays, c’est pratiquement les mêmes personnes qu’on retrouve au sommet de l’Etat. Ils passent par tous les moyens possibles pour être majoritaires à la mangeoire. Ils sont comme du gluant entre les doigts. ‘’Il ne faut pas appeler la Guinée Etat pour le moment’’. C’est la pratique primitive qui continue chez nous. A MON AVIS, ON NE PEUT PAS CHANGER LA GUINEE, NI LES GUINEENS. MAIS LES VIEILLES HABITUDES DU GUINEEN. Toujours long et confus. Lol.
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+21 #3 boubacar doumba diallo 04-01-2014 04:51

Je remercie l'auteur de ce texte Monsieur Doumbouya pour l'effort incontestable qu'il a fourni pour tenter de répondre à la question " Comment changer la Guinée ".
Il a certes abordé la question de l'éthique.Personnellement je me suis toujours posé la question: comment changer le Guinéen à commencer par moi même évidemment.Nos dirigeants devraient d'abord changer eux mêmes avant de songer à changer les autres et ce changement devrait se faire en toute liberté.S'appliquer les principes à soi même d'abord ,c'est un des nœuds de la question à mon humble avis.
{ [...] En vérité, Allah ne change pas l'état d'un peuple tant que celui-ci ne change pas ce qui est en lui-même. } [ Sourate 13 - Verset 11 ]
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+9 #2 Patriote1 04-01-2014 04:30

Mon cher Falilou,
Ta contribution au débat sur comment changer la Guinée est d'un très haut niveau académique et intellectuel. Toutefois, elle est presque limitée à ce cadre académique et théorique. Le lecteur et surtout le citoyen que je suis aurait souhaité que tu répondes ou au moins que tu tentes de répondre à ta propre question principale lorsque tu dis, je cite "Que se passe-t-il par exemple si les promoteurs du changement ne sont pas bienveillants, ou sont mal informés, ou ont un agenda privé ?" Pour une étude de cas, celui guinéen qui nous préoccupe tous, c'est forcément l'un ou deux des trois aspects évoqués ou même les trois à la fois qui font que le changement tant attendu n'arrive pas. Le ou lesquels selon vous ? C'est cette partie de ta contribution qui ouvrirait réellement le débat pour aboutir à des pistes de réflexion ou de solution encore plus intéressantes.
NB: Je me suis permis de te tutoyer parce qu'on se connaît bien sauf que cette fois je suis derrière un masque.
Bien à toi et meilleurs vœux 2014 !
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+13 #1 Tutankhamon 03-01-2014 23:06

Encore ce slogan comment changer la guinee? Il n' ya que trois importantes choses qui manquent a la Guinee: une elite responsable, la Justice et l'ethique morale. Avec ces trois elements reunis tout le reste sera facile a gerer. Moses et Jesus n'avaient ni bauxite, ni diament, ni fer mais parce qu'il etaient responsable et pronaient l'ethique et la justice ils avaient reussi a faire passer leurs messages. Soyons responsable sur tous les niveaux, rendons justice aux victimes fodeba keita, Barry diawadou, zakariaou Diallo, Karan soufiane,Loffo Camara et tant d'autres. Enseignons nos enfants l'ethique et la Guinee Ira mieux . Le reste c'est de la dissertation.
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