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Guinée : le règne de la pègre

Abdoul Baldé  Jeudi, 26 Décembre 2013 14:35

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BALDE_Abdoul_2_01Depuis son accession à l’indépendance, notre pays a raté tous les virages du fait qu’il a toujours été dirigé par des hommes et des femmes incompétents et sans vision. La situation guinéenne n'a cessé d’empirer au fil du temps.

La nomination d'un individu répondant au nom de Sékouba Konaté à la tête de la fameuse transition, suivie de la cooptation frauduleuse d'un citoyen nommé Alpha Condé à la magistrature suprême de notre pays, alors qu’il n’y a aucune attache, illustre parfaitement la déchéance dans laquelle notre pays est plongé.

Le pouvoir a mis l’homme et son clan à nu. Le sieur Alpha Condé n’est rien, sinon un médiocre et vulgaire aventurier de la vie publique, un prédateur sans véritable projet de société et un opportuniste qui a fait de la politique un moyen d'enrichissement. Il s’agrippe honteusement au pouvoir comme un chien fou s’accroche à son os et prétend être l’unique source de bonheur du Guinéen alors qu’il en est le principal instigateur de la pire calamité.

Les lobbies portuaires et miniers internationaux, installés à Sekhoutoureya, n’ont même plus besoin de se cacher derrière M. Alpha Condé qui leur facilite bien la tâche.

Depuis, nous sommes passés en moins de 3 ans du pillage à l’hyper pillage international doublé d’une intense activité criminelle : trafic d’or, de diamants, de drogue et de blanchiment d’argent sale avec l’appui des bas-fonds de la racaille de l’ère Conté.

Dans cette ambiance délétère de rapine et de trique dominée par la corruption, la concussion et les multiples règlements de compte c'est-à-dire les marqueurs universels de la gestion mafieuse de la chose publique, on peut affirmer à juste titre que notre pays est très loin de sortir de l’ornière.

La mafia est au cœur du clan Condé & Co. C’est le règne de la pègre.

Le « président rassembleur » a très vite cédé la place au régionaliste sectaire de type mafieux ne tolérant aucune contradiction. Le pays est soumis au régime de l’état d’urgence, où les rassemblements et les manifestations sont dispersés par des armes de guerre, les journalistes sont embastillés, les journaux indociles sont liquidés, les opposants pourchassés et traités de chiens.

Toutes les richesses du pays sont hypothéquées et les Guinéens asservis. Une caste de privilégiés et de parvenus bunkérisée à Sékhoutouréyah, s’attribue des titres de propriété sur les biens nationaux miniers, forestiers et halieutiques. Elle vit dans le luxe, achète villas et appartements à Dakar, Paris et Abidjan. Tandis que l’immense majorité de la population (95% environ), croupit dans la misère. Cette politique a fini par laminer et chasser de notre pays tous les vrais et sérieux investisseurs.

Il n'est plus un secret pour personne que lorsque le citoyen Alpha Condé sort de son long et coûteux sommeil dogmatique c'est pour accoucher des réformes bancales, ni tête ni queue, souvent dénoncées et contredites par les faits. Dans ces conditions, il ne peut que dépeindre une Guinée qui n’existe que dans son imagination.

Dans une interview qu’il a accordée à Jeune Afrique l’Intelligent N°2628 du 22-28 mai 2011, le sieur Condé, répondant à une question de son ami François Soudan sur ses relations avec l’argent, déclarait solennellement : « Le temps des ambassadeurs itinérants exhibant des mandats de la présidence guinéenne pour se remplir les poches où des trafiquants colombiens munis de passeports diplomatiques est définitivement révolu. Je reçois moi-même les investisseurs tous savent que je suis incorruptible»

Al Capone narguant Eliot Ness doivent se retourner dans leur tombe.

Les scandales retentissent à Conakry, impliquant le clan présidentiel, histoires d’argent sale, d’assassinats et de peuple trahi.

Aujourd’hui, Conakry, est devenue Chicago des années 1930 où le sang était mêlé aux affaires d’argent sale. Alpha Condé et ses nombreux clans sont gravement mis en cause dans des affaires de détournement de millions de dollars qui ont pris des circuits parallèles mis en place par son fils Mohamed Condé et son comparse Aboubacar Sampil, l'un des 23 salopards aux 12 sociétés écrans.

Et pour interdire toute interrogation citoyenne légitime relative à l’enrichissement rapide et vertigineux du locataire de Sekhoutoureya et de son clan, le pays est délibérément plongé dans une insécurité généralisée, parfois diffuse, insidieuse, mais souvent sanglante.

Des fonctionnaires du ministère des Finances et du Trésor public sont abattus sans état d’âme.

Qui les a tués ? « Affaire de clans », dit-on à Kaloum.

Ce pouvoir de malfrats kleptocrates dirige désormais un État perverti, qui vide le pays de ses richesses et se livre à une guerre de gangs. Pour le sieur Alpha Condé la politique c'est la guerre, le pouvoir en est le butin. Il appartient aux plus forts, aux vainqueurs c’est-à- dire son clan.

Cette guerre de clans est le dernier stade de l’État criminel du citoyen Alpha Condé.

Pourquoi ?

Parce que les lobbies guinéens, sont devenus puissants. Ils ne veulent plus ramasser les miettes abandonnées par Alpha Condé et « ses amis » étrangers. Ils veulent une part conséquente du butin.

Le tyran et ses hommes liges sont donc prêts à toutes les bassesses. Ils feront n’importe quoi pourvu qu’on les persuade que leurs intérêts inavouables y trouvent leur compte.

Le personnage le plus important des hommes de main du clan Condé est un affreux et hideux personnage, aboyeur de son état, répondant au nom de Malick Sankon.

Ce violent et intriguant personnage, père fondateur des « brigades d’autodéfense» d’inspiration nazie, est un spécialiste des basses besognes et des coups tordus.

Malick Sankon affirme à qui veut l'entendre, que le citoyen Alpha Condé a désormais son Momo Jo. Et, c'est vrai, notre Sankon national ne ment pas, car en matière de coups biscornus, il n'en est pas à son premier essai.

En effet cet inquiétant personnage a avoué publiquement être directement impliqué dans le honteux achat du poste de Premier ministre de consensus au profit de Monsieur Lansana Kouyaté. En outre, ce sbire fut le principal instigateur des événements sanglants de janvier et février 2007.

Dénoncer l’hyper pillage de notre pays est perçu par ses individus interlopes comme une marque d’hostilité et une preuve de rébellion contre leur autorité.

Alpha Condé n’est pas seulement un mauvais président, mais il est aussi un piètre gestionnaire doublé d’un politicien glouton, corrompu, et surtout fourbe. Ce vieux communiste rustre est très dangereux pour la stabilité de notre pays et de la sous région.

Notre pays est à nouveau entre les serres des bas-fonds de la racaille (type Malick l’aboyeur de service, Resco Camara le néo nazi, et j’en passe), les Al Capone de la vertu (types Ousmane Kaba, Kiridi Bangoura, Ahmed Tidiane Souaré, Mamadi Diané, Madi Kaba Camara, Aboubacar Sampil le comparse de Mohamed Condé), les tartuffes voyous, des professeurs de morale saisis par la débauche.

Tous sont à l’unisson avec le tyran dont le seul projet politique connu à ce jour est l’ultra pillage de notre pays qu’il a mis au secret. Sans exagérer on peut affirmer qu’en 3 ans de gestion notre pays est tombé de Charybde en Scylla.

Le règne du citoyen Alpha Condé est sans commune mesure avec celui de la pègre. A tous les échelons de son pouvoir est tapie une pègre. Les Guinéens n’ont pas d’autres choix que de combattre ce maudit régime par tous les moyens.

Alpha Condé est un affreux manipulateur. En 2011, il affirmait avec une grande conviction dans Jeune Afrique l'Intelligent : « Ceux qui ont pillé la Guinée vont en payer le prix.»

De qui s'agissait-il ? Lui, Alpha Condé, et les autres ? Ou tout simplement les autres.

Mais alors, dans ce cas, les autres, ce sont qui ?

A Alpha Condé de nous éclairer sur la situation des pilleurs de la Guinée d'hier et d'aujourd'hui.

S'il répond à toutes ces questions, il aura rendu un énorme service au pays qui l'a adopté dont il est frauduleusement devenu le président.


Dr Abdoul Baldé
Rouen France


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