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Ma contribution au sujet de l’article du Professeur Bano Barry intitulé « Comment changer la Guinée ? »
Abdoulaye Aziz Bah Samedi, 21 Décembre 2013 21:32
J’avoue que le but de cet article n’est point de contredire monsieur Barry qui est, sans se tromper, un homme cultivé qui maitrise parfaitement son domaine. Je ne suis pas non plus sociologue pour juger le fondement de son article. Dans son exposé, monsieur Barry censé connaitre l’impact que la colonisation a eu sur l’économie et surtout sur la vie sociale dans les colonies, n’a pas hésité de nommer la France comme étant le pays idéal pour résoudre les problèmes de la Guinée mentionnés dans son exposé.
Ceci dit, mon objectif ici est de démontrer que la France est loin d’être ce pays qui pourrait sauver la Guinée. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je veux attirer l’attention des lecteurs que je m’efforce d’écrire ce texte en français pour donner la chance à une plus grande audience d’interpréter mes arguments. Je me sens plus à l’aise en écrivant en anglais qu’en français. Vous m’excuserez alors si le style utilisé dans ce texte n’est pas à la hauteur des attentes !
Certes la France a des compétences que personne ne peut nier. D’ailleurs ma position est loin d’être contre les intérêts de la France. Je suis quand même persuadé que faire de la France un partenaire privilégié serait une faute lourde dans le contexte d’aujourd’hui. La France, qui n’est d’ailleurs une puissance économique que théoriquement, est responsable de tous les problèmes qui sévissent en Afrique. Evidement en tant qu’ancien maitre de ses colonies, la France est l’architecte du problème d’ethnocentrisme que nous vivons aujourd’hui en Afrique. Sans prétendre être historien ou sociologue, les réalités palpables dans les anciennes colonies françaises sont sans doute révélatrices du comportement néfaste de cette France sur ces colonies.
En tant que professionnel en Information Technologies, j’ai eu l’honneur de travailler pour une des plus grandes entreprises financières américaines. Ceci m’a donné l’occasion de voyager à travers le monde. Dans mes voyages de mission, j’ai visité pas mal de pays en voie de développement. Ce qui m’a plus marqué, est que les colonies françaises sont les plus en retard non seulement économiquement mais aussi et surtout socialement. Dans toutes les colonies françaises, les gens s’identifient soit par la religion, l’ethnie, ou la couleur de la peau. Cette catégorisation sociale autrement appelée à diviser pour régner, a été une méthode efficace utilisée par l’administration coloniale française dans toutes ses colonies.
Vous pensez que la Guinée a des problèmes ? Je vous conseille de jeter un coup d’œil chez les Togolais, Tchadiens, Congolais (Brazza et Kinshasa), Gabonais, Mauritaniens, Haïtiens, Algériens, nos frères ivoiriens sans oublier les Burkinabés. La liste est longue ! Dans ces pays qui ont la particularité d’êtres tous des colonies françaises, les populations locales vivent aujourd’hui les conséquences néfastes de cette catégorisation sociale. Par contre, les Anglais eux ont utilisé le statut social comme élément de catégorisation. Par exemple, dans beaucoup de colonies anglaises, le forgeron est classé en tant que forgeron, le cultivateur en tant que cultivateur, et le commerçant en tant que commerçant. L’avantage de ce système anglais est que si en tant que forgeron tu arrives à innover un produit qui bénéficie aux cultivateurs ou aux commerçants, tu seras supporté par le maitre colon pour promouvoir ce produit et tu seras rémunéré conséquemment. D’ailleurs c’est ce même système qui existait en Angleterre avant même le début de cette colonisation. Le système était tellement ancré dans la société anglaise elle-même, que les noms de famille des gens s’identifiaient à leur fonction sociale. On trouve aujourd’hui des noms de famille anglais comme Taylor, Barber, Butler, Stewart, Bush, Hunter. La liste est longue.
Ceci m’amène à parler de mon séjour en Inde pour la première fois au compte de l’entreprise financière qui m’employait à l’époque. Je rappelle que l’Inde est une colonie anglaise où le système de caste est toujours d’actualité. Si les colonies françaises n’ont subi en moyenne que 50 ans de colonisation, l’Inde, elle, a subi plus d’un siècle de domination anglaise. Ce pays riche en or et autres ressources était la convoitise de toutes les puissances européennes de l’époque. Aujourd’hui ce pays est devenu une vraie démocratie et socialement stable. Dans ce pays chacun respecte le statu social de l’autre. Alors qu’en Guinée, après 50 ans d’indépendance déclarée, des gens qui occupent des hautes fonctions de l’Etat, censés être le garant d’un équilibre social, utilisent l’ethnocentrisme hérité du colon pour conserver des avantages qu’ils ne méritent pas. Ils manipulent les jeunes fruits d’un enseignement de masse dans des universités non structurées et sous équipées.
Le Rwanda qui s’est un peu éloigné de la France, est cité en exemple de bonne gouvernance et croissance économique sur le continent. A vrai dire, la France avait un seul but : celui de se servir des richesses de ses colonies. On ne peut pas comparer les infrastructures réalisées dans les pays dominés par les Anglo-américains à celles dans les colonies françaises. L’exemple le plus frappant est Haïti et la République Dominicaine. J’ai visité ces deux pays limitrophes. La différence est indescriptible sur tous les plans.
Est-ce qu’on peut comparer la République Dominicaine à Haïti, ou la Corée du Sud à la Côte d’Ivoire, ou le Koweït au Congo Brazza, ou la République portoricaine à la Guadeloupe, ou la Guinée au Ghana ?
La Guinée n’a donc pas besoin de partenaire privilégié ! Même si elle en avait besoin, mon choix serait les Etats Unis. De toute façon la Guinée a plutôt besoin d’une vraie démocratie où le résultat des urnes serait respecté. Le fait d’avoir un régime présidentiel n’est pas le problème comme le prétend le professeur Barry. Le problème réel se situe au niveau du non-respect des lois déjà existantes. J’avoue que la violation répétée des lois et même de la constitution, est le noyau de tous nos problèmes. Le manque de justice est imputable à tout le monde. L’injustice est devenue une pratique courante. La classe politique et la société civile sont le fruit d’un système pourri hérité du maitre colon.
Pour terminer, je dirai que la Guinée a tout simplement besoin d’une vraie démocratie. Peu importe le type de régime instauré. Qu’il soit présidentiel ou parlementaire, l’essentiel est que la voix des urnes soit respectée. Pour le reste, laissons donc la mondialisation jouer son rôle. Les partenariats bilatéraux ne sont plus à l’ordre du jour dans le monde d’aujourd’hui. Donc il n’est pas question qu’on privilégie une entreprise française par rapport à une entreprise américaine, allemande ou chinoise. Le seul critère doit être la compétence des entreprises en compétition.
Abdoulaye Aziz Bah
MBA/MIS/PMP
Information Technologies Consultant
Chef d’entreprise
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Commentaires
La France, la grande Bretagne font parti des plus grandes puissances mondiales. Si malgré tout se que nous pouvons voir et apprécier des leur systèmes, nous sommes toujours incapables d'adopter ou adapter des valeurs des ses systèmes de manière efficace a nos sociétés, alors il faudra tout simplement admettre notre incapacité a nous prendre en charge.
Mamadou S. Diallo
Houston, TX.
Note sur le système social anglais: La rigoureuse stratification sociale Anglaise dont Abdoulaye fait référence constitue essentiellement l'une des critiques les plus acerbes que l'une des figures le moins notable de la révolution américaine (qui serait cependant l'instigateur de la Révolution Américaine avec son pamphlet "Common Sense" publie en Janvier 1776) avait adresse au système de gouvernance anglais.
Je pense qu'on ne devrait pas juger le système (Anglais ou français) d'absolument bon ou mauvais système. Tout dépend de la référence et du système de valeur.
Du n'importe quoi cet article.
Pas besoin d’être désagréable avec le monsieur. Quand on n’aime pas il faut zapper sur le texte sans faire de commentaire déplacé.
Merci mon ami Toure et bonne fête a vous deux (Toure et Bah).
Le problème n'est pas que la France défende ses intérêts (ce qui est normal), même si elle le fait mal en Afrique francophone, le problème est de ne pas avoir en face des interlocuteurs guinéens qui sachent défendre ceux de la Guinée. Nos roitelets africains bradent les intérêts du pays contre leur longévité à la tête du pays, sans contrepartie pour leurs citoyens. Il faut que ça cesse.
Et voila que Gandhi met les pieds dans le plat, tout est dit ici le reste c’est de l’ébrouement inutile……
Par ailleurs, il faut comprendre un peu ce que Monsieur Bah veut véhiculer comme idée. Il se base sur des exemples concrets - vécus au cours de son parcours professionnel – pour essayer d’expliquer a sa manière les biens fondes d’une certaine approche de la coopération des anglo-saxons - qui est plus pragmatique que dogmatique - par rapport a celle francophone - qui est un peu caduque - et portée vers certaines considérations obsolètes voir désuètes…….
Relativement a ce qui est dit, il faut reconnaitre qu’il n’est pas aise de parler de soit (…) mais quand on a bosse pour certaines multinationales et voyage dans différents pays pour faire sont travail et côtoyé toutes sortes de nationalités (dans le cadre du travail bien sure), il est plus facile de faire une comparaison entre la méthode francophone qui est un peu fane (ou dépassé - selon moi) a celle anglo-saxonne, qui est plus expérimentale voir empirique. Je ne vais pas rentrer dans certains détails comme monsieur Bah encore moins prétendre être le représentant d’un quelconque « courant anglo-saxon » sur ce site mais il faut reconnaitre quand même (expérience oblige) que l’approche des anglo-saxons est plutôt plus souple et moins ennuyant que celle francophone qui est plutôt porte vers le passe : les pré-carres, les réseaux (de la France-A-frique bien sûre), les copinages et autres paternalismes rétrogrades………etc.….
Maintenant en ce qui concerne la coopération on peut traiter avec tout le monde au même pied d’égalité sans discrimination. Mais pour cela il faudrait mettre face aux interlocuteurs étrangers (Tout le monde sans aucune exception ni de préférence - Sans oublier au passage que les pays n’ont pas d’amis mais plutôt des intérêts à défendre) des Guinéens aguerris qui sont à la hauteur pour défendre les intérêts de la Guinée avec maestria et dans les règles de l’art ………(s’il vous plait ce n’est pas le fils chanteur d’alhaji-prof qui fera l’affaire dans ce cas, encore moins les militants zélateurs a l’image de « Guinean » & Co).
Et eu égard a ce qui précède, si c’est les faux « Harvardiens, MIT-cars ou Sorbonnards locaux» - qui savent a peine dire bonjour correctement sans faire de bobo -, qui sont en face de certains jeunes sans expériences (qui ne connaissent l’Afrique qu’a travers des livres, rapports et autres documentaires qui ont glanes ca et la avant de venir négocier avec les Africains) qu’on envoie souvent en Afrique, c’est qu’on s’est mal barre.
Enfin le mieux, c’est de chercher à coopérer avec tout le monde – qu’ils soient des Chinois, les Européens, Américains, Brésiliens, Indiens etc.….- sans verser dans le nombrilisme qui caractérise les africains en général et le Guinéen en particulier.
Ceci est un reportage du journal les échos lors de la remise du prix International de l'économie à TIDJANE THIAM
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Le "Grand Prix de l'Economie" 2013 décerné à Tidjane Thiam (Prudential)
Par Nicolas Barré | 28/11 | 20:45 | mis à jour le 29/11 à 14:32 | 6commentaires
site :http://www.lesechos.fr/medias/2013/11/29/633243_0203156472732_web_tete.jpg
+ VIDEO - Le directeur général de Prudential a reçu jeudi soir le "Grand Prix de l’Economie", organisé par « Les Echos » et Radio Classique, en partenariat avec Freshfields Bruckhaus Deringer.
Sorti major de l’Ecole des mines de Paris, Tidjane Thiam se souvient : « Tous mes copains avaient des entretiens d’embauche sauf moi. » Le directeur de l’Ecole lui donne alors ce conseil : « Va voir chez les Anglo-Saxons ! » Trois ans plus tôt, le 14 juillet 1983, ce géant d’un mètre quatre-vingt-treize défile fièrement sur les Champs-Elysées. Sa grande taille lui vaut de marcher au premier rang de sa promo de l’X, lui, le premier Ivoirien de l’histoire à avoir été admis dans ce temple de l’élitisme républicain. « Ma mère est là, profondément émue de voir le plus jeune de ses sept enfants porter cet uniforme si symbolique de l’idée qu’elle se fait de la France », confiera-t-il plus tard. Mais l’idée et les principes sont une chose, la réalité de la société française en est une autre. Alors que l’on s’arrache les jeunes X-Mines comme lui, le jeune Franco-Ivoirien se heurte à l’étroitesse d’esprit des employeurs et au poids des préjugés à l’égard de ces « Français à trait d’union » : « En dix ans, je n’ai jamais été appelé par un chasseur de têtes. » Un de ses camarades d’école, devenu lui-même recruteur, avoue qu’il a cessé de présenter son dossier à ses clients français, lassé d’enregistrer à chaque fois des refus ! A vingt-quatre ans, Tidjane Thiam rejoint donc McKinsey, la firme de conseil américaine.
L'héritage de son père
Africain dans le regard des autres, victime du « plafond de verre », il tient pourtant comme personne « les fils de plusieurs cultures », selon le mot de Jean-Claude Trichet. Il n’y a pas plus attaché que lui à l’héritage de la République française, aux valeurs de la Révolution, au principe de méritocratie. Héritage que portait déjà son père, scolarisé de force par les colons, à la fois combattant de l’indépendance aux côtés de Félix Houphouët-Boigny et amoureux éperdu du pays des Lumières. Un père dont Tidjane Thiam décrit les sentiments dans un texte poignant, « Qu’est-ce qu’être français », le jour où celui-ci reçut les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. Emu aux larmes en entendant « La Marseillaise », cet homme qui avait lutté jadis pour la Côte d’Ivoire indépendante « resta jusqu’au bout fier de porter cette décoration, symbole de l’honneur retrouvé d’un Africain si français ».
Compagnon de lutte d’Houphouët-Boigny jusqu’à l’indépendance en 1960, son père est arrêté et emprisonné sous un prétexte fallacieux en septembre 1963. Le président ivoirien voit des complots partout, surtout parmi ses proches. Il traite même le père de Tidjane, qui a épousé une de ses nièces, de « Brutus » ! Journaliste, fondateur de la télévision ivoirienne puis bref ministre de l’Information, il est libéré deux ans plus tard. Tidjane a quatre ans. « Je jouais dans la cour de la maison. Une voiture est arrivée. Un homme en est sorti, c’était mon père. Le premier souvenir que j’ai de lui date de ce jour-là. » S’il a libéré ce « faux Brutus », Houphouët tient néanmoins à l’éloigner. L’ex-ministre est nommé ambassadeur au Maroc. Il y restera jusqu’en 1978, année du retour de la famille à Abidjan. « Mon père était extraordinairement têtu. Il avait été victime d’une injustice et il tenait absolument à ce qu’elle soit réparée. Il voulait être réhabilité exactement dans les mêmes fonctions que lorsque nous avions dû quitter Abidjan douze ans plus tôt, c’est-à-dire ministre de l’Information. C’était une question de principe. Et il a fini par l’obtenir… »
Parti pour une carrière dans les affaires, Tidjane Thiam, alors consultant chez McKinsey, décline une offre de Goldman Sachs pour revenir dans son pays, répondant à l’appel du successeur de Dia Houphouët, Henri Konan Bédié. « C’était un job passionnant. Je dirigeais une structure en charge de construire les infrastructures. Je rapportais directement au président. Il fallait construire des routes, des centrales électriques, des écoles, des hôpitaux, etc. » Le jeune X-Mines devient ministre du Plan et du Développement. Mais, à Noël 1999, alors qu’il se trouve en visite aux Etats-Unis, le président Bédié est renversé par un coup d’Etat. La plupart des ministres sont arrêtés. Tidjane Thiam décide de revenir à Abidjan, où il est placé à son tour en résidence surveillée. Le général Robert Gueï, qui a pris le pouvoir, lui propose de le rejoindre, ce qu’il refuse, préférant quitter le pays.
Repéré
Alors que ses copains de l’X, Frédéric Oudéa, Jean-Laurent Bonnafé, Alexandre de Juniac et les autres connaissent une carrière brillante au sein de grands groupes français, l’intuition du directeur de l’Ecole des mines se vérifie : Tidjane Thiam est repéré par Aviva, un assureur britannique, dont il devient le patron pour l’Europe. Il développe les opérations de l’assureur dans les pays d’Europe de l’Est, s’attaque au prometteur marché turc, porte Aviva au rang de numéro un de l’assurance en Pologne. Mais, à l’été 2007, la nomination d’un nouveau CEO chez Aviva éloigne ses chances d’atteindre le sommet. Il quitte alors Aviva et se retrouve… chez lui, sans emploi. « On m’avait imposé une période de six mois pendant laquelle je n’avais pas le droit de retravailler dans le secteur », confie-t-il dans un entretien aux Echos en février 2013 . « De septembre 2007 à mars 2008, j’étais donc à la maison et j’ai vu plus de monde que jamais dans ma carrière. Ça m’a permis de prendre le pouls de l’économie. J’ai alors acquis la conviction que nous allions vers des difficultés majeures. »
A Londres, ses origines ne sont pas un handicap. A un détail près. Le « chairman » de Lloyd’s, le vénérable marché de l’assurance fondé dans un café londonien en 1688, le prévient : « votre problème à la City ne sera pas que vous êtes noir, c’est que vous êtes français ! » Le « Français » est un rationnel têtu comme son père. Le monde va connaître tôt ou tard une crise financière majeure, Tidjane Thiam en est convaincu. Lorsqu’il est recruté par Prudential en mars 2008 comme directeur financier, il prend alors tout le monde à contre-pied. « Prudential avait pour projet de distribuer 7 milliards de livres sterling que nous avions accumulées au fil de notre histoire. C’est moi qui devais en être chargé », dit-il. Le nouvel arrivé s’y oppose. Chez « Pru », comme on surnomme l’assureur dans la City, on est stupéfait de l’audace du nouveau directeur financier. Mais Tidjane Thiam ne se démonte pas et convainc le conseil d’administration de revenir sur son projet. Nous sommes en mai 2008. « J’ai expliqué au board que si nous éliminions ce “coussin financier”, nous serions exposés directement aux mouvements de marché. Avec le recul, on voit bien que si nous avions mis en œuvre ce projet, nous ne serions pas là. » Quatre mois plus tard, c’est la faillite de Lehman Brothers... Tidjane Thiam est l’un des rares à avoir vu venir le cataclysme financier. Un an plus tard, le board le choisit pour diriger l’assureur. Il devient le premier patron noir d’un groupe du FTSE 100.
A l'origine des plus grands raids financiers
Il va alors très vite se trouver à l’origine d’un des plus grands raids financiers qu’ait jamais connus la City. Sa proie s’appelle AIA, il s’agit de la branche asiatique – et saine – du géant américain de l’assurance AIG, alors au bord de la faillite. Tous les groupes financiers du monde sont encore ébranlés par la crise financière, qui est loin d’être terminée. Mais une affaire comme AIA est une occasion en or. En mettant la main dessus, Prudential deviendrait immédiatement un leader mondial de l’assurance. Mais, pour y arriver, il faut lancer une OPA gigantesque à 35 milliards de dollars.
Tidjane Thiam a conscience de l’énormité de ce qu’il demande à son conseil d’administration et à ses actionnaires. N’est-ce pas un risque financier inconsidéré ? Le nouveau CEO de Prudential saura-t-il gérer le mastodonte issu de cette fusion géante ? A la City, certains analystes montent au créneau contre le projet. Une partie de la presse britannique aussi. On s’inquiète des visées pharaoniques de Prudential. Le vénérable assureur ne se met-il pas en danger ? Même les tabloïds s’en mêlent, troublant le jeu par des ragots.
Mais Tidjane Thiam convainc le conseil : l’acquisition d’AIA est bien l’opération du siècle. C’était le joyau de l’empire déchu d’AIG et l’occasion de l’acheter à ce prix ne se représenterait jamais. Soutenu par ses administrateurs, le patron de « Pru » négocie le deal et ne vit plus que dans l’avion entre Hong Kong, Londres et New York. Mais ce sont les actionnaires de Prudential qui, in fine, feront échouer l’opération. A 35 milliards de dollars, Prudential avait l’accord d’AIG. Trop cher, ont-ils jugé. Trois ans plus tard, l’ex-pépite asiatique de l’assureur américain vaut plus de 60 milliards de dollars ! De quoi avoir quelques regrets...
Cet échec a convaincu Tidjane Thiam d’accélérer le basculement de son groupe vers l’Asie, en pleine croissance. Le vieil assureur britannique est devenu en quelques années un acteur majeur dans les pays émergents. Il réalise désormais plus de 30 % de son activité en Asie contre moins de 10 % lorsque Tidjane Thiam en a pris la tête, pour un volume d’affaires qui a lui-même triplé. L’Asie représente aujourd’hui les deux tiers de ses profits et son ancrage dans des pays à forte croissance lui vaut d’être devenu l’assureur britannique le mieux valorisé en Bourse.
Aujourd’hui, Tidjane Thiam regarde d’autres marchés émergents, y compris en Afrique, où certains pays comme le Ghana commencent à devenir attractifs. « Notre métier consiste à financer l’économie à long terme, c’est ce qui est passionnant », dit-il. « Il n’y a rien de plus stupide que d’opposer la finance à l’économie réelle. Nous faisons partie de l’économie réelle. »
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Ceux qui appuient un partenariat stratégique avec la France n'ont jamais travaillé avec eux dans des dossiers d'envergures, je ne parle des petits dossiers. Et c'est là qu'il faut reconnaître si la FRANCE est bien en tant que partenaire ou non.
N'est ce pas la FRANCE qui a formé les HUTUS, les ont assisté militairement et financièrement dans le génocide RWANDAIS contre les TUTSIS. Ce pays est il digne d'être partenaire stratégique à la GUINEE?
Au dèlà, la FRANCE et ses medias sont les seuls à avoir amplifié les affrontements inter confessionnels en RCA. Revoyez et analysez les reportages et journals télévisés de la FRANCE: à chaque fois, ils disent le PREMIER PRESIDENT MUSULMAN DANS UN PAYS À 80% CHRETIEN et même si au début il n y avait pas des affrontements interconfessionnel, c'est la FRANCE qui est quelque part responsable de cette amplification ayant abouti à créer le CHAOS.
Merci tout de même de votre contribution au débat.
La France est multiple, il y a celle de De Gaulle, des rois très chrétiens, de Sarkozy, de Kouchner, de Bouygues, de Dassault, de Sartre, de Hugo, de Ferry, de Balzac, du pied noir, de Proust, de Jules Ferry, de Guénon, Proudhon, de A. Comte, de Verschave, de Descartes, de Bolloré, du pêcheur breton, du paysan bourguignon, d'yves Saint Laurent, de Coco Channel, la france du club " le siècle", de NTM, de Robespierre, de Mgr Lefebvre, du dealer de shit de Bobigny etc. laquelle ferait notre affaire?
Il ne faudrait pas confondre le système d'intégration et de promotion des immigrés à ce que ce pays peut nous apporter chez nous, cet amalgame est à mon sens une preuve du réflexe de colonisé que beaucoup d'entre nous continuons de traîner.
La question est de savoir si oui ou non, l'État Francais à son stade actuel de "développement" et de "progrès" (termes plus polémiques que jamais) peut nous apporter son savoir-faire dans le cadre d'un partenariat gagnant - gagnant.
Mon avis est que oui à condition que nous sachions ou nous voulons aller, et sur la base d'un modèle propre tenant compte de nos réalité historiques et sociales. OUI à une certaine France conforme à nos valeurs et nos intérêts bien compris et NON à la France des réseaux maçonniques (la quasi totalité des présidents africains francophones y végètent) et de la francafrique.
Enfin, préférer les anglosaxons à la France sur la base de l'impérialisme, c'est se tromper lourdement sur ce que sont/furent les anglais et leur excroissance d'outre atlantique.
En réalité tous les pays défendent leurs intérêts, quels sont les nôtres?
@ Berty, je ne suis pas Dr Dre (Nigger With Attitude) mais quand tu joues au repugant je n'hesiterai pas un instant a te dire "you can s*ck my d*ck" or go f**k yourself old fart" lol.
Moi je me mesure pas à un fou!!!!!
Il faut que les gouvernants sachent travailler avec tout le monde, toutes les competences sans pour autant vouloir forcement "convertir" les ames ou les obl;iger a adherer a leur parti. Mais ce dirigeant la n'est pas pour aujourd'hui ni pour demain !
D'ethnocentristes sur ce site! Ceux qui sont nes et ont grandi en Guinee savent que nous sommes tous des mandingues d’une facon ou d’une autre . Dans mon cas, j’ai grandi en ecoutant sory Kandia, Manfila Kante, Mory Djely, Bambino, et Salif Keita, en lisant Camara Laye et l’epopee mandingue. Le seul heros que je connaissais, jusqu’a bien recemment, etait Samory Toure. Le seul dictateur que je connaissais etait Sekou Toure. Fait attention de ne pas assimiler le "combat en faveur de la démocratie" des uns et des autres a de l'ethnocentrisme pure et simple
Je n’ecris plus de brouilllons! pas par manque d’inspiration mais a cause des imbeciles comme toi








