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Alerte ! L’opposition pourrait disposer de la majorité des 2/3 et Cellou Dalein Diallo grimper au perchoir !
Saïdou Nour Bokoum Lundi, 16 Décembre 2013 19:57
Guinée, cherche désespérément juriste constitutionnaliste.
Définition : une constitution est un contrat social
Une constitution est un ensemble de principes généraux universels, de prescriptions et de lois, de règles de droit qui organisent et détaillent les droits et devoirs entre des communautés d’hommes et de femmes qui conviennent de vivre ensemble sur un même territoire et de partager des biens, des valeurs de civilisation (Léopold-Sedar Senghor) ou chartes ancestrales (David Robinson ?), qu’ils se transmettent de génération en génération.
Ce contrat social, qui exprime un vouloir-vivre ensemble est décidé par l’ensemble des communautés et/ou leurs représentations les plus larges que possible.
Exemple : Etats généraux
On pourrait retenir dans l’histoire universelle et celle de la France de l’Ancien régime, la Constituante de 1789, même si la Constitution américaine est antérieure de 2 ans (n’est-ce pas Excellence Laskaris ?).
Résolution des chasseurs bamanas-maninkas
En Afrique, notamment dans une large partie de l’Afrique de l’ouest, ex « Soudan français », il y a la Résolution des chasseurs bamanas-maninkas, qui règle un vouloir-vivre en commun de plusieurs formations sociales de cette partie de l’Afrique, et pas seulement les « chasseurs » en particulier. Je dis Résolution et non « Charte», pour éviter toute confusion avec la « Charte de Kuroukan Fouga », une exploitation abusive, voire un faux, confectionné en 1998, à partir d’une authentique constitution élaborée au seuil du 13e siècle, quand l’Europe semblait somnoler ou veiller sur une scholastique figée dans de vieux grimoires ‒ une autre ineptie dont nous parlons ailleurs1.
La Charte de Kouroukan Fouga est esclavagiste, alors que la Constitution des Chasseurs ne l’est pas, au contraire ; c’est même un des mobiles de la guerre qui opposa Soumawolo Kanté et Sondiata Kèta qui en sortit apparemment victorieux2. Mais c’est un autre débat important, étroitement lié à la situation concrète de la Guinée ethno-démocratique, n’est-ce pas Excellence Laskaris, mais comme promis je « reviendrai vers vous ».
Des Etats généraux et des constituantes
Les Etats généraux en France en 1789 se sont autoproclamés Assemblée constituante. On connaît la formule prêtée à Mirabeau. Peu importe l’auteur, l’essentiel étant que c’est la pratique de cette formule qui régit tous les Etats dits démocratiques et modernes: « Nous sommes ici par la volonté du peuple et n’en sortirons que par la force des baïonnettes »
C’était au Palais de Versailles où trônaient Louis XVI et la première Dame, Marie-Antoinette, qui y laisseront leur tête entre les mains de l’humaniste M. Guillotin3. Cette tragique « anecdote » éclaire définitivement les notions de légitimité et de légalité. Si la légitimité n’est pas de droit divin, comme certaines monarchies d’Europe d’alors, sa source est populaire. Sa force est d’abord biomécanique qui fonctionne par le maniement de trois haches ou plutôt trois H : la horde, la herse et la hache ! La horde des serfs et des roturiers dont mon professeur d’histoire au lycée disait :
« Ils avaient peur, ils étaient terrifiés, ils étaient rivés à la glèbe ».
La herse ou la houe, notre daba, instrument aratoire (agriculture..) en usage à Kankan-Kouroussa-Siguiri-Zowota-Sourougambè (c’est à Dinguiraye..). Quand la plèbe a remué la terre, aplani les monticules et les montagnes de vols et de mensonges, vient la petite minorité, bande de pillards en cols blancs faits en papiers sorbonnards ou plus souvent polycards (ma fameuse Ecole guinéenne : le PDG plus le libéralisme dixit l’ex honorable Somparé). Ils écrivent, d’une plume trempée dans la sueur, les larmes et le sang des lambdas, dont la plupart sont une bande de « jeunes excités » (Gros Resco) qui trinquent leurs vies à notre santé.
Donc ils rédigent des constitutions, des lois organiques en veux-tu en voilà , surtout qu’ils n’ont plus besoin de papier avec les NTIC. Sauf votre respect frères et sœurs, je pense à un « lyric » des rappeurs de NTM.
(.…….)
Des constitutions guinéennes
Seule la Constitution du 28 septembre est légitime et légale. Hélas, s’y est très vite greffée une excroissance maligne qui partait du Pont des pendus au Camp Boiro. Mais nous en sommes toujours, après 55 ans, à notre première République. Il n’y a pas eu de changement de régime légitime ni donc légal. La France en 224 ans en est à sa Ve République. Elle en a changé – moyenne mécanique – tous les 40 ans. La Guinée, en 55 ans en est toujours à sa première république. Pas mal. Ou déplorable, vu l’état lamentable de ce quasi-cimetière. Si la transition continue avec cette « nouvelle assemblée » croupionne, le cimetière de Cameroun va devoir s’étendre jusqu’aux rivages de la Sanaga maritime.
La loi fondamentale de 1991 n’est ni légitime ni légale. Ce sont des putschistes qui ont commis des clercs cooptés on ne sait comment, à l’insu du peuple pour l’élaborer. Répondre par oui ou par non pour l’adoption d’un gribouillis qui finira par juter du sang, dès 1993 (voir Loi anticasseurs), ne donne aucune légitimité à cette constitution. Qui ne dit rien consent. Faux, quand il s’agit du changement social ! Justement, depuis, on n’a que ce mot à la bouche, enrobé dans une monotone mélopée incantatoire :
Réconciliation nationale
Réconciliation nationale
Ré..
Alors qu’on n’est pas en guerre, malgré les chants de ruines et de sang qui nous cernent à toutes nos frontière et dont les millions de victimes se réfugient chez nous !
Depuis 55 ans, cette légitimité est déchirée, trouée par des cailloux, des balles, des vols, des viols, des dénis de justice et des forfaitures.
Ce premier référendum et par filiation, n’a fait que bricoler comme Doctor Folamor (Stanley Kubrick ?), une théorie de lois fondamentales, d’ordonnances et de lois organiques en alu, comme Terminator. Contrairement au référendum de 1958 où toutes les « Guinées » comme un seul homme ou une seule femme, ont dit massivement Non ! Et la Constitution nationale n’a fait qu’actualiser ce que des députés du Parlement français avaient préparé, qu’importe si des députés des colonies l’eussent minoritairement rejetée. Notre parlement-constituante l’avait adopté majoritairement, ainsi que la constitution française de 1946.
Est-il besoin de nous égarer dans le dédale des césariennes qui ont émaillé les naissances des avortons qui ont suivi : nouvelle loi fondamentale (illégale : Conté ayant méprisé l’avis de l’AN et de son bureau (Biro ?) d’alors, donc, lois organiques à la pelle au point où l’on ne sait plus comment et si on peut ou non, bloquer le fonctionnement de la nouvelle Assemblée pour l’adoption du nouveau règlement intérieur : majorité simple ou majorité qualifiée (2/3 de 114 égal 58).
Vous voyez l’absurdité d’une minorité de blocage, 33,33% (comme dans une SARL pour « plus de latrines au marché de mon village » ou mon association pour la défense des BB Fuck, désolé mes sœurs, dont on bloque la décision du CA.) qui empêche le fonctionnement de la nouvelle assemblée, installée. Et alors le président de la République, qui par masochisme politique (comme une certaine opposition), siffle la fin de la récréation alors que les classes n’ont pas commencé, sous prétexte que maintenant il lui faut à sa majorité trouver ici et maintenant, 16 députés ? D’ailleurs, soit, l’Assemblée est bloquée, que feront les députés :
- aller se balader sur l’Axe ?
- ou rester là sur leurs marocains à se tourner les pouces tout en empochant le pognon du Guinéen, ce « damné de la terre » (F. Fanon) ?
Oubliés les jeunes martyrs !
ALERTE : possibilité d’une cohabitation à la française !
Il semble que CDD sera élu président de l’Assemblée :
Dialikatou rejoint Cellou qui est son tonton depuis au moins la création de l’ADP/Collectif alliance facilitée par JMD dans le dos de Lansana Kouyaté (JMD qui deux ou trois jours après, ira chercher son nouveau centre de gravité ailleurs)
Quelque 15 dépités, voire plus, de la mouvance ne sont toujours pas d’accord avec le choix par Fama de Kory Koundiano, comme l’homme du perchoir et ils sont si déterminés qu’une réunion de tous les périls a dû se tenir encore (ce samedi 14 décembre) au siège du RPG (d’aucuns disent même à la présidence) où Alpha aurait sorti de son chapeau de grand Grigriman Diao Kanté (voir le pédigrée de ce migrant à l’UPR ?). Et le vote au bulletin secret rend tout retour en arrière de ces « traitres » très problématique. Donc malgré les précisions d’une décision enfin acceptée, nul ne sait ce qui se passera dans l’isoloir. Tout dépendra du sens que ces gouttelettes de l’Arc-en-ciel ont de l’honneur, de la dignité et de l’éthique que contient tout de même le Politique.
Voilà qui rend moins urgente la suite de ce papier que j’écourte – provisoirement – pour prendre son dernier virage comme dirait Fana Soumah de la R-PDG.
Dans ce cas
1- La nouvelle majorité qualifiée de l’opposition devrait après l’élection de son président, voter une loi afin que nous entrions dans une deuxième république avec
- un gouvernement qui définit (ou détermine) l’action gouvernementale et la met en œuvre, sous l’arbitrage du PRG ;
- un gouvernement responsable devant l’Assemblée nationale qui peut le censurer, avec les conséquences qui pourraient s’ensuivre (voir l’article 92 en son dernier alinéa de la constitution de 2O1O).
2- Voter une loi organique qui rétablit le vote du règlement intérieur par une majorité qualifiée.
3- Voter une loi qui crée la Cour constitutionnelle (ou si, comme il semble, elle existerait sur papier déjà , qui la fait promulguer) et qui met fin aux compétences (enfin à l’incompétence) de la Cour suprême, renvoyée à son rôle de cassation ou de confirmation d’arrêts du juge de l’Appel.
Nous en finirions enfin avec cette transition qui n’a que trop duré et nous entrerions enfin dans un nouveau régime, la 2e République.
On peut toujours rêver d’ici le lendemain de l’installation de la nouvelle Assemble, le 16 décembre dit-on.
Puisque je sais par expérience, que par sa culture et dans sa praxis, notre opposition n’accepte jamais une réflexion apportée du dehors, ce dehors, contrairement au réflexe pavlovien, ne se réduisant pas à la diaspora. Donc vivement un autre mouvement qui s’ouvrira à une praxis venue du « dehors » bien compris, qui s’ajouterait au mimétisme des batoulas (courtisans) ; si l’on veut éviter les sentiers peu glorieux (pastiche d’un autre fameux chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, eh oui, encore lui) qui ne conduiraient qu’à un cimetière de lois où se perpétuerait une transition qui fait la honte de l’Afrique et des démocrates du monde entier.
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
www.nrgui.com, Nouvelle République de Guinée
NB : je suis conscient, je l’ai dit plus haut, du fait que ce papier est « cassé » quelque part et plein de coquilles, actualité et rumeurs surréalistes obligent.
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Notes :
- Lire les deux derniers commentaires que j’ai signés sur GuineeActu : http://guineeactu.info/debats-discussions/tribunes-libres/3869-et-si-lopposition-ne-siegeait-pas-.html
- Il s’agit en mode nocturne (A. Hampâtè Bâ) de l’occultation du Sacré bamana-maninka, et non de sa défaite, et de la « domination » exotérique de l’Islam.
- Humaniste parce que le sieur Guillotin a inventé la guillotine qui allégeait le supplice des condamnés à mort : il est difficile d’égorger un être humain (source : Claude Derhan, en train de créer un « rhizome » linguistique de la langue de Molière).
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Commentaires
Donc avant qu'on ne décide que «présidentielles étaient urgentes mais Cour-Constitutionnelle (seule désignée pour en juger et seule véritable innovation de la "Consitution-Ouaga" ou "Gaou") pouvait attendre ». C'est toute la beauté du consensualisme des "Força Wiwa" : « vite au championnat, à plus tard l'unique arbitre ». Ce doit être ça la procrastination, dont parle Tonton Ansoumane Doré : « la tendance à remettre au lendemain ce qui est à faire ». C'est un fait de nos uniques stars nationales : "les intouchables leaders" !
Et Vlan ! C'est la Cour Suprême - celle qui en défaveur de sa "jumelle" (si-si la Constitutionnelle est une Cour suprême bis) a bénéficié de distorsions (pardon, dispositions) transitoires dans la constitution-Gaou -, qui leur rappelle qu'il y'a eu procrastination consensuelle des candidats d'alors au «gouvernement d'union nationale», devenus mouvance et opposition d'aujourd'hui). Ce « gouvernement mort-né » des « on est tous pareils ; celui d'entre nous qui sera élu fera tout ce que vous dites-là (s'adressant à «ceux qui ne proposent rien») ; Am bè Kélen, Ko men Youppou è Wantchin : plus-tard, après l'élection du PRG, le peuple (des lambdas) pourra choisir pour qui, ou contre qui, mourir ».
La « victoire du peuple » (TAB) a été confisquée (encore) !
- Pour la petite anecdote, j'ai récemment lu quelque part que (pour x, y et z raisons) la constitution-Ouagaou de 2010 était légitime et légale. Et donc naturellement mon esprit tordu s'est interrogé : en vertu de quelle loi (décret), du plus qu'illégitime "CNDDiste en second" (Sékouba Konaté), serait-elle légale ?
A très bientôt !
Comment se fait-il qu’un gardien de nuit (Mandela) a réussi à libérer son peuple pendant qu’un vendeur d’essence (Dadis) a violé et tué plus 157 personnes en pleine journée?
Comment un avocat de profession (Mandela) a réussi à rassembler son peuple sous une même bannière alors qu’un soi-disant docteur en droit (Alpha Condé) divise son peuple et souhaite diminuer 40% de la population à seulement 20% avant la fin de son mandat ?
Comment se fait-il qu’un paysan (Mandela) a réussi à gérer un état alors qu’un autre paysan (Lassana conte) avait totalement échoué à élever même son fils ainé?
Comment est-ce qu’un panafricaniste (Mandela) a sauvé des vies a travers la non violence et l’unité au moment ou un autre soi-disant panafricaniste (Sékou Touré) s’est défait de son élite et de son peuple au Camp Boiro sous un prétexte fallacieux de complot contre la révolution?
Nous devons tous méditer sur cette citation d’Honoré de Balzac:
« Le génie a cela de beau qu’il ressemble à tout le monde et que personne ne lui ressemble. »
-Sauf hypocrisie éhontée, notre réconciliation n'est pas plus difficile à obtenir que celles de l'Afrique du SUD, du Libéria, de la SL, des Allemagnes etc... Mais chez-nous il y'a "sorcellerie-politique sous roche"; tout y est compliqué, par le fait des «enfants-gâtés» de la République.
-Par contre, vous me pardonnerez Tonton, j'ai zappé l'alerte...C'est entre-nous !
Bien a vous!
Wait and see!
Ousmane Kaba serait en train de remuer les consciences pour empêcher Koundiano d’être élu.Sa vision est politique,affaiblir Alpha Condé pour se porter candidat à sa succession.








