Cécé Roger Haba Jeudi, 12 Décembre 2013 00:27
Amadou Hampaté Bah, grand penseur africain, disait un jour : « un chef qui commence à tuer devient très vite gardien de cimetière ».
C’est le cas du « président » Alpha Condé, devenu gardien-chef de cimetière depuis son arrivée au pouvoir. Car il a installé le pays dans un climat d’inquiétude, de suspicion généralisée et de terreur ponctuée de massacres. Chacun a peur de son voisin, s’en méfie, et le soupçonne d’être un possible délateur pour le compte du pouvoir. C’est le retour indiscutable du régime abject du P.D.G.
Les populations guinéennes continuent donc d’être traumatisées par une série de tragédies nourries par des arrestations arbitraires.
L’escadron de la mort du citoyen Alpha Condé fonctionne actuellement à plein régime. La vie de tous ceux qui dénoncent sans complaisance les travers de son régime est plus que jamais menacée. Tous ceux qui sont opposés ou non au régime doivent éviter de se rendre actuellement en Guinée. D’ailleurs, mêmes les investisseurs qu’il appelle de tous ses vœux, évitent de se rendre à Conakry.
Pour le citoyen Alpha Condé, la politique est l’art de la sournoiserie et de la tromperie. L’insécurité qui règne dans notre pays est voulue et entretenue par lui et son équipe. Il ne faut pas aller chercher loin les causes profondes du mal. En effet, les forces du mal ne sont ni à Paris, Washington, Dakar, Abu Dhabi ou ailleurs. Mais bel et bien à Kaloum.
Jugez en vous-même :
Les abominables crimes qui continuent d’être perpétrés dans notre pays ont débuté pendant la transition dirigée par un certain général ombrageux répondant au nom de Sékouba Konaté.
Mais, ce sont le citoyen Alpha Condé, son représentant au ministère de l’Enseignement pré universitaire, le facho Ibrahima Kourouma, l’occupant du ministère des Mines, le sérial killer Mohamed Lamine Fofana, qui sont les principaux instigateurs de tous les crimes perpétrés à ce jour dans notre pays. L’histoire le retiendra.
L’escadron de la mort mis en place par le citoyen Alpha Condé fonctionne parfaitement. En voici les vrais principaux responsables :
Ce groupe, constitué de dangereux personnages, loue aussi ses services à certains hauts cadres de l’administration, soit parce que ces derniers veulent prendre la place de leur victime dans l’administration, soit par ce qu’ils veulent régler des comptes personnels.
Ibrahima Kourouma, l’assassin Mohamed Lamine Fofana et leurs camarades de l’escadron, se livrent également à des braquages à Conakry et à l’intérieur du pays. Ils ont rendu d’énormes services au citoyen Alpha Condé qui leur donne la possibilité de travailler non seulement en service commandé mais aussi pour leur propre compte. Ils sont parfaitement couverts par le sieur Alpha Condé et son régime. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, ni la gendarmerie, ni la police ne parviennent à éradiquer la criminalité voulue et entretenue dans notre pays.
Afin d’assurer une efficacité à cette équipe de brigands, plusieurs fonctionnaires furent arrêtés ou mutés ou renvoyés tout simplement de leur service. Tous les hauts fonctionnaires proches du capitaine Dadis Camara, qui occupaient des postes de responsabilités, notamment dans les Forces de Sécurité, étaient directement concernés. On peut certes comprendre qu’un président, même coopté, veuille choisir ses collaborateurs directs. Mais cela doit-il obligatoirement conduire à une purge massive et généralisée de l’Etat de tous les cadres et fonctionnaires qui ne partagent pas l’idéologie du RPGonne nuit ?
Or il apparaît clairement ici que ce que le président coopté appelle « réforme de l’armée et de l’Etat », n’est qu’un immense nettoyage par le vide, visant à remplacer aux postes de décision les vrais enfants du pays par des militants du parti-Etat RPG.
Ce sont entre autres :
Une liste noire constituée de civils et de militaires (essentiellement peuhls et forestiers) qui vous sera prochainement communiquée, avait été soigneusement dressée par le sieur Ibrahima Kourouma sous l’autorité du citoyen Alpha Condé. Figuraient sur cette liste des personnalités considérées hostiles à l’arrivée au pouvoir du candidat Alpha Condé.
Malgré ce comportement inadmissible et haïssable, ce monsieur (Alpha Condé) qui n’a aucune attache avec notre pays, a le toupet d’affirmer dans Jeune Afrique n° 2628 du 22 au 28 mai 2011 et je le cite : « je n’ai de leçon à recevoir de personne en matière de démocratie ». Affligeant, non ?
Cependant, malgré les graves menaces qui pèsent sur la tête des populations guinéennes, elles ne doivent pas perdre espoir.
Il est fort possible, qu’un jour, « une grande vague d’eau propre détournée par un grand fleuve d’espoir qui n’a jamais tari », vienne nettoyer les écuries des pouvoirs publics Guinéens souillées par le régime du citoyen Alpha Condé.
Cécé Roger Haba
Paris, France
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