Brigandage politique et économique sur fond de népotisme

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BALDE_Abdoul_2_01L’aspiration à la dignité est un invariant de la nature humaine. Notre pays est depuis longtemps trainé dans la bassesse et l'humiliation par des présidents tous plus pervers les uns que les autres.

En 2010, il n’y a pas eu d’élection présidentielle dans notre pays au sens propre du terme. Le présumé vainqueur de cette consultation avait été tout simplement coopté par les décideurs de l’armée et les lobbies mafieux affairistes.

Les élections législatives préfabriquées par le RPG lui ont permis d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale. Un tel agissement pervertit la démocratie, fausse et inverse la sincérité des résultats. On appelle cela du brigandage politique. C’est une victoire à la Pyrrhus sans risque et sans gloire. Or tout pouvoir qui n’émane pas de la souveraineté populaire, librement exprimée par des élections libres, équitables et transparentes, est illégitime et ne peut engendrer que le totalitarisme et la dictature.


La fraude électorale est un crime contre la Nation

Nous avons le devoir patriotique d’arrêter ce processus par tous les moyens. Il y va de la survie de la terre de nos ancêtres. C’est notre seul bien commun.

En Guinée, la justice est aux ordres du sieur Alpha Condé, les médias sont bâillonnés, la société civile réprimée, matée et enfin l’opposition est laminée.

Il ne croit pas dans les institutions. Le citoyen Alpha Condé est l’unique institution de la République. Il détient à lui seul le politique, le législatif, le judiciaire et même le médiatique. C’est le totalitarisme parfait.

Ses multiples et ruineux voyages à l’étranger à la recherche d’hypothétiques investisseurs n’ont eu aucune retombée tangible sur le plan des investissements. Les économistes vous diront qu’un investissement est un pari sur l’avenir. Or l’avenir du régime est très sombre. Les vrais investisseurs craignent donc à juste titre ce pays qu’ils considèrent comme l’un des plus corrompus de la planète.

Par ailleurs, le népotisme est devenu la nouvelle maladie sénile du citoyen Alpha Condé. Quand il n’est pas l’oncle, il est le parrain, le frère, le cousin, l’amant ou le cocu magnifique de son entourage.


Le népotisme est une forme d’endogamie, une ultime régression

Depuis son arrivée au pouvoir, Sékhoutoureyah est devenu, au fil du temps, un arbre généalogique dont les ramifications s’étendent du gouvernement aux départements ministériels en passant par les préfectures et les ambassades.

Son parti le RPG n’est plus un parti politique, mais une agence de placement familiale voire tribale ou ethnique. 

Selon Balzac, le népotisme est  « une tyrannie invisible, insaisissable, qui a pour auxiliaire des liaisons puissantes, le désir d’être au milieu de sa famille, de surveiller ses propriétés, l’appui mutuel qu’on se prête ».

Comment l’immense majorité des Guinéens ne se sentirait-elle pas exclue de cette monstrueuse confiscation de l’Etat par une famille ?

Les vrais problèmes de notre pays sont à des années lumières de ses brigands cloitrés à Sékhoutoureyah et qui prétendent nous diriger.

On peut donc affirmer avec raison gardée que si, avant l’arrivée au pouvoir du sieur Alpha Condé, la Guinée était crispée, aujourd’hui, elle est devenue crispante.

Il faut se débarrasser du régime d’Alpha Condé le plus rapidement possible. Il y va de la survie de ce que nous avons de plus cher en commun : notre patrie.


Dr Abdoul Baldé
Rouen France

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Commentaires  

 
+5 #2 celloumbah 10-12-2013 00:33

Que tout le monde se lève pour chasser AC sinon il n'y aura jamais de démocratie en guinée.
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+5 #1 amadousdialamba 09-12-2013 22:27

LA TRANSITION CONTINUE EN GUINEE : Le regard du peuple est tourné vers l’échéance de 2015 encore. D’ici là, que d’embuches et d’incertitudes. L’ouverture de cette énième nouvelle fenêtre d’espoir m’amène à faire un aperçu sur le passé et l’avenir du processus démocratique en Guinée. Le constat général sur l’histoire des consultations prouve que, depuis l’indépendance, aucune élection n’a été ni démocratique ni libre, encore moins transparente dans notre pays. Je parie que le vrai changement que nous attendons n’arrivera que le jour où nous parviendrons à chasser, de force, un président en place. Soit par un mouvement spontané, semblable aux printemps arabes, ou par un moyen plus illicite. C’est après quoi seulement que nous arriverons à élire librement notre Président. Tant que c’est le régime en place qui supervisera les élections, il s’attribuera toujours la victoire. Et ce, quel que soit l’issu des résultats des urnes. Souvenez-vous combien de fois nous avons gaspillé des fonds inutilement pour des simulacres de consultations. Depuis 1958, il y a eu, au total, 8 consultations : quatre au temps de Sékou (1961, 1968, 1974, 1982) ; trois au temps de Conté (1993, 1998 et 2003) et bientôt deux au temps du Mossi, sans vraiment respecter la volonté du peuple. Soyons plus sérieux pour mettre fins à ces turpitudes. Sans la détermination du peuple tout entier, la démocratie ne triomphera jamais sur la dictature.
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