Quand l’absence de mémoire collective perpétue la mainmise du système criminel sur notre pays

Facebook Imprimer    

 

La fin des années 50 a vu l’émergence des mouvements de lutte pour la décolonisation de l’Afrique. Dans la Guinée française, des partis politiques furent créés avec des objectifs allant dans le sens de contribuer à l’accession du pays à la souveraineté nationale de la colonie Guinée qui fut créée par les soins de la puissance coloniale. La future nation gardera la configuration frontalière avec quatre régions : la Forêt, la Haute Guinée, le Fouta Djallon et la Basse Côte.

Chacune de ces régions avait sa spécificité. La société guinéenne actuelle est la résultante des quatre civilisations marquées dans leur ensemble par le fait colonial. La lutte pour l’indépendance a ainsi été différemment influencée par l’héritage socioculturel de chacune des régions à travers les méthodes utilisées par les uns et les autres.

Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara et Sékouba Konaté ont successivement laissé leurs traces à ce que l’on peut appeler l’édifice commun bâti de destruction des valeurs morales et de la promotion des tares. Condé Alpha ne pouvait pas trouver mieux.

C’est malheureusement au cours de cette période qui a vu la naissance du jeune Etat que le PDG - RDA qui avait organisé des pogromes entre Peulhs et Soussous entre les populations de Conakry ainsi que de la même violence ciblée, a pris le dessus instituant le système criminel qui sévit dans notre pays depuis son accession à l’indépendance en 1958. Machiavélique, ce système a réussi à endormir la mémoire collective des Guinéens. Ce qui lui a permis jusqu’au jour d’aujourd’hui de triompher à chaque fois qu’il s’est retrouvé en difficulté. Il passe par toute sorte de méthodes et tous les moyens sont bons pour renforcer sa mainmise sur le pays. Pour y parvenir, il a trouvé un moyen très sûr et efficace dans un pays où la mémoire collective n’a aucune incidence sur la vie publique, c’est la culture de l’impunité.

Quand en 1984, le Tout Puissant mit fin aux jours du régime tyrannique du PDG, il y eut une accalmie qui permit l’espoir. Après l’euphorie ayant suivi la disparition du tyran et surtout suite à la victoire de la faction modérée dans le conflit interne du système en 1985. Mais plus tenace et aguerri par plus de 26 ans de violations des droits de l’Homme les plus élémentaires et de violence politique, le système revint petit à petit à travers le CMRN lui-même et finit par triompher encore.

Il est regrettable de remarquer que l’histoire de la Guinée indépendante reste toujours dominée par ce système criminel qui s’est enraciné. Mais il est plus inquiétant de constater sa force se consolider de jour en jour, aidée en cela par les opportunismes et l’inconsistance de la classe politique de notre pays. Voyons comment cette politique politicienne et ce non-respect des principes de droit ont contribué à perpétuer le triomphe de cette machine répressive dans notre pays.

En décembre 2008, le général Lansana Conté meurt. L’année d’avant avait vu le soulèvement populaire de janvier et février, soulèvements qui furent matés par des soldats qui massacrèrent et violèrent beaucoup de nos compatriotes. Ce sont ces soldats qui prirent le pouvoir sous le sigle CNDD et qui seront applaudis comme des libérateurs. Un an après, ce sont les évènements tragiques au stade où les forces vives avaient invité leurs supporteurs à manifester pacifiquement pour réclamer des élections libres. La communauté internationale impose des sanctions contre ses membres dirigeants jusqu’au moment où il y a eu la tentative d’assassinat contre le capitaine Dadis. Sékouba Konaté lui succède et est accueilli de nouveau comme un autre libérateur. Nous savons tous comment il a géré la transition.

Aujourd’hui, au lieu de demander des comptes sur leur gestion et les atteintes inqualifiables infligées à la dignité de leurs concitoyens, ils sont célébrés. Si des hommes politiques de tout bord trouvent normal d’aller à Ouagadougou saluer Dadis Camara, foulant la mémoire des infortunés du 28 septembre 2009, et de leurs familles, l’attitude irresponsable du chef de l’Etat doit être dénoncée. Lors de sa campagne du second tour des élections présidentielles de 2010 et après avoir auparavant accusé collectivement les Forestiers des massacres et des viols perpétrés au stade, le rescapé au premier tour décide de marchander le retour éventuel de Dadis contre leur soutien à sa candidature. Maintenant au pouvoir, le Président, refusant de jouer son rôle de garant de la légalité et du droit en Guinée, se livre à une campagne de chantage et d’intimidation à l’endroit de ces populations, au lieu de faire traduire tout simplement en justice les individus présumés coupables des crimes contre l’humanité que sont Dadis Camara, Pivi Coplan, Tumba Diakité, Tiegboro Camara, etc. Les missions assignées à Pivi et à Tiegboro en sont une illustration. En Basse Côte, les Fodé Bangoura, Faciné Touré, Kiridi Bangoura, El hadji Mamadou Sylla et autres ont pris les menaces de vengeance du leader du RPG au sérieux, se rendant pieds et mains liés pour lui offrir encore leurs services crapuleux avérés sous le régime de Lansana Conté.

Monsieur Alpha Condé continue de tromper même les représentants des organisations des droits de l’Homme et de la communauté internationale, arguant que rendre justice aux victimes conduirait à l’éclatement du pays. Ces agissements confortent les criminels. Les crimes commis par Sékou Touré ne doivent pas être imputés à tous les Malinkés, ceux de Lansana Conté à tous les Soussous, et ceux de Dadis à tous les Forestiers. Nous devons lutter contre l’impunité sans tomber dans l’amalgame qui ferait l’affaire de Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé. Les exactions qu’ils ont fait commettre n’incombent qu’à eux personnellement et non à leurs ethnies derrière lesquelles ils tentent de se cacher. C’est un piège que nous devons absolument éviter pour pouvoir mettre fin à l’impunité.

Tout le monde sait comment Alpha Condé a été déclaré président. Nous avons fermé les yeux sur la façon dont il a pris le pouvoir et cette démission de notre part lui a conféré une légitimité. En moins de trois ans de pouvoir, il y a des dizaines de morts par ses milices. Nous ne pouvons pas compter ses prisonniers politiques ou ceux qui sont devenus invalides. La torture est redevenue une réalité. Le complot permanent est de retour. Le tissu social n’a jamais été aussi déchiré. Les libertés n’ont jamais été aussi restreintes depuis la mort de Sékou Touré.

Nous savons que toute dictature crée et impose des institutions pour sa survie. Dans notre pays, ces institutions (Cour suprême, Commission nationale de la communication, Conseil économique et social, les forces de sécurité, la CENI, etc.) ne servent qu’à maintenir cette même dictature.

Ceux qui se sont servis de ces institutions ont toujours été considérés comme des héros. En plus il n’a jamais été question de remettre en cause un quelconque de ces instruments de la dictature. Le résultat est que la Cour suprême ne pouvait faire autrement que de valider ce qui lui a été soumis. A travers sa décision, elle nous a interpellés pour que nous en tirions la leçon qui s’impose si nous ne voulons pas que ce qui est arrivé, ne se répète encore. Pour moi, cette leçon consiste à éviter de se tromper en croyant que l’on peut réussir l’alternance dans notre pays par des moyens légaux seulement, comme nous l’entendons souvent. C’est par tous les moyens que nous devons passer pour réussir à éradiquer ce système criminel qui sévit en Guinée depuis l’indépendance.


Barry Abdourahamane

Philadelphie (USA)


AAA_logo_guineeactu_article

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
0 #11 KOUYATE 02-12-2013 11:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Du vrai GALIMATIAS.

Je vous salue Grand Monsieur...
J'espère que cette grandeur ne diminuera...
Citer
 
 
0 #10 KOUYATE 02-12-2013 11:42

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Kouyaté,
J'avoue franchement qu'avec ma petite tête, je n'ai qu'à beau lire et relire votre commentaire, je ne comprends absolument rien.
Ceci dit, on clos le débat.

D'accord moi aussi. A mon avis il n'y a jamais eu débat. En plus, on s'informe jamais ici.
D'autres comme moi certainement, sommes obligés de foutre le camps et pour ne jamais revenir...
Baignez dans vos forums monocolores à sens unique, même mentalité, sans objectivité, radicalisme incensé mais, preuve de la liberté de presse et d'opinion encore réalité en Guinée.
It's just all about NERDS overthere...
Citer
 
 
0 #9 Macky Sow 01-12-2013 11:10

@M.BARRY, je partage l’intégralité de votre analyse. Mais, aujourd’hui vous savez que tous les Peulhs sont écartés par le régime ethno-fasciste d’Alifa Koné. Pensez-vous que la violence du pouvoir en place n’est pas encouragée par la démission des responsables de l’opposition ? De plus, est-ce que le costume que veulent porter les principaux leaders de l’opposition n’est pas trop grand pour eux ? Dans ce cas, n’est-il pas légitime que les Peulhs qui sont les principales victimes du régime ethno-fasciste s’organisent pour se défendre face à une milice ethno-fasciste qui se fait appelée « armée » ou « forces de défenses et de sécurité » ?
Citer
 
 
0 #8 Patriote1 01-12-2013 07:37

Kouyaté,
J'avoue franchement qu'avec ma petite tête, je n'ai qu'à beau lire et relire votre commentaire, je ne comprends absolument rien.
Ceci dit, on clos le débat.
Citer
 
 
0 #7 Gandhi 30-11-2013 23:36

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
La précision mérite d'être alors portée sur un contentieux entre deux parties qui pourtant, avaient chacune des preuves à faire valoir.

Du vrai GALIMATIAS.
Citer
 
 
+2 #6 KOUYATE 30-11-2013 20:51

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Kouyaté,
Ma question est très précise et demande de ce fait une réponse très précise. Que doit-on faire quand une Cour Suprême se déclare incompétente de régler une affaire portée devant elle ?

La précision mérite d'être alors portée sur un contentieux entre deux parties qui pourtant, avaient chacune des preuves à faire valoir. Et revenues deçues. Pourquoi l'arrêt rendu par cette cour doit être forcément perçu comme une raison donnée à l'autre partie plaignante qui se voit grand perdant de la capitale? Si il n'y a pas de reponses satisfaisantes, comprenez alors que le problème n'est plus le pouvoir mais le système légitime (de toute façon) dont le pouvoir jouit pleinement (recompense divine grâce à la patience). Et pour repondre à votre question, la cour suprême n'étant qu'un maillon supérieur de la chaine, c'est bête d'analyser la solution du problème sous cet angle FERMé...
Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Par ailleurs, vous dites que ce n'est pas le président de la république qui démet le président de la Cour Suprême. Etes-vous vraiment au sérieux en le disant ? Si oui qui les démet et les nomme et par quel acte ?

Quand c'est motivé par des actes, des propositions que lui même ne peut influencer que, seulement entériner, il ne fait qu'approuver.
Comme un président peut dissoudre une assemblée pour des motifs précisés et bien prévus dans nos lois, les prérogatives sur une cour suprême ne sont guère à altérer son indépendance. L'acte est juste symbolique si c'est pour entériner une proposition du corps de sa profession...
Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
A vous lire, c'est comme le serpent qui mord queue. Vous reconnaissez que le système est pourri et que pour le traiter il faut une assemblée laquelle est le fruit de cette pourriture. N'y a t-il pas un autre moyen de se débarrasser de cette pourriture plutôt que d tourner en rond ?

Oui en effet, avec beaucoup de carence mais, encore légitime.
Pour le traiter, il faut l'assemblée, ce n'est pas tourner en rond non! Parceque justement nous allons vers le législateur.
Vos consensus, cadre de dialogue politique, négociation, arbitrage communauté internationale, concluent toujours sur des pactes et accords chiffonés. Et ça fait de vous des tournoyeurs en rond, car on reviendra toujours au problème (nos lois caduques).
Je ne vois aucune autre façon mon chèr. Dans la mesure où ce n'est plus un problème de personne, mais du système régi par des règles et lois que les artisans jettent à la poubelle. Ce sont eux justement qui expriment le bseoin en dénonçant pas le système mais, l'homme.
Supposons alors que SYMA dégage par un DECRET PRESIDENTIEL, mon incapacité à admettre une solution autre que celle logique, se justifie ainsi:
1- L'homme relèvera toujours de la profession en Guinée (il y aura baigné et déjà trempé jusqu'aux chaussettes);
2- Il fondera toujours sa légitimité sur la constitution, les lois et codes de la république encore en vigueur, à coup sur prononcera son incompétence devant un autre cas de recours et puis quoi?! rien;
3- Ce ne sera pas lui qui rendra meilleur nos lois sans un cadre préalable de législature et l'approbation du peuple.
Il a fallu bien pour le peuple, s'accomoder pendant près d'une décennie pour adopter une loi fondamentale non? ben c'est l'une des versions améliorées de cette même loi qui prévaut aujourd'hui...
Citer
 
 
+1 #5 Patriote1 29-11-2013 20:44

Kouyaté,
Ma question est très précise et demande de ce fait une réponse très précise. Que doit-on faire quand une Cour Suprême se déclare incompétente de régler une affaire portée devant elle ?
Par ailleurs, vous dites que ce n'est pas le président de la république qui démet le président de la Cour Suprême. Etes-vous vraiment au sérieux en le disant ? Si oui qui les démet et les nomme et par quel acte ?
A vous lire, c'est comme le serpent qui mord queue. Vous reconnaissez que le système est pourri et que pour le traiter il faut une assemblée laquelle est le fruit de cette pourriture. N'y a t-il pas un autre moyen de se débarrasser de cette pourriture plutôt que d tourner en rond ?
Citer
 
 
-1 #4 KOUYATE 29-11-2013 15:38

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Kouyaté,
Je trouve votre commentaire tout aussi intéressant. Mais je vous pose la question suivante: Quand une Cour Suprême se dit incompétente de régler une affaire portée devant elle, que doit-on faire ?

Faire face au problème commun de justice dont ne sont coupables ni, ceux qui sont venus trouver le système taillé sur mesure déjà pourri, ni les artisans du système qui se tapent les poitrines aujourd'hui.
Il n'appartient pas à un président de la république de démettre un Président de la Cour suprême au risque d'ingérence dans un pouvoir qui ne lui est pas dévolu...
Cependant, si tous les acteurs concernés s'accordent sur la necessité de revoire le cadre institutionnel de la chose, cela ne peut se faire que par le législateur et, sans détour au parlement.
Mais, si l'on sait qu'il y a des agissements pour éviter cette institution de voire jour, alors c'est débile de se complaire à crier au voleur, car ce n'est pas cela la solution...
Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Quand des imbéciles s'expriment, voilà ce que ça donne...

Pourtant, seul un imbécile peut croire lire entre mes lignes des imbécilités...
Citer
 
 
+1 #3 Gandhi 28-11-2013 22:30

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Cet extrait signé Barry Abdourahamane est interessant:
"Nous devons lutter contre l’impunité sans tomber dans l’amalgame qui ferait l’affaire de Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé. Les exactions qu’ils ont fait commettre n’incombent qu’à eux personnellement et non à leurs ethnies derrière lesquelles ils tentent de se cacher. C’est un piège que nous devons absolument éviter pour pouvoir mettre fin à l’impunité."
Mais l'impunité ne doit concerner seulement que des crimes commis par les Chefs d'Etat?
Quand une justice interpelle les présumés responsables de trouble à l'ordre public qui, par millier font bouclier contre elle pour ne pas être entendu simplement à titre de témoin;
Quand des fouteurs de trouble à l'ordre public sont arrêtés pour être commis devant une justice compétente, bénéficient du soutien de responsables politiques et en font une récuparation politique quitte à inscrire leur libération inconditionnelle aux points de revendication pour revenir à une table de dialogue politique;
Quand un Leader lance un appel à ses militants pour observer rien que la trêve pendant une ville morte et que, le même jour, des paisibles citoyens rentrant fatigués du boulot, se font caillasser leurs véhicules, leurs routes barricadées par de simples bambins mineurs;
Quand officiellement un itinéraire est défini pour une marche pacifique par un Gouv suite à une demande formulée par les ORGANISATEURS et que cette décision soit défiée en empruntant celui qui, seul paralyse toute une capitale;
Il y a vraiment lieu de reconsidérer votre cours d'histoire pour que les responsabilités soient situées pour la mémoire collective...

Quand des imbéciles s'expriment, voilà ce que ça donne...
Citer
 
 
+3 #2 Patriote1 28-11-2013 19:08

Kouyaté,
Je trouve votre commentaire tout aussi intéressant. Mais je vous pose la question suivante: Quand une Cour Suprême se dit incompétente de régler une affaire portée devant elle, que doit-on faire ?
Citer
 
 
-2 #1 KOUYATE 28-11-2013 17:45

Cet extrait signé Barry Abdourahamane est interessant:
"Nous devons lutter contre l’impunité sans tomber dans l’amalgame qui ferait l’affaire de Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé. Les exactions qu’ils ont fait commettre n’incombent qu’à eux personnellement et non à leurs ethnies derrière lesquelles ils tentent de se cacher. C’est un piège que nous devons absolument éviter pour pouvoir mettre fin à l’impunité."
Mais l'impunité ne doit concerner seulement que des crimes commis par les Chefs d'Etat?
Quand une justice interpelle les présumés responsables de trouble à l'ordre public qui, par millier font bouclier contre elle pour ne pas être entendu simplement à titre de témoin;
Quand des fouteurs de trouble à l'ordre public sont arrêtés pour être commis devant une justice compétente, bénéficient du soutien de responsables politiques et en font une récuparation politique quitte à inscrire leur libération inconditionnelle aux points de revendication pour revenir à une table de dialogue politique;
Quand un Leader lance un appel à ses militants pour observer rien que la trêve pendant une ville morte et que, le même jour, des paisibles citoyens rentrant fatigués du boulot, se font caillasser leurs véhicules, leurs routes barricadées par de simples bambins mineurs;
Quand officiellement un itinéraire est défini pour une marche pacifique par un Gouv suite à une demande formulée par les ORGANISATEURS et que cette décision soit défiée en empruntant celui qui, seul paralyse toute une capitale;
Il y a vraiment lieu de reconsidérer votre cours d'histoire pour que les responsabilités soient situées pour la mémoire collective...
Citer