Guinée : avis de tempête sur un pays hypothéqué

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BALDE_Abdoul_2_01Les Guinéens savent désormais que le sieur Condé est un autre petit tyranneau de brousse qui n’a qu’un seul idéal : lui-même. Ce mystique voudrait qu’on l’idéalise, mais les Guinéens ne sont pas dupes. Ils ont compris que l’homme est une imposture. Désespérément, il s’accroche à son trône.

Jamais notre pays n’a eu à sa tête un président aussi impopulaire, manipulateur et incompétent. Pour lui, gouverner n’est pas prévoir, mais régler ses petits comptes personnels. Il n’a aucune vision historique. Depuis son installation à Sekoutoureyah, il rate tout ce qu’il touche, tel un alchimiste à rebours qui change infailliblement l’or en plomb.

Ce type est tout simplement un aigrefin historique qui n’a aucun dessein à insuffler à notre pays ! Tel un roi fainéant de la grandeur « ce professeur Â» de droit, qui a plus enseigné dans les troquets parisiens qu’à la Sorbonne, a transformé Sékoutouréyah en un haut lieu de luxure où se pratiquent toutes sortes d’orgies comme le dit si bien son factotum Kiridi Bangoura, qui affirmait que Lansana Conté aussi n’était qu’un Sultan plumé.

La misère sans fond et les chemins sans issue où se débattent les Guinéens depuis plus d’un demi siècle, délibérément commises selon des programmes machiavéliques calculés avec minutie, résultent toutes de bêtises d’hommes assoiffés de pouvoir et d’argent.

On croyait pourtant avoir tout vu dans ce pays, mais le sieur Alpha Condé a des réserves inépuisables de diables à ressort pour piller le pays et occulter les vrais problèmes des Guinéens.

Notre pays offre toujours l’ubuesque visage des dictatures africaines saugrenues et dégénérées. Ubu est en Guinée et s’appelle Alpha Condé. Il est le parrain d’un conglomérat mafieux international de la pire espèce, un chancre putride, un sphacèle cancéreux qui exerce une décadente influence sur les Guinéens.

Le sieur Condé n’est pas un imposteur, il est l’imposture. Il sort tout droit d’un roman d’horreurs.

On dit souvent que pour comprendre un homme, il faut remonter le cours de son histoire. Mais le leader historique est sans historicité. Il tente vaille que vaille de s’en construire une en détruisant celle des Guinéens.

Alpha, Sékouba, Toumba, Mamadi Diané et les douloureux évènements du 28 septembre.

Il est de notoriété publique, que ce sont Moussa Keita, Tiegboro Camara, Toumba Diakité, Sékouba Konaté et d’autres taupes au sein de l’entourage de Dadis qui s’étaient retrouvés au camp Samory pour planifier les massacres du stade du 28 septembre afin de disqualifier Dadis Camara avec l’accord tacite d’Alpha Condé.

C’est l’actuel chef de cabinet du citoyen Condé, Mamadi Diané, qui fut le maître d’œuvre de l’opération qui consistait à faire couler Dadis et l’opposition guinéenne.

Pour ne pas que Cellou Dalein renonce à la marche, il ne quitta pas le domicile de ce dernier. Mamadi Diané était bien au stade ce lundi là. Il retourna chez lui sans aucune égratignure. La consigne était ferme. Il ne devait pas être touché.

A l’étranger, Bernard Kouchner, le nouveau régent de Kaloum, active ses réseaux pour disqualifier définitivement Dadis. Toumba Diakité est l’homme idéal pour accomplir l’inimaginable, tirer sur l’homme qu’il est sensé défendre au prix de sa vie.

Alors question : que vaut la démocratie si elle n’est viable que grâce à l’argent volé aux contribuables guinéens et la terreur imposée aux populations qu’elle est sensée défendre ?

Malgré l’élection présidentielle de 2010 qui s’est jouée à qui perd gagne, notre pays se trouve toujours à la croisée des chemins. Ou le pays vit dans la légalité et dans une véritable démocratie, ou bien il sombre carrément dans l’anarchie et un chaos planifié par la bande des 23 salopards qui ont mis le pays sous coupe réglée.

Il n’est un secret pour personne que l’élection présidentielle de 2010 fut une gigantesque escroquerie politique et économique dans laquelle les membres du cercle des étrangers des 23 salopards jouèrent un rôle capital. Pour parvenir à leur fin diabolique, l’Afrique du Sud de Jacob Zuma fut sollicitée pour le financement de la campagne et l’assistance technique pour le contrôle de la CENI.

Avant le 1er tour de l’élection présidentielle, le sieur Alpha Condé avait tenu deux réunions en Afrique du Sud.

La première eut lieu en avril 2010 avec le président Zuma en personne.

Au cours de la seconde rencontre, un mois plus tard (mai 2010), avec les services secrets sud-africains, la Â« SAAS Â», le sieur Condé sollicita une assistance technique et financière afin de se garantir les résultats de l’élection présidentielle. En contrepartie, il leur promit un accès aux actifs miniers guinéens. Mohamed Condé et son complice Aboubacar Sampil participèrent activement à ces deux réunions.


1- Assistance technique 

Il est important de rappeler que Waymark est une entreprise exploitée par la SAAS pour des raisons politiques et économiques à travers l’Afrique.

Selon un ancien officier de la SAAS, Waymark est née d’un ministère à l’époque de l’apartheid.

Mr Pikie Monaheng, un des partenaires fondateurs de Waymark, a eu et continue d’avoir des liens étroits avec l’ancien chef du renseignement de l’Afrique du Sud. Ils ont travaillé ensemble dans toutes les élections guinéennes.


2- Assistance financière

L’une des raisons du voyage en Afrique du Sud, était de lever 50 millions de dollars pour financer la campagne. L’argent fut transféré d’une société sud-africaine dénommée Palladino. Cette somme fut repartie de la manière suivante :

  • 20 millions furent alloués au président par intérim Sékouba Konaté pour « traiter Â» l’opposition ;
  • 10 millions pour le chef d’état-major de l’époque ;
  • les 20 autres millions pour financer le deuxième tour de la campagne.

Le citoyen Alpha Condé est en réalité une crapule de bas étage, agent des grands groupes miniers mondiaux et un voleur devenu propriétaire de comptes secrets offshore. Il est tout simplement un mélange de politique et de gangstérisme.

L’imposture est toujours cette maladie qui continue de ronger notre pays et le cynisme y règne en maître.

Ceux qui ont coopté le sieur Condé, n’ont pas tardé à se rendre compte que l’aliénation à un « leader historique Â» de cette engeance est un suicide politique. D’autres qui attendent dans les couloirs du palais en feront bientôt l’amère expérience.

Tous les Guinéens savent que le sieur Condé est un conspirateur né. Il prend toujours les devants pour ne pas être surpris. En bon tyran il ne veut pas laisser de témoins gênants pour l’histoire.

Après avoir exilé Sékouba Konaté et liquidé ses hommes, sans aucun scrupule, il décapite tout l’état-major de l’armée qu’il maquille en crash d’avion.  Ce pouvoir, le citoyen Alpha Condé le voulait. Il l’a, il n’entend pas le perdre, encore moins le partager. C’est sa seule raison d’être. Les élections législatives bâclées ne règleront aucun problème. Elles nous réservent d’autres désagréables surprises.

Pour préparer l’opinion publique de son prochain complot, il fait courir le bruit qu’un coup d’Etat est en préparation. Et Nantou Chérif de renchérir : « Il existe des traîtres au sein du RPG. Il faut les éradiquer. Â» C’est la panique à bord.

Alpha Condé a échoué dans sa tentative d’allouer des morceaux de l’industrie minière guinéenne à l’Afrique du Sud de Jacob Zuma. Mais le président sud-africain et ses hommes ont bien compris le manège. L’homme n’est pas fiable. Pour rentrer dans leurs frais, ils ont détaché une unité d’anciens de l’apartheid pour le protéger et l’exfiltrer en cas de coup dur. On ne sait jamais.

L’orage gronde dans le ciel de Kaloum. Tous les regards sont braqués sur la Cour suprême. Les Guinéens retiennent leur souffle.

Mamadi Diané et la frange extrémiste du RPG se sentent abandonnés et ne veulent pas finir comme certains hommes de Sékouba Konaté. En bons stratèges, ils ont décidé d’organiser la riposte.

Qui sont-ils ? :

Mamadi Diané : il fut l’intendant du RPG pendant des décennies, son mentor ne revenant en Guinée qu’à l’occasion des consultations électorales. C’est le plus extrémiste de la galaxie Condé. Il n’entend pas se faire avoir.

Ousmane Kaba : il fait partie de ceux qui ne supportent pas l’omniprésence de Mohamad Condé, le fils de son père ; en aparté il affirme à qui veut l’entendre que si Alpha est devenu président, pourquoi pas lui, car il a une formation et une expérience professionnelle plus étoffées que celles du citoyen Alpha qui n’a jamais travaillé de sa vie.

Madi Kaba Camara : personnalité inquiétante et ombrageuse, il est impliqué dans le scandale de la Barclays Bank, en compagnie d’Amed Tidiane Souare. Il trouve qu’avec le sieur Alpha Condé, il ne ramasse que des miettes compte tenu de l’ampleur du pillage.

Keira Otis (dernière recrue du clan) : pour lui l’heure du retour a sonné. Son rêve est de se voir un jour ministre d’Etat et de la Culture. Sa vénalité n’a d’égal que son ignorance.

Le général Namory Traoré (chef d’état-major des armées) : il pense qu’il est meilleur que Sékouba Konaté et tous les autres officiers supérieurs. Quel rôle a-t-il joué dans le crash de l’avion ? On le saura bientôt.

Madifing Diané : cet ancien tortionnaire des camps de la mort du PDG est le prototype même de l’homme nouveau archaïque sans aucune envergure. Il contrôle la sécurité, les services secrets, et la répression policière avec l’appui de sa police politique (la gestapo locale).

D’après lui la mission du sieur Alpha Condé est terminée parce qu’il a réussi l’immense exploit de ramener la Guinée là où l’avait laissée Sékou Touré.

Alhassane Condé : idéologue de grande envergure doté d’une moralité inquiétante, faisant partie de l’aile dure du RPG. Ce chantre de l’ethno stratégie s’est fixé comme objectif la balkanisation du Fouta. En aparté, il dit que son mentor Alpha Condé est un Böyörödjan. Son imposture et son enrichissement obscène étant étalés sur la place publique, sa peau ne vaut plus cher. Il faut donc le renvoyer à ses chères études.

Au cours de l’une de ces réunions, ils ont décidé d’empêcher le sieur Condé par tous les moyens de les déposséder de ce pouvoir qui leur revient de droit, car il n’est pas question que son fils le remplace. Par ailleurs, ces faucons sont farouchement opposés à la formation d’un gouvernement d’union nationale proposée par leur mentor. Pour eux, c’est un écran de fumée derrière lequel le sieur Condé veut s’abriter pour mieux les frapper.

Partisans de la mouvance présidentielle et opposition s’observent donc en chien de faïence. Comme à son habitude, Mamadou Sylla ne lira pas le droit. Il va nous servir encore sa partition frelatée de 2010. Le citoyen Alpha Condé doit rire sous cape, car il est convaincu qu’il aura sa majorité absolue, et rien n’en sortira.

Les Guinéens assistent au triste spectacle de l’effondrement des clans de la galaxie Condé et de leur perversion dans la lutte égoïste pour le pouvoir.

Il ne faut pas se bercer d’illusions. L’avenir de notre pays est hypothéqué pour plusieurs générations à cause de l’âpreté aux gains du clan Condé et de leurs amis étrangers (Soros, Tony Blair et Bernard Kouchner), compromettant ainsi pour longtemps le rêve de liberté et d’espérance de la jeunesse guinéenne.

La seule voie salutaire pour les Guinéens est de chasser le sieur Alpha Condé du pouvoir. José Saramago dans « Que reste-t-il de la démocratie ? Â», disait à juste titre que : « il ne sert à rien de purifier les eaux de la rivière qui traverse la ville, si la source de contamination se trouve en amont ».

Toujours trompé par leurs leaders et autres, le peuple de Guinée ressent encore cette fois-ci une forte et salutaire envie d’en finir avec l’imposture. Quoi de plus naturel ?


Dr Abdoul Baldé
Rouen, France


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Commentaires  

 
0 #6 Lézard 16-11-2013 20:38

Malheureusement, Monsieur Baldé, cela fait des lustres que nous entendons que les gens vont bouger, que l'opposition va bouger. Il me semble que cette opposition est assez molle et a peur quelque part, comme le peuple de s'imposer totalement. Bien sûr, cela suppose une organisation très pointue et une réactivité très prompte et surtout savoir que ce sera au prix du sang pour beaucoup. Il me semble que, malheureusement, ce peuple de Guinée est tellement écrasé depuis des dizaines d'années et que la misère devient tellemnt abominable qu l'énergie et la volonté n'est pas au rendez-vous. Des années d'écrasement et de souffrances, cela crée des gens à la nuque baissée. Ces propos sont un peu rudes, cependant, c'est vraiment l'impressions que cela donne.
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+2 #5 jacques 16-11-2013 08:34

la haine, toujours la haine. l'histoire de la guinée nous la connaissons tous. certes entachée de crimes de sang et d'économie mais nous devons dire toute la vérité sans omettre volontaire certaines. 1970, 1985, 1990, 2009.... des fonctionnaires sont devenus millionnaires.....
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-3 #4 Keira 15-11-2013 23:28

Jamais, vous ne changerez, vous suivez votre logique de diffamation, mais à l'avenir lorque vous voulez parler du PRG, faites le en votre nom et cessez de vous moquez du peuple que vous amadouez. Comme l'a dit AST votre tombeau est en Guinée, cette terrre que vous aimez traire dont vous excluez la plupart de ces citoyens qui, ne l'oublions pas sont guinéens
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+2 #3 madina 15-11-2013 17:55

amadousdialamba,otis est le fils de Keira Karim.On peut donc dire que le crime,il l'a dans le sang.
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+2 #2 ibrahima Condé 15-11-2013 15:17

Un crime crapuleux a été commis au stade du 28 septembre 2009 qui n'est pas encore élucidé. Il y a des informations importantes dans ce texte par rapport à cet écvénement tragique. Des personnes actuellement à la commande du pays sont nommément citées y compris leur principal complice, Bernard Kouchner, Ministre francais des Affaires étrangères à l'époque des faits. Qu'attent la CPI pour activer ce dossier? Quel que soit le temps que prendra cette affaire, il est important que le peuple de Guinée et le monde comprennent ce qui s'est passé.
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+2 #1 amadousdialamba 15-11-2013 04:09

Parmi les noms cités ci-haut, figurent deux hommes très dangereux en matière d’extrémisme mandingue. Il s’agit de Diané Mamadi et Keira dit Otis. C’est deux ethnos, s’ils ne sont pas les maitres d’œuvre, ne sont pas étrangers à la mise en œuvre du plan de ‘’mandenkalization’’ du pays. Il vous souviendra que Keira a joué un rôle très important au moment des décrets et contre décrets qui ont émaillé la fin de règne de Conté Lassana. Ce type est une punaise du palais présidentiel. Keira a toujours réussi à déjouer le cordon de sécurité pour s’en réintroduire. Rusé ! Otis aime planter une grosse pipe dans sa bouche, pour commencer ses salles œuvres. Ensuite il travaille discrètement et se méfie des médias. C’est un grand champion dans les nominations raciales.
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