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Nous n’accepterons pas l’inacceptable

Fodé Oussou Fofana   Mardi, 12 Novembre 2013 18:39

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FOFANA_Fode_Oussou_3_01Discours prononcé par le Dr Fodé Oussou Fofana lors de l’assemblée générale de l’UFDG du 09 novembre 2013


Militantes et militants de l’UFDG

Je vous salue et je vous transmets les meilleures salutations de notre président Elhadj Cellou Dalein Diallo. Il est en mission du parti à Dakar et comme l’a dit Alpha Boubacar (son assistant), quand tu sors avec Elhadj Cellou Dalein Diallo en dehors de la Guinée, tu te rends compte que c’est un grand homme.

Je pense que Mr Alhassane Condé va encore dire qu’Elhadj Cellou est parti à Dakar pour recevoir le prix, pas du meilleur investisseur, mais peut-être le prix du meilleur ministre du gouvernement sénégalais…

Le vendredi, la Cour suprême va publier les résultats des élections législatives. Je dis bien, le vendredi. Il faut que vous soyez prêts et mobilisés parce que la confusion a commencé par quoi, par le communiqué de la Cour suprême.

La Cour suprême n’a pas besoin de l’avis d’un directeur de campagne d’un parti politique, n’a pas besoin de l’avis d’un parti politique pour décaler la date de la proclamation des résultats. Ça c’est déjà la confusion !!!

Dans le communiqué, ils disent clairement que c’est en accord avec les directeurs de campagne et les partis politiques. Je dis que ça c’est faux et archifaux !

Nous savons tous dans notre pays que c’est l’exécutif qui commande le judiciaire. Il n’y a pas de justice dans notre pays. Les magistrats ont complètement démissionné.

Un événement majeur s’est passé à CBG, on est venu attaquer notre bureau, nous avons porté plainte. Malheureusement, au lieu de s’en prendre aux vrais coupables, on a pris des innocents pour les convoquer à la justice. Nous avons écrit des courriers clairs et nets au ministre de la Justice pour dire que nous n’accepterons pas cette injustice.

Nous ! Nous ne demandons pas à la Cour suprême de nous aider, nous ne menaçons pas la Cour suprême, nous, nous ne menaçons pas. Ce que nous demandons à la Cour suprême, c’est de dire la VERITE.

Nous savons tous comment l’élection s’est passée en Guinée. On sait comment certains électeurs parmi vous, certains avaient leurs cartes, ils n’ont pas leurs noms sur le fichier électoral. D’autres ont leurs noms sur le fichier, ils n’ont pas leurs cartes d’électeurs.

On sait qu’au niveau du Fouta, ils ont diminué le nombre d’électeurs, ils ont éloigné les bureaux de vote qui ont empêché des milliers et des milliers d’électeurs de voter. Nous savons qu’à Conakry, il y en a qui ont passé toute la journée en train de chercher leurs bureaux de vote, certains avaient des cartes d’électeurs, ils n’ont pas pu voter.

On était obligé d’être dans la rue jusqu’à 4 heures du matin pour demander à la CENI, pour l’amour de Dieu, d’amener les procès-verbaux dans les bureaux de vote. Toutes les conditions ont été créées pour empêcher nos militants de voter.

Moi, je n’ai pas besoin d’expliquer ça à la Cour suprême, elle est au courant de cela, la Guinée est un petit pays, on n’est pas sur une autre planète, tout le monde sait comment ça s’est passé.

Nous avons pris des avocats qui ont fait un travail extraordinaire avec notre commission électorale, un document béton que nous avons envoyé à la Cour suprême. Nous ne demandons pas de nous aider, on n’a pas besoin de ça. Nous, nous ne menaçons pas, nous attendons ! Parce que menacer c’est quand tu as peur, menacer c’est quand tu penses que la vérité n’est pas de ton côté. La menace c’est l‘arme des faibles, nous ne sommes pas faibles à l’UFDG.

Nous savons qu’à Kindia, l’élection s’est passée dans des conditions inacceptables. Dans les sous-préfectures, les gens ont amené des procès-verbaux signés par une seule personne : le représentant du RPG-Arc-en-ciel.

Nous savons qu’à l’intérieur de Kindia et à Kindia-ville, l’UFDG était en avance de trois mille voix, ils sont allés faire ce qu’ils voulaient et changer complètement les résultats.

Nous savons qu’à Fria, la présidente de la CEPI est l’épouse du candidat uninominal du RPG-Arc-en-ciel à Fria. Elle s’est arrangée à cacher des kits où il y avait plus de quatre mille de nos électeurs qui se sont fait enrôler normalement.

Il fallait tout simplement amener ces kits au niveau de la centralisation. Plus de quatre mille de nos militants n’ont pas voté à Fria et le RPG-Arc-en-ciel nous a dépassés de mille voix. Nous disons que ça, on n’a pas besoin de réciter la Fatiha pour dire que ce n’est pas normal.

C’est pour toutes ces raisons que nous n’accepterons pas, je le dis ici, ce qui s’est passé en 2010. En 2010, nous avons envoyé des preuves irréfutables, la Cour suprême a prononcé les mêmes résultats que la CENI, une seule virgule n’a pas été changée. Ça, c’était le même président, le président SIMA...

Cette fois-ci, nous savons qu’en Haute Guinée, à Mandiana, à Siguiri, à Kouroussa, plus de 97% ont voté. C’est du jamais vu dans le monde où plus de 97% des inscrits ont pu voter. Personne n’est malade, personne n’est absent, personne n’est mort, personne n’est empêché, ils ont tous voté. Ce sont les populations les plus intelligentes de la Guinée. Nous venons de nous en rendre compte…

Nous savons que pendant deux semaines, on n’a pas pu proclamer les résultats de Matoto. Je voudrais ici, en votre nom, saluer et féliciter la communauté internationale, saluer les observateurs, qui ont joué leur rôle. Ils sont restés devant les bureaux de vote jusqu’à 3 heures, 4 heures du matin à Matoto. Tout cela pour ne pas qu’on ouvre pour faire rentrer des procès-verbaux. Parce que là aussi, on voulait changer. Une élection dont les résultats ne sont validés que deux semaines après…

L’élection législative s’est passée le 28 septembre, aujourd’hui on est le 09 novembre. On est devenu un pays exceptionnel.

Je pense que la Cour suprême prendra ses responsabilités, et vous allez me demander si je fais ou pas confiance à Maître Sima. Pour moi, jusqu’à preuve du contraire, Mr Sima est le président de la Cour suprême. Nous avons le devoir et l’obligation de respecter les institutions de notre pays.

Nous pensons que Maître Sima va prendre la responsabilité de dire le droit. On ne demande pas de nous donner des députés, mais nous demandons qu’on dise qui a gagné et qui a perdu, parce que tout le monde sait...

Nous n’accepterons pas l’inacceptable. Nous avons payé un prix fort pour la paix dans ce pays, personne ne peut contester que l’UFDG se soit battue pour la paix en Guinée.

Elhadj Cellou Dalein Diallo a eu 44%, il a fait alliance avec Sidya qui avait 16% et d’autres, à tel point qu’ils ont totalisé plus de 66%. Celui qui avait 18% s’associe avec des petits partis de 0%, on nous dit qu’il a gagné l’élection.

Elhadj Cellou Dalein, parce qu’il aime la Guinée, il a accepté pour préserver la paix sociale. Il a accepté la paix en 2010, cette fois-ci, il veut la vérité, il veut la justice.

Ceux qui pensent qu’on a changé d’avis se trompent, nous restons fermes sur notre position. Nous sommes à part entière de l’opposition républicaine, la décision qui sera prise le lendemain de la proclamation des résultats par Mr Sima, ça sera une décision de toute l’opposition et l’UFDG s’impliquera activement dans sa mise en œuvre pour que notre pays soit un véritable pays démocratique.

Nous n’allons pas trahir ceux qui sont enterrés à Bambéto, Zakariaou et tous ceux qui sont morts et enterrés à Bambéto. Ils sont morts pour que s’instaure une vraie démocratie dans notre pays, pour que notre pays soit un pays de justice, de paix… Nous n’allons pas être lâches et trahir ces gens-là. Vous pouvez compter sur nous.

Les gens continuent à monter et descendre, raconter du n’importe quoi, les gens qui disent qu’on va nous faire ceci ou cela.

Maître Sima va rentrer dans l’histoire de la Guinée, je souhaite qu’il rentre par la grande porte. La grande porte c’est la vérité…

Vous devez être fiers de vous, je vous le dis encore, vous devez être fiers de vous. Vous avez menez un combat, vous avez gagné les cinq communes de la capital. Vous êtes un parti fort. Malgré tout le vol orchestré, vous avez 37 députés. Vous auriez pu gagner plus de la moitié des députés.

Le RPG et 40 autres partis ont présenté 38 uninominaux, ils n’ont eu que 18. L’UFDG a présenté 18 candidats uninominaux et on a gagné 14. Il n’y a pas match entre l’UFDG et le RPG ! C’est comme entre le FC Barcelone et Friguiagbé…

Je vous dis de garder la mobilisation et de rester serein, le vendredi arrive !!!

Vive l’UFDG !
Vive la démocratie !
A bas l’injustice !
A bas la démagogie !
A nous la victoire !
Je vous remercie…


Transcrit par Alpha Issagha Diallo
Attaché de presse UFDG-Online

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